19e régiment du génie

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19e régiment du génie
Image illustrative de l'article 19e régiment du génie
insigne régimentaire du 19e régiment du génie

Création 1er Mai1914
Pays Drapeau de la France France
Branche armée de terre
Type régiment Génie
Fait partie de 1re division
Garnison Besançon
Ancienne dénomination 19e Bataillon du génie
Devise Entreprendre et réussir, d'un bloc !
Marche C'est nous les sapeurs d'Afrique
Inscriptions
sur l’emblème
Verdun 1916
La Malmaison 1917
Maroc 1925
Tunisie 1942-1943
Italie 1943-1944
France 1944-1945
Allemagne 1945
AFN 1952-1962
Guerres Première Guerre mondiale
Guerre du Rif
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Guerre d'Algérie
Décorations Deux Croix de guerre 1939-1945
une palme
une étoile de vermeil
Trois compagnies sont titulaires de la Croix de guerre 1914-1918 et ont droit au port de la fourragère

Le 19e régiment du génie est l'héritier du 19e bataillon du génie d'Afrique qui s'installe à Hussein-Dey en Algérie en 1899. Sa création remonte à 1876 au sein du 2e régiment du génie.

En 1901, il devient 26e bataillon du génie. Siam, Tonkin, Chine, Madagascar furent les lieux d'engagement des Sapeurs de ces deux bataillons.
En 1914, le 1er mai, le 26e bataillon du génie est dissous et devient 19e bataillon du génie formant corps autonome. Sa conduite au cours de ce conflit vaut à son drapeau les inscriptions VERDUN 1916 et LA MALMAISON 1917.

Le génie en Afrique du Nord est réorganisé. Les 32e et 45e bataillons du génie sont créés à partir des éléments du 19e BFC. Ils s'illustrent lors de la campagne du Rif. En 1935, les deux bataillons sont réunis pour former le 19e régiment du génie.
Le 19e RG est également l'héritier du 82e BG, créé à Hussein-Dey et rattaché à la 4e division marocaine de montagne après la campagne de Tunisie de 1942-1943, et du 151e régiment du génie[1]. Le 19e RG reprenant les missions du 5e régiment du génie dissous en juin 2010, en conserve une partie du patrimoine et des traditions.

Principales dates[modifier | modifier le code]

  • 1876 : Création du 19e bataillon du Génie au sein du 2e RG.
  • 1899 : Installation du 26e bataillon de Génie à Hussein Dey en Algérie.
  • 1914 : Création du 19e bataillon du génie autonome à partir du 26e BG.
  • 1914-1918 : Grande Guerre.
  • 1925 : Guerre du Rif au Maroc.
  • 1935 : Création du 19e RG.
  • 1942-1945 : Campagnes de Tunisie, de Corse, de France et d’Allemagne.
  • 1946 : Retour à Hussein Dey.
  • 1949-1954 : Guerre d’Indochine.
  • 1952-1962 : Guerre d’Algérie.
  • 1962-1963 : Trèves Allemagne
  • 1964 : Installation à Besançon.
  • 1996 : Début de la professionnalisation du 19e RG[2].

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Le 19e bataillon du Génie, en garnison en Algérie était administré par le 7e RG.

En 1901 est créé à Hussein Dey le 26e Bataillon du Génie à 4 Cies, issues des 2e RG et 7e RG, Cies 12/4, 16/4, 17/4, 19/4, un détachement de Télégraphistes et un détachement de Sapeurs Conducteurs.

Le 26e bataillon est dissous en avril 1914 et fait place au 19e et 29e bataillon. Ces deux bataillons formant corps sont en Afrique du Nord. Le 19 à Hussein Dey et le 26 à Bizerte. Les compagnies présentent à Hussein Dey et à Bizerte changent de numéro et deviennent 19/X et 29/X[note 1].

