Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse

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Cathédrale
Saint-Étienne de Toulouse
Image illustrative de l'article Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse
Présentation
Nom local Saint-Étienne
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Archidiocèse de Toulouse
Début de la construction XIIIe siècle
Fin des travaux XVIIe siècle
Style dominant Gothique et Roman
Protection Logo monument historique Classée MH (1862)
Site web http://cathedrale.toulouse.free.fr/
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Ville Toulouse
Coordonnées 43° 36′ 00″ Nord 1° 27′ 01″ Est / 43.5999, 1.4504

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La cathédrale Saint-Étienne de Toulouse est une cathédrale catholique romaine du centre historique de Toulouse, dans le département de la Haute-Garonne. Elle a donné son nom au quartier qui l'entoure. On ne connaît pas les origines de la cathédrale. Ses premières traces datent de 1071, quand l'évêque Isarn décida de reconstruire l'édifice, alors en ruine. Son architecture est particulière car elle est composée d'éléments architecturaux de diverses époques. La cathédrale jouxte l'ancien palais épiscopal, aujourd'hui occupé par la préfecture.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle a été bâtie sur les fondations d'une chapelle construite par saint Saturnin, au IIIe siècle, et reconstruite par saint Exupère, cent cinquante ans plus tard. Il est difficile de juger aujourd'hui en l'absence de fouilles. L'histoire de cette église est tellement émaillée de modifications, de rénovations et de reconstructions qu'on pourrait la surnommer la « cathédrale inachevée ».

Jusqu'au XIIIe siècle, les plans de l'église romane furent sans cesse modifiés. Ainsi, une révision de la hauteur prévue de l'édifice est visible par la coupe des fenêtres sur le mur sud, tandis que le mur nord, construit plus tard, ne présente pas cette anomalie. On reconnaîtra sur le mur occidental une rosace, directement inspirée de celle Notre-Dame de Paris.

La principale originalité de l'édifice est de présenter deux parties très distinctes : une partie romane à l'arrière du vaisseau, la nef raimondine, et une partie gothique, le chœur. Ces deux églises ont été reliées au XVIe siècle par le futur cardinal Jean d'Orléans. Le chœur est deux fois plus large que la nef romane, si bien que l'allée centrale est en ligne brisée. Le mur roman sud a été prolongé par l'église gothique. Ce projet gigantesque a débuté en 1272, sous l'égide de l'évêque Bertrand-de-L'Isle. À l'instar de sa petite jumelle, l'église gothique a subi de nombreux ajouts, et a donné lieu à de nombreux projets, souvent abandonnés en cours de route.

En 1609, l'architecte Pierre Levesville se résout à mettre une voûte au chœur dont le toit venait de brûler. Le projet initial prévoyait une hauteur de plafond de 40 mètres, la voûte n'est aujourd'hui que de 28 mètres, et n'en est pas moins impressionnante. On dote aussi la cathédrale d'un nouveau mobilier mariant le baroque au gothique pour remplacer l'ancien mobilier brûlé.

En 1794, le bourdon majestueux de 12 ou 13 tonnes, la « Cardailhac », est jeté du haut du clocher, s'enfonce profondément dans la terre et se brise, malgré plusieurs couches de paille disposées sur le parvis. Ce n'est qu'au début des années 2000 que la maçonnerie de cette fenêtre est refaite, tout comme le pignon devant la rosace romane. Malheureusement, la pollution urbaine et les pneus brûlés devant la Préfecture ont eu tôt fait de noircir à nouveau la pierre restaurée, en quelques années à peine. Ce n'est qu'en 1938 que l'État achève la dernière transformation remarquable, par la réalisation de la façade du transept nord inachevé, rendue nécessaire par la destruction du moulon de la rue des Cloches, et le dégagement du parvis gothique et du square Saliège.

Le clocher roman fortifié abrite un carillon[1] de 17 cloches au clavier et 5 en volée.

