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Floing

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Floing
Floing
La mairie et à droite l'église.
Blason de Floing
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Sedan
Intercommunalité Ardenne Métropole
Maire
Mandat
Martine Lessertisseur
2020-2026
Code postal 08200
Code commune 08174
Démographie
Population
municipale
2 285 hab. (2021 en diminution de 6,47 % par rapport à 2015)
Densité 308 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 43′ 22″ nord, 4° 55′ 52″ est
Altitude Min. 148 m
Max. 281 m
Superficie 7,43 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Sedan
(banlieue)
Aire d'attraction Sedan
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Sedan-2
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Floing
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Floing
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Floing
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Floing
Liens
Site web http://www.villedefloing.com/

Floing est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Fleigneux, Glaire, Illy, Saint-Menges et Sedan.

Communes limitrophes de Floing
Saint-Menges Saint-Menges Fleigneux
Glaire Floing Illy
Glaire Sedan Sedan
Carte de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est dans le bassin versant de la Meuse au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Meuse et le ruisseau de Floing[1],[Carte 1].

La Meuse, d'une longueur de 486 km, est un fleuve européen qui prend sa source en France, dans la commune du Châtelet-sur-Meuse, à 409 mètres d'altitude, et se jette dans la mer du Nord après un cours long d'approximativement 950 kilomètres traversant la France, la Belgique et les Pays-Bas[2]. Elle longe la commune sur ses flancs sud et ouest, sur une longueur d'environ 3,4 km, constituant une limite séparative avec les communes de Sedan et de Glaire.

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Floing.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 934 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Douzy », sur la commune de Douzy à 10 km à vol d'oiseau[5], est de 10,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 857,0 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,8 °C, atteinte le [Note 1],[6],[7].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[8]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Floing est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Sedan, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[11],[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sedan, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 31 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (68,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (42 %), zones urbanisées (19 %), zones agricoles hétérogènes (18,1 %), forêts (13 %), terres arables (7,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,1 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Floin en 1190.

Histoire[modifier | modifier le code]

Guerre franco-allemande de 1870[modifier | modifier le code]

Lieu d'intenses combats pendant la bataille de Sedan en 1870. Le 1er septembre 1870 voulant briser l'encerclement du plateau d'Illy au nord-ouest de la citadelle de Sedan, les cavaliers du général Margueritte, malgré plusieurs charges héroïques n'y parvinrent pas. Ce qui provoqua une exclamation du roi Guillaume de Prusse qui observait le déroulement de la bataille depuis une colline du village de Frénois, il aurait dit « die tapferen leute » (que l'on peut traduire "les braves gens"). La colline d'où sont partis ces chasseurs d'Afrique a repris cette exclamation comme lieu-dit. L'échec de ces charges entraîna le repli en désordre des troupes françaises à l'intérieur du château de Sedan. Voulant éviter des massacres inutiles, surtout de populations civiles, Napoléon III fit hisser le drapeau blanc et accepta la reddition de la ville. Napoléon III fut fait prisonnier avec ces troupes ce qui provoqua la chute du Second Empire.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pont flottant de l'armée allemande à Floing le 14 mai 1940. Une ambulance chenillée allemande croise des prisonniers français.

Le , lors de la bataille de France, Floing est prise par les Allemands de la 1re Panzerdivision[16] de Friedrich Kirchner, une division du XIX. Armee-Korps (mot.) de Heinz Guderian. Floing est le lendemain matin tenue sous le feu de l'artillerie française (principalement du 110e régiment d'artillerie lourde hippomobile) qui tire sur les concentrations de troupes allemandes[17], lesquelles se préparent à franchir la Meuse. Pour cela, les Allemands utilisent l'usine de l'Espérance, située à Gaulier et aujourd'hui disparue, comme base de départ pour lancer leur attaque car elle leur fournit une certaine protection contre l'artillerie française[18]. L'attaque du Schützen-Regiment 1 (infanterie de la 1. Panzer-Division) aidé du II./Infanterie-Regiment Grossdeutschland (II./IRGD) débute à 15 h le après un intense bombardement aérien[19]. Appuyés par leurs nombreux chars et leurs canons de 88 mm, les Allemands réussissent avec succès[Note 3] à franchir la Meuse sous le feu affaibli du II/147e régiment d'infanterie de forteresse (capitaine Carribou) tenant plusieurs blockhaus[18]. Les Allemands poursuivent leur attaque pour agrandir une tête de pont, bientôt élargie sur ses ailes par le succès des deux autres divisions de Guderian à Wadelincourt et Donchery.