Le 19e bataillon du Génie Formant Corps est créé le 1er mai 1914. Il est dissous le 1er mai 1923, en 1925 il devient le 32e et 45e bataillons du Génie, les deux bataillons sont dissous en 1935. La même année est formée le 19e Régiment du Génie le 15 octobre 1935. Il s'illustre au cours de la 2e Guerre Mondiale, il est dissous le 2e septembre 1939, devient Dépôt no 19. Re-Créé le 1er septembre 1940 et dissous le 16 novembre 1942, devient Dépôt no 19. Le Dépôt existe jusqu'en septembre 1943. Le 1er octobre 1943, le Dépôt devient COG no 35. Le 19e Régiment du Génie est reconstitué à Hussein Dey le 1er janvier 1946, par regroupement de ses unités dérivées. La 19e Compagnie de Marche du Génie, issue du 19e RG participe au conflit en Indochine de 1949 à 1955. Dès 1954, le 19e RG est impliqué dans la Guerre d'Algérie. Après les accords d'Evian en 1962, le 19e RG reste en Algérie jusqu'au 11 mai 1964. Le 13 mai 1964 il est en garnison à Besançon, au quartier Vauban, qu'il quitte en 2006 pour s'implanter au nouveau quartier Joffre.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Insigne régimentaire du 19e Régiment du Génie
  • 1935 - 1937: Colonel Arnoult
  • 1937 - 1939: Colonel Verneau
  • 1980 - 1982: Colonel Robert
  • 1982 - 1984: Colonel Ruffin
  • 1984 - 1986: Colonel Mansuy
  • 1986 - 1988: Colonel Marescaux
  • 1988 - 1990: Colonel de Colnet
  • 1990 - 1992: Colonel Richard
  • 1992 - 1994: Colonel Bariller
  • 1994 - 1996: Colonel Dubourdieu
  • 1996 - 1998: Colonel Delbart
  • 1998 - 2000: Colonel Destribats
  • 2000 - 2002: Colonel Guillamo
  • 2002 - 2004: Colonel Laparra
  • 2004 - 2006: Colonel Martigny
  • 2006 - 2008: Colonel Fouilland
  • 2008 - 2010: Colonel Richaud
  • 2010 - 2012: Colonel Fouquet
  • 2012 - 2014: Colonel Dodane
  • 2014 - 2016: Colonel de Richoufftz de Manin
  • 2016 - : Colonel Bizien

Historique des garnisons, combats et bataille[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Garnison à Hussein Dey. Les compagnies sont envoyées en métropole.

Compagnies du régiment durant la guerre[modifier | modifier le code]

Le 19e B.G est engerbé avec la 19e D.I.C.M.

Rattachement de ses unités à la mobilisation :

  • la Cie 19/1 est rattachée à la compagnie divisionnaire de la 37e DI
  • la cie 19/2 est rattachée à la compagnie divisionnaire de la 38e DI
  • la Cie 19/2M sera souvent avec la division Marocaine.
  • la Cie 19/3 quitte l'Afrique du Nord en août 1914. Elle est détachée à la VIe Armée. Le 21 novembre 1914, elle passe à la 55e D.I. de réserve. Elle passe ensuite à la 58e DI en avril 1917, puis à la 81e DI. Cette dernière, dissoute en janvier 1918, devient la 1re D.C.P. La 19/3, Cie divisionnaire de la 1re D.C.P, termine la campagne en Champagne et en Argonne de septembre 1918 à novembre 1918. Elle quitte l'Alsace en avril 1919, embarque à Bordeaux à destination de Casablanca et rejoint Kasba Tadla.
  • la Cie 19/21, puis 19/5, compagnie de Chemin de Fer[note 2]
  • la Cie 19/31 dont une section est rejoint la 41e DI (1re Armée) en aout 1914 et une section renforcera la compagnie de télégraphistes du 8eRG le 15 septembre 1914

Il y aura aussi des compagnies moins connue comme la 19/14 crée en septembre 1914 commandée la capitaine Maitre-Devallon ; elle sera quelque temps avec le 2e Zouave à Quennevieres.