Comme toutes les cathédrales, Saint-Étienne est le siège de l'évêque du lieu (à Toulouse, c'est un archevêque). Elle est aussi une paroisse[2] vivante, qui rassemble entre 200 et 500 paroissiens chaque dimanche, et environ 2 000 chrétiens du diocèse pour les grandes célébrations (ordinations, accueil de l'évêque…).

L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1862[3].

L’extérieur[modifier | modifier le code]

L'entrée Nord

Le clocher[modifier | modifier le code]

Le clocher roman renferme 17 cloches sacrées, auxquelles il faut ajouter 3 cloches civiles d'horloge en montre au sommet, une cloche du chapitre dans le campanile sur la nef gothique et une petite cloche de sacristie[4].

Le carillon, fondu à la Révolution, a été reconstitué par étapes. En 1922, après l'apport de 6 cloches coulées par A. Vinel (à Toulouse), on jouait 13 cloches au clavier et 6 au banc du sonneur. Ces deux modes manuels ont été abandonnés dans les années 1960 lors de la deuxième grande électrification. Les cloches de volée ont été portées au nombre de 5 en 1992, par l'apport de 2 cloches Paccard (à Annecy). Aujourd'hui, on peut encore jouer le carillon par le biais d'un petit clavier électrique, depuis la sacristie située à l'autre extrémité de la cathédrale.

C'est l'édifice de Toulouse qui contient le plus de cloches anciennes (antérieures à la Révolution), puisqu'il fut notamment le réceptacle des grosses cloches des couvents toulousains : Flos Carmeli, la Cordelière, l'Augustine. Ces deux dernières n'existent pourtant plus, au profit du bourdon Étienne-Florian, coulé en 1876 par Amans Lévêque (maison Louison à Toulouse) sur les deniers du futur cardinal Desprez, pour un poids de 3,9 t, un diamètre de 1,84 m et sonnant la2.

Architecture intérieure[modifier | modifier le code]

La cathédrale est la seule église de Toulouse à avoir conservé ses vitraux originaux datant du XIVe siècle pour les plus vieux. Elle possède un retable de Gervais Drouet de 1670[5].


Le retable représentant la lapidation de St Étienne a été construit par l'architecte Pierre Mercier et par le sculpteur Gervais Drouet entre 1667 et 1670.

La nef raimondine[modifier | modifier le code]

On y accède par le portail occidental de la cathédrale. Plusieurs tableaux ornent la contre-façade, un "Christ en croix apparaissant à Saint-Bernard" huile sur toile du 4e quart XVIIe siècle classé au titre des monuments historiques[6], Au-dessus de la porte une Cène, "Le passage de la Mer Rouge" Huile sur toile du XVIIe siècle classé aux monuments historiques[7].


Sur son côté droit s'ouvre la chapelle de l'Agonie. Sur ce même côté on trouve la "Vierge de Pitié" par Gervais Drouet en terre cuite peinte (h= 203 ; l= 155 ; pr= 104) elle est classée au titre des monuments historiques. Gravée sur la base la date de 1654. L'œuvre a été restaurée en 1992 par l'entreprise Reynard Dubis puis en 2012 par Elise Rachez et Stéphane Moreau. Cette Vierge de Pitié est une commande du marchand Sébastien Taffin, initialement destiné à la basilique St Sernin. Elle sera exposé en premier lieu dans le chœur, puis déplacée dans la chapelle du "Sacré-Cœur". Sous la révolution elle est vendu sur le parvis en 1789. Elle est acquise par le Le sculpteur Jean-Baptiste Julia qui la restitua à la cathédrale neuf ans après[8].

En remontant vers l'autel de la nef raimondine, on trouve la chaire. Du côté gauche, dans la contre-façade s'ouvre la chapelle de saint-Antoine de Padoue. Dans l'angle l'accès au clocher.

la chapelle des fonts baptismaux.
Sur le côté gauche proprement dit elle contient les fonts composés d'une cuve circulaire reposant sur une base polygonale. Plusieurs inscriptions sont gravées sur la cuve ainsi que la date de 1305. Les fonts sont inscrits au titre des monuments historiques [9].

