Abbaye Saint-Saulve

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Abbaye Saint-Saulve
Abbatiale Saint-Saulve en 1817.
Abbatiale Saint-Saulve en 1817.
Présentation
Culte catholique
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Ville Montreuil
Coordonnées 50° 27′ 51″ nord, 1° 45′ 48″ est

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Abbaye Saint-Saulve

L'abbaye de Saint-Saulve de Montreuil, dans l'actuel département du Pas-de-Calais, est une ancienne abbaye bénédictine.

Historique[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Montreuil a pris la suite d'une première fondation monastique attestée pour la première fois en 898[1] dans les Annales de Saint-Bertin et de Saint-Vaast. Il s'agissait d'un « petit monastère » (monasterolium), autour duquel s'était déjà constitué un bourg fortifié. Quelque temps plus tard, après 913, les moines de Landévennec (Finistère) y trouvèrent refuge après la destruction de leur monastère par les Vikings et créent en 926 l'abbaye Saint-Walloy en l'honneur de saint Walloy, déformation locale du nom de saint Guénolé. Par la suite, la dédicace change et l'abbaye est placée sous le patronage de saint Saulve.

En 1235, l'abbé Rénier fut l'objet d'une procédure d'enquête criminelle lancée par le pape Grégoire IX. L'abbé était accusé, entre autres, de simonie, de parjure et d'"incontinence de la chair" (on lui reprochait en particulier de vivre publiquement avec une femme de mœurs légères, qu'il aurait même eu l'audace d'épouser). L'issue de la procédure n'est pas connue[2].

L'église abbatiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Saulve de Montreuil.

Construite au XIIe siècle, l'abbatiale Saint-Saulve occupe l'emplacement d'un monastère plus ancien dédié à saint Walloy (déformation locale du nom de saint Guénolé), fondé par les moines bretons de Landévennec en 926.

Dans ses dispositions initiales, l'édifice présentait un plan caractéristique des églises de pèlerinage avec chœur à déambulatoire et chapelles rayonnantes.

Reconstruite après la catastrophe naturelle de 1467, l'église est incendiée lors du siège de 1537 et perd définitivement son chœur, son transept et l'étage de ses fenêtres hautes.

Dernier vestige de l'édifice du XIIe siècle, le bloc de façade est constitué d'une tour massive coiffée d'un clocher à lanternon au XVIIIe siècle.

Son portail sculpté a été exécuté après 1467.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les origines de Montreuil-sur-Mer, dans La Violette no 3, 1er semestre 1999, p. 9-18
  2. J. Théry, « Luxure cléricale, gouvernement de l’Église et royauté capétienne au temps de la "Bible de saint Louis" », Revue Mabillon, 25, 2014, p. 165-194, à la p. 172 [lire en ligne] ; Julien Théry-Astruc, "'Excès' et 'affaires d’enquête'. Les procédures criminelles de la papauté contre les prélats, de la mi-XIIe à la mi-XIVe siècle. Première approche", dans La pathologie du pouvoir : vices, crimes et délits des gouvernants, dir. Patrick Gilli, Leyde : Brill, 2016, p. 164-236, à la p. 214.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]