École de l'aviation légère de l'Armée de terre

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École de l'aviation légère de l'Armée de terre
Image illustrative de l’article École de l'aviation légère de l'Armée de terre
Logo de l'école de l'aviation légère de l'Armée de terre française.

Création Depuis :
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Branche Armée de terre française
Type École militaire
Rôle Aviation légère de l'Armée de terre
Fait partie de Commandement des forces terrestres
Garnison Le Cannet-des-Maures
Dax
Devise Erunt Aquilae
(Les aigles y seront)[1]

L'École de l'aviation légère de l'Armée de terre (ALAT) est une école de l'Armée de terre française chargée de l'instruction des pilotes d'hélicoptères de l'aviation légère de l'Armée de terre. Elle est implantée sur deux sites situés à Le Cannet-des-Maures (base « général Lejay ») et Dax (base « général Navelet »)[2].

L'école est aussi chargée de la qualification de vol aux instruments pour des pilotes de l’Armée de l'air et de la Marine nationale. L'une de ses composantes est binationale avec l'école franco-allemande de formation des équipages Tigre[2].

Au total, 15 000 heures de vol par an sont effectués par ses appareils[3], au profit de la formation des pilotes, mais aussi dans le cadre de l'opération Héphaïstos (lutte contre les feux de forêts), qui chaque été, permet le transport par hélicoptère d’hommes de l'unité de la sécurité civile UIISC 7 dans certaines zones inaccessibles par la route[4],[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Tout comme l'ALAT qui est issue de l'aviation légère d'observation d'artillerie (ALOA), l'école est héritière de l'école de spécialisation de l’aviation légère d'observation d'artillerie (ES ALOA) créée en mai 1953, elle-même fondée à partir du CPOA (Cours pratique d'observation aérienne) créé en octobre 1945[6].

Les unités[modifier | modifier le code]

Base école - 6e régiment d'hélicoptères de combat[modifier | modifier le code]

Après leur formation à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, les nouveaux officiers ayant choisi comme arme l'aviation légère de l'Armée de terre, rejoignent en premier le site de l'école de l'ALAT situé sur la base école « général Navelet » à Dax (Landes), pour y suivre la formation initiale de pilotage. Ils seront rejoints par leurs camarades issus des écoles Polytechnique, Navale, de l'air ou des officiers de gendarmerie qui eux aussi ont choisi de devenir pilote d'hélicoptères au profit d'une des 4 armées.

Outre le pilotage de base, les élèves suivent des modules spécifiques : vol à très basse altitude, pilotage assisté par jumelles de vision nocturne et pilotage aux instruments en circulation aérienne militaire[8].

C'est à l'issue des douze à quinze mois de formation initiale que les élèves sont brevetés « Pilote Militaire d'Hélicoptères » et rejoignent ensuite la base école « général Lejay » au Cannet-des-Maures pour la formation liée au choix de la filière (manœuvre et assaut, appui et destruction ou reconnaissance et attaque)[9].

La base est baptisée du nom du général Jean Navelet, commandant de l’ALAT, décédé dans le crash du Broussard qui le transportait au-dessus de la Forêt-Noire (Allemagne), le 27 juin 1967[10].

Au cours de l'été 2019, elle prend l’appellation de base école - 6e régiment d'hélicoptères de combat[11].

Base école - 2e régiment d’hélicoptères de combat[modifier | modifier le code]

Logo du meeting aérien des 60 de l'ALAT représentant un hélicoptère sur un ciel bleu, blanc, rouge.
Logo de meeting des 60 ans de l'ALAT.

La base école située au Cannet-des-Maures pour la formation par spécialité et au combat[9],[8]. Elle participe à la formation des instructeurs sols du personnel navigant. De plus, elle assure la formation continue des pilotes expérimentés (préparation opérationnelle). L'emplacement du site offre aux pilotes une grande diversité de terrains d’entraînements : mer Méditerranée, moyenne montagne ou plateaux (Valensole ou celui des Pallières)[12]. Environ 20 % des vols s'y déroulent de nuit[12].

La base organise tous les deux ans sur son aérodrome militaire du Luc – Le Cannet, un meeting aérien, celui de juin 2014 fêtant les soixante ans de l'ALAT[13].

La base est baptisée du nom du général André Lejay, premier commandant de l’ALAT, dont il a activement participé à sa création en novembre 1954[14].

Au cours de l'été 2019, elle prend l’appellation de base école - 2e régiment d'hélicoptères de combat.

École Franco-allemande de formation des équipages Tigre (EFA Tigre)[modifier | modifier le code]

L’EFA Tigre est créée le 1er juillet 2003 pour préparer la formation les futurs équipages de l’hélicoptère de combat Tigre de l'ALAT et de l'Armée allemande. Les premiers appareils ont été affectés à l'école en 2005, tandis que le premier stage de formation a eu lieu en 2006[15].

Les élèves disposent d'une formation composé à 65 % de séances sur simulateurs dispensés dans la langue de l’aéronautique : l'anglais. Le reste étant composé des cours de pilotages réel dispensé par des instructeurs de la même nationalité que l'élève, en effet les hélicoptères tigres allemand et français ne disposent pas des mêmes systèmes d'armement[16].

