Chartreuse des Dames de Gosnay

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Chartreuse des Dames de Gosnay
Image illustrative de l’article Chartreuse des Dames de Gosnay
Présentation
Type en ruines
Rattachement (anciennement) Ordre des chartreux
Début de la construction 1329
Protection  Inscrit MH (1986)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Ville Gosnay
Coordonnées 50° 30′ 32″ nord, 2° 34′ 42″ est

La chartreuse des Dames de Gosnay [1] (ou chartreuse du mont Sainte-Marie de Gosnay) est un ancien monastère de moniales appartenant à l'ordre des chartreux sur la commune de Gosnay, dans le département actuel du Pas-de-Calais et la région Hauts-de-France [2].

Présentation[modifier | modifier le code]

La chartreuse fut fondée en 1329 par la comtesse Mahaut d'Artois.

L'ensemble des ruines de l’église et des boiseries subsistantes fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1]. Il en va de même pour les façades et toitures du bâtiment de la porterie, des bâtiments adjacents à l'église, de la maison du jardinier, des bâtiments situés en équerre au nord-ouest de la parcelle, ainsi que les anciens murs de clôture avec la tourelle au sud, et du sol à l'intérieur de l'enceinte.

Fouilles archéologiques[modifier | modifier le code]

Depuis 1997, le site fait l'objet de fouilles archéologiques programmées menées par l'Université d'Artois avec la participation d'Artois Comm. Elles ont permis de mettre au jour de nombreux vestiges et objets. Ils ont contribué à une meilleure compréhension de l'organisation spatiale de l'établissement monastique ainsi que la vie de la chartreuse.

Dans le cadre de ces fouilles, a été retrouvée en 2009, une sculpture représentant un Christ du XVe siècle, dit « Christ aux liens », iconographie typique de l'époque représentant le Christ souffrant, les mains liées. On estime qu'il fut probablement cassé lors de la Révolution française et jeté dans les anciennes latrines en 1793 ou 1794, lorsque l'église a été détruite. En 2005, ont été découverts des pieds de verre sculptés des XVIe et XVIIe siècles, fabriqués sur l'île de Murano au nord de Venise. En 2008, ont été mis au jour les vestiges d'un double aqueduc permettant d'alimenter le couvent en eau, installation très rare à l'époque[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Notice no PA00108292, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Artoisscope, « bimestriel n°128 septembre / octobre 2010 » (consulté le 23 octobre 2010)
  3. La Voix du Nord, du mercredi 5 août 2009, page 3