Chapelle du Saint-Esprit de Rue

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chapelle du Saint-Esprit.
Chapelle du Saint-Esprit de Rue
La façade de la chapelle du Saint-Esprit
La façade de la chapelle du Saint-Esprit
Présentation
Culte Catholique romain
Type Chapelle
Rattachement Diocèse d'Amiens
Début de la construction XIVe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Style dominant gothique flamboyant
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Province Picardie Picardie
Région Hauts-de-France
Département Somme
Ville Rue
Coordonnées 50° 16′ 23″ nord, 1° 40′ 07″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Chapelle du Saint-Esprit de Rue

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

(Voir situation sur carte : Hauts-de-France)
Chapelle du Saint-Esprit de Rue

Géolocalisation sur la carte : Somme

(Voir situation sur carte : Somme)
Chapelle du Saint-Esprit de Rue

La chapelle du Saint-Esprit de Rue, construite entre 1440 et 1515 est l'un des trois édifices majeurs de l’art gothique flamboyant picard avec la Collégiale Saint Vulfran d’Abbeville et l’abbatiale de Saint-Riquier.

Histoire[modifier | modifier le code]

La légende rapporte qu’en l’an 1100, un habitant de Rue, située alors sur le littoral, découvrit une barque échouée sur le rivage, portant un grand crucifix de bois venant de Jérusalem. Un attelage fut constitué pour le transporter à Abbeville, les bêtes refusèrent d’avancer. Y voyant un signe du ciel, les habitants de Rue placèrent le Christ dans la chapelle du Saint-Esprit sur le bas-côté nord de l’église Saint-Wulphy. Un pèlerinage très fréquenté vit le jour, et au XIVe siècle, une chapelle fut construite spécialement pour l’abriter.

Cette chapelle a reçu d’importantes donations de la part du duc de Bourgogne Philippe le Bon puis, lorsque le Ponthieu et le Marquenterre revinrent à la couronne, de la part des rois Louis XI et Louis XII.

En 1793, la chapelle fut pillée et mutilée, mais le bâtiment fut préservé lors de la destruction de l’église Saint-Wulphy en 1827.

La chapelle fut classée monument historique sur la première liste de 1840[1].

La restauration de la chapelle commença en 1839 sous la direction de l'architecte François-Auguste Cheussey puis d'Aymard Verdier en 1851. Enfin de 1859 à 1871, ce furent les Frères Duthoit qui travaillèrent à la restauration de l'édifice.

Architecture et décoration[modifier | modifier le code]

L’édifice est composé de trois parties :

  • La chapelle rhabillée à la fin du XVe siècle.
  • Le portail du début du XVIe siècle.
  • La Trésorerie.

Le portail[modifier | modifier le code]

Il a gardé la plupart de sa décoration ancienne. Deux rangs de voussures sont consacrés à la Passion mais les personnages ont été décapités. Les statues du tympan et les scènes des Sept Douleurs ont été réalisées par les Frères Duthoit au XIXe siècle. Sur le gâble surmontant le portail, on distingue quatre grandes figures de prophètes.

La chapelle[modifier | modifier le code]

Son décor à la manière flamande, offre une décoration luxuriante. Les trois travées sont séparées par de gros contreforts en éperons, décorés de statues dégradées par l’érosion. On distingue cependant, les Mages et la Vierge ;Saint Louis et Louis XI ; la Visitation, l’ange et Zacharie ; Saint Jacques le Majeur et Saint Jean l'Évangéliste ; les quatre pères de l’Eglise latine et les évangélistes.

La voûte est décorée d’un réseau de nervures sculptées et de clefs pendantes décorées de statuettes.

On y conserve de pieuses reliques.

Le portail de la chapelle, ajouré, avec des voussures décorées de scènes mutilées, relate l’histoire du crucifix sous des coquilles de style Renaissance.

La Trésorerie[modifier | modifier le code]

Les deux salles sont éclairées par de petites fenêtres basses et par une grande baie flamboyante. Le portail s’ouvre sur une sorte de narthex dont la voûte élevée est ornée d’une clef pendante remarquable, refaite après sa chute en 1960. Le mur est percé à droite des deux portes de la Trésorerie sous un réseau de filets verticaux aux dais effilés.

Dans la Trésorerie basse, une porte du XVe siècle donne sur un escalier donnant accès à la Trésorerie haute qui est ornée d’un retable de pierre abondamment sculpté où se distinguent : l’Annonciation, l’Adoration des bergers, l’Adoration des Mages, la Circoncision de Jésus.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emile Delaporte, Quelques Notes sur l'histoire de Rue, 1925, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 2002, (ISBN 2-84373-171-2)
  • Claire LaBrecque, "La chapelle du Saint-Esprit de Rue, Picardie. Etude historique, architecturale et iconographique d'un monument de la fin du Moyen Age", thèse de doctorat, Université Laval (2008), 2 vol. (accès en ligne[2]).
  • Florentin Lefils, Histoire civile, politique et religieuse de Rue et du pays de Marquenterre, 1860, réédition, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 2007 (ISBN 978 - 2 - 7 586 - 0132 - 6)
  • Ernest Prarond, Histoire de cinq villes, tome 2, 1862, réédition, Histoire de Rue, Paris, Le Livre d'histoire Lorisse, 1988 (ISBN 2-904951-39-3)
  • Philippe Seydoux, Églises de la Somme, Paris, Les Nouvelles Editions latines, 1973.
  • Jean-Charles Capronnier, Christian Corvisier, Bertrand Fournier, Anne-Françoise Le Guilliez, Dany Sandron, Picardie gothique, Tournai, Casterman, 1995 (ISBN 2 - 203 - 62 004 - 8)
  • Jacques Thiébaut, Nord gothique. Picardie, Artois, Flandre, Hainaut : les édifices religieux, p. 367-374, Éditions J. et A. Picard, Paris, 2006 (ISBN 978-2-7084-0738-1) ; p. 439

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • chapelle du Saint-Esprit [1]
  • Intérieur de la chapelle du Saint-Esprit [2]
  • photos chapelle du Saint-Esprit [3]


Notes et références[modifier | modifier le code]