Service de santé des armées

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Service de santé des armées
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Image illustrative de l'article Service de santé des armées

Pays Drapeau de la France France
Allégeance Armée française
Commandant Médecin général des armées Jean-Marc Debonne[1]
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En France, le service de santé des armées (SSA) a pour mission prioritaire le soutien médico-chirurgical, en toutes circonstances, des forces armées françaises et des organismes placés sous l'autorité du ministre de la Défense.

Son organisation sur le territoire national lui permet d'assurer un soutien adapté lors de la projection des forces armées sur les théâtres d'opération. Il est compétent en matière de soins, d'aptitude médicale et d'expertise, de prévention, d'enseignement et de recherche dans les domaines médical, pharmaceutique, paramédical, odontologique et vétérinaire.

C'est un service interarmées dont la direction centrale (direction centrale du service de santé des armées, DCSSA) est placée sous l'autorité directe du chef d’État-Major des armées (CEMA).

Histoire[modifier | modifier le code]

Insigne de béret du SSA.

(Les services de santé militaires ont été institués par Louis XIV par l'édit du 17 janvier 1708 établissant les offices de médecins et chirurgiens royaux.

Durant la Révolution française et l'ère napoléonienne (1799-1815), des changements ont été opérés pour s'adapter aux guerres incessantes caractéristiques de cette période. Ainsi, un hôpital militaire fut édifié sur le site religieux de la chapelle du Val-de-Grâce à Paris.

En 1856, Napoléon III signe le décret impérial instituant deux écoles de formation des médecins et pharmaciens : l'une préparatoire à Strasbourg, l'autre d'application à Paris, près du Val de grâce.

En 1882, le Parlement français octroya aux services de santé militaires une indépendance technique. À la suite de cela, huit hôpitaux ainsi que des agences de recherches et de ravitaillement sanitaire furent progressivement acquis.

En 1890, l'école de santé navale de Bordeaux et l'école du service de santé militaire de Lyon ouvrent leurs portes afin de former les médecins et pharmaciens de la Marine et des Troupes coloniales pour l'une, des Armées de terre et de l'Armée de l'air pour l'autre.

En 1962, une direction centrale des services de santé est créée.

Dans le même esprit, en 1968, tous les services de santé militaires (marine, armée de terre, troupes de marine, armée de l'air, gendarmerie) fusionnèrent en un seul service de santé des armées. Les écoles de Bordeaux et de Lyon prennent le nom d'« écoles du service de santé des armées » (ESSA).

Le a été créée l'école de santé des armées, centre unique pour les six premières années de formation initiale des médecins et des pharmaciens des armées.

L'école de santé des armées est instituée héritière, par filiation directe, des patrimoines de tradition des écoles du service de santé des armées (ESSA) de Bordeaux et Lyon-Bron. Le drapeau de l'école de santé des armées porte l'inscription « AFN 1952-1962 » et les décorations suivantes : la croix de la Légion d'honneur ; la croix de guerre 1914-1918 avec palme ; la croix de guerre 1939-1945 avec palme ; la croix de guerre des théâtres d'opérations extérieurs.

Jusqu'en 2011, le SSA était aussi chargé de la gestion administrative des aumôniers militaires. Ils dépendent depuis 2012 du service du commissariat des armées[2].

Parmi les grands personnages ayant marqué l'histoire du SSA, on peut citer :

