Cathédrale Saint-Nazaire d'Autun

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Cathédrale Saint-Nazaire d'Autun
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Autres campagnes de travaux Détruite en 1783
Style dominant roman
Géographie
Pays France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Ville Autun
Coordonnées 46° 56′ 59″ nord, 4° 17′ 58″ est

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Cathédrale Saint-Nazaire d'Autun

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Cathédrale Saint-Nazaire d'Autun

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Cathédrale Saint-Nazaire d'Autun

La cathédrale Saint-Nazaire d’Autun est l’ancienne cathédrale de la ville d’Autun. Son existence est attestée au moins depuis 532, elle ne fut jamais achevée. Un manuscrit de Rouen daté de 1795, soit douze ans après sa démolition, la désignait comme étant une des plus belles du monde si elle avait été finie.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la fin du VIe siècle, Syagre l’embellit puis ce fut saint Léger vers 670. À cette époque, elle était dépositaire du trône épiscopal.

En 731, les Sarrazins la brûlèrent. Le chapitre de la cathédrale avait droit de battre monnaie, droit reconnu par Hervé de Vergy, dit aussi Hervé de Chalon, le jour de son intronisation comme évêque d'Autun, droit qui lui avait été concédé par son oncle Walon de Vergy, son prédécesseur[1].

En 1195, les offices religieux se partageaient avec la cathédrale Saint-Lazare d'Autun. Toujours inachevée au XIIIe siècle, le cardinal Rolin y mit son écot mais en vain. Robert II de Bourgogne, confirme au chapitre de Saint-Nazaire le droit de battre monnaie en 1287.

En son sous-sol, elle renfermait l'Église Saint-Jean-de-la-Grotte, qui était paroissiale. Cette église souterraine fut profanée, par l'ouverture du tabernacle le et la dispersion des hosties sur le sol par Pierre Moreau, pratricien et Nicolas Charbonnier. Ils furent arrêtés à Bussières, amenés à Autun et brûlés en place publique sur le Champ Saint-Ladre, le .

En 1699, une partie de la voûte s’effondre. À partir de 1770, elle devint un dépôt puis fut démolie en 1783, opération qui causa la mort d’ouvriers.

Aujourd'hui, il ne subsiste que la chapelle Saint-Aubin dans la cour de la maîtrise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Abbé Jacques-Paul Migne: " Dictionnaire de Numismatique " Ed J.P. Migne 1852 au Petit-Montrouge

Source[modifier | modifier le code]