Cathédrale Sainte-Croix de Paris des Arméniens

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Cathédrale Sainte-Croix de Paris des Arméniens
Image illustrative de l'article Cathédrale Sainte-Croix de Paris des Arméniens
Présentation
Culte catholique arménien
Type Cathédrale
Rattachement Éparchie Sainte-Croix-de-Paris des Arméniens
Début de la construction 1623
Fin des travaux XIXe siècle
Style dominant classique (structure),
Renaissance (détail)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 48° 51′ 39″ nord, 2° 21′ 38″ est

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Cathédrale Sainte-Croix de Paris des Arméniens

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Cathédrale Sainte-Croix de Paris des Arméniens

La cathédrale Sainte-Croix de Paris des Arméniens, ancienne église Saint-Jean-Saint-François, est une cathédrale de culte catholique arménien située 13-15 rue du Perche, dans le 3e arrondissement de Paris dans le quartier du Marais.

Historique[modifier | modifier le code]

Le couvent des Capucins et son église en 1739 (plan de Turgot).

L’origine de cette église remonte au début du XVIIe siècle. En 1623, le financier Claude Charlot qui entreprend de lotir le quartier du Temple, construit l'église Saint-Jean-Saint-François ainsi qu'un couvent attenant où s'installent des frères capucins voués à remplir le rôle de pompiers volontaires à l’époque. La chapelle de ce couvent, dit couvent des petits capucins du Marais est construite l’année suivante, en 1623, sous le vocable de l'« Immaculée Conception », sur l'emplacement d'un ancien jeu de paume dont un mur subsiste le long de la rue Charlot. Le couvent lui-même est édifié quelques années plus tard, entre 1695 et 1704[1]. De nombreuses personnalités, dont Madame de Sévigné qui habitait à proximité, fréquentent alors cette église qui est reconstruite en 1715[1].

A la Révolution le couvent est détruit puis loti sauf la chapelle qui devient en 1791 église paroissiale de « Saint-François d'Assise ». L’église, fermée en 1793 puis achetée par la ville de Paris en 1798 pour la somme 60 000 francs, est rendue au culte en 1803 après le Concordat ; elle est alors administrée par le clergé de l'église Saint-Jean-en-Grève d'où son nouveau nom de « Saint-Jean-Saint-François »[1].

L'église est agrandie entre 1828 et 1832 et son porche est reconstruit par Victor Baltard en 1855[1]. Entre-temps Cavaillé-Coll y réalise une de ses premières orgues parisiennes en 1844. Dans les années 1970, l'église, alors fermée au culte, est confiée à la communauté arménienne qui la transforme en cathédrale catholique Sainte-Croix de Paris des Arméniens.

Extérieur[modifier | modifier le code]

Clocheton de la cathédrale Sainte-Croix vue de la rue Charlot.

Victor Baltard conçoit une nouvelle entrée pour l’église Saint-Jean-Saint-François sous la forme d’un porche monumental plaqué sur l’élévation antérieure de l’église. Ce porche au style éclectique mélange les inspirations puisées dans l’art roman et de la Renaissance avec un fronton décoré de festons et de pilastres doriques et des médaillons représentant Saint François d'Assise en extase et les emblèmes de Saint Jean-Baptiste.

Intérieur[modifier | modifier le code]

L'église est organisée selon un plan basilical avec un bas-côté unique et sa nef est couverte d'une voûte en berceau percée d'ouvertures donnant sur des vitraux.

Orgues[modifier | modifier le code]

L'église possède deux orgues, un orgue de tribune et un plus petit situé dans le chœur, tous deux réalisés par Cavaillé-Coll. De célèbres musiciens y ont joué depuis 1850 , dont César Franck , Léo Delibes et Jules Massenet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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