  • Antoine Parmentier (1737-1813), pharmacien, hygiéniste alimentaire ; promoteur de la consommation de la pomme de terre dans l'alimentation humaine ;
  • le baron Pierre-François Percy (1754-1825), chirurgien en chef des armées sous la Révolution et l'Empire ; l'Hôpital d'instruction des armées de Clamart porte son nom ;
  • René-Nicolas Dufriche Desgenettes (1762-1837), Médecin en chef de la Grande Armée ; l'Hôpital d'instruction des armées de Lyon porte son nom ;
  • Dominique Larrey (1766-1842), père de la médecine d'urgence ;
  • Pierre-François Kéraudren (1769-1858), médecin ; nommé Inspecteur général du service de santé de la Marine par Napoléon ; membre de l'Académie de médecine ;
  • Jean-Pierre Gama, chirurgien (1772-1861) ; chirurgien de la Grande Armée ; l'un des promoteurs de l'indépendance du service de santé militaire (alors administré par le service de l'Intendance) et l'un de ses premiers historiens ;
  • Claude-Joseph Moizin (1782-1849), médecin ; médecin du Premier Empire et des deux Restaurations ; Président du Conseil de santé des armées ; défenseur de l'autonomie du service de santé des armées ;
  • Louis Jacques Bégin (1793-1859), chirurgien du Premier Empire jusqu'au Second et président de l'Académie de médecine en 1847 ; l'Hôpital d'instruction des armées de Saint-Mandé porte son nom ;
  • Lucien Baudens (1804-1857), chirurgien ; initiateur de l’École de médecine d'Alger ; effectua une mission d'expertise pendant la guerre de Crimée en 1855 ; auteur d'un Traité des plaies d'armes à feu ;
  • Charles-Emmanuel Sédillot (1804-1883), chirurgien ; auteur de la première gastrostomie chez l'homme (1846) ; proposa le terme "microbe" pour désigner les agents pathogènes microscopiques ;
  • François Maillot (1804-1894), promoteur du traitement du paludisme par le sulfate de quinine ;
  • Félix-Hippolyte Larrey (1808-1895), fils de Dominique Larrey ; chirurgien ; médecin de Napoléon III ; député des Hautes-Pyrénées ;
  • Michel Lévy (1809-1872), médecin, hygiéniste ; l'hôpital militaire de Marseille porta son nom jusqu'en 1963, année au cours de laquelle il fut remplacé par l'hôpital d'instruction des armées Laveran ;
  • Gaspard-Léonard Scrive (1815-1861), chirurgien ; pionnier de l'anesthésie et de la chirurgie de guerre ; a développé l'utilisation du chloroforme en anesthésie au cours de la guerre de Crimée ;
  • Léon Legouest (1820-1889), chirurgien ; professeur agrégé du Val-de-Grâce ; auteur d'un Traité de chirurgie d'armée ; réorganisateur du service de santé militaire ; l'hôpital d'instruction des armées de Metz porte son nom ;
  • Joseph Désiré Tholozan (1820-1897), épidémiologiste ; participa à la campagne de Crimée ; fut appelé en 1858 comme médecin personnel du Shah de Perse ; organisa l'enseignement de la médecine dans ce pays ; nombreux travaux concernant les maladies infectieuses et l'épidémiologie ;
  • Jean-Antoine Villemin (1827-1892), a démontré le caractère contagieux de la tuberculose ;
  • Alexandre Lacassagne (1843-1924), Professeur de médecine légale à la faculté de Lyon ; fondateur de l'anthropologie criminelle ;
  • Charles Louis Alphonse Laveran (1845-1922), prix Nobel de médecine en 1907 ; découvreur de l'hématozoaire du paludisme ; l'hôpital d'instruction des armées de Marseille porte son nom ;
  • Jules Crevaux (1847-1882), médecin ; explorateur de l'Amérique du Sud et notamment de la Guyane ;
  • Edmond Delorme (1847-1929), chirurgien ; précurseur de l'asepsie ; on lui doit la technique de décortication pleuro-pulmonaire et une technique de cure du prolapsus rectal ; auteur d'un important Traité de chirurgie de guerre ;
  • Jean Bayol (1849-1905), médecin ; membre de l'expédition de Gallieni en Afrique noire en 1880 ; intègre l'administration coloniale ; est l'un des fondateurs de Conakry ; conseiller général et sénateur des Bouches-du-Rhône ;
  • Jules Fontan (1849-1931), chirurgien ; auteur de la première suture cardiaque en 1900 ;
  • Carle Gessard (1850-1925), pharmacien, bactériologiste ; découvreur du bacille pyocyanique (Pseudomonas aeruginosa), longtemps appelé « bacille de Gessard » ;
  • Louis Vaillard (1850-1935), médecin ; créateur du premier laboratoire de recherches du service de santé ; directeur de l’École du service de santé militaire de Lyon ; inspecteur de l'hygiène dans les armées ;
  • Charles Depéret (1854-1929), médecin, paléontologiste et minéralogiste ; titulaire de la chaire de Géologie et Doyen de le Faculté des sciences de Lyon ;
  • Albert Clarac (1854-1934), chirurgien ; premier directeur de l’École du service de santé des troupes coloniales, créée au Pharo à Marseille en 1905 ;
  • Victor Baur (1857-1914), médecin ; mortellement blessé lors de la première bataille de la Marne en 1914 ; l'ancien hôpital des armées de Colmar porta son nom ;
