Cathédrale Saint-Étienne de Châlons

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Cathédrale Saint-Étienne de Châlons
Image illustrative de l'article Cathédrale Saint-Étienne de Châlons
Présentation
Culte Catholique
Type Cathédrale
Rattachement Diocèse de Châlons-en-Champagne
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIIe siècle
Style dominant Roman -Gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1862)
Site web www.cathedrale-chalons.culture.frVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Ville Châlons-en-Champagne
Coordonnées 48° 57′ 18″ nord, 4° 21′ 28″ est

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Cathédrale Saint-Étienne de Châlons

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Cathédrale Saint-Étienne de Châlons

La cathédrale Saint-Étienne de Châlons est une cathédrale catholique située à Châlons-en-Champagne et dédiée à saint Étienne.

La cathédrale Saint-Étienne a été classée monument historique par liste de 1862[1]

Le président de la République française possède le titre Chanoine ad Honores de Saint-Étienne de Châlons[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Châlons-en-Champagne, autrefois Châlons-sur-Marne, est le siège d'un diocèse couvrant la partie Sud du département de la Marne (la partie Nord relevant de l'archidiocèse de Reims). Il s'agit d'un des plus anciens diocèses de France puisque son évêque était présent au concile de Sardique en 344. Le premier évêque de la cité des Catalaunes serait saint Memmie duquel une légende tardive fait un envoyé de saint Pierre.

L'exégèse des sources documentaires a permis de faire table rase de quelques légendes et contrevérités, mais pas de préciser le nombre exact des églises antérieures à l'édifice actuel[3].

Une légende locale tenace situe la première cathédrale à Saint-Pierre-aux-Monts et la dit bâtie par saint Memmie. Il est probable que le site est choisi dès le Ve siècle pour l'implantation d'un groupe épiscopal dans la cité gallo-romaine de petite dimension et de forme ovale. La cathédrale jouxte en effet l'une des deux voies qui se croisaient (cardo et decumanus), la rue de Marne. Elle était peut-être entourée d'un quartier cathédral comportant plusieurs églises (deux collégiales : Saint-Nicolas, supprimée aux XIIIe siècle et la Trinité, détruite à la Révolution), le cloître des chanoines au nord, l'évêché à l'ouest[4].

L'ancienne cathédrale romane[modifier | modifier le code]

La dimension de l'édifice antérieur, rebâti pourtant au Xe siècle après les dégâts dus aux guerres comtales (sac de la ville par Robert de Vermandois et aux Normands, étant insuffisante, une reconstruction complète est engagée vers 1120, probablement sous l'impulsion de l'évêque Guillaume de Champeaux. Ce projet est réalisé en une centaine d'années, malgré la pénurie de moyens engendrée par la concurrence de la Collégiale Notre-Dame-en-Vaux[5].

Cette cathédrale romane comprenait un chœur vitré, sans déambulatoire, un transept et une longue nef. Des deux tours greffées sur les bras du transept subsiste la tour nord, à comparer avec les tours de Notre-Dame-en-Vaux. La crypte dédiée à la Vierge comprenait trois vaisseaux et deux entrées de chaque côté du chœur. La reconstruction de la cathédrale romane commence avant l'incendie de 1138 et franchit une étape décisive entre celui-ci et la consécration par le pape Eugène III le 26 octobre 1147[6]. De cette époque subsistent des vitraux romans ainsi que la cuve baptismale.

La cathédrale gothique[modifier | modifier le code]

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Entreprise sous l'épiscopat de Pierre de Hans, elle fut rapidement marquée par les avancées stylistiques de chantiers tels que Saint-Denis et adopta prestement le style rayonnant. Les chapelles rayonnantes et le déambulatoire furent ajoutés entre 1280 et 1310 leur ajout a nécessité le percement des murs de l'abside vitrée afin d'ouvrir le chœur sur le déambulatoire. L'aspect irrégulier des quatre piliers n'a été corrigé qu'au XVIIe siècle lors de leur reprise en sous-œuvre. La nef fut continuée à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle. Entre 1628 et 1634, sous les dessins de l'architecte Claude Monnart, on éleva la façade occidentale (en style baroque) ainsi que les deux travées voisines. Cependant, la conception primitive de la nef fut conservée à travers les siècles par les constructeurs successifs, qui ont voulu lui préserver son unité[7].

