Ziama Mansouriah

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Ziama-Mansouriah
Ziama Mansouriah
Vue sur le village de Mansouriah et son port de pêche
Noms
Nom arabe زيامة منصورية
Nom berbère ⵣⵢⴰⵎⴰ ⵍⵎⴰⵏⵚⵧⵔⵉⵢⴰ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Petite Kabylie
Wilaya Jijel
Daïra Ziama Mansouriah[1]
Chef-lieu Ziama Mansouriah
Code postal 18110
Code ONS 1804
Démographie
Population 12 642 hab. (2008[2])
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 40′ 25″ nord, 5° 28′ 52″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 1 369 m
Superficie 102,31 km2
Localisation
Localisation de Ziama-Mansouriah
Localisation de la commune dans la wilaya de Jijel
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Ziama-Mansouriah
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Ziama-Mansouriah

Ziama-Mansouriah (ex Mansouria, en tifinagh ⵣⵉⴰⵏⴰ ⵎⴰⵏⵚ—ⵔⵉⵢⴰ), est une commune côtière de la wilaya de Jijel en Algérie. Elle est située en Petite Kabylie à environ 40 km au sud-ouest de Jijel dans le golfe de Béjaïa. Ziama-Mansouriah est le chef-lieu de la Daïra de Ziama-Mansouriah. (appartenant Jadis à la commune d'Aokas-Béjaïa).

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Ziama-Mansouriah se situe à l'ouest de la wilaya de Jijel.

Localités de la commune[modifier | modifier le code]

À sa création en 1948, la commune de Ziama-Mansouriah est composée, outre son chef-lieu éponyme, des vingt-huit localités suivantes[3]:

  • Adderdarène
  • Aït Saada
  • Aït Achour
  • Aït Khalfellah
  • Aït Saadallah
  • Akhemkhem (Ikhemkham)
  • Akhyam
  • Aoujitène (Iouejitène)
  • Bir Ghezala
  • Boublatène
  • Boufalkou
  • Bougherda
  • Boughdir
  • Cheria
  • El Djebel
  • El Hamma
  • Erramène
  • Laâchaïche
  • Ouled Ali
  • Rekkiz
  • Sahel
  • Taddernout
  • Taghzoult
  • Talatou
  • Tasskar (Tasgua)
  • Taza
  • Tizghouan
  • Tizrarène

Actuellement, la commune est composée de l'agglomération chef-lieu, Ziama-Mansouriah, et des agglomérations secondaires d'Azirou Amar, Taza et Boublatène[4].

La zone éparse de la commune compte les hameaux et villages suivants : Aïn Aït Salem, Aït Aissa, Aït Ayyach, Aït Badi, Aït Bilel, Aït Bouziad, Aït Cheikh, Aït Khelifa, Aït Saad, Aït Qati, Abirène, Aghir Melloul, Agheldène, Aguelmame, Aghezzou, Akherraten, Akhertane, Amridj, Assilane, Azib Asafou, Azrarène, Ayadène. Begrez, Belamrabet, Boualdou, Bouazzou, Boudejri, Boufalkou, Boufatous, Bouhamra, Bouharoune, Boulayène, Bouledjraad, Bounacer, Boukandara.Cheria, Chettia, Dar el haddad, Draa Boussoussou, Draa Djenana, Dizid, El Djebel, El Hawafi, El Kabour, El Kessir, El Kitoune, Eloutia, El Metalate, El Wata, Hami, Iâayaden, Issenane, Lasnabe Aïdoune, Lqaa n Aghil Khlef, Melaab, Mouzaoui, Sonelgaz, Sefara, Sefsaf.

Taazibt, Taouiza, Taghilt, Taddert Akherkhor, Taddert Izemouren, Taddert n Mekhlouf, Taddert Tamsilt, Taddert Taourart, Taguersift, Taghza, Taghzout, Takikbet, Talatou, Tamdellest, Tamda, Taqenjouht n Aït Boukrara, Taqsart, Tazakzaout, Tibrakhan, Timellahan, Timridjen, Tizegttam, Tazemourt[5]...

Histoire[modifier | modifier le code]

Ziama Jijel

Dans l’Antiquité, se trouvait peut-être à cet endroit une ville punique, Chova (Chobae). Plus tard, sous le règne de Septime Severe, elle avait le rang de municipe. Elle devint ensuite l’évêché de Cova (Coviensis), appartenant à la province romaine de Maurétanie Sitifienne. Son évêque Maximums fut convoqué à Carthage par Hunéric en 484[6].

À l’époque byzantine, c'était une cité fortifiée.Depuis, la ville est un Siège titulaire[7].

À l'époque coloniale française, la ville se nommait, Mansouria. En 1958, elle faisait partie de l'ancien département de Constantine. Après l'indépendance de l'Algérie, elle prend le nom de Ziama-Mansouriah[8].

Durant la colonisation française et surtout durant la guerre d'Algérie, les populations locales ont du subir les affres de la répression de l'armée française.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2008, la commune de Ziama-Mansouriah compte 12 642 habitants[9].

Culture[modifier | modifier le code]

Langues[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune de Ziama-Mansouriah, parlent la langue Arabe dans une variante proche de celle pratiquée à Jijel, avec certaines particularités propres à la région (e.g. conservation de son [qaf كاف], présence d'un riche vocabulaire berbère (patronymes, toponymes, faune et flore, etc)). Certains habitants pratiquent la langue berbère dans sa variante locale (Tasahlite).

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les traditions culinaires de la région sont très riches et variées, chaque occasion à ses plats typiques (fête, funérailles, Ramadan), quelques spécialités locales:

  • Sekssou (couscous): sauce blanche, sauce rouge, Abazine, Abisar, Ameqfoul, Mesfouf, Seksou di Abelouṭ, etc
  • Taεasbante (ou Lεasban)
  • Tikerchiwan
  • Zrir
  • Bssissa
  • Rfiss
  • Leghrayef (ou Talilayte)
  • Chwaref (ou Timrekban)
  • Cherba
  • Soupe d'Aguerni
  • Aṭemmin Boughelya
  • Arbiṭ
  • Lkesra (Aghroum Ouffan)
  • Lmaṭlouε (Aghroum n'Tamtounte)
  • Lkesra di b'lekhliε (ou Tamkhelaεte)

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Décret executif n° 91-306 du 24 août 1991 fixant la liste des communes animées par chaque chef de daïra. 18 - Wilaya de Jijel », Journal officiel de la République Algérienne, (consulté le ), p. 1303
  2. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya de Jijel, sur le site de l'ONS.
  3. Journal officiel de la République Algérienne, 19 décembre 1984. Décret no 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriale des communes. Wilaya dde Jijel, page 1521.
  4. Code des agglomérations : 5e recensement général de la population et de l'habitat, vol. 169/2012, Alger, Office national des statistiques, coll. « Collections statistiques », , p. 91.
  5. Achour Cheurfi, Dictionnaire des localités algériennes : villes, villages, hameaux, qsars et douars, mechtas et lieux-dits, Alger, Casbah Éditions, , 1213 p. (ISBN 978-9961-64-336-5), p. 1182.
  6. J. Ferron, article Coviensis dans Dictionnaire d'Histoire et de Géographie ecclésiastiques, vol. XIII, Paris 1956, page 1002
  7. Titular Episcopal See of Cova, Algeria
  8. Atlas de l'Algérie 1830-1960, Paris, Éditions Archives & Culture, , 80 p. (ISBN 978-2-35077-157-1, présentation en ligne)
  9. (ar) ONS, Population résidente des ménages ordinaires et collectifs (MOC) selon la commune de résidence et le sexe et le taux d’accroissement annuel moyen (1998-2008), Alger, ONS, (lire en ligne), p. 1

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]