  • Alexandre Le Dantec (1857-1932), médecin ; inaugure en 1890 un cours de pathologie exotique à la faculté de médecine de Bordeaux ;
  • Paul-Louis Simond (1858-1947), biologiste, médecin de Marine ; a mis en évidence le rôle de la puce du rat dans la transmission de la peste ;
  • Louis-Marius Ferraton (1860-1936), anatomiste, chirurgien ; les cires anatomiques de l’École de santé des armées de Lyon ont été inspirées par L.M. Ferraton, alors qu'il était répétiteur d'anatomie à l’École du service de santé militaire ; nommé professeur titulaire de la chaire de chirurgie d'armée au Val-de-Grâce en 1908 ; a décrit avec Maurice Perrin la hanche à ressaut (maladie de Perrin-Ferraton) ;
  • Émile Marchoux (1862-1943), médecin ; importants travaux sur la fièvre jaune, la paludisme, la lèpre ; l'Institut central de la lèpre de Bamako porta son nom ;
  • Hyacinthe Vincent (1862-1950), promoteur de la vaccination contre la typhoïde ;
  • Albert Calmette (1863-1933), a mis au point, avec Guérin, le vaccin contre la tuberculose (BCG) ;
  • Alexandre Yersin (1863-1943) ; découvreur du bacille de la peste ;
  • Octave Jacob (1867-1928), chirurgien, anatomiste ; auteur avec Léo Testut, professeur d'anatomie à la faculté de médecine de Lyon, d'un Traité d'anatomie topographique avec applications médico-chirurgicales ;
  • Alfred Conor (1870-1914), médecin, biologiste ; fut l'un des premiers bactériologistes à décrire la fièvre boutonneuse (maladie de Conor et Bruch) ;
  • Alexandre Lasnet (1870-1940), médecin ; inspecteur général du service de santé au ministère des colonies ; réformateur du service de santé colonial ;
  • Henry Foley (1871-1956), médecin et biologiste ; travaux sur la fièvre récurrente et le typhus exanthématique ;
  • Louis Tribondeau (1872-1918), médecin, histologiste ; auteur de travaux sur les radiations, servant de base à la radiothérapie des cancers ; a énoncé, avec le professeur Bergonié de la faculté de médecine de Bordeaux, une loi sur l'action cellulaire des radiations (Loi de Bergonié et Tribondeau) ;
  • Gustave Bouffard (1872-1957), médecin et biologiste ; a travaillé sur les mycétomes et les ulcères phagédéniques ; un agent étiologique porte son nom (Aspergillus bouffardii) ;
  • Jean-Augustin Bussière (1872-1958), médecin, humaniste ; affecté en Chine, comme médecin de la légation de France à Pékin en 1913, il y passa près de 41 ans ; aida la Résistance chinoise lors de l'occupation japonaise ;
  • Charles Dopter (1873-1950), médecin, bactériologiste ; recherches sur la dysenterie et la méningite cérébro-spinale ; durant la guerre de 1914-1918, organisa la prophylaxie des maladies contagieuses et fut l'un des organisateurs de la lutte contre les gaz de combat ; auteur, avec Ernest Sacquépée, d'un Précis de Bactériologie, qui a longtemps servi de livre de base ;
  • Ernest Duchesne (1874-1912), médecin ; peut être considéré comme le théoricien précurseur de l'antibiothérapie ; dans sa thèse soutenue en 1897 à la faculté de médecine de Lyon (Contribution à l'étude de la concurrence vitale chez les microorganismes), il envisageait les possibilités thérapeutiques résultant de l'action antimicrobienne des moisissures ;
  • Gaston Bourret (1875-1917), médecin, bactériologiste ; spécialiste de la lèpre ; responsable du laboratoire de bactériologie de l'hôpital, il est contaminé accidentellement par le bacille de Yersin et meurt à Nouméa, lors de l'épidémie de peste de 1917 ; un des hôpitaux du centre hospitalier territorial de la Nouvelle-Calédonie porte son nom ;
  • Henri Rouvillois (1875-1969), chirurgien ; chef de la célèbre « auto-chir. 2 » au cours de la guerre de 1914-1918 ; inspira l'organisation du Service de santé en campagne ; directeur du service de santé de l'armée de 1932 à 1935 ; inspecteur général du service de santé et président du comité consultatif de santé ;
  • Victor-Marie-Joseph Le Moal (1876-1908), médecin et biologiste ; travaux sur le paludisme et la trypanosomiase ;
  • Paul Rivet (1876-1958), médecin, anthropologue ; il est à l'origine de la création du Musée de l'Homme à Paris ; député de Paris ; président du comité de vigilance des intellectuels antifascistes ;
  • Robert Picqué (1877-1927), pionnier du transport médical aérien ;
  • Victor Segalen (1878-1919), médecin, romancier, poète, ethnographe, sinologue, archéologue ;
  • Paul Forgeot (1878-1957), vétérinaire-biologiste ; auteur en 1935 d'un important Traité des maladies infectieuses et contagieuses des animaux domestiques ;
  • Eugène Jamot (1879-1937), spécialiste de la trypanosomiase africaine ;
  • Ferdinand Heckenroth (1880-1959), médecin, biologiste ; travaux sur la maladie du sommeil, le paludisme, la rage, l'hygiène tropicale ;
  • Jules Beyne (1880-1968), un des fondateurs de la médecine aéronautique française ;
  • Albert Policard (1881-1972), médecin, histologiste, auteur d'un célèbre Traité d'histologie ; membre de l'Académie des sciences ; titulaire de la chaire d'histologie de la Faculté de Médecine de Lyon pendant trente-deux ans ;