La tour nord portait une flèche de bois et de plomb construite au XVIe siècle (au moins 80 m). Elle reçut la foudre en 1668, brûla et tomba sur l'abside en défonçant la voûte qui dut être refaite (voir la rosace de pierre avec la date 1668). Les deux-tiers de la crypte furent alors remblayés pour servir d'assise à la reprise des piliers. On construisit à la fin du XVIIe siècle deux flèches d'un style mêlant gothique et baroque. Mal-aimées au XIXe et taxées de « pâtisseries » ces flèches gracieuses et originales furent sacrifiées au nom de l'unité de style[réf. souhaitée]. Depuis la cathédrale n'a plus de flèche.

L'édifice a conservé une remarquable parure de vitraux. Dans le bas-côté sud se trouve une intéressante série de vitraux de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle. Ceux de l'autre bas-côté ont été faits au XIXe siècle dans le goût du XIIIe siècle. Ceux du bras du transept sud datent du XXe siècle. De très nombreuses dalles funéraires gravées du XIIIe siècle au XVIIe siècle sont incrustées dans le pavage ou relevées le long des murs. Elles se caractérisent par une grande élégance du dessin.

Les restaurations[modifier | modifier le code]

La cathédrale a été restaurée au XIXe siècle par Claude du Granrut, puis Eugène Millet, Maurice Ouradou et Charles Genuys. Ces restaurations eurent pour effet la suppression des chapelles latérales, considérées comme disparates par rapport au style de la nef, la suppression des flèches érigées après 1668, la reconstruction de la façade du croisillon sud enfin.

Architecture[modifier | modifier le code]

Façade occidentale.
Chevet.

Principales dimensions[modifier | modifier le code]

  • Longueur hors œuvre : 96,4 mètres
  • Hauteur de la tour : 38,66 mètres
  • Largeur de la façade occidentale : 30,50 mètres
Le chœur
  • Hauteur du chœur : 25,40 mètres
  • Largeur de la nef : 28,60 mètres
La nef
  • Hauteur sous voûte de la nef : 27,08 mètres
  • Largeur du vaisseau central entre axes des colonnes : 11,70 mètres
  • Hauteur des grandes arcades de la nef : 13 mètres
Le transept
  • Longueur du transept : 40,70 mètres
  • Largeur du transept : 12,10 mètres

Extérieur[modifier | modifier le code]

La façade occidentale qui s'inspire du frontispice de l'église Saint-Gervais-Saint-Protais[8] se compose d’un avant-corps central à trois niveaux et de deux ailes à deux niveaux. Chaque niveau de style corinthien est séparé du suivant par une balustrade ajourée, qui se prolonge sur toute la façade, épaississant la ligne horizontale constituée par l'entablement. L’avant-corps central est formé, au rez-de-chaussée, de doubles colonnes encadrant un portail rectangulaire dont le tympan représente un bas-relief figurant le martyre de saint Etienne et qui a été martelé à la Révolution. Les ailes sont décorées de pilastres et percées de portes rectangulaires que surmontent des fenêtres à meneau dans le style Renaissance. Le premier étage qui reprend le même agencement de colonnes et de pilastres, est percé au centre d’une rose imitant sommairement le gothique. Elle est entourée d’un décor de cuirs découpés et surmontée de drapés[9]. Chacune des ailes latérales est creusée d’une niche, laissée vide depuis août 1794. Le troisième niveau est formé d’un grand fronton cintré sommital contre-buté par des ailerons. Ce sommet garde quatre masses de pierre qui sont les bases de statues des évangélistes abattues pendant la Révolution[10].