La partie gothique[modifier | modifier le code]

En entrant par la nef raimondine Pierre-Paul Riquet, promoteur du canal du midi, repose dans une crypte, accessible sous une dalle, devant le "pilier d'Orléans", qui porte sa stèle (classée au titre des monuments historiques [10]).

Le mur du transept montre les Orgues. Au-dessous, un tableau de Hilaire Pader le triomphe de Joseph peinte en 1657. Le peintre a donné ses traits à Joseph. Le tableau est classé au tire des monuments historiques [11]. Toujours sur le même mur vers la porte latérale un tableau classé de Jean-Pierre Rivalz "La Visitation" [12]. De part et d'autre de la porte latérale gauche de la cathédrale deux huiles sur toile, classées, du peintre Hilaire Pader. Côté gauche de la porte le Sacrifice d'Abraham [13], du côté droit Samson massacrant les Philistins[14].

La nef gothique est entourée de 15 chapelles pentagonales, voûtées dans les dernières années du XIIIe siècle.

  • Les chapelles de droite, derrière le pilier d'Orléans
la chapelle de l'autel secondaire de la cathédrale.
L'autel et le tabernacle en marbre, de style Louis XV, sont classés au titre des monuments historiques [15]. Cet œuvre volée en 2006 a été restaurée en 2012 par Elise Rachez et Stéphane Moreau. Les deux anges adorateurs de part et d'autre en marbre blanc sont également classés[16]. Le tableau du retable représente l’assomption de la vierge par Jean-François Fauré (1750-1824) élève de Jean-Baptiste Despax; classé au titre des monuments historique[17].
Sur le côté droit une œuvre classée, huile sur toile du XVIIe siècle : La sainte Famille[18].
La chapelle Notre-Dames des anges.
Érigée sous l'épiscopat de Jean d'Orléans au début du XVIe siècle, la chapelle a depuis été dédiée à la Vierge comme en témoigne la clef de voûte qui la représente. Le retable en bois dorée représentant l’assomption a été détruit. La Chapelle a été restaurée de 1872 à 1873 sous la direction de l'architecte Edmond Chambert. Elle recevra un groupe sculpté par Mathieu (élève de Falguière) "la Vierge entourée d'Ange", il a également réalisé l'autel et le tabernacle néogothique[19].
L'ancienne chapelle saint-Laurent
Elle sert de passage vers la cour sainte-Anne.
La chapelle saint-Vincent de Paul
Cette chapelle commence sous l’épiscopat de Bertrand de l'Isle a été terminé dans la première moitié du XIVe siècle. La clef de voûte porte effigie de saint-Dominique la chapelle lui était initialement dédiée. Après le concordat elle a été dédiée à Saint Vincent de Paul en souvenir de son séjour toulousain : il a étudié la théologie de 1597 à 1604 à l'Université de Toulouse[20]. Le tableau du retable peint par Jean-François Fauré (1750-1824) représente "Saint Vincent de Paul instituant des filles de la charité" Huile sur toile datée de 1820 et inscrite au titre des monuments historique[21]. Cette chapelle contient les reliques de Jeanne de Toulouse.
La chapelle saint-Augustin
Dédiée initialement à sainte Catherine dont l'image est sur la clef de voûte de la chapelle. On la retrouve au dessous de l'annonciation sur le vitrail avec la palme du martyre et l'image de la roue de son supplice. Au dessus de l'autel deux copies de toiles du Pérugin du Musée des Augustins représentant saint-Augustin et de saint Jean. Sur le côté gauche le buste en marbre de Mgr Jean-Augustin Germain archevêque de Toulouse de 1899 à 1928; classé aux monuments historiques [22].
La chapelle sainte-Germaine
Initialement dédiée à saint Nicolas, qui figure sur la clef de voûte de la chapelle, elle a été dédié au XVIIIe à Saint François de Paule, dont le vitrail retrace la vie. Enfin elle a été dédiée en 1876 à Sainte Germaine de Pibrac. Lors de la dernière restauration de la chapelle en 1878 cinq panneaux peintes par Bernard Benézet illustrent la vie de la sainte ont été mis en place.