  • Émile Borel (1884-1928), médecin, biologiste et entomologiste médical ;
  • Adolphe Sicé (1885-1957), médecin ; directeur du service de santé de l'Afrique française libre ; Compagnon de la Libération ; président de la Croix-Rouge française ;
  • Jean Lambert des Cilleuls (1885-1980), médecin ; grand historien du service de santé militaire de l'Ancien Régime ; contribua fortement à la création et à l'organisation du droit international médical[3] ;
  • Jean Bablet (1886-1952), médecin, biologiste, anatomo-pathologiste ; directeur de l'institut Pasteur d'Hanoï en 1926 ; fonda, en 1932, un laboratoire d'anatomopathologie à l'nstitut Pasteur de Paris, qui recueillera plus de 20 000 coupes consacrées à la pathologie tropicale ;
  • Charles Héderer (1886-1967), médecin, physiologiste ; ses travaux scientifiques les plus marquants concernèrent la protection contre les gaz de combat et la physiologie et la technologie de la plongée sous-marine ; publia en 1935, avec Marc Istin, L'arme chimique et ses blessures ;
  • Angelo Hesnard (1886-1969), psychiatre, psychanalyste ; cofondateur en 1926 de la Société psychanalytique de Paris ;
  • Gaston Muraz (1887-1955), médecin des troupes coloniales ; dirigea en Afrique équatoriale française, de 1928 à 1931, le service de prophylaxie de la maladie du sommeil ; l'Institut public burkinabé de recherche pour la santé de Bobo-Dioulasso porte son nom : centre Muraz ;
  • Henry Gabrielle (1887-1968), chirurgien, anatomiste ; professeur à la faculté de médecine de Lyon ; ancien président des hospices civils de Lyon (HCL) ; un établissement de santé des HCL à Saint-Genis-Laval, spécialisé en rééducation et réadaptation fonctionnelles, porte son nom ;
  • Georges Girard (en) (1888-1985), médecin et biologiste ; a mis au point, avec J. Robic, un vaccin antipesteux ;
  • Georges Portmann (1890-1985), médecin ; titulaire de la chaire d'oto-rhino-laryngologie de la faculté de médecine de Bordeaux ; doyen de la faculté de médecine et de pharmacie de Bordeaux ; sénateur de la Gironde ;
  • Jacques Genevray (1891-1953), médecin, biologiste et hygiéniste ; a travaillé sur la plupart des maladies exotiques et notamment sur le vibrion cholérique et la mélioïdose ;
  • Pierre Melnotte (1891-1979), médecin ; directeur du service de santé de la Première armée du général de Lattre de Tassigny ; professeur à la chaire d'hygiène et de médecine sociale de la faculté de médecine de Nancy ;
  • Jean Laigret (1893-1966), médecin et biologiste ; a mis au point un vaccin antiamaril et un vaccin antityphique ;
  • Jean Robic (1893-1968), médecin et biologiste ; a mis au point, avec Georges Girard, un vaccin antipesteux ;
  • Marcel Vaucel (1894-1969), médecin, bactériologiste ; spécialiste des grandes endémies et des maladies épidémiques tropicales ; auteur d'un Traité de médecine tropicale ; directeur du service de santé de l'Afrique libre à Brazzaville de 1942 à 1944 ;
  • Pierre Bergeret (1894-1980), médecin, physiologiste ; directeur en 1945 de la nouvelle section technique du service de santé de l'air, il contribue au renouveau de la médecine aéronautique ;
  • Gustave Ginestet (1897-1966), chirurgien et dentiste ; pionnier de la chirurgie maxillo-faciale réparatrice et esthétique ;
  • François Blanc (1899-1979), auteur d'un traité sur l'amibiase ;
  • Pierre Dorolle (1899-1980), médecin ; introduit l'anthropologie dans le secteur sanitaire ; directeur général adjoint de l'OMS de 1950 à 1973 ;
  • Raymond Debenedetti (1901-1969), médecin ; responsable sanitaire de la Résistance pour l'Auvergne ; Directeur du Service de santé des armées ; membre de l'Académie nationale de médecine ; Président de la Croix-Rouge Française ;
  • Pierre Huard (1901-1983), chirurgien, anatomiste, anthropologue, doyen de la faculté de médecine d'Hanoï ;
  • Jean Julliard (1902-1960), médecin ; créateur et directeur du centre de transfusion-réanimation de l'Armée ; le centre de transfusion sanguine des armées porte son nom ;
  • Robert Grandpierre (1903-1984), médecin, physiologiste ; professeur aux facultés de médecine de Nancy et de Bordeaux ; travaux dans les domaines de la médecine et de la physiologie aéronautiques et spatiales ; créateur du Centre d'études de biologie aéronautique, devenu le Centre d'études et de recherches de médecine aérospatiale (CERMA) ;
  • Eugène Aujaleu (1903-1990), médecin, infectiologue, épidémiologiste ; premier directeur général de la santé en 1956 ; premier directeur général de l'INSERM de 1964 à 1969 ;
  • Roger Sohier (1903-1991), médecin ; titulaire de la chaire de bactériologie, virologie et immunologie à la faculté de médecine de Lyon ;
  • Hugues Gounelle de Pontanel (1903-2001), médecin, hygiéniste, nutritionniste ; consultant d'hygiène pour les Nations unies ; président de l'Académie nationale de médecine en 1983[4] ;