Une fois la traversée de la Meuse réussie, les pionniers du Pionier-Bataillon 37 et du Pionier-Bataillon 505 construisent un pont de bateaux[18], opérationnel avant minuit à Gaulier, qui permet à l'artillerie puis aux chars de la 1. Panzer-Division de se déployer sur l'autre rive dans la nuit[20], ils contribueront à la percée de Sedan qui aboutira à couper la France et son armée en deux, l'entraînant dans l'une des plus grandes défaites militaires de son histoire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Floing Blason
Tranché : au 1er de sinople à la navette de tisserand d'or posée en fasce soutenue à senestre d'une gerbe de blé du même, au 2e de gueules aux trois poivrières (tourelles) d'argent ajourées et maçonnées de sable rangées en bande, à la bande ondée d'azur brochant sur la partition.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Monuments[modifier | modifier le code]

Statue du général Margueritte.

Ayant une histoire de batailles il y a sur son territoire :

  • pour la guerre de 1870 :
  • Le cimetière avec des tombes allemandes et françaises ;
  • La nécropole nationale qui accueille des soldats tombés pendant la Seconde Guerre mondiale;
  • Le monument aux morts des deux derniers conflits mondiaux.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Rémi.
Chapelle Notre-Dame-de-la-Consolation.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1876 ? Day-Wat[21]    
Les données manquantes sont à compléter.
? 1927
(démission)
Jean Blum-Klein   Industriel
juin 1927 mai 1929 Léon Gillet[22] SFIO Pharmacien
Les données manquantes sont à compléter.
ca. 1944   Léon Gigleux    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1983 mars 2001 Bruno Chenot    
mars 2001 mars 2008 Catherine Frankinet DVG Enseignante
mars 2008 juin 2020 Dominique Meurie[23] DVD Négociatrice immobilière
juin 2020 En cours Martine Lessertisseur[24] DVD Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

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Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[26].

En 2021, la commune comptait 2 285 habitants[Note 4], en diminution de 6,47 % par rapport à 2015 (Ardennes : −3,2 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1511 0461 0351 2031 3121 5091 4991 6811 712
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 9472 0172 2382 3742 4072 3452 2362 1822 070
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 9151 7611 9041 8671 9021 6691 7502 0372 332
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2021
2 8002 8902 6362 4542 4742 4762 4852 3492 285
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les premiers essais du II./IRGD avaient toutefois été repoussés par un blockhaus qui a dû être réduit au silence par un 8,8 cm FlaK pour que les Allemands puissent réussir à passer.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. « Réseau hydrographique de Floing » sur Géoportail (consulté le 15 mai 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche communale de Floing », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines Rhin-Meuse (consulté le )
  2. Sandre, « la Meuse »
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Orthodromie entre Floing et Douzy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Douzy », sur la commune de Douzy - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Douzy », sur la commune de Douzy - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  9. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  10. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Sedan », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  12. « Commune de Floing », sur insee.fr,
  13. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sedan », sur insee.fr (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 203-204
  17. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 237
  18. a b et c Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 243-244
  19. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 238-240
  20. Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal, , p. 269
  21. Almanach historique, administratif & commercial de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, Matot-Braine, 1877, p241.
  22. Notice GILLET Léon, Joseph par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 1er avril 2016, dernière modification le 1er avril 2016
  23. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  24. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  29. Souvenir des combats de la Rouge-Mare sur paris-normandie.fr
  30. La mémoire des Poilus sur paris-normandie.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]