4e régiment de spahis marocains

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

4e régiment de spahis marocains
Image illustrative de l’article 4e régiment de spahis marocains
Képi de colonel du 4e RSM.

Création 1927
Dissolution 1962
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type régiment de spahis
Rôle cavalerie
Ancienne dénomination 24e régiment de spahis marocains
24e régiment de spahis
Devise Toujours un plaisir[réf. nécessaire]
Guerres Seconde Guerre mondiale
Fourragères fourragère aux couleurs de la croix de guerre

Le 4e régiment de spahis marocains (4e RSM) était une unité de cavalerie qui dépendait de l'Armée de terre française. Formé de cavaliers marocains en 1927, il combat pendant la Seconde Guerre mondiale puis est dissout en 1962.

Formation du régiment[modifier | modifier le code]

Spahis du 4e RSM devant le mémorial de Thiepval le .

Le 5e régiment de spahis algériens reçoit des contingents marocains à partir de 1926. En 1927, ces spahis marocains forment le 24e régiment de spahis marocains. Il conservera sur son étendard l'inscription "MAROC 1925-1926", héritée de la campagne du Maroc.

En 1927, le 24e régiment de spahis marocains est envoyé en garnison en France à Senlis et il y reste jusqu'à la mobilisation de 1939[1]. Il prendra en 1924[Information douteuse] la dénomination de 4e régiment de spahis marocains (4e RSM).

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la bataille de France, il forme, avec le 6e régiment de spahis algériens, la 1re brigade de spahis. Il combat au Luxembourg, à Longwy, dans les Ardennes, puis dans la vallée du Rhône et ne cesse le combat qu'au cessez-le-feu du , ne tenant pas compte de l'armistice signé le 22.

En 1943, il devient 4e régiment de reconnaissance marocains (4e RRM) au sein de la 4e division marocaine de montagne de la Première Armée française.

Deux escadrons participent activement à la libération de la Corse. Le régiment sert ensuite durant la campagne d'Italie. Il prend part aux combats d'hiver dans les Abruzzes. Après la rupture de la ligne Gustav, il perd son chef de corps, le lieutenant-colonel de Lambilly, tué à Monticelli lors de l'exploitation de la percée.

En , le régiment débarque en France. Il combat dans le secteur de Briançon, puis en Alsace. Après la libération de la France, c'est la campagne d'Allemagne. Il s'illustre à Freudenstadt et pénètre le premier dans le Voralberg autrichien.

Après la guerre, il est rapatrié à Fès et s'y installe pour onze ans.

À l'indépendance du Maroc, il prend les dénominations de 4e régiment de spahis[réf. souhaitée] puis 24e régiment de spahis, par ajout de 20 à son numéro de spahis marocains[2]. Il est stationné à Pforzheim en Allemagne de l'Ouest.

Il devient 3e régiment de hussards en 1962.

Chefs de Corps[3][modifier | modifier le code]

Sabre du lieutenant-colonel de Lambilly, tué en 1944 en Italie.
  • 1927 - Lt-Colonel CAILLON
  • 1927 - Colonel de GANAY
  • 1929 - Lt-Colonel CRISTIANI
  • 1929 - Colonel d'HUMIERES
  • 1930 - Colonel PELEE de SAINT-MAURICE
  • 1933 - Lt-Colonel GRARD
  • 1933 - Colonel du COR de DAMREMONT
  • 1936 - Colonel JOUFFRAULT
  • 1939 - Lt-Colonel ROMAN AMAT
  • 1940 - Chef d'Escadrons puis Colonel BRUNOT
  • 1943 - Lt-Colonel de LAMBILLY (mort pour la France le à Monticelli, Italie)
  • 1944 - Chef d'Escadrons DODELIER
  • 1944 - Lt-Colonel LOTH
  • 1945 - Lt-Colonel TURNIER
  • 1945 - Chef d'Escadrons BERGE
  • 1946 - Lt-Colonel de MACE de GASTINES
  • 1947 - Colonel DEVOUGES
  • 1949 - Lt-Colonel BRUSAUT
  • 1950 - Colonel DUMAS de CHAMPVALLIER
  • 1952 - Lt-Colonel DATCHARRY
  • 1955 - Lt-Colonel MARTIN SIEGFRIED
  • 1956 - Lt-Colonel d'ORNANO
  • 1958 - Lt-Colonel de SILANS
  • 1959 - Lt-Colonel de TERRAS
  • 1963 - Lt-Colonel des MOUTIS

Étendard[modifier | modifier le code]

Etendard du 4° Régiment de Spahis Marocains.JPG

L'étendard du 4e régiment de spahis marocains porte les inscriptions suivantes[2] :

Décorations[modifier | modifier le code]

Garnisons[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant servi au régiment[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • T. MONE, J-F. TIXIER : Les insignes des spahis ; Paris, 1999.
  • R. NOULENS (sous la direction de) : Les spahis, cavaliers de l'armée d'Afrique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Musée des Spahis », sur musees.ville-senlis.fr (consulté le )
  2. a et b Décision no 12350/SGA/DMPA/SHD/DAT relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées (no 27), (lire en ligne), p. 85-86
  3. Musée des Spahis de Senlis
  4. Transcription sur le http://mangin2marrakech.canalblog.com/archives/2011/04/20/20674561.html

Articles connexes[modifier | modifier le code]