  • Pierre Richet (1904-1983), médecin ; médecin-chef de la deuxième division blindée (2e DB) de Leclerc ; secrétaire général permanent de l'Organisation de coordination et de coopération pour la lutte contre les grandes endémies (OCCGE) ;
  • Léon Pales (1905-1988), chirurgien, anthropologue[5] ;
  • Claude Chippaux (1909-1984), chirurgien, anthropologue ;
  • Marcel Autret (1909-2001), pharmacien-chimiste ; spécialiste en alimentation et nutrition tropicales ; fondateur de la revue FAO-Alimentation-Nutrition ;
  • Robert Koerber (1910-1956), médecin et biologiste ; travaux notamment sur la vaccination antiamarile ;
  • Jean Languillon (1912-2003), médecin ; créa et dirigea l'institut de léprologie appliquée de Dakar ; auteur d'un Précis de léprologie qui fut longtemps un ouvrage de référence ;
  • Henri Collomb (1913-1979), psychiatre ; pionnier de la psychiatrie sociale en Afrique ; créateur de l'École de Dakar ou « École de Fann » ;
  • Henri Laborit (1914-1995), chirurgien, découvreur des neuroleptiques, neurobiologiste ; reçut le prix Albert Lasker en 1957 ;
  • Léon Lapeyssonnie (1915-2001), médecin-général, spécialiste de médecine tropicale, notamment de la trypanosomiase et de la méningite à méningocoques (« ceinture africaine des méningites » ou « ceinture (géographique) de Lapeyssonnie »)[6] ;
  • André Carayon (1915-2007), chirurgien ; spécialiste de renommée internationale de la chirurgie de la lèpre ; titulaire de chaire à l'université de Dakar ; expert international de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ;
  • Jean-François Cier (1915-2008), médecin, physiologiste ; auteur avec H. Hermann d'un célèbre Précis de physiologie ; professeur et doyen de la faculté de médecine de Lyon ;
  • François Violette (1917-2000), médecin, physiologiste ; établit les lois suivies par l'expansion des gaz ; travaux sur les inhalateurs d'oxygène et les décompressions explosives ;
  • Julien Barry (1918-2004), histologiste, neuro-endocrinologue ; professeur aux facultés de médecine de Besançon, Alger et Lille ; créateur de l'unité INSERM 156 ; son nom est associé au système à gonadolibérine ;
  • René Labusquière (1919-1977), médecin ; grand animateur de la lutte contre les maladies tropicales en Afrique centrale ; participa à la création et à l'animation des équipes mobiles ; ancien secrétaire général de l'Organisation de coopération pour la lutte contre les grandes endémies en Afrique centrale (OCEAC) ;
  • Robert Hugonot (1922-2010), médecin, gériatre ; professeur agrégé du Val-de-Grâce ; professeur de médecine interne à la faculté de médecine de Grenoble ; fondateur de la première fédération hospitalière de gérontologie clinique ; créateur, en 1995, de la première structure au monde de lutte contre les maltraitances (réseau ALMA France) ;
  • Gaston Meyniel (1923-2005), médecin ; professeur de biophysique médicale et doyen de la faculté de médecine et de pharmacie de Clermont-Ferrand ; spécialiste de médecine nucléaire ; directeur-fondateur du centre de lutte contre le cancer ;
  • Jean Colin (1925-2015), médecin, physiologiste ; médecin général inspecteur ; directeur de l’École d'application du service de santé pour l'armée de l'air ; travailla à la protection du personnel navigant contre les effets de la très haute altitude ; ses travaux contribuèrent à la mise au point d'une combinaison stratosphérique ; participa à la sélection des premiers spationautes français ;
  • André Dodin (1926-1995), médecin et biologiste ; expert de renommée internationale du choléra ; mit au point le vaccin oral anticholérique ;
  • Pierre Douzou (1926-2000), pharmacien, professeur de biochimie à l’hôpital du Val-de-Grâce ; professeur au Muséum national d'histoire naturelle ; coordonnateur du programme national des biotechnologies au ministère de la Recherche et de la Technologie (1981-1985) ; inventeur de la cryobiologie ;
  • Robert Fontanges (1928-2013), médecin, bactériologiste ; directeur du centre de recherches du service de santé des armées ; professeur aux facultés de médecine de Lyon, Grenoble et Niamey ; directeur de recherches au CNRS ;
  • Jean-Louis Valatx (1938-2009), médecin, physiologiste ; directeur de recherches dans l'unité du professeur Jouvet à la faculté de médecine de Lyon ; fut le premier explorateur de l'ontogenèse du sommeil ; mondialement connu pour ses travaux sur la génétique du sommeil ;
  • Dominique Dormont (1948-2003), spécialiste de renommée internationale de l'encéphalopathie spongiforme bovine[7];
  • Valérie André (née en 1922), pionnière de l'évacuation médicale héliportée lors de la Guerre d'Indochine ; première femme de l'Armée française à atteindre le grade d'officier général.
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Missions[modifier | modifier le code]