Dans cette chapelle ont été inhumé les deux inquisiteurs, Chanoines de St Etienne, tués en 1242 à Avignonet par les cathares de Montségur.
Sur la partie gauche de la chapelle la statue grandeur nature du cardinal Florian Desprez, par le sculpteur Henri Maurette signée et datée de 1898, classé aux monuments historiques [23].
La chapelle de la saint-Croix
La chapelle a été restaurée en 1879. Le reliquaire date de cette époque il est en métal peint et est inscrit au titre des monuments historiques[24].
  • Les chapelles absidiales
La chapelle des reliques
Elle a bénéficié de 1842 à 1847 d'une restauration par les soins de l'architecte Auguste Virebent, qui a créé un décor gothique en terre cuite, et a disposé des niches fermées de grilles en bronze qui contiennent les reliques de différents Saints. Le confessionnal en bois de chêne du XVIIe siècle est classé au titre des monuments historique[25].
La chapelle saint-Joseph
La chapelle du sacré-Cœur (chapelle d'axe)
La chapelle de saint-François-de-Sales
La chapelle de passage vers la sacristie.
Cette chapelle terminée vers 1279, était initialement dédiée au Corps du Christ. L'évêque Jean d'Orléans fit construire une sacristie à laquelle on accède par cette ancienne chapelle. Du côté droit le mur est orné d'un tableau de Jean-Baptiste Despax :"Salomon tenant le plan de Jérusalem. Au milieu une œuvre de Jean-Jacques Courtin (1707) une huile du toile repentant Saint Paul ressuscitant Eutype, tombé du toit (classée au titre des monuments historiques [26]). Sur le mur de droite "Zacharie visité par l'ange qui lui annonce la venu de son fil Jean" également de Despax. Les toiles de Despax formaient autrefois deux des caissons du plafond de la chapelle des pénitents noirs,elles sont toutes les deux classée[27].
Les portes en chêne de la sacristie datant de la limite entre le XVe siècle et leXVIe siècle sont classées [28].
  • Les chapelles de gauche (à partir de la sacristie)
La chapelle de saint-Jeanne-d'Arc
Cette chapelle date de 1279. Le décors actuel date de 1922 après sa canonisation en 1920. Elle est devenue un mémorial pour les soldats de la paroisse tombés en 14-18. À droite une statue de sainte-Clotilde et à gauche de sainte-Geneviève.
La chapelle St François-Xavier
Terminée en 1279, était initialement dédiée à St Martin qui est toujours présent sur la clef de voûte. Remaniée et restaurée de 1843 à 1846 la chapelle est alors consacrée à Saint François-Xavier. Au XIXe siècle une tableau de Fauré représentant Saint François -Xavier prêchant aux Indiens. Cette œuvre est inscrite au titre des monuments historique [29].
Chapelle saint-Roch
Cette chapelle contient le cénotaphe de Joseph et Jean François Sylvestre Roux de Puyvert. Œuvre en Marbre polychrome du sculpteur François Lucas 3e quart du XVIIIe siècle.
Du côté gauche une huile sur toile attribuée au peintre Bertrand François (1756-1805) par Maurice Prin[30]. Elle représente Saint François de Sales remet la règle à sainte Jeanne de Chantal. Le tableau est classé au titre des monuments historiques [31]
La chapelle St Pierre
Terminée en 1286 est le siège de 24 chanoines dont le groupe a été créé en 1259. Le retable date du XVIIIe siècle et montre une toile représentant Saint Pierre guérissant un paralytique. Le retable et le tableau du XVIIe sont inscrits au titre des monuments historique [32].
Chapelle saint-Jacques
Le déambulatoire
Il enserre le chœur et dessert les chapelles. Derrière l'autel principal il permet de voir le buste, et le monument sépulcral d'Henri de Sponde, ancien évêque de Pamiers.

Les orgues[modifier | modifier le code]

Les deux orgues sont situés dans la partie gothique.