Trois niveaux de baies occupent entièrement l’espace entre les contreforts des bas-côtés. Les fenêtres des collatéraux et celles du haut vaisseau sont semblables au long des neuf travées. Elles « se composent de quatre lancettes, regroupées deux à deux sous des quadrilobes, puis par quatre sous des roses comptant six lobes. Entre ces deux rangées se voient les baies plus petites qui ajourent le triforium, elles reprennent la même disposition, mais sans la rose supérieure, que la faible hauteur de ce niveau ne permettait pas de placer »[11].

Le chevet vitré à tours jumelles est constitué de chapelles rayonnantes. L'incendie de 1668 a détruit la charpente et les voûtes de l'abside. Le décor des lucarnes et celui des épis de faîtage des chapelles est de style Louis XIV, car ces éléments ont été réalisés après l’incendie[12]

Le monument présente ainsi des parties romanes du XIIe siècle (crypte, tour du bras nord du transept dont le rez-de-chaussée abrite une rare verrière romane) mais est reconstruit en style gothique rayonnant. L'abside, le transept et trois travées de la nef sont achevés en 1261.

Mobilier[modifier | modifier le code]

Trésor[modifier | modifier le code]

En la salle du trésor, outre les vitraux du XIIIe siècle traités ci-dessous sont aussi présentées deux boites à hosties et une chasse dite de st-Remi en émaux, une bourse en soie et un reliquaire en forme de bras. Du XIe siècle une boucle, un élément de crosse pastorale et une boite. Une autre crosse du XIXe. Du XIIe siècle la mitre en soie et un soulier de Malachie d'Armagh, un fragment de la natte funéraire de Bernard de Clairvaux. Le pavement du sol date du XIIe.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Parmi les vitraux on remarquera : Une crucifixion entourée de figures symbolique et de figures de l'Ancien Testament formant un vitrail de la Rédemption (inspirée de l'art mosan) du milieu du XIIe siècle, : elle est en neuf panneaux et fait 1,78 sur 2 m, le vitrail a été retravaillé après l'incendie de 1230 pour s'adapter aux fenêtres de la nouvelle église gothique.

La Crucifixion.

En 1872, le vitrail a été retiré pour aller à Paris au musée du vitrail entre 1884 et 1898 puis à l'Exposition universelle de 1900. Il part au Musée de la Sculpture comparée de 1910 à 1934 et fut rendu à la cathédrale de Châlons-en-Champagne, en 1949, pour être replacé dans la partie romane de l'église qu'est la tour romane, ainsi fut constituée la salle du trésor du rez-de-chaussée, il fut décidé de la restaurer par Jean-Jacques Grüber aidé de Jean Verrier et Louis Grodecki avant d'être rendue au public en 1957. Cette restauration respecte les parties anciennes en se laissant voir par son aspect géométrique et ses nuances.

Texte porté par le tour de l'auréole de la crucifixion : Ce qu'a apporté le premier Adam non vêtu, le deuxième le transporta par la crucifixion. QUOD VET INTULIT ALTER ADA TULIT IN CRUCE FIXUS[16]. Au-dessus des deux oculus qui surplombent le bras de la croix : Le soleil : SOL La lune : LUM. Au-dessus de la tête de Jésus et sur deux lignes : Jésus Nazaréen. IES (en grc)NAZAREN. Roi des juifs. REX IUDEORU

Ils sont à mettre en relation avec les quatre scènes entourant la crucifixion aux quatre points cardinaux.

L'Église.

Au-dessus : en demi cercle la figure symbolique de l'Église avec comme texte rex. SALOMON.Sibi FERCUlum. De . ligni libani pour : le roi Salomon s'est fait une literie en bois du Liban. (Cantique des cantiques, III, 9). À sa gauche : Caleb ou Josué portant le fruit de Canaan avec comme texte EX.canaan.BOTRUS.(Nombres, XIII, 24). À sa droite : VIR.LINEIS.INDUT.VESTIB. : un homme vêtus de lin (Ézéchiel, IX, 2-4) l'église apportant les fruits de la rédemption, le signe de Dieu et la nourriture. Les deux sont sur un fond rouge.