La mission prioritaire : le soutien des forces armées[modifier | modifier le code]

La mission régalienne du SSA est d'assurer le soutien santé des forces armées[8].

Le SSA contrôle et suit l’état de santé des militaires tout au long de leur vie : surveillances spécifiques, poursuite des traitements, évaluation des séquelles… Il s’assure de leur aptitude pour les opérations par leur mise et leur maintien en condition physique et mentale : sélection, aptitude, vaccinations, soins, protection, éducation sanitaire…

En opérations, le SSA assure la prise en charge des blessés et des malades avec pour objectif de préserver l’intégrité physique et psychologique. Cette prise en charge, depuis la blessure jusqu’au rétablissement complet, est organisée en quatre niveaux :

  • les gestes d’urgences et de réanimation réalisés par le poste médical au sein des unités de combat ;
  • le traitement chirurgical nécessaire à la survie et limitant les séquelles réalisé par les antennes chirurgicales ;
  • le traitement du blessé sur le théâtre dans une formation hospitalière médico-chirurgicale ;
  • l’évacuation médicale et le traitement définitif et la rééducation dans les hôpitaux d'instruction des armées en France.

Les évacuations médicales tactiques, sur les théâtres d'opérations, sont réalisées par les hélicoptères Puma, Cougar et Caracal et par des avions de l'armée de l'air de type Transall, Hercules et Casa. Les évacuations médicales stratégiques vers la France sont réalisées par des avions type Falcon et les Boeing ravitailleurs C135 équipés du dispositif Morphée[9].

Le SSA constitue, équipe et entraîne la composante santé du soutien opérationnel des forces armées.

Dans le cadre de cette mission prioritaire, le SSA soigne aussi les anciens combattants, les militaires retraités et les membres des familles des militaires.

La participation à la santé publique[modifier | modifier le code]

Sous réserve de la priorité qu'il doit accorder en tout temps à la satisfaction des besoins des armées et compte tenu de la spécificité de ses missions, le service de santé des armées contribue à la politique de santé publique[10].

Les hôpitaux d'instruction des armées[modifier | modifier le code]

Le réseau hospitalier militaire concourt au service public hospitalier en étant ouvert à tous les assurés sociaux, en ayant un plan blanc d'établissement et en contribuant aux plans gouvernementaux de secours mis en œuvre pour faire face à un flux de victimes tels que les plans canicule, pandémie grippale, Biotox[11],[10],[12].

La production de médicaments spécifiques[modifier | modifier le code]

La pharmacie centrale des armées située à Orléans fabrique les comprimés d’iode distribués aux personnes résidant autour des centrales nucléaires. Elle participe à la constitution du stock national des comprimés antiviraux distribués en cas de pandémie grippale.

L’expertise médicale du personnel navigant[modifier | modifier le code]

Le Centre principal d’expertise du personnel navigant (CPEMPN) assure la sélection et la surveillance médicale d’une part importante du personnel de l’aéronautique civile.