Il est décidé dès le mois de décembre 1914 de doubler les effectifs Génie engagés au profit des divisions d'Infanterie. En 1915 il y aura la création de nouvelles compagnies au 19e BG, à la suite de l'accroissement des missions confié au Génie ; Cie 19/51, 19/52,19/52M.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Devenu 32e BG en 1925, il participe aux combats dans le Rif marocain contre Abdel Krim. Cette campagne se voit récompensée par l'inscription MAROC 1925 qui vient s'ajouter à son Drapeau. Lui aussi issu du 19e BG, le 45e BG combat au Maroc et participe à la réalisation de l'infrastructure ferroviaire de l'Afrique Française du Nord. Le 19 se regroupe à nouveau à Hussein Dey. Commence alors une période de restructuration successives. Les deux bataillons sont dissous en 1935. Le 16 octobre 1935, le 19 devient régiment. Il est transformé en dépôt de guerre le 3 septembre 1939, à la déclaration de guerre entre la France et l'Allemagne, avant de reprendre l'appellation de "régiment" en septembre 1940[note 3]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dès le mois de novembre 1942, le 19e régiment du génie dans son intégralité s'engage dans la campagne de Tunisie sont le but est de détruire la Deutsches Afrikakorps et de libérer l'Afrique du Nord. Ensuite les éléments du 19e régiment du génie dont le 82e bataillon du génie, le 83e bataillon du génie et le 151 régiment s'engagent aux côtés des alliés et participe aux campagnes de d'Italie, puis de France et d'Allemagne au sein du corps expéditionnaire français. Le 82e bataillon du génie participe à la libération de la Corse. Partout où ils passent, les sapeurs du 19 font preuve d'une ténacité exemplaire.

Son Drapeau s'enrichit des inscriptions TUNISIE 1942-1943, ITALIE 1943-1944, FRANCE 1944-1945, ALLEMAGNE 1945.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

À l'issue du second conflit mondial, le régiment aura gagné quatre magnifiques inscriptions sur son drapeau : TUNISIE, ITALIE, FRANCE, ALLEMAGNE.

En 1946, le 19 retrouve à Hussein-Dey la caserne Lemercier. Une de ses compagnies, la 19e compagnie de marche du génie, participe au conflit Indochinois de 1949 à 1955.

De 1954 à 1964, le 19 vit durement les évènements d'Algérie dû à son ancienneté en Afrique du Nord ; à l'issue de ce conflit, il participe à l'organisation du départ pour la France en 1964. Le 19 est arrivé en gare de Besançon le 13 mai 1964 à 4h45, en provenance de Hussein-DEY. À sa tête, il y avait le commandant Durieux, accompagné de 18 officiers, 60 sous-officiers et de 300 hommes de troupes, ainsi qu'une demi-douzaine de chiens bergers allemands.

En 1968, il est organisé en Régiment du Génie de Corps d'Armée avant de devenir, le 1er août 1977, le Régiment du Génie de la 7e Division Blindée.

Insigne de béret du génie

En 1995, il adapte ses structures et se constitue dès lors en six compagnies :

  • 1re CCB (Compagnie de Combat Blindé)
  • 2e CCB (Compagnie de Combat Blindé)
  • 3e CAF (Compagnie d Aide au Franchissement)
  • 5e CAF (Compagnie d aide au Franchissement)
  • 11e CDI (Compagnie de Défense et instruction)
  • 21e CCL (Compagnie de Commandement et Logistique)

Le régiment aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Subordinations[modifier | modifier le code]

Le régiment est subordonné à la 1re division de Besançon.

Mission[modifier | modifier le code]

Le 19e RG est le régiment d’appui génie de la 1re Division. Il détient deux composantes majeures et parfaitement complémentaires : l’appui génie au combat et l’appui au déploiement, ce qui fait de lui le régiment le plus complet et le plus polyvalent du génie et le rend capable d’intervenir sur tout le spectre des engagements opérationnels, sur court préavis.