La Synagogue.

À ses pieds : la métaphore de la synagogue, dans un demi-cercle clair, une scène qui représente à la fois l'ancien testament et le repas des persécuteurs de l'Innocent.

SANGUIS. Eius.SUPerNOs.eT.SUPer.FILIOs.NOSTROs : « que son sang retombe sur nous et retombe sur nos enfants » (Matthieu, XXVII, 25). Et : fiat mENSA EORUm.CORAM.Ipsisin laqueum : « que devant eux la table soit un piège » (Psaume, LXIII, 23). Il ne reste plus que deux personnages en dessous, à gauche Aaron dessinant le signe Tau sur les portes des maisons juives d'un pinceau trempé dans le sang d'un agneau, pour les préserver de l'ange exterminateur, une des plaies de l'Égypte. La droite, où se trouve inscrit sarePTNA qui accueille Élie, elle ramasse du bois pour faire du feu et la typologie voulait qu'elle fasse une croix avec les branches ramassées.

Le Sacrifice.

À gauche : dans un demi-cercle le moment où la main de Dieu retient la main d'Abraham au moment où il allait sacrifier Isaac, dans un ensemble lumineux. Deux personnages, sur un fond vert, l'encadrent au-dessus .DAVID ayant son nom en lettres blanche et en dessous .Osée, ils tiennent tous deux un phylactère où est inscrit en brun clair sur brun : David tennant et.ERUISTI.ANIMAm meam EX INFERNO INFErioris (Psaume, LXXXV, 13) « et tu délivras nos âmes du séjour des morts ». Et Osée lui tenant .O MORS.ERo mors tua.MORS. TU ero inferne (Osée, XIII, 14) « ô mort, je serai ta mort, je t'arracherai des lieux inférieurs »

Le Mal retenu.

À droite : toujours en demi-cercle clair, se trouve Moïse devant le serpent d'airain enroulé sur une colonne. Au-dessus et à droite, sur un fond vert se tient SAMSON, écrit en brun clair, tenant sur l'épaule les portes de Gaza où l'on avait voulu l'enfermer, elles sont en croix et il apporte la libération. En dessous de lui est .IOB., inscription en blanc sur fond bleu. Il tient un phylactère où s'inscrit en brun clair sur brun .Num QUID.LEviataN capeS.AMO (Job, XL, 25), « prendras-tu le Léviathan avec un hameçon ? » À ses pieds se trouve le mot leviaTAN., en brun clair sur brun, pour signifier Satan ou juste un monstre marin ?

La rosace du transept nord (XIIIe siècle); les vitraux de l'abside offerts par saint Louis et représentant les saints évêques fondateurs de Châlons ; deux séries de figures de saints (1475) ; plusieurs verrières du XVIe siècle parmi lesquelles la Genèse.

Dans l'église[modifier | modifier le code]

Les grilles en fer forgé de la table de communion du chœur ont été réalisées par le ferronnier Pierre François Marie Boulanger.

Les fonts baptismaux de la Cathédrale : ils sont roman (milieu XIIe siècle) et ont perdu leur pied. Ils ont été brisés et réemployés dans la réfection de la tour sud du transept. De forme carré la cuve baptismale est creusée dans le bloc en pierre bleue de Tournai avec un bandeau sur la partie supérieure sculpté. À chaque angle se trouve un ange en relief. Le tour est sculpté sur les quatre faces d'un ange en coin et de quatre groupes de six à huit personnages. Ces personnages nus sortent de sarcophages et ont le visage tourné vers le ciel. Chaque ange est vêtu d'un grand manteau descendant jusqu'aux pieds avec le bas fasceillant ce qui renforce l'idée de vol. La main gauche sur le ventre, les ailes déployées, ils tiennent dans la main droite une trompe qu'ils portent en bouche, elle est tournée vers les personnages. Illustration de L’Apocalypse « le septième ange fit sonner la trompette...c'est le temps du jugement pour les morts. » et aussi « Va prends le livre ouvert dans la main de l'ange... ». C'est l'une des plus remarquables cuves de la Champagne, elle est classée.


