Vermand

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Vermand
Image illustrative de l'article Vermand
Blason de Vermand
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Saint-Quentin
Canton Saint-Quentin-1
Intercommunalité Pays du Vermandois
Maire
Mandat
Jean-Pierre Boniface
2014-2020
Code postal 02490
Code commune 02785
Démographie
Gentilé Vermandois
Population
municipale
1 071 hab. (2014)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 52′ 36″ nord, 3° 09′ 02″ est
Altitude Min. 95 m
Superficie 15,75 km2
Localisation

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Liens
Site web vermand.fr

Vermand est une commune française, située dans le département de l'Aisne en région Hauts-de-France.

Ses habitants sont appelés les Vermandois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La « Départementale 33 » pénètre dans la commune après avoir franchi l'Omignon.

La commune est située à l'ouest de Saint-Quentin et au nord d'Attilly.

Le Vermandois tire son nom de sa capitale, Vermand, où coule l'Omignon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention connue de Vermand remonte à 1131 sous la forme Virmandi[1].

Ce nom provient de celui de la tribu gauloise des Viromanduens dont l'oppidum de Vermand était très certainement la capitale à l'époque de l'indépendance. Remplacée par Augusta Viromanduorum, c'est-à-dire l'Auguste des Viromanduens (actuel Saint-Quentin), fondée sous Auguste, Vermand redevient probablement la capitale pour un moment au IVe siècle, à la suite de la ruine de Saint-Quentin. C'est la période où le nom initial des chefs-lieux de civitas est remplacé par celui du peuple (c.f. Lutecia des Parisii > Paris). On ignore l'ancien nom que devait porter Vermand avant la substitution.

Les Viromanduens ont également laissé leur nom au Vermandois et à Vermandovillers dans la Somme, ainsi qu'à Villemandeur dans le Loiret[2].

On reconnait dans le nom des Viromandui les termes gaulois viro et mandus. Ce dernier signifie cheval, poney, mais le premier a deux sens différents : homme ou vrai[3]. Les Viromandui sont donc soit les hommes-chevaux (les Centaures), soit les vrais-chevaux. Le premier sens semble plus vraisemblable pour le nom d'un peuple, d'autant que le thème des chevaux à tête humaine est très fréquent chez les Celtes (notamment sur les monnaies de l'ouest de la Gaule)[4], avec une référence guerrière très probable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Panneau informatif présentant l'oppidum. Sur cette vue, les quelques marches visibles en arrière-plan et le pignon de la maison derrière le talus permettent une estimation de sa hauteur.

À l'époque de la conquête romaine, les Gaulois de la région se nommaient les Viromandui qui appartenaient au groupe des Belgae, les Belges. Ceux-ci étaient issus d'une vague d'immigration celte du IIIe siècle avant notre ère et étaient principalement installés dans le nord de la Gaule. César signale la combativité et la bravoure des Belges. Il affronte la coalition des Nerviens (Bavay - Hainaut), Atrebates et Viromanduens près de la rivière Sabis (localisation discutée), au cours d'une bataille difficile où les Romains finirent par l'emporter.

L'oppidum de Vermand est le seul qui soit connu pour les Viromanduens. Il semble probable qu'il constituait leur place forte principale. En tout cas, c'était vraisemblablement la capitale de ce peuple dans les années qui suivirent la conquête, jusqu'à la fondation d'un nouveau chef-lieu à Saint-Quentin : Augusta Viromanduorum.

Cette "déchéance" politique n'empêcha pas le développement d'une ville gallo-romaine prospère, centre d'une importante production de poterie[5]. Un grand ensemble religieux comprenant plusieurs temples a été révélé par les prospections aériennes à Marteville.

Au Bas-Empire, à la fin du IIIe ou au début du IVe siècle, il semble que Vermand soit redevenue la capitale des Viromandui, en raison de la ruine d'Augusta. C'est ce qui explique son nom qui signifie "chez les Viromandui" (formé sur le nom du peuple, à l'ablatif pluriel, à sens locatif, cas de la langue indo-européenne qui survivait encore dans le latin). À cette époque, beaucoup de chefs-lieux changèrent de nom : ils prirent celui du peuple dont ils étaient la ville principale. Il est donc probable que les premiers évêques du Vermandois résidaient dans cette ville avant le transfert du siège épiscopal à Noyon au VIe siècle.

Durant l'époque mérovingienne, le sort de Vermand n'est pas établi avec certitude : restait-elle la capitale du Vermandois, ou Saint-Quentin, qui bénéficiait du pèlerinage sur le tombeau de son célèbre martyr, l'avait-elle déjà supplantée ? Au IXe siècle, la situation s’éclaire : les comtes de Vermandois résident à Saint-Quentin et Vermand a perdu toute importance.

Au Moyen Âge, ce n'est plus qu'un village. Au IXe siècle une communauté religieuse est installée par l'évêque de Noyon, qui devient au XIIe siècle une abbaye de Prémontrés, supprimée à la Révolution.

La seigneurie était partagée principalement entre les comtes de Vermandois, puis le roi de France, qui la céda en 1291 au chapitre de Saint-Quentin et les évêques de Noyon.

Autrefois, pèlerinage à saint Blaise pour les maux de gorge.

La commune a été entièrement détruite pendant la Première Guerre mondiale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1876 après 1877 Baquet[6]    
mars 2001 mars 2008 Hervé Pinchon    
mars 2008[7] en cours
(au 12 mai 2014)
Jean-Pierre Boniface LR Agriculteur, conseiller départemental
Réélu pour le mandat 2014-2020[8]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 071 habitants, en augmentation de 3,48 % par rapport à 2009 (Aisne : -0,02 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000 969 1 125 1 112 1 200 1 277 1 255 1 278 1 286
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 312 1 346 1 302 1 238 1 247 1 250 1 264 1 269 1 265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 235 1 270 1 224 988 1 195 1 064 1 082 952 1 029
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
998 1 135 1 165 1 163 1 118 1 069 1 036 1 076 1 071
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Marguerite de Vermand. Fonts baptismaux du XIIe siècle conservés dans l'église[13]
  • Chapelle des Saints Cœurs de Jésus et de Marie à Villecholles.
  • Croix de chemin
  • Plusieurs monuments de guerre : Monument aux morts de 1870, Monument aux morts de 1914-18 et 1939-45, Monument des guerres d'Algérie 1952-1962
  • Petit carré militaire français au cimetière communal
  • Vermand Communal Cemetery, le carré militaire britannique entretenu par la Commonwealth War Graves Commission, avec les tombes de plus de quarante soldats britanniques.
  • Le Musée du Vermandois dans l'ancien moulin.
  • L'ancienne gare de Vermand

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Vermand

Les armes deVermand se blasonnent ainsi :

Échiqueté d’azur et d’or au chef aussi d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Coquelle, La mémoire de Vermand, 2 t., Alençon : Dalmanio, 1985 et 1989.
  • Jacques Coquelle, Vermand et Vermandois dans les siècles des siècles, Jacques Coquelle, 2003, 427 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Découvertes archéologiques]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989, page 489.
  2. Xavier Delamarre, Noms de lieux celtiques de l'Europe ancienne, éditions Errance, , 383 p. (ISBN 978-2-87772-483-8), p. 274.
  3. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, , 440 p. (ISBN 978-2-87772-237-7), p. 214, 320.
  4. Jacques Lacroix, Les noms d'origine gauloise : la Gaule des combats, éditions Errance, , 240 p. (ISBN 978-2-87772-264-3), p. 188
  5. Photographie aérienne du quartier antique du Calvaire
  6. Almanach historique administratif et commercial de la Marne de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, Reims, 1877, p214.
  7. Préfecture de l'Aisne
  8. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le 12 août 2014)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Photographie des fonts baptismaux