Au total 325 personnes y travaillent et le commandement de l'école tourne tous les trois ans entre les deux pays, le commandant en second était de nationalité différente du chef de corps. L'école a également formé des pilotes espagnols et australiens[16],[15].

Centre de formation inter-armées NH90 (CFIA NH90)[modifier | modifier le code]

NH 90 Caïman de l'armée française en vol.

Le centre de formation inter-armées NH90, créé le 1er juillet 2010, est un organisme à vocation interarmées (OVIA) chargé de la formation des pilotes de l'Armée de terre et de la Marine nationale sur ce nouvel hélicoptère de transport et de lutte anti-surface/anti-sous-marine[2]

Le cursus est composé de trois mois de cours théoriques suivis par 36 heures sur simulateur et 33 heures de vol[17]. Après cette formation initiale, les pilotes de la marine rejoignent ensuite la base d'aéronautique navale d'Hyères pour leur spécialisation sur la version marine de cet appareil[17].

Le centre de formation a également une vocation internationale : 47 mécaniciens belges et deux pilotes espagnols ont été accueillis en 2014. D'autres le seront encore pour ces deux pays mais aussi pour l'armée suédoise qui a signé un contrat sur quatre ans prévoyant 300 à 800 heures/an d’entrainement sur simulateurs[18].

Centre de formation des mécaniciens ALAT[modifier | modifier le code]

Les personnels mécaniciens ALAT sont formés sur deux emprises ; ils suivent une primo-formation à l'école du Matériel de Bourges afin d'être qualifié mécanicien hélicoptère d'une durée de 6 à 8 mois pour les sous officiers et officiers[19] puis une formation de spécialisation sur le matériel sur lesquels ils serviront. Dans ce cadre, ils peuvent passer les qualifications de mécaniciens navigants[20].

Centre de vol en montagne (CVM)[modifier | modifier le code]

Le centre de vol en montagne (CVM), créé le 9 juin 1960 et situé sur la commune de Sainte-Léocadie (Pyrénées-Orientales), est rattaché à la base en 1999[2],[21].

Centre de formation franco-allemand de Fassberg[modifier | modifier le code]

Le centre de formation franco-allemand du personnel technico-logistique (CFA-PTL), situé à Fassberg en Allemagne, forme les maintenanciers de l’hélicoptère Tigre. Il a été inauguré le 27 septembre 2003.

Matériels[modifier | modifier le code]

Photo d'un Colibri en vol de l’école lors de l'opération portes ouvertes à l’aéroport de Valence-Chabeuil pour les 60 ans de l'ALAT.
Un Colibri de l’école lors de l'opération portes ouvertes à l’aéroport de Valence-Chabeuil (Drôme - France) pour les 60 ans de l'ALAT.

Depuis 2008, un contrat de partenariat d’une durée de 22 ans a été signé avec la société Hélidax. Sur la base landaise, cette dernière fournit 36 appareils Colibris qui remplacent les anciennes Gazelles sur lesquelles les pilotes étaient jusqu'à présent formés[22]. Le principal objectif de ce remplacement étant de faire baisser le coût de l'heure de vol : celui d’une Gazelle revenant à 2 300 euros contre 900 euros pour celui d’un Colibri. Le 22 mai 2013, les hélicoptères de cette société ont dépassé les 50 000 heures de vols au profit de l'EALAT[23]. Outre la formation initiale, ces hélicoptères peuvent être détachés dans les unités pour permettre aux pilotes d'effectuer des « vols de substitution », c'est-à-dire des entrainements simples à moindre coût[24].

La base école « général Lejay » possède l’ensemble des appareils en service depuis de nombreuses années au sein de l'ALAT : Gazelle, Fennec et Puma.

En 2013, l'EFA Tigre compte 14 hélicoptères de combat Tigre, dont neuf version française (HAP, Hélicoptère Appui Protection) et cinq version allemande (KHS, Kampfhubschrauber, en français Hélicoptère de combat)[16].

Le CFIA NH90 dispose quant à lui de huit NH90, version Caïman, le premier ayant été livré en juillet 2012[25].

Commandants[modifier | modifier le code]

Commandants de l'ES ALOA (1953-1957)[6] :

  • mai 1953 au  : colonel André Lejay
  • au  : colonel Bernard Delaine

Commandants de L'EA.ALAT (1957-1994)[26] :

  • au  : lieutenant-colonel Jean Razy
  • au  : colonel Marcel Duverger
  • au  : chef de bataillon Raymond Capieu
  • au  : chef d'escadron Philippe Sommerer
  • au  : chef d'escadron André Coffrand
  • au  : lieutenant-colonel Raymond Jestin
  • au  : lieutenant-colonel Jacques Bouleau
  • au  : lieutenant-colonel Armand Le Roy
  • au  : colonel Denis Lafarie
  • au  : colonel Bernard Dubourneau
  • au  : colonel Michel Mage
  • au  : colonel puis général André Martini
  • au  : colonel Yves Breteau
  • au  : colonel Jean-Marie Pauty
  • au  : colonel Charles-Henri De Monchy