L’engagement auprès des autres ministères[modifier | modifier le code]

Le SSA assure pour le ministère de l’intérieur le soutien et les missions médicales de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, du bataillon de marins-pompiers de Marseille et des formations militaires de la sécurité civile de Brignoles et Nogent-le-Rotrou.

Des médecins militaires exercent au sein du service de santé des gens de mer pour le ministère des transports.

Le SSA met à disposition du personnel dans le cadre de missions de coopération militaire et civile pour le ministère des affaires étrangères.

Des praticiens militaires contribuent au fonctionnement de l’institution nationale des Invalides, des instituts Pasteurs outre-mer. Ils assurent le soutien des Terres australes et antarctiques françaises. --- Il faut encore mentionner la vingtaine de Médecins-Conseils placés Hors budget des Armées et affectés auprès de la CNMSS ( Caisse Nationale Militaire de Sécurité Sociale, dont le siège et la Direction sont à Toulon ),Caisse qui gére également des Antennes Régionales médico-administratives dirigées par un ou plusieurs médecins des armées.

La protection NRBC[modifier | modifier le code]

Le SSA contribue aux plans d’urgence gouvernementaux destinés à faire face aux risques NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) en participant aux réseaux d’alertes épidémiologiques et aux réseaux d’experts, en mettant à disposition ses laboratoires et équipes médicales spécialisées, en fournissant des médicaments et en accueillant les patients.

Les missions humanitaires[modifier | modifier le code]

Le SSA met en œuvre des équipes spécialisées pour des missions humanitaires décidées par le gouvernement lors de catastrophes naturelles, de famines ou d’épidémies.

Organisation et moyens[modifier | modifier le code]

L'organisation du service de santé des armées est fixée par les articles R.3233-1 à R.3233-4 du code de la défense et par l'arrêté du 9 novembre 2012.

La direction centrale et les directions régionales[modifier | modifier le code]

Le médecin général des armées Jean-Marc Debonne, directeur du service de santé des armées à Strasbourg lors des cérémonies du 11 novembre 2013.

Le fonctionnement du service de santé des armées est organisé autour d’une direction centrale, de six directions régionales situées sur le territoire métropolitain et de sept directions outre-mer.

Depuis le 18 octobre 2012, le directeur central est le médecin général des armées Jean-Marc Debonne[1]. Il succède au médecin général des armées Gérard Nédellec (2009-2012). Le Directeur central est subordonné au chef d’état-major des armées et il est responsable devant le ministre de la Défense de la gestion du Service.

Le directeur central est assisté d'un adjoint, également médecin des armées. Il est entouré d’inspecteurs techniques et de consultants nationaux, chargés de le conseiller dans les domaines médical, pharmaceutique, vétérinaire et administratif. Il est également assisté de l'inspection du service de santé des armées, d'un cabinet, d'un bureau « chancellerie et officiers généraux » et d'un bureau de la communication et de l'information.

La direction centrale comprend une division « performance, synthèse » et quatre sous-directions :

  • « hôpitaux / recherche » ;
  • « plans / capacités » ;
  • « appui à l'activité » ;
  • « ressources humaines ».

Le soutien médical de proximité[modifier | modifier le code]

Le soutien médical de proximité est assuré par les centres médicaux des armées (CMA), les centres médicaux interarmées (CMIA) et par les neuf hôpitaux d’instruction des armées (HIA) présents sur le territoire métropolitain.

Un centre médical des armées soutient toutes les unités implantées dans la base de défense à laquelle il appartient. Il est chargé des soins courants, de la médecine préventive, du contrôle de l’aptitude à l’emploi et de l’éducation sanitaire pour le maintien de la capacité opérationnelle de chaque militaire. Les CMA soutiennent également les formations de la gendarmerie.

Les neuf hôpitaux d'instruction des armées (HIA) offrent aux forces armées des soins médicaux et chirurgicaux spécialisés et des moyens d’expertise, complément du soutien assuré par les CMA. Ils reçoivent les militaires rapatriés des théâtres d’opérations extérieures. Le personnel des HIA participe au fonctionnement des antennes chirurgicales et des hôpitaux médicochirurgicaux (HMC) déployés en opérations extérieures ou dans le cadre de missions humanitaires. Ils participent également au service public hospitalier en étant ouverts à tous les assurés sociaux :

Carte des insignes des différents centres médicaux des armées (CMA)

Le soutien aux unités militaires est effectués par les centres médicaux des armées, au nombre de 55 (cf. image ci-contre).