Le tableau représentant la consécration de la cathédrale par le pape Eugène III en 1147, date du XVe siècle.

Le 21 mars 2009, Mgr Gilbert Louis, évêque de Châlons, a consacré un nouvel autel (où des reliques de saint Étienne, saint Vincent, mère Léonie Aviat et un souvenir de sœur Odette Prévost ont été enchâssées). Il fait partie d'un ensemble avec la cathèdre et l'ambon, évoquant la Résurrection.

Dalles funéraires[modifier | modifier le code]

Un grand nombre de dalles se trouve disséminé dans l'église, les plus importantes, classées aux Monuments historiques, sont redressées contre murs ou piliers.

Orgues[modifier | modifier le code]

Les grandes orgues sont de John Abbey (1849), le buffet est l'œuvre de l'architecte Arveuf. L'instrument a été reconstruit et agrandi en 1898 par ses fils Eugène et John-Albert qui signent ainsi le plus grand instrument sorti de leur atelier. Après un relevage par Max et André Roethinger en 1957, les orgues ont été restaurées entre 2000 et 2006 dans l'esprit (composition et harmonisation) de 1898 par l'entreprise Renault-Menoret, puis par Olivier Robert et Denis Lacorre, selon les études préalables réalisées par Eric Brottier, Roland Galtier et Sylvain Mikus. Elles sont classées Monument Historique depuis le 2 juillet 1979.

La composition est la suivante :

I Grand Orgue C1–G5
Montre 16'
Bourdon 16'
Montre 8'
Flûte harmonique 8'
Bourdon 8'
Gambe 8'
Salicional 8'
Prestant 4'
Flûte douce 4'
Doublette 2'
Bombarde 16'
Trompette 8'
Basson 8'
Clairon 4'
Cymbale III
Fourniture IV-III
Cornet V
II Positif C1–G5
Flûte harmonique 8'
Principal 8'
Bourdon 8'
Salicional 8'
Unda maris 8'
Dulciane 4'
Doublette 2'
Nazard 2' 2/3
Piccolo 1'
Trompette 8'
III Récit expressif C1–G5
Quintaton 16'
Cor de nuit 8'
Flûte traversière 8'
Viole de Gambe 8'
Voix céleste 8'
Diapason 8'
Voix céleste 8'
Flûte octaviante 4'
Octavin 2'
Quinte 2' 2/3
Basson 16'
Trompette 8'
Basson hautbois 8'
Voix humaine 8'
Clairon 4'
Cornet V
Plein jeu IV-III
Pédale C1–F3
Principal 32'
Flûte 16'
Soubasse 16'
Flûte 8'
Violoncelle 8'
Bourdon 8'
Flûte 4'
Bombarde 16'
Trompette 8'
Clairon 4'

L'orgue de Chœur a été construit par Stoltz en 1852 et profondément remanié par Joseph Merklin en 1882.

Jean-Baptiste Charbonnier a été organiste à la cathédrale au XIXe siècle.

La cathédrale dans la littérature[modifier | modifier le code]

Mlle de Mortemart a visité la cathédrale et y vit la châsse de saint Alpin. Victor Hugo a visité la cathédrale. Il a apprécié la nef mais a jeté un certain discrédit sur les flèches du XVIIe siècle ; il a remarqué une chapelle décorée de l'F de François Ier, qui depuis a été supprimée.

La cathédrale visitée[modifier | modifier le code]

Consécration, détail du tableau de la cathédrale..

En 1115, saint Bernard y reçut l'ordination des mains de son ami évêque de Châlons, MgrGuillaume de Champeaux. Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV s'y maria avec la princesse palatine, Élisabeth-Charlotte de Bavière le 19 novembre 1671.

Consécration le 26 octobre 1147 (durant une éclipse) par le pape Eugène III.