Sapeurs de combat du 19e RG, en tenue de combat FELIN.
Construction d'un abri metallo-textile par la Compagnie d'Appui au Déploiement Opérationnel du 19e RG, Centrafrique.

Outre ses capacités de combat au contact et d’ouverture d’itinéraires et de franchissement, il détient des sections spécialisées : fouille opérationnelle spécialisée, équipes de déminage NEDEX/EOD, plongeurs de combat du génie.

Sapeur de combat du 19e RG réalisant un bouchon de mines antichar.

Il est également l’unique dépositaire des savoir-faire d'appui au déploiement lourd, qui lui permettent de réaliser la plupart des chantiers de type travaux publics, en France comme sur les théâtres d’opérations extérieures. Il est aussi un spécialiste reconnu des travaux de voie ferrée, de la production de matériaux, du traitement des sols et enduits superficiels[3].

Composition[modifier | modifier le code]

En 2016, le régiment est organisé en neuf compagnies (dont 2 de réserve) et devient régiment d'appui divisionnaire (1re Division) dans le cadre de la réforme "Au contact !". Il comporte 1500 hommes dont 200 réservistes[4]:

  • la CCL (compagnie de commandement et de logistique),
  • les 1re et 2e CCG (compagnie de combat du génie),
  • la CA (compagnie d'appui franchissement, aide au déploiement, mobilité et contremobilité, traitement de l'eau),
  • la CADO (compagnie d'appui au déploiement opérationnel),
  • la 5e CIR (compagnie d'intervention de réserve)
  • la 51e CADL (compagnie d'appui au déploiement lourd), ancienne 1re compagnie de travaux du 5e RG stationnée à Mourmelon.
  • la 52e CADL (compagnie d'appui au déploiement lourd), ancienne 3e compagnie de travaux du 5e RG stationnée à Canjuers.
  • la 53e CSR (Compagnie Spécialisée de Réserve)[5]:, ancienne 5e compagnie de Travaux du défunt 5e RG et désormais stationnée à Mourmelon. La 53 a reçu son fanion le 5 juillet 2010 lors de la passation de commandement.

Stationnement[modifier | modifier le code]

19e régiment du génie[4]
Quartier Joffre
Rue du lieutenant colonel Vuillemin
BP 11569
25009 Besançon CEDEX

Chant régimentaire[modifier | modifier le code]

C'est nous les sapeurs d'Afrique[6]

Toujours présents dans toutes les campagnes,
De Verdun à La Malmaison,
En Italie, en France, en Allemagne,
Notre patrie nous libérions,
Gloire au 19e Régiment.

C’est nous les sapeurs d’Afrique, qui avons parcouru le monde,
C’est nous qui avons toujours donné nos cœurs et servi la France,
C’est nous les sapeurs d’Afrique, qui marchons avec espérance,
Notre devise, souvent construire, parfois détruire, toujours servir.

En Algérie et en Indochine,
Beaucoup des nôtres sont tombés,
Notre Drapeau s’est couvert de gloire,
Suivons la trace de nos aînés,
Gloire au 19e Régiment.

Dans le Djebel, les monts et les plaines,
Bravant le feu et l’ennemi,
Avec nos bras, nos engins, nos peines,
Routes et ponts avons construits,
Gloire au 19e Régiment.

Ô Métropole, ô Mère Patrie,
Nous qui t’avons toujours aimée,
Te servirons toute notre vie,
Avec honneur, fidélité,
Gloire au 19e Régiment.

Marraine[modifier | modifier le code]

La marraine du 19e régiment du génie est Marie-Marguerite d'Anjou.

Inscriptions sur le drapeau[modifier | modifier le code]

Drapeau du 19e régiment du génie.

