Cathédrale Saint-Alain de Lavaur

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Cathédrale
Saint-Alain de Lavaur
Image illustrative de l'article Cathédrale Saint-Alain de Lavaur
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattachement Archidiocèse d'Albi, Castres et Lavaur
Début de la construction Vers 1255
Style dominant Gothique méridional
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
Ville Lavaur
Coordonnées 43° 41′ 57″ nord, 1° 49′ 18″ est

La Cathédrale Saint-Alain de Lavaur est une église de style gothique méridional qui se trouve à Lavaur dans le département du Tarn, et qui fut construite entre 1255 et 1300. L'édifice abrite un orgue Cavaillé-Coll, un buffet polychrome du XVIe siècle et une table d'autel romane. Un Jacquemart y sonne les heures du haut de la tour. À l'avant se situe le Jardin de l'évêché.

Dimensions de l'ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Largeur : 13,80 m
  • Longueur totale : 73 m

Origines[modifier | modifier le code]

L'origine du Saint Alain honoré à Lavaur reste inconnue[1], ce n'est ni Alain Delaroche, ni le saint Alain honoré en Bretagne.

La fondation du prieuré Saint-Alain est attestée par une charte du 5 août 1098[2] où l'évêque de Toulouse Izarn de Lavaur fait une donation aux moines bénédictins de l'abbaye Saint-Pons-de-Thomières, à charge pour eux de reconstruire l'église Saint-Elan de Lavaur, alors en ruines, ce qui prouve que le culte de saint Alain (Alan ou Elan en occitan) à Lavaur est nettement antérieur à cette date.

Une église romane fut alors construite entre 1099 et 1211 par les bénédictins de Saint-Pons pour leur prieuré de Lavaur, détruite lors de la croisade des Albigeois pendant le siège de 1211. L'église actuelle fut reconstruite au milieu du XIIIe siècle, commencée vers 1255 conservant de l'empreinte romane le petit clocher sud du Jacquemart. De pur style gothique méridional à vaste nef unique aux proportions élancées (H 23 m pour 13,60 m de largeur), l'église du XIIIe siècle comportait seulement cinq travées fermées aux deux extrémités par un mur droit. L'érection du prieuré en évêché de Lavaur en 1317 transforme l'église en cathédrale, prélude à des agrandissements de l'édifice qui se continueront jusqu'au début du XVIe siècle à l'initiative des évêques[3].

C'est ainsi qu'au XIVe siècle on procède à l'édification de chapelles entre les contreforts (parmi les premiers dispositifs de ce type adoptés en Languedoc). Au milieu du XVe siècle est édifiée la chapelle servant actuellement de sacristie, sous le vocable de Saint Martial et en 1480 contiguë à l'ouest de celle-ci, les chanoines établissent une salle du chapitre dédiée à Saint Gauthier. Des peintures à fresques exécutées en 1730 ornent ses murs, relatant par épisodes l'histoire de Lavaur. Elles sont effacées sur une assez large partie par l'humidité.

L'initiative de l'évêque Jean Vigier[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Alain, détail

C'est surtout dans le dernier quart du XVe siècle, à l'initiative de l'évêque Jean Vigier (1469-1497) que sont entrepris de grands travaux donnant à notre cathédrale sa physionomie actuelle. Passant de la construction d'un nouveau palais épiscopal jouxtant au nord la cathédrale (détruit au début du XIXe siècle) il entreprend de faire édifier l'imposant clocher-tour occidental à trois terrasses, haut de 42 m (surélevé d'une flèche détruite en 1540) et, de le raccorder par une travée supplémentaire au reste de l'église, réalisant du même coup un vaisseau d'une grande ampleur. La curieuse couronne sculptée en fleurs de lys au sommet de la tour rappelle qu'elle fut achevée sous l'épiscopat suivant celui d'Hector de Bourbon (1497-1500) et c'est encore fin XVe siècle qu'une chapelle est accolée au sud de l'ancien porche roman, bien conservé, aux riches chapiteaux évocateurs de l'enfance du Christ. Une nouvelle entrée latérale, ornée de pinacles, surmontée de l'écu de l'évêque est alors réalisée au flanc sud de la travée de raccordement.

Au XVIe siècle, le portail gothique flamboyant[modifier | modifier le code]

L'œuvre presque achevée, mais très dépouillée intérieurement, pratiquement sans sculptures va au début du XVe siècle s'orner d'un magnifique portail, en gothique flamboyant avec trumeau ; au clocher porche - l'ensemble délicatement ciselé - s'ajouteront par la suite les deux chapelles côté sud aux voûtes très ouvragées (liernes et tiercerons) dont l'une présente une niche très décorée encadrant actuellement une belle pietà de bois peint et doré du XVIIe siècle.

Un beau jubé (disparu au XVIIIe siècle) enrichissait le chœur. Un très bel orgue complète le dispositif d'ensemble avec un buffet de haute facture Renaissance dû au sculpteur toulousain Nicolas Bachelier (instrument refait en 1889 par Aristide Cavaillé-Coll (1811-1899). Ajoutons, de la même époque, l'enfeu à droite du sanctuaire de décor Renaissance, tombeau de l'évêque de Lavaur Georges de Selve (1508-12 février 1541), de 1526 (20 ans) à 1540 (34 ans).

En 1523, le premier mécanisme de cloche. En 1604, la mise en place du Jacquemart[modifier | modifier le code]

Enfin, le premier mécanisme et la cloche que fait retentir le « fameux » Jacquemart datent de 1523. Mais il apparaît bien que l'automate (actuellement 3e génération) ne prendra place qu'en 1604.

La légende voudrait que le premier Jacquemart fut construit par un prisonnier, condamné à sonner les cloches toutes les heures pour signaler sa présence. Il aurait alors fabriqué un automate en bois pour frapper à sa place et pouvoir ainsi s'évader.

Une attention toute particulière doit être apportée à la remarquable table d'autel romane du XIe siècle aux riches motifs iconographiques placée au centre du chœur. Pour finir le visiteur ne manquera pas de porter son regard sur un beau mobilier, lutrin en fer forgé et cuivre repoussé, igné Bernard Ortet, du XVIIIe siècle et classé, tableau (gauche du chœur) de la crucifixion de l'école José de Ribera (1591-1652), les tableaux qui ornent le sanctuaire aux cadres Régence, la belle chaire du XIXe siècle.

Personnages inhumés dans la cathédrale[modifier | modifier le code]

Liste des archiprêtres de Saint-Alain[modifier | modifier le code]

Liste des curés de Saint-François[modifier | modifier le code]

  • 1803-1834 Henri de Juvenel. Né à Pézenas. Mort à Lavaur en 1834.
  • 1834-1849 Jean-Baptiste Amans. Né à Albi en 1796. Mort à Lavaur le 1er août 1866.
  • 1849-1873 Étienne-Martial Rayssac. Mort à Lavaur en 1873.
  • 1873-1885 Charles-Henri Cazals
  • 1885-1930 Louis Astruc. Né à Roquecourbe. Mort à Lavaur en 1930.
  • 1930-1945 Joseph Chabbert. Mort à Sorèze.
  • 1945-1954 René Rieunaud
  • 1954-1963 Louis Roucoules

Après cette date, la paroisse de Saint-François est rattachée à celle de Saint-Alain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://catholique-tarn.cef.fr/spip.php?article1516
  2. CATEL, Mémoires de l’histoire de Languedoc curieusement et fidelement recueillis de divers autheurs, A Tolose, par Pierre Bosc, 1633, p. 320-322 ; Annales de l’église et de la ville de Lavaur, écrites par Guy Michel Audran, chanoine de la cathédrale, dit « Manuscrit de Puylaurens », Archives de la Société archéologique de Lavaur.
  3. http://patrimoines.midipyrenees.fr/fileadmin/DOC_LIE/IVR73/IA81ANEX/IA81000326_02.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cathédrale Saint-Alain de Lavaur, par Guy Ahlsell de Toulza, disponible au syndicat d'initiative.
  • Matériaux pour l'histoire de Lavaur depuis les origines de la ville jusqu'aux guerres religieuses du XVIe siècle (Auteur: Th. Bessery - ISBN 2-7428-0106-5)
  • Castres et ses environs (Auteur: Anacharsis Combes - ISBN 2-7428-0108-1)
  • Les noms de famille du Tarn (ISBN 2-35077-017-6)
  • Département du Tarn (Auteur: Maurice Bastié - ISBN 2-87760-816-6)
  • Dictionnaire historique et géographique du département du Tarn (2002. Réédition de l'ouvrage paru en 1852 - Auteur: A. Tranier)