À l'occasion du mariage de son frère, Louis XIV dit de la Cathédrale de Châlons que c'était « la plus belle chapelle du Royaume »[18].

Marie-Angélique Memmie Leblanc, la fille sauvage de Songy, y aurait eu la révélation la conduisant à vouloir se faire religieuse.

Offices[modifier | modifier le code]

Les messes sont célébrées les dimanches et fêtes à h, en semaine à h 30, en face au 3 rue René Popelin.

Visites[modifier | modifier le code]

La Cathédrale est ouverte aux visites :

  • d'octobre à avril tous les samedis et dimanches de 14 h à 16 h 30, ouverture assurée par des paroissiens bénévoles,
  • en mai, juin et septembre, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h, par l'Office du Tourisme,
  • et en juillet et août, tous les jours, de 10h à 12h et de 14 h 30 à 18h, par l'Office du Tourisme.

Amis de la cathédrale de Châlons-en-Champagne[modifier | modifier le code]

Une association a été fondée en 2009 pour promouvoir la cathédrale de Châlons-en-Champagne. Elle est reconnue d'Intérêt général[19].

L'association organise chaque année, de nombreuses visites, conférences ou sorties, notamment en été ("regards sur la cathédrale", chaque dimanche d'été). Elle coorganise également, chaque mois de mai, la Nuit des cathédrales. Elle publie chaque année un bulletin d'une soixantaine de pages très documentées sur l'histoire et l'architecture de la cathédrale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA00078610, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. http://leplus.nouvelobs.com/contribution/551751-pourquoi-francois-hollande-ferait-mieux-de-refuser-les-titres-honorifiques-religieux.html
  3. Alain Villes, La Cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne et sa place dans l'architecture médiévale, D. Guéniot, , p. 23.
  4. Alain Villes, La Cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne et sa place dans l'architecture médiévale, D. Guéniot, , p. 23-27.
  5. Alain Villes, La Cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne et sa place dans l'architecture médiévale, D. Guéniot, , p. 316.
  6. Louis Demaison, Les églises de Chalons-sur-Marne, Delesques, , p. 4.
  7. Alain Villes, La Cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne et sa place dans l'architecture médiévale, D. Guéniot, , p. 195.
  8. Jean-Pierre Ravaux, Châlons-en-Champagne. la Cathédrale Saint-Etienne, Monum, , p. 19.
  9. Alain Villes, La Cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne et sa place dans l'architecture médiévale, D. Guéniot, , p. 281.
  10. Roger Bouffet, Châlons-sur-Marne, Marne (51), Éditions S. A. E. P., , p. 41.
  11. Jean-Pierre Ravaux, Châlons-en-Champagne. la Cathédrale Saint-Etienne, Monum, , p. 20.
  12. Jean-Pierre Ravaux, Châlons-en-Champagne. la Cathédrale Saint-Etienne, Monum, , p. 27.
  13. « chasse », notice no PM51001251, base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « boite à hostie », notice no PM51000150, base Palissy, ministère français de la Culture
  15. « crosse », notice no PM51000159, base Palissy, ministère français de la Culture
  16. Le texte en majuscule reprend les lettres et les points inscrits dans le vitrail.
  17. « dalle funéraire », notice no IM51000832, base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Guide du pèlerin jubilaire 1951, Chanoine Lucot
  19. Blog de l'association Amis de la cathédrale de Châlons-en-Champagne

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Ultra-fine grout to rescue a cathedral, dans News. The VSL-Intrafor Magazine, 2001, n. 1 v. 12.
  • Édouard de Barthélemy, Cartulaires de l'évêché et du chapitre Saint-Étienne de Châlons-sur-Marne : histoire et documents, Châlons : Boniez-Lambert & Paris : V. Didron, 1853 [1]
  • Hubert Collin, Champagne romane, Zodiaque, La Pierre-qui-Vire (France), 1981; pp. 173–178.
  • François Collombet, Les plus belles cathédrales de France, Sélection du Readers Digest, Paris (France), (ISBN 2-7098-0888-9), 1997; pp. 166–167.
  • Yann Harlaut, Gothique, classique et.. contemporaine : la cathédrale de Châlons, Chez Nous, juillet 2009, p. 6.
  • Jean-Marie Pérouse de Montclos, Le Guide du Patrimoine : Champagne-Ardenne, Hachette, Paris (France), (ISBN 2-85822-614-8), 1995.
  • Jean-Pierre Ravaux, La Cathédrale Saint-Étienne de Châlons-en-Champagne, Éditions du Patrimoine, Paris (France), (ISBN 2-85822-612-1), 2001.
  • Jean-Pierre Ravaux, « Les chapelles et locaux annexes de la cathédrale de Châlons-sur-Marne », dans Mémoires de la S.A.C.S.A.M., tome XCIII, 1978, p. 59-89.
  • Alain Villes, La Cathédrale Saint-Étienne de Châlons-en-Champagne, Éditions Dominique Guéniot, Langres, 2007.
  • Alain Villes, Les anciennes flèches de la cathédrale de Châlons-en-Champagne, 1er partie, Les flèches antérieures à l'incendie de 1668, dans Études Marnaises éd.SACSAM, Tome CXXIX, Année 2014, pp.53-98.
  • Alain Villes, La cathédrale de Châlons, présentation générale, Bulletin des Amis de la Cathédrale de Châlons-en-Champagne, n°1, n°3.
  • Arnaud Guillerez ; Mikus, Sylvain, Historique des orgues de la cathédrale Saint-Étienne de Châlons-sur-Marne, Châlons, 1993.
  • Arnaud Guillerez, Sylvain Mikus, Les anciennes orgues de la cathédrale de Châlons (XIIème-XIXème siècles), :Bulletin des Amis de la Cathédrale de Châlons-en-Champagne, n°4, n°5.
  • Sylvain Mikus, Histoire de l'orgue de chœur de la cathédrale de Châlons-en-Champagne, Petit Catalaunien illustré, printemps 2006.
  • Sylvain Mikus, Les organistes de la cathédrale de Châlons-en-Champagne au fil des siècles, Petit Catalaunien illustré, printemps 2009.
  • Sylvain Mikus, Jean-Jacques Arveuf (1802-1875) et le buffet d'orgue de la cathédrale de Châlons, Bulletin des Amis de la Cathédrale de Châlons-en-Champagne, n°2.
  • Sylvain Mikus, Deux statues d'Arthur Guéniot à la cathédrale de Châlons, Bulletin des Amis de la Cathédrale de Châlons-en-Champagne, n°2.
  • Sylvain Mikus, Les Müller, des musiciens au service de Châlons et de sa cathédrale au XIXe siècle, Bulletin des Amis de la Cathédrale de Châlons-en-Champagne, n°3.
  • Jean-Baptiste Renault, La bulle de Pascal II du 25 mai 1107 pour Saint-Etienne de Châlons, Bulletin des Amis de la Cathédrale de Châlons-en-Champagne, n°1.
  • Maxence Hermant, Le christ de douleur de la cathédrale de Châlons-en-Champagne, Bulletin des Amis de la Cathédrale de Châlons-en-Champagne, n°1.
  • Jacques Wersinger, La cuve baptismale de la cathédrale de Châlons-en-Champagne, Bulletin des Amis de la Cathédrale de Châlons-en-Champagne, n°2, n°3.
  • Jean Fusier, Un chanoine mécène au XVIIIème siècle, Toussaint Lemaître de Paradis, Bulletin des Amis de la Cathédrale de Châlons-en-Champagne, n°2.
  • Sylvette Guilbert, Sépultures épiscopales médiévales dans la cathédrale Saint-Etienne de Châlons-en-Champagne, Bulletin des Amis de la Cathédrale de Châlons-en-Champagne, n°4.
  • Pierre Foillot, « Guide du pèlerin jubilaire », 1951.