Cathédrale Notre-Dame de Saint-Paul-Trois-Châteaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Cathédrale Notre-Dame
de Saint-Paul-Trois-Châteaux
La façade occidentale
La façade occidentale
Présentation
Culte Catholique romain
Type ancienne cathédrale
église paroissiale depuis 1801
Rattachement Diocèse de Valence
Début de la construction Milieu du XIIe siècle
Fin des travaux 1220 environ
Style dominant Art roman provençal
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Ville Saint-Paul-Trois-Châteaux
Coordonnées 44° 20′ 57″ nord, 4° 46′ 03″ est

Géolocalisation sur la carte : Rhône-Alpes

(Voir situation sur carte : Rhône-Alpes)
Cathédrale Notre-Dame de Saint-Paul-Trois-Châteaux

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Cathédrale Notre-Dame de Saint-Paul-Trois-Châteaux

La cathédrale Notre-Dame de Saint-Paul-Trois-Châteaux est une ancienne cathédrale romane située dans le département français de la Drôme et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle constitue un des plus beaux exemples d’art roman provençal inspiré de l'antique, au même titre que le prieuré du Val des Nymphes, la chapelle Saint-Quenin de Vaison-la-Romaine, l'église de Saint-Restitut, la cathédrale Notre-Dame des Doms d'Avignon, la chapelle Notre-Dame d'Aubune à Beaumes-de-Venise, l'église Notre-Dame-du-Lac du Thor, la chapelle Saint-Gabriel de Tarascon et la cathédrale Saint-Trophime d'Arles.

Historique[modifier | modifier le code]

Cet imposant édifice, commencé au milieu du XIIe siècle à partir du chœur et achevé vers 1220, a été la cathédrale de Saint-Paul-Trois-Châteaux jusqu'à la Révolution elle est depuis une des trois cathédrales du diocèse de Valence (avec celle de Die et de Valence). Le porche méridional a été rajouté au XVe siècle[1].

La cathédrale fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques[2] : elle fait partie de la première liste de monuments historiques français, la liste des monuments historiques de 1840, qui comptait 1 034 monuments.

Façade occidentale : fronton et oculus

Architecture extérieure[modifier | modifier le code]

Le portail occidental encadré de colonnes et de pilastres
Le portail occidental orné de frises à l'antique

La cathédrale appartient au style roman provençal avec un plan simple, une harmonie de volumes, un décor dépouillé, une taille et un appareillage des pierres soignés, la référence à l'Antiquité et l'absence d'ouverture au nord. Son architecture, très sobre, en impose par la pureté de ses lignes et la majesté de sa construction.

Les pierres à l'intérieur comme à l'extérieur portent de nombreuses marques de tâcherons.

La décoration inspirée de l'antique (frontons triangulaires, colonnes cannelées, pilastres cannelés, chapiteaux à feuilles d'acanthe, frises de grecques, frises d'oves, frises de feuilles d'acanthe) est omniprésente : on la retrouve au niveau de la façade occidentale, de la façade méridionale, du chevet et du chœur.

La façade occidentale[modifier | modifier le code]

La référence à l'Antiquité est très marquée au niveau de la façade occidentale de la cathédrale :

Le portail encadre des vantaux de bois du XVIIe siècle.

La façade méridionale[modifier | modifier le code]

Façade méridionale : pilastre cannelé

On retrouve la même référence à l'Antiquité au niveau de la façade méridionale et du portail sud, abrité sous le porche ajouté au XVe siècle :

Façade méridionale : frise de grecques et frise de feuilles d'acanthe sous la corniche
Fenêtre ornée d'une frise d'oves et encadrée de pilastres cannelés

La façade méridionale du transept[modifier | modifier le code]

Façade du transept surmontée d'un fronton triangulaire inspiré de l'antique

La façade méridionale du transept est surmontée d'un fronton triangulaire inspiré de l'antique. Ses côtés sont surmontés d'un entablement à l'antique.

De petites sculptures romanes (sagittaire, cavalier…) sont enchâssées dans les murs du transept qui montrent également de nombreuses marques de tâcheron.

Sculptures romanes et marques de tâcheron
Sculptures romanes et marques de tâcheron

Le chevet[modifier | modifier le code]

L'abside centrale du chevet

Le chevet, nettement plus sobre, présente une triple abside ainsi qu'une triple arcature aveugle (en haut à droite). Malgré la sobriété du chevet, on retrouve une décoration à l'antique au niveau de l'abside centrale :

  • entablement à l'antique
  • chapiteaux carrés ornés de feuilles d'acanthe
  • frise d'oves
  • frise de palmettes ou de feuilles d'acanthe
  • modillons ornés de feuilles d'acanthe
Le chevet
Chapiteau, frises d'oves et de feuilles d'acanthe, modillons

Architecture intérieure[modifier | modifier le code]

Le chœur[modifier | modifier le code]

L’abside principale, voûtée en cul de four, présente un décor fait de cinq arcades aveugles avec colonnettes cannelées ou torsadées surmontées de chapiteaux à feuilles d'acanthe.

Derrière l’autel se trouvent des mosaïques des XIIe et XIIIe siècles qui représentent « la ville de Jérusalem » : cette mosaïque est sans doute contemporaine des deux premières croisades soit trente ans environ après la construction de la cathédrale, ce qui nous apprend que l’église actuelle en a remplacé une autre dont le sol a été exhaussé.

La nef[modifier | modifier le code]

La nef, voûtée en berceau sur doubleaux, est d’une magnifique élévation de 24 mètres.

Elle présente, elle aussi, une abondante décoration à l'antique :

La travée précédant le transept présente, à l’étage, un faux triforium ; les niches, encadrées de pilastres et de colonnettes, surmontent une frise très fine.

Il faut encore remarquer un beau buffet d’orgues du début du XVIIIe siècle qui date de 1704 et fut réalisé par le facteur Charles Boisselin d'Avignon ainsi que le curieux bas-relief du pilier de la chaire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base Mérimée du ministère de la Culture
  2. Notice no PA00117054, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Maurice Rouquette, Provence romane. La Provence rhodanienne, tome 1, p. 72-122, Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" n°40), La Pierre-qui-Vire, 1980 (ISBN 978-2-7369-0138-7)