  • L'orgue de tribune de la Cathédrale pèse environ treize tonnes. il est haut de 12 mètres et large de dix. Il n'est pas posé sur un support, mais accroché sur une paroi verticale. L'orgue initial date de 1612. Les boiseries sont d'Antoine Lefèbvre 1612; augmenté en 1677 par J.de Joyeuse, puis en 1738 par Pierre de Montbrun, restauration en 1761 J.F.L'Epine, et J.B. Micot fils en 1772, Grégoire Rabiny 1787. La partie instrumentale a fait l'objet d'une reconstruction conservatrice par Aristide Cavaillé-Coll en1852. Restauration complete par Alfred Kern en 1977 & Jean Férignac (buffet). Il a été classé Monument Historique[33]
  • L'orgue de chœur par Cavaillé-Coll Aristide (facteur d'orgues) date de 1868 il est classé au titre des Monuments Historiques [34].

Particularité[modifier | modifier le code]

Tombes et cénotaphes[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Paul Riquet, promoteur du canal du midi.
  • Louis de Froidour, défenseur de la forêt pyrénéenne, est enterré dans la cathédrale.
  • Joseph Roux de Puyvert avocat général au parlement de Toulouse mort en 1780 et Jean-François Sylvestre de Roux marquis de Puyvert président au parlement mort en 1781 ont une cénotaphe dans la chapelle Saint-Roch. Œuvre en Marbre polychrome du sculpteur François Lucas 3e quart du XVIIIe siècle, classé au titre des monuments historiques [35].
  • Jean Gilles, compositeur et maître de musique de la cathédrale, mort à Toulouse le , y est inhumé le lendemain « au cloître dans le tombeau destiné pour les enfants du chœur »[36].
  • Jules-Géraud Saliège (1870-1956) Cardinal Archevèque de Toulouse (1928-1956) fait Compagnon de la Libération le 07 aoüt 1945, et nommé Juste parmi les Justes au Mémorial de Yad Vashem. Sa tombe est située dans le caveau nord du chœur gotique à gauche du Maître Autel[37].

Reliques de Saints[modifier | modifier le code]

En 1805, les reliques de la bienheureuse Jeanne de Toulouse sont découvertes, lors de la destruction du Couvent des carmes, dans le mur de l'église, ainsi que des documents placés là en 1688 (et attestant de l'authenticité des reliques). Les reliques de la bienheureuse sont alors transférées dans la cathédrale, et placées dans la chapelle Saint Vincent de Paul. En 1893, à l'occasion de sa prochaine béatification[38], les reliques sont à nouveau exhumées et placées dans un reliquaire installé au niveau du murs de la chapelle[39].

Les Petits Chanteurs à la croix potencée[modifier | modifier le code]

L'abbé Georges Rey crée, sous la demande de Monseigneur Saliège, les chanteurs de Saint-Étienne en 1936. Ils sont environ quarante, ont entre 8 et 20 ans et chantent la messe et les vêpres. Ils portent une croix potencée, comme celle du chapitre[40]


Références[modifier | modifier le code]