Commandants de l’état-major de l'école (depuis 1994)[26]:

  • au  : général Charles-Henri De Monchy
  • au  : général Armel Davout d'Auerstaedt
  • au  : général Hubert Remond
  • au  : général Jacques Gratteau
  • au  : général Jean Roche
  • au  : général Bruno De Lassus Saint-Genès
  • au  : général Patrick Tanguy
  • au  : général Yann Pertuisel
  • au 1er août 2012 : général Olivier Gourlez de La Motte
  • Depuis le  : général Marc Demier

Musée de l'aviation légère de l'Armée de terre et de l'hélicoptère[modifier | modifier le code]

Logo de l'association du musée représentant deux hélicoptères en vol sur fond de l'insigne de l'ALAT.
Logo de l'association du musée.

Le musée de l'aviation légère de l'Armée de terre et de l'hélicoptère est présent sur la base de Dax, il regroupe une trentaine d'appareils sur 2 500 m2 de hangars[27],[28].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Martini, L'histoire de l'aviation légère de l'Armée de terre 1794-2004 : de l'Entreprenant au Tigre, Lavauzelle, coll. « Histoire, mémoire et patrimoine », , 427 p. (ISBN 978-2-702-51277-7).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Insigne EALAT », sur alat.fr (consulté le 3 mars 2015)
  2. a b c d et e « École de l'aviation légère de l'Armée de terre », Site officiel de l'Armée de terre française, (consulté le 24 juillet 2019)
  3. a et b « L'EALAT - École de l'Aviation Légère de l'Armée de terre »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur lecannetdesmaures.com (consulté le 8 mars 2015)
  4. « DIAPO. La Patrouille de France et tant d'autres ce dimanche au Cannet-des-Maures », Var-Matin, (consulté le 24 juillet 2019)
  5. Didier Chalumeau, « Feux de forêt: la campagne Héphaïstos est lancée », Nice-Matin, (consulté le 24 juillet 2019)
  6. a et b « École de Spécialisation de l’Aviation Légère d'Observation d'Artillerie - ES.ALOA », sur alat2.fr (consulté le 19 avril 2015)
  7. « Le crash de deux hélicoptères de l'armée de terre fait cinq morts dans le Var », Libération, (consulté le 2 février 2018)
  8. a et b « Les hélicoptères de l'Armée de terre : situation et perspectives - Les écoles de formation », Sénat, (consulté le 3 mars 2015)
  9. a et b « Pilote d'hélicoptère sous contrat d'officier »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur recrutement.terre.defense.gouv.fr (consulté le 1er mars 2015)
  10. « Général Jean Navelet »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Union Nationale des Anciens de l'ALAT (consulté le 1er mars 2015)
  11. « De l’importance du patrimoine », sur le site de l'Armée de terre, le 1er juillet 2019.
  12. a et b « Depuis la base du Luc, des hélicoptères survolent, jour et nuit, tout le Var », Var-Matin, (consulté le 28 avril 2015)
  13. « Informations - Meeting Le Luc »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur meeting-leluc.fr (consulté le 2 mars 2015)
  14. « Général André Paul Lejay », Union Nationale des Anciens de l'ALAT (consulté le 24 juillet 2019)
  15. a et b « Création de l'école franco-allemande »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Site officiel de l'Armée de terre française, (consulté le 6 mars 2015)
  16. a b et c « Côte à côte dix ans de l’Ecole franco-allemande TIGRE », La Lettre Diplomatique (consulté le 14 mars 2015)
  17. a et b « NH90 Caïman, direction le 1er RHC », sur comao.fr (consulté le 3 mars 2015)
  18. Frédéric Lert, « Le CFIA poursuit son internationalisation en 2015 », Air et Cosmos, (consulté le 28 avril 2015)
  19. « Chef de section aéromobilité » [PDF], sur emb.terre.defense.gouv.fr (consulté le 28 mars 2015)
  20. « Maintenance aéronautique »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur unaalat.fr (consulté le 28 mars 2015)
  21. « Centre de vol en montagne », Site officiel de l'Armée de terre française, (consulté le 1er mars 2015)
  22. Jean-Dominique Merchet, « Dax, la nouvelle école "privée" des armées », Libération, (consulté le 1er mars 2015)
  23. « La flotte d’Hélidax dépasse le cap des 50 000 heures de vol », Défense conseil international, (consulté le 24 juillet 2019)
  24. Frédéric Lert, « Hélicoptères : l’irrésistible croissance des vols de substitution »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Air et Cosmos, (consulté le 28 avril 2015)
  25. « Arrivée du 1er hélicoptère Caïman au Centre de formation interarmées NH90 », Armée de terre, (consulté le 3 mars 2015)
  26. a et b « Commandants de l'EALAT »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur alat.fr (consulté le 3 mars 2015)
  27. « Musée de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre et de l'Hélicoptère », (consulté le 5 mars 2015)
  28. « La visite du musée », Association des Amis du Musée de l'aviation légère de l'Armée de terre et de l'hélicoptère (consulté le 5 mars 2015)