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, huit noms de batailles[7] :

Le drapeau du régiment est décoré de deux Croix de guerre 1939-1945 avec palme et étoile de vermeil. Trois compagnies sont titulaires de la croix de guerre 1914-1918 et ont droit au port de la fourragère. Gardien des traditions du génie d'Afrique,

Les fourragères[modifier | modifier le code]

Actuellement, les unités élémentaires suivantes ont droit au port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918 conformément aux filiations ci-après :

  • la compagnie de commandement et de logistique (Ordre général 58F du 9 novembre 1917), héritière de la 19/52 du 2e RG
  • la 1re compagnie de combat (Ordre général 132F du 15 octobre 1918), héritière de la 19/51 du 2e RG
  • la 2e compagnie de combat (Ordre général 58F du 9 novembre 1917)[8].

Fanions des unités élémentaires et décorations[modifier | modifier le code]

  • Compagnie de commandement et de logistique
    • Couleurs : gris et blanc
    • Héritière de la 19/52 du 2e RG
  • Croix de guerre 1914-1918, trois palmes et une étoile d’argent
    • Fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918
    • La décoration, sur le fanion, est accrochée sur une cravate portant l’inscription 19/52.
  • Compagnie d’administration et de soutien
    • Couleur: gris
  • 22e compagnie d’appui
    • Couleurs: garance et vert
    • Héritière de la compagnie de marche d’Indochine
    • Croix de guerre des Théâtres d’Opérations Extérieures, une étoile de vermeil
    • La décoration sur le fanion, est accrochée sur une cravate portant l’inscription Compagnie de marche d’Indochine.
  • 1re Compagnie de combat du genie
  • 2e Compagnie de combat du génie
  • 3e Compagnie de combat du génie
  • 5e Compagnie d’intervention de réserve
    • Couleur: bleu foncé et bleu ciel
  • 51e Compagnie d'aide au déploiement lourd[9]
  • 52e Compagnie d'aide au déploiement lourd
  • 53e Compagnie spécialisée de réserve
    • Couleur: blanc et orange

Devise[modifier | modifier le code]

« Entreprendre et réussir, d'un bloc ! »

Insigne[modifier | modifier le code]

Écu français ancien, allongé d’or, crénelé en chef à quatre merlons, à une porte mauresque ouverte d’azur clair, chargée en pointe d’un croissant d’or broché du nombre 19 d’azur, soutenant une cuirasse et un pot-en-tête d’azur foncé.

C’est le colonel Arnoult, chef de corps en 1935, qui fit réaliser le premier dessin de cet insigne et le fit graver sur les piliers d’entrée du cantonnement. Le premier modèle en métal fut édité en 1936. En plus de la cuirasse et du pot-en-tête, du numéro du régiment et du croissant des unités d’Afrique, l’insigne est centré sur la représentation de la porte Est de Fort l’Empereur, qui constituait la ligne fortifiée de défense d’Alger. Cette porte et les fortifications avaient été dessinées de mémoire par le commandant Boutin, sapeur et aussi agent secret de Napoléon[10].

L’insigne du 19 a toujours eu les mêmes éléments constitutifs et une même disposition d’ensemble. Ont varié :

  • la forme de l’écu et sa taille,
  • le nombre de créneaux,
  • les couleurs d’émail et la fabrication[10].

Le premier modèle comporte quatre créneaux, ce qui est la représentation exacte du site. La couleur du fond rappelle celle du ciel d’Algérie. Le deuxième modèle (1940/42) plus long et plus étroit n’a que deux créneaux. Le troisième modèle, porté pendant la Campagne de Tunisie et conservé à Alger par le Centre d’organisation du génie no 35 est également de taille différente et n’a que deux créneaux. Enfin, le modèle homologué reprend la forme normale avec trois créneaux. Seules les fabrications et couleurs varient en fonction de l’industriel réalisateur. L’insigne du 19e Régiment du génie a été homologué le 13 juin 1947 par DM no 5923/EMA/B1 sous le numéro H 215. Pendant la campagne d’Indochine, la 19e compagnie de marche a eu deux insignes se différenciant par leur revers. L’un d’entre eux porte en effet un numéro de secteur postal[11].