Les établissements de formation[modifier | modifier le code]

L’école du Val-de-Grâce, l’école de santé des armées, l’école du personnel paramédical des armées et les centres de simulation de médecine opérationnelle (CeSimMO) sont chargés de la formation initiale et continue des médecins et infirmiers militaires.

Les établissements de ravitaillement[modifier | modifier le code]

La Direction des approvisionnements en produits de santé des armées (DAPSA) fédérant cinq établissements dont la pharmacie centrale des armées ravitaille les forces engagées en opérations extérieures, les hôpitaux et les centres médicaux des armées. Il stocke et fabrique des produits de santé pour les besoins des armées.

Le centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) approvisionne en sang les forces armées en opérations et les hôpitaux militaires.

Les établissements de recherche[modifier | modifier le code]

L'Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA) développe des programmes de recherche sur le soutien sanitaire en opération ainsi que la prévention, la protection et les soins à apporter aux combattants.

Le centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) mène des activités thérapeutiques et de recherche sur les cellules souches et la production de greffons.

Le SSA dispose également d'un centre d'épidémiologie et de santé publique.

Les centres d’expertise[modifier | modifier le code]

Le SSA dispose de trois centres d’expertise médicale du personnel navigant (CEMPN) et d’un centre d’expertise médicale du personnel plongeur chargés d’assurer la sélection et la surveillance médicale des militaires dans ces spécialités.

La protection NRBC[modifier | modifier le code]

Le Service de protection radiologique des armées (SPRA) est l'expert en radioprotection du ministère de la défense. Il est compétent dans des domaines spécifiquement militaires, comme les armes ou les chaufferies nucléaires embarquées et pour les services d'imagerie médicale et de radiothérapie des hôpitaux militaires.

Le SSA a mis au point des outils de prise en charge des victimes : l’Unité médicale de décontamination des armées (UMDA), les unités mobiles de décontamination chimique et les centres de traitement des blessés radio-contaminés (CTBRC) dans les hôpitaux militaires.

Les laboratoires du SSA sont capables d’effectuer des diagnostics dans le domaine NRBC. Le SSA a mis au point des antidotes.

Organismes administratifs[modifier | modifier le code]

Trois organismes extérieurs administratifs sont également rattachés au SSA :

  • centre de traitement de l'information médicale ;
  • service des archives médicales hospitalières ;
  • bureau central d'administration du personnel militaire.

Personnel[modifier | modifier le code]

En 2012, le personnel du service de santé des armées compte plus de 16 000 militaires et civils[13].

Personnels militaires[modifier | modifier le code]

L'effectif militaire propre au SSA est composé des praticiens des armées[14] (internes des hôpitaux, médecins, pharmaciens, vétérinaires, chirurgiens-dentistes), des officiers du corps technique et administratif du service de santé des armées (OCTASSA) et des militaires infirmiers et techniciens des hôpitaux des armées (MITHA).

Ce personnel est soumis à toutes les prescriptions du règlement de discipline générale des militaires. Ainsi, ils ne peuvent en aucun cas adhérer à des groupements ou associations à caractère politique ou syndical. Les praticiens des armées ne sont donc pas inscrits au tableau des ordres professionnels. Les règles de déontologie qui leur sont propres sont fixées par un décret. Celui-ci prend en compte les situations d’exception dans lesquelles les praticiens militaires peuvent être amenés à exercer leurs professions[15].

Médecins des armées[modifier | modifier le code]

Les médecins des armées sont habilités à pratiquer tous les actes de diagnostic, de prévention et de traitement. Selon leur spécialité, ils peuvent exercer en tant que médecin généraliste, médecin hospitalier ou chercheur. Au terme d’une carrière technique, ils peuvent occuper des postes d’administration du SSA.

Le SSA compte 1 827 médecins[13].

Recrutement et formation[modifier | modifier le code]

Les élèves médecins sont recrutés par concours au niveau du baccalauréat, de la première année des études de santé (PAES) ou de la deuxième année des études de santé (DAES). Ils sont inscrits à l'école de santé des armées (ESA) et auprès de l'université de Lyon, dont ils suivent le cursus dans son intégralité : cours magistraux, travaux pratiques, stages hospitaliers.

Ils se présentent, dans les mêmes conditions que les étudiants civils, aux épreuves du concours sanctionnant la fin de la première année des études de santé (PAES). Un échec à ce concours peut entraîner leur exclusion de l'école. Les élèves admis à redoubler qui subissent un second échec sont exclus des études médicales.

Après leurs deux premiers cycles d'études médicales (qui durent respectivement deux et quatre ans), les élèves passent l'Examen National Classant (ENC) couramment appelé concