1er régiment de chasseurs d'Afrique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

1er régiment de chasseurs d'Afrique
Image illustrative de l’article 1er régiment de chasseurs d'Afrique
Insigne régimentaire.

Création
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment de blindés
Rôle Entraînement au combat blindé
Fait partie de COM E2CIA
Garnison Camp de Canjuers
Devise Ubique Primus
Partout premiers
Inscriptions
sur l’emblème
Isly 1844
Balaklava 1854
Solférino 1859
San Pablo del Monte 1863
Extrême-Orient 1884-1885
Madagascar 1895
Maroc 1907-1908-1934
Flandres 1914
Uskub 1918
Montbéliard 1944
Tübingen 1945br /> AFN 1952-1962
Anniversaire Le 5 mai 1863
Guerres Conquête de l'Algérie
Guerre de Crimée
Campagne d'Italie
Expédition du Mexique
Campagne du Maroc
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918
2 palmes
Croix de guerre 1939-1945
1 palme
Mérite Militaire chérifien
Ordre serbe de Kara-Georges
Croix de Guerre serbe 1 citation
Médaille d'or de la Ville de Milan

Le 1er régiment de chasseurs d'Afrique (1er RCA) est un régiment de cavalerie de l'Armée de terre française actuellement basé au camp de Canjuers où il contribue à la formation de l'Arme blindée et cavalerie.

Formé au sein de l'Armée d'Afrique en 1832, le régiment stationne en Algérie puis au Maroc. Il participe également aux différentes guerres et expéditions coloniales du Second Empire puis de la Troisième République. Le 1er RCA se distingue ensuite lors de la Première et de Seconde Guerre mondiale.

Dissous après la fin de la guerre d'Algérie, le régiment est recréé en 1998 à Canjuers.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  •  : création du 1er régiment de chasseurs d'Afrique à Alger
  •  : le régiment est séparé en deux : deux escadrons forment en France le régiment de marche de chasseurs d'Afrique et les deux autres restent en Afrique
  •  : le régiment de marche de chasseurs d'Afrique devient le 1er régiment de marche de chasseurs d'Afrique
  •  : les deux escadrons africains rejoignent la France et le 1er régiment de chasseurs d'Afrique est reconstitué
  •  : dissolution du 1er régiment de chasseurs d'Afrique en Hongrie
  • fin 1919 : nouvelle création du 1er régiment de chasseurs d'Afrique au Maroc
  •  : dissolution du 1er régiment de chasseurs d'Afrique à Besançon
  •  : nouvelle création du 1er régiment de chasseurs d'Afrique à Canjuers

Historique des garnisons, campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

Les garnisons[modifier | modifier le code]

Campagnes d'Algérie[modifier | modifier le code]

Chasseurs d'Afrique (1842)

Créé à Alger le par ordonnance royale du , avec 1 escadron de chasseurs algériens (corps créé par ordonnance du )[2], 300 hommes venus de divers régiments de cavalerie, 40 volontaires et 20 hommes du 12e régiment de chasseurs et des cavaliers arabes habillés et équipés par l'État, mais montés à leurs frais. Parmi ces cavaliers arabes, se trouvent 120 Turcs ayant servi sous les ordres de Joseph Vantini (alias Youssouf) et qui forment l'escadron indigène du régiment.

Guerre de Crimée[modifier | modifier le code]

Campagne d'Italie[modifier | modifier le code]

Tombeau d'honneur pour les officiers du 1er régiment de chasseurs d'Afrique, à Medole (1859)
Capitaine Armand de Roquefeuille, à Guidizzolo (1859)

Expédition du Mexique[modifier | modifier le code]

Expédition de Syrie[modifier | modifier le code]

L'Expédition française en Syrie (1860-1861) a pour objectif de protéger les chrétiens. Le , départ du 1er escadron qui, après escale à Malte, débarque à Beyrouth le . Il traverse le Liban et se positionne à Djebel Djennis. Début , il regagne Beyrouth et rentre à Alger 15 jours après.

Guerre franco-prussienne[modifier | modifier le code]

Bataille de Sedan[modifier | modifier le code]

Au mémorial des Chasseurs d'Afrique à Floing.

Lors du début de la campagne, le régiment est aux ordres du Colonel Henry Clicquot de Mentque, en tant que régiment de cavalerie légère. Il est fort de 5 escadrons de guerre. Le régiment ne participe pas aux premiers combats : en théorie il devait être intégré à la brigade du Général Margueritte, de la 1re division de cavalerie du Général du Barail, au sein de la réserve de cavalerie de l'armée ; toutefois cette division que seulement 3 régiments avaient rejointe, fut disloquée avant que l'armée ne fût bloquée dans Metz.

En compagnie du 3e chasseurs d'Afrique du Colonel de Gallifet avec lequel il fait brigade, le régiment sert d'escorte à l'Empereur Napoléon III, de Gravelotte à Verdun.

Il est ensuite dirigé sur Sainte-Menehould où il sert à constituer une nouvelle division, dite d'éclaireurs et de réserve, qui est rattachée à l'armée de Châlons du Maréchal de Mac-Mahon. La division nouvellement créée est sous les ordres du Général Magueritte. Le 1er chasseurs d’Afrique fait toujours brigade avec le 3e chasseurs d’Afrique ainsi que le 4e chasseurs d'Afrique du Colonel de Quelen, la seconde brigade (Général Tillard) étant constituée du 6e régiment de chasseurs à cheval du Colonel Bonvoust et du 1er hussards du Colonel de Baufremont.

Le régiment est envoyé en reconnaissance le sur Somme Haute pour recueillir des informations sur la marche de l'armée du Maréchal Bazaine. Dans la journée du , le régiment longe la frontière belge aux abords de Sedan par Francheval et vient s'établir au calvaire d'Illy. La division prend position dans la nuit, au matin du 1er septembre en deux lignes sur les hauteurs d'Illy en arrière du bois de Garenne.

  • La bataille de Sedan s'engage. La division est, à 7 heures du matin, à l’extrême gauche de l'armée.
  • À huit heures, la division est prise sous le feu de l'artillerie prussienne à laquelle tente de répondre la batterie d'artillerie à cheval du Capitaine Hartung, rattachée à la division (2e du 19e régiment d'artillerie).
  • À neuf heures, le 3e chasseurs d'Afrique charge l'infanterie prussienne qui progresse sur le plateau pour protéger les batteries d’artillerie qui viennent s'installer. Un tiers de l'effectif reste sur le terrain sans avoir pu mettre l'adversaire en difficulté.
  • Après avoir fait mouvement sous les tirs de l'artillerie allemande dans le bois de Garenne avec de nombreuses pertes, dont le Général Tillard commandant de la seconde brigade, la division est en position entre Floing et Cazal, où à deux heures de l’après-midi elle reçoit l'ordre du Général Ducrot, commandant du Ier corps, qui a pris momentanément le commandement de l'armée après la blessure du Maréchal de Mac Mahon, de charger les lignes allemandes pour permettre le passage de l'armée encerclée.
  • En allant en reconnaissance pour évaluer la situation, le Général Margueritte est grièvement blessé au visage. En revenant, il passe devant le 1er régiment qui l'acclame. Le 1er régiment, exécutant alors les ordres, charge sous le commandement du Colonel Clicquot de Mentque, qui tombe, atteint d'un balle à la poitrine (il décédera le ). Les Capitaines Marquet, commandant du 5e escadron, Cugnot, commandant en second, les Lieutenants Le Mintier de Saint André, Durieu de Marsanguet, les sous Lieutenants Perry de Nieuil, de Grammont, Delmas, Les Maréchaux des logis Lefevre, de Raousset-Boulbon, Llobet, Danède, Beauvais, Thiéberg, Beauparain et Lafarge, les Brigadiers Furon, Lazare, Patin, Glairarcq, Laurent, Prey, Cerjaud, Aussenac et Gaillon sont tués. Le lieutenant-Colonel Ramond, le Capitaine Leroy, les Lieutenants Hunat de la Chevallerie, Jousserandot, le sous-Lieutenant de Gouvlard sont blessés ; le régiment perd 2 tiers de son effectif au cours de trois charges successives.

Le reste du régiment fut fait prisonnier à Sedan et interné en partie en Allemagne à Darmstadt et en partie à Offenbach. Le Général Margueritte décédera le en Belgique au Château de Beauraing.

La campagne de l'armée républicaine 1870-71[modifier | modifier le code]

Le 1er Chasseurs d’Afrique disparu à Sedan renaît le à Alger.L’escadron de dépôt du 1er régiment de chasseurs d'Afrique servit de base avec les 3 autres escadrons des autres régiments de l'arme (2e RCA et 3e RCA). Ils embarquent pour Toulon le . Ils furent rattachés à l'armée de l'Est du Général Bourbaki et à la seconde Armée de la Loire du Général Chanzy[réf. souhaitée].