Personnalités ayant servi au 19eRG[modifier | modifier le code]

  • Le général Jean-Édouard Verneau, ancien chef de corps du 19e régiment du génie
  • Alain Mimoun, champion olympique du marathon en 1956. Engagé dans le Génie au 19e Régiment du Génie, il sert pendant la guerre au 83e B.G. Le Bataillon est d'abord engagé au profit de la Division de Constantine en 1942 pour la Campagne de Tunisie puis avec la 3e D.I.A, au sein du C.E.F.I, il participe à la Campagne d'Italie. Blessé à Monté Cassino, le Sergent chef Mimoun est décoré de la croix de guerre 1939-1945 avec 4 citations. Affecté par la suite au 32e B.G, il est démobilisé au 19e RG à l'issue de la guerre[12].
  • Le coureur cycliste Bernard Thévenet vers 1969.

Sources et Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Précis des unités du Génie de 1793 à 1993 (ND) par le Cne(er) Giudicelli et le Maj(er) Dupire.
  • 19e régiment du génie: recueil de traditions, 2009
  • Historique du 19e régiment du génie 1876-1992 (12 volumes)
  • Christophe Lafaye, « L'Arme du Génie de 1945 à nos jours », Histoire & Stratégie, no 22, juin-août 2015, p. 48-49 [2], visité le 11 novembre 2016.
  • Christophe Lafaye, ENTREPRENDRE ET RÉUSSIR - Histoire du 19e régiment du génie, Pierre de Taillac Editions, 2016 (août) (ISBN 978-2364450677)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les compagnies engagées au sein du Corps Expéditionnaire au Maroc, afin de ne pas perturber l'ordre de bataille, ne changent pas de numéro. Elles gardent leur numérotation jusqu'à la fin de la campagne du Rif et, afin de ne pas les confondre avec les compagnies homonymes de métropole, ajoutent un "M" après leur numéro. Ce "M" était appelé à disparaitre lorsque ces compagnies rejoigneraient leurs bataillons d'affectation et prennent alors rang en leur sein. Cette numérotation fut conservée durant la Première Guerre mondiale.
  2. Deux Cies de Sapeurs de Chemin de Fer arrivent en Algérie au début des années 1880. Elles y resteront jusqu'en 1960. Une compagnie en activité, l'autre sera mise en sommeil en fonction des évènements. Ces deux Cies sont inscrites au 19e Bataillon du Génie en 1914. La compagnie de voies ferrées du 5e régiment du génie qui a rejoint l'Algérie en 1899, est devenue la 26/5 en 1901 et la 19/21 puis 19/5 en 1914. En 1923, avant de passer au 32e bataillon du Génie, elle devient la 51e SCF.
  3. cellule condition militaire "info incorporation" du bureau de l'Officier Condition Militaire

Références[modifier | modifier le code]

  1. Historique du 19e régiment du génie 1876-1992 (12 vol.)
  2. 19e régiment du génie: recueil de traditions, 2009, p. 17
  3. « 19e régiment du génie », Sengager.fr,‎ (lire en ligne)
  4. a et b « 19e régiment du génie », sur www.defense.gouv.fr (consulté le 17 juillet 2016)
  5. [1]
  6. 19e régiment du génie: recueil de traditions, 2009, p. 29
  7. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  8. 19e régiment du génie: recueil de traditions, 2009, p. 23
  9. 19e régiment du génie: recueil de traditions, 2009, p. 23-24
  10. a et b 19e régiment du génie: recueil de traditions, 2009, p. 21
  11. Les Insignes du Génie, Major Jacques DUPIRE
  12. B.Giudicelli sur le site Arme du Génie/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]