  1. Carillon de la cathédrale Saint-Étienne
  2. Site officiel, Paroisse St Étienne, Toulouse
  3. « Cathédrale Saint-Étienne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. École occitane de carillon Inventaire des cloches de Toulouse
  5. La Haute-Garonne, encyclopédie illustrée, Éditions Privat, p. 284, (ISBN 2-7089-5811-9)
  6. « Notice no PM31000762 », base Palissy, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PM31000761 », base Palissy, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PM31001552 », base Palissy, ministère français de la Culture
  9. PM31001489
  10. Base Palissy PM31001544
  11. « Notice no PM31000744 », base Palissy, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PM31000756 », base Palissy, ministère français de la Culture
  13. « Notice no PM31000746 », base Palissy, ministère français de la Culture
  14. « Notice no PM31000755 », base Palissy, ministère français de la Culture
  15. PM31000753
  16. PM31000754
  17. PM31001547
  18. ) PM31001570
  19. CAZES Daniel, Les restaurations de la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse aux 19e et 20e siècles (1802-1959), sous la dir. de Marcel Durliat, mémoire de DEA histoire de l'art, Université Toulouse 2-Le Mirail, 1979 ; LAHONDES Jules de, L'église Saint-Etienne : cathédrale de Toulouse, Toulouse, Ed. Privat, 1890 ; MESURET Robert, Évocation du vieux Toulouse, Paris, Ed. de Minuit, 1987.
  20. Saint Vincent de Paul 1581-1660 Prêtre français, canonisé. Créateur d'Institutions Hospitalières.
  21. PM31001542
  22. « Notice no PM31001539 », base Palissy, ministère français de la Culture
  23. « Notice no PM31001537 », base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Notice no PM31001535 », base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « Notice no PM31000752 », base Palissy, ministère français de la Culture
  26. Base Palissy PM31001406
  27. « Notice no PM31000747 », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « Notice no PM31001530 », base Palissy, ministère français de la Culture
  29. Palissy PM31001571
  30. Lahondès Jules de, L'église Saint-Étienne : cathédrale de Toulouse, Toulouse, Ed. Privat, 1890, p 322. Mesuret Robert, Évocation du vieux Toulouse, Paris, Éd. de Minuit, 1960, p.230. Maurice Prin, Tapisseries et Tableaux de la Cathédrale Saint-Etienne, 1966, p.14.
  31. PM31001527
  32. Palissy PM31001525 et Palissy PM31001526
  33. Base Palissy PM31000758
  34. Base Palissy PM31001447, PM31001448 et PM31001449
  35. Base Palissy PM31000751
  36. Acte de sépulture de Jean Gilles dans le Registre des sépultures des chanoines, dignitaires, prébandiers et habituez de l'église métropolitaine Saint Estienne de Toulouse (vue no 7), en ligne sur le site des archives municipales de Toulouse.
  37. Histoire de Toulouse par Philippe Wolf
  38. Jeanne de Toulouse est béatifié par le pape Léon XIII en 1895.
  39. (en) Joachim Smet, « JOAN OF TOULOUSE (XIV cent-) », sur carmelnet.org, THE CARMELITES PROVINCE OF THE MOST PURE HEART OF MARY (USA) (consulté le 15 avril 2014)
  40. Destrem, et Llabres 1994, p. 116

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. R Rey, La cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, p. 69-86, dans Congrès archéologique de France. 92e session. Monuments en Toulousain et Comminges. 1929, Société Française d'Archéologie, Paris, 1930
  • Marcel Durliat, Haut-Languedoc roman, p. 189-205, Éditions Zodiaque, coll. « la nuit des temps », no 49), La Pierre-Qui-Vire, 1978
  • Louis Destrem et Claude Llabres, Toulouse en noir et blanc : Les années de guerre 1939 / 1944, Editions Milan, (ISBN 2-84113-010-X)
  • Quitterie Cazes, La cathédrale Saint-Etienne de Toulouse à l'époque romane, p. 71-83, dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 1994, tome 54 (lire en ligne)
  • Quitterie Cazes, préface de Léon Pressouyre, Le quartier canonial de la cathédrale Saint-Étienne de Toulouse, p. 1-194, Archéologie du Midi médiéval, année 1998, numéro spécial no 2 (lire en ligne)
  • Olivier Testard, La vieille nef de la cathédrale de Toulouse et ses origines méridionales, p. 73-91, dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 1999, tome 59 (lire en ligne)
  • Quitterie Cazes, Olivier Testard, Saint-Étienne de Toulouse : de la cathédrale romane à la première cathédrale gothique, p. 199-211, dans Congrès archéologique de France. 154e session. Monuments en Toulousain et Comminges. 1996, Société Française d'Archéologie, Paris, 2002
  • Michèle Pradelier-Schlumberger, Cathédrale Saint-Étienne de Toulouse : la cathédrale gothique, p. 213-234, dans Congrès archéologique de France. 154e session. Monuments en Toulousain et Comminges. 1996, Société Française d'Archéologie, Paris, 2002

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]