Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Mata Utu

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Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption
Image illustrative de l’article Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption de Mata Utu
La cathédrale vue de face en 2017.
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse de Wallis-et-Futuna
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Wallis-et-Futuna
Localité Mata-Utu
Coordonnées 13° 16′ 58″ sud, 176° 10′ 24″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Wallis-et-Futuna

(Voir situation sur carte : Wallis-et-Futuna)
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption

Géolocalisation sur la carte : Wallis

(Voir situation sur carte : Wallis)
Cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption

La cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption est une cathédrale catholique romaine, située à Mata-Utu à Wallis-et-Futuna. Il s'agit du siège du diocèse de Wallis-et-Futuna[1],[2].

Description[modifier | modifier le code]

La cathédrale s'élève près de la côte orientale de l'île de Wallis, sur le territoire d'outre-mer français de Wallis-et-Futuna, dans la localité de Mata-Utu. Le palais royal d'Uvea, construit en 1876[3], est situé à proximité.

Le monument est construit en pierres taillées[4], et mesure 60 mètres de long sur 20 mètres de large avec une flèche de 20 mètres de haut[5]. Une partie des pierres volcaniques ont été extraites des falaises qui entourent le lac Lalolalo[6].

Historique[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

Une première église en pierre est construite de 1857 à 1858 sous l'impulsion de la reine Amelia Tokagahahau Aliki convertie au catholicisme. En 1859 débute la construction d'un nouvel édifice religieux qui s'achève dix ans plus tard en 1869. Les missionnaires ont fait appel à des maçons étrangers[5]. Elle symbolise le triomphe des pères maristes à Wallis[5]. L'église est érigée en cathédrale en 1935[1],[7].

Elle est reconstruite à partir du 28 janvier 1952, sous la direction du révérend père Petelo Hamale qui fait rajouter deux nefs latérales[8]. La bénédiction solennelle de fin de travaux, le 13 août 1959, est présidée par Alexandre Poncet[9].

En 1971, la réfection de sa toiture mobilise la population dans un chantier collectif[10].

Sépultures des rois coutumiers[modifier | modifier le code]

La cathédrale de Mata-Utu a accueilli dès sa construction la sépulture des rois coutumiers wallisiens. En 1858, Soane Patita Vaimu'a y est enterré, puis plusieurs de ses successeurs. La cathédrale a donc remplacé le lieu traditionnel où étaient inhumés les Lavelua, comme Niuvalu, même si ce lieu a gardé une importance historique et symbolique forte[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Cathédrales d'outre-mer », Médiathèque de l'architecture et du patrimoine.
  2. « Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption », GCatholic.org.
  3. Frédéric Angleviel, Les missions à Wallis et Futuna au XIXe siècle, Talence, Centre de recherche des espaces tropicaux, coll. « Îles et archipels » (no 18), , 243 p. (ISBN 2-905081-25-2, lire en ligne), p. 158.
  4. Dominique Pechberty et Epifania Toa, Vivre la coutume à 'Uvea (Wallis) : Tradition et modernité à 'Uvea, L'Harmattan, coll. « Mondes océaniens », , 325 p. (ISBN 2-7475-7505-5), p. 28.
  5. a b et c Jean-Claude Roux, Wallis et Futuna : Espaces et temps recomposés : Chroniques d'une micro insularité, Bordeaux-Talence, Centre de recherche sur les espaces tropicaux, coll. « Îles et archipels » (no 21), , 404 p. (ISBN 2-905081-29-5), p. 58.
  6. Hélène Guiot, « Forêt taboue et représentations de l'environnement à 'Uvea (Wallis). Approche ethno-archéologique », Journal de la Société des océanistes, vol. 107, no 2,‎ , p. 179–198 (DOI 10.3406/jso.1998.2057).
  7. Catherine Arminjon (dir.) et Denis Lavalle (dir.), 20 siècles en cathédrales (catalogue de l'exposition au Palais du Tau, Reims, 29 juin-4 novembre 2001), Paris, Éditions du Patrimoine, , 527 p. (ISBN 2-85822-642-3), p. 525.
  8. Marie-Jo Iloai et Olivier Murat, « Patrimoine : Lano le premier Séminaire du Pacifique Occidental », sur Wallis et Futuna La Première, (consulté le 27 février 2019).
  9. Raymond Mayer, « Le classement des archives administratives de Wallis-et-Futuna (1951-2000) de Gildas Pressensé », Journal de la Société des océanistes, no 129,‎ , p. 305-322 [307] (ISBN 978-2-85430-026-0, lire en ligne).
  10. Raymond Mayer, Les transformations de la tradition narrative à l'île Wallis (Uvea) : Essai sur les lois de transformation des contenus narratifs (thèse de doctorat de 3e cycle, Lyon 2), Paris, Société des océanistes, coll. « Publications de la Société des océanistes, Musée de l'homme » (no 38), , 311 p. (lire en ligne), p. 48.
  11. Sophie Chave-Dartoen, Royauté, chefferie et monde socio-cosmique à Wallis ('Uvea): Dynamiques sociales et pérennité des institutions, Marseille, pacific-credo Publications, (ISBN 978-2-9537485-6-7 et 978-2-9563981-7-2, DOI 10.4000/books.pacific.99, lire en ligne), p. 80, 151.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]