Expédition du Tonkin[modifier | modifier le code]

De 1884 à 1886 deux pelotons du régiment participent à une expédition au Tonkin; ils débarquent à Haiphong le , rejoignent Hanoi en , combattent à Lang-Son et occupent Ba-Clé. En , l'escadron Laperrine relève ces deux pelotons. Il quittera le Tonkin et rejoindra Alger le laissant sur place un détachement chargé de l’escorte de la commission de délimitation des frontières[réf. souhaitée].

Expédition de Madagascar[modifier | modifier le code]

Le 2e escadron du 1er chasseurs d'Afrique fait partie du corps expéditionnaire pour l'expédition de Madagascar en 1895-1896, dirigé par le général Duchesne. Le , le 2e escadron, renforcé de personnels volontaires de plusieurs régiments d’Afrique débarque à Majunga. Il gagne les plateaux de l’intérieur à la poursuite des "Hovas", et parvient à Andriba. Les rebelles se dérobent et la poursuite continue sans interruption jusqu’à Tananarive où les Français entrent le [réf. souhaitée].

Campagne du Maroc[modifier | modifier le code]

Le régiment est engagé contre des nationalistes marocains à Taddert en 1907, à Sarrat en 1908, à Seitat en 1909[Où ?]. En 1911, il est à nouveau engagé à Bou-Zine[Où ?], Meknès, puis Tiflet. De juin à le 1er escadron participe au sein de la colonne Gouraud aux opérations du dégagement de Fez. Le le 4e escadron au sein de la colonne Mangin participe à la prise de Marrakech. Les opérations se ralentissent peu à peu jusqu’au début de la Grande Guerre[réf. souhaitée].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Autochrome d'un cavalier du régiment de marche de chasseurs d'Afrique pendant la bataille de la Marne.

Deux escadrons du 1er RCA forment avec deux escadrons du 2e RCA le régiment de marche de chasseurs d'Afrique (RMCA) qui deviendra le 1er RMCA[3].
Au départ du Maroc, l'effectif du régiment est de 636 hommes répartis en un état major et 4 escadrons soit, 28 officiers, 56 sous-officiers et 552 cavaliers et brigadiers et dispose de 617 chevaux. Chaque escadron est alors constitué d'environ 151 hommes et compte 144 chevaux[réf. souhaitée]. L'unité combat jusqu'en sur différents fronts de France et de Belgique (batailles de la Marne, de l'Aisne, et des Flandres)[3].

Cavaliers du 1er RCA à Pharsale (Thessalie) en juin 1917.

Les 3e et 4e escadrons, originaires du 2e RCA, quittent le régiment pour rejoindre le 2e RMCA et ils sont remplacés le par les deux escadrons du 1er RCA restés jusque-là au Maroc[3]. Le 1er RCA complet est ensuite affecté à la brigade de cavalerie de l'armée française d'Orient et débarque à Salonique début et intervient successivement en Macédoine et en Albanie, puis en 1917 en Grèce[4]. Il participe à la bataille de Dobro Polje en Serbie[réf. souhaitée] et s'empare le de la ville d'Uskub[4].

Il prend part après l'armistice à l'occupation en Hongrie, dirigée contre les soviétiques hongrois. Le 1er RCA y est dissous le [4].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le 1er RCA est recréé fin 1919 au Maroc.

Berliet VUDB du 3e escadron du 1er RCA, en 1937 au Maroc.

Le régiment est motorisé selon une organisation fixée le . Il est alors constitué d'un état-major, d'un escadron hors-rang et de quatre escadrons de combat. Chaque escadrons de combat regroupe quatre pelotons dont trois de combat, avec cinq automitrailleuses légères Berliet VUDB ou trois automitrailleuses White ou Laffly 50 AM. Il participe aux dernières opérations de la « pacification » du Maroc[5],[6]. Vers 1935, le régiment est complété par huit automitrailleuses Panhard TOE[6].

Entre décembre 1937 et avril 1938, le régiment reçoit le renfort d'une douzaine d'AMC 34, aptes au combat contre un éventuel envahisseur étranger[6]. En mars 1939, le 4e escadron du régiment reçoit seize chars Hotchkiss H35 venus du 1er groupe d'automitrailleuses[7]. Le 1er escadron devient le mois suivant un escadron mixte, avec deux pelotons d'AMC 34, deux pelotons de Laffly 50 AM et un peloton motocycliste[6].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Mémorial du 1er régiment de chasseurs d'Afrique à Chavannes-les-Grands

Au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, le régiment reste d'abord au Maroc. En novembre 1939, le 3e escadron du régiment est rééquipé à son tour avec seize Hotchkiss H39 neufs[7], tandis que les pelotons d'AMC 34 du 1er escadron sont dissous. En janvier 1940, le 1er escadron devient un escadron motocycliste tandis que le 2e escadron devient l'escadron d'automitrailleuses de découverte du régiment, les deux autres escadrons étant équipés de chars Hotchkiss[6].

Le 1er RCA rejoint en février 1940 le 2e régiment de chasseurs d'Afrique portés pour former la 6e division légère de cavalerie, envoyée en Tunisie sur la ligne Mareth. Le 2e escadron reste au Maroc, son rôle étant assuré en Tunisie par le 2e escadron du 4e RCA, équipé de Laffly 80 AM[6].

Il retourne au Maroc après l'armistice, en vertu duquel ses chars Hotchkiss lui sont retirés[7]. En 1941, le 1er RCA compte huit automitrailleuses Laffly 50 AM et dix Laffly 80 AM[8].

Lors de l'opération Torch, le 1er RCA combat contre les Américains au Maroc. Pendant les trois jours de combat, il perd 59 véhicules[6].

Débarquant en Provence en septembre 1944, il participe avec ses chars Sherman à la libération du territoire national. Le régiment, intégré au CC5 de la 5e DB, s'empare par surprise de la ville de Montbéliard le [réf. souhaitée].

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Stationné après-guerre à Rabat et Casablanca[1], le régiment est équipé de chars M5, remplacés en 1950 par des chars M24 et des automitrailleuses M8[9]. En 1957, le régiment quitte le Maroc pour être engagé dans la guerre d'Algérie[1].

Embarqué à Alger le , le régiment est dirigé sur Besançon. Il fusionnera avec le centre d'instruction du 6e dragons pour former le 4e hussards le [réf. souhaitée].

Le 1er RCA est recréé le , au camp de Canjuers dans le Var ; ses traditions y avaient été conservées par le 1er régiment de chasseurs dont il reprend les missions à Canjuers[1]. Le président Jacques Chirac, ancien chasseurs d'Afrique, est à l'origine de cette décision[10].

Un escadron du 1er RCA contribue également à la formation à Carpiagne (le 4e) et un autre est chargé des secours et de la sécurité incendie du camp (le 6e)[réf. souhaitée].

Matériels[modifier | modifier le code]

Défilé de VBCI du 1er régiment de chasseurs d'Afrique à Marseille le 14 juillet 2012.
Des ERC-90 Sagaie lors du même défilé.

Deux champs de tir canon dont l'un est un parcours de 7 km de long, trois champs de tir missiles, un simulateur de tir peloton blindé (il n'en existe que 2 en France), 1 entraîneur aux techniques de tourelle Leclerc, 107 blindés[Quand ?] (Leclerc, AMX 30B2, AMX 10 RC, ERC-90 Sagaie)[réf. souhaitée].

Le régiment est le premier à avoir reçu le nouveau véhicule blindé de combat d'infanterie, destinés aux unités d'infanterie mécanisées, après formation, offrant une meilleure protection du personnel et une puissance de feu supérieur à son prédécesseur l'AMX-10 P[11].

Traditions[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

« Ubique primus » (partout premier)[3]

Insigne[modifier | modifier le code]

Cheval de Troie à roulettes dans une roue crantée[5].
La couronne d'engrenage et l'encolure du cheval en forme de denture, évoque la motorisation du régiment. Le cheval à bascule évoque les traditions cavalières des chasseurs d'Afrique[réf. nécessaire]. La roue arrière du cheval tournée vers le haut, est une allusion au fait que les cavaliers de tradition acceptèrent mal la motorisation[réf. nécessaire].

Drapeau[modifier | modifier le code]

Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre.

Les noms des batailles s'inscrivent en lettres d'or sur l'étendard[12] :

1er régiment de chasseurs d'Afrique - drapeau.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Lors de la campagne du Mexique, durant le second Siège de Puebla, le , le chasseur Jean Bordes (né le à Montboyer - Charente) du 6e escadron s'empare de l'étendard des Lanciers de Durango au cours de la bataille de San Pablo del Monte et permet la victoire face à un millier de mexicains. La Légion d'honneur est alors décernée au régiment, privilège unique dans l'Arme Blindée Cavalerie. De même, le simple chasseur Bordes, ayant pris le drapeau à l'ennemi, est fait chevalier de la Légion d'honneur, le .

La cravate de l'étendard du régiment est décorée de la Légion d'honneur Medaille-legion-chevalier.jpg[13],[14] de la croix de guerre 1914-1918 avec 2 palmes Croix de guerre 1914-1918 française.jpg, de la croix de guerre 1939-1945 avec 1 palme Croix de guerre 1939-1945 Française.jpg, de la médaille du mérite militaire chérifien, de l'ordre serbe de Kara-Georges de 4e rang avec glaives, de la croix de guerre serbe avec une citation à l'ordre de l'armée puis de la médaille d'or de la ville de Milan.

Il porte la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.

Chant[modifier | modifier le code]

Le texte ci-dessous est celui d'une fanfare de trompe de chasse, répertoriée à la Fédération Internationale des Trompes de France. Elle a été écrite par le Colonel de Laforcade, pour le 1er RCA, et depuis, elle est attribuée à sa famille[réf. nécessaire] :

"Traversant les haillers, chevauchant à travers les forêts ; qui sont ces cavaliers, qui se jouent des talus, des fossés ?

En paix tout comme en guerre, toujours joyeux, toujours contents, leur nom est légendaire, on les appelle "Les Braves Gens" !

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Lieutenant-colonel Gastey, 1932.
  • 1832 - 1838 : colonel de Schauenbourg
  • 1838 - 1839 : colonel Thierion
  • 1839 - 1840 : colonel Le Pays de Bourjolly
  • 1840 - 1843 : colonel Korte
  • 1843 - 1845 : colonel Nayral Martin de Bourgon
  • 1845 - 1851 : colonel de Richepance
  • 1851 - 1854 : colonel de Cassaignolles (**)
  • 1854 - 1855 : colonel de Ferrabouc
  • 1855 - 1859 : colonel de Salignac-Fénelon
  • 1859 - 1859 : colonel des Ondes[15]
  • 1859 - 1859 : colonel de Montalembert[16]
  • 1859 - 1864 : colonel Reinaud Boulogne de Lascour
  • 1864 - 1866 : colonel Margueritte (**)
  • 1866 - 1870 : colonel Clicquot de Mentque[17]
  • 1870 - 1875 : colonel Rouher
  • 1875 - 1876 : colonel Palanque
  • 1876 - 1879 : colonel Donnat
  • 1879 - 1883 : colonel Brunetière
  • 1883 - 1886 : colonel Vuillemot
  • 1886 - 1886 : colonel Bonnefous
  • 1892 - 1894 : colonel de Chalendar
  • 1894 - 1901 : colonel de Laforcade
  • 1901 - 1903 : colonel Prost
  • 1903 - 1906 : colonel Varin
  • 1906 - 1909 : colonel de Boissieu Déan de Luigne
  • 1909 - 1913 : colonel Robillot
  • 1913 - 1915 : colonel Andrieu
  • 1915 - 1915 : lieutenant-colonel Jonnard
  • 1915 - 1915 : chef d'escadrons Seignol
  • 1915 - 1919 : lieutenant-colonel de Lespinasse de Bournazel
  • 1919 - 1920 : lieutenant-colonel Dommanget
  • 1920 - 1920 : colonel Jouin
  • 1920 - 1924 : colonel de Chabannes
  • 1924 - 1926 : colonel Dodun
  • 1926 - 1927 : colonel Riverieux de Varax
  • 1927 - 1932 : lieutenant-colonel Dauphinot
  • 1932 - 1936 : lieutenant-colonel Gastey
  • 1936 - 1940 : colonel Ricklin
  • 1940 - 1941 : colonel Dor de Lastour
  • 1941 - 1942 : colonel de Vernejoul (**)
  • 1942 - 1943 : colonel de Bonet d'Oléon
  • 1943 - 1945 : lieutenant-colonel Bourgin
  • 1945 - 1946 : lieutenant-colonel Robelin
  • 1946 - 1946 : lieutenant-colonel de Varine-Bohan
  • 1946 - 1947 : lieutenant-colonel Blandin de Chalain
  • 1947 - 1949 : lieutenant-colonel de Tournemire
  • 1949 - 1953 : lieutenant-colonel Bastiani
  • 1953 - 1955 : lieutenant-colonel Müller
  • 1955 - 1957 : lieutenant-colonel de Scorbiac
  • 1957 - 1959 : lieutenant-colonel du Moustier de Canchy
  • 1959 - 1961 : lieutenant-colonel Chambris
  • 1961 - 1963 : lieutenant-colonel Laporte
  • 1963 - 1964 : lieutenant-colonel Burin des Roziers
  • 1998 - 1998 : colonel Collot d'Escury(*)
  • 1998 - 2000 : colonel Postec (*)
  • 2000 - 2002 : colonel Herubel (*)
  • 2002 - 2004 : colonel Fritsch (*)
  • 2004 - 2006 : colonel Lacarrière (**)
  • 2006 - 2008 : colonel Sastre
  • 2008 - 2010 : colonel Lakin
  • 2010 - 2012 : colonel Fenon
  • 2012 - 2014 : colonel Collot
  • 2014 - 2016 : colonel Vinot Préfontaine
  • 2016 - 2018 : colonel de Kermenguy
  • 2018 - 2020 : Colonel Le Segretain du Patis
  • 2020 - 202x : Colonel Fernex de Mongex

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade
(**) Officier qui devint par la suite général de division

Personnalités ayant servi au sein du régiment[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fernand Hue, Aventures de cinq chasseurs d'Afrique au Mexique, les Bouchers bleus, roman historique. SFIL.
  • Fernand Hue, Histoire du 1er régiment de chasseurs d'Afrique - H. Lecène et H. Oudin Éditeurs Paris 1889
  • Martin, Léonce (Commandant Claude Léonce), En campagne européenne 1914-1919 : 1er régiment de chasseurs d'Afrique, Paris, impr. de Charles-Lavauzelle, , 79 p., lire en ligne sur Gallica.
  • Historique du 1er régiment de chasseurs d'Afrique de 1832 à 1964, Coêtquidan, Presse de l'EMI, 1964, 136 p.
  • Jacques Sicard et François Vauvillier (ill. Frédéric Robin), Les Chasseurs d'Afrique, Paris, Histoire & collections, coll. « L' encyclopédie de l'Armée Française » (no 1), , 182 p. (ISBN 978-2-908182-87-3).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Sicard et Vauvillier 1999, p. 72.
  2. Sicard et Vauvillier 1999, p. 9.
  3. a b c et d Sicard et Vauvillier 1999, p. 42.
  4. a b et c Sicard et Vauvillier 1999, p. 43.
  5. a et b Jean Tartare et François Vauvillier, « La voiture de prise de contact Berliet VUDB », Guerre, blindés et matériel, Histoire & Collections, no 135,‎ , p. 33-48.
  6. a b c d e f et g Jean Tartare et François Vauvillier, « Automitrailleuse de découverte Laffly 50 AM (II) », Histoire de guerre, blindés et matériel, no 132,‎ , p. 53-62
  7. a b et c Pascal Danjou, Hotchkiss H35/39, Éditions du Barbotin, coll. « Trackstory » (no 6), (ISBN 9782952098854, présentation en ligne), « L'épopée africaine », p. 36-37
  8. François Vauvillier, « Moteurs en Afrique, 1920-1942 », Histoire de Guerre, Blindés & Matériel, no 77,‎ , p. 69.
  9. Sicard et Vauvillier 1999, p. 73.
  10. Jean-Dominique Merchet, « «Les Chasseurs d'Afrique» s'offrent Chirac en préface. », sur Libération, (consulté le )
  11. Article du Ouest-France du jeudi 20 novembre 2008.
  12. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007.
  13. En 1859, lors de la bataille de Magenta, Napoléon III décide que les régiments ayant pris un drapeau à l'ennemi pourront être décorés de la Légion d'honneur. Le 2e Zouaves est ainsi le premier à recevoir la légion d'Honneur le 4 juin 1859. Suivront ensuite les 51e, 57e, 76e et 99e de ligne, le 3e Zouaves, le 3e RTA, le 1er Chasseurs d'Afrique et le Drapeau des chasseurs (unique pour l'ensemble des bataillons).
  14. Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon, éditions Pygmalion, 1997.
  15. tué le 24 juin 1859 à Solferino lors de la charge.
  16. mort 2 mois après de choléra pendant l'expédition du Maroc.
  17. tué le 1er septembre 1870 à Sedan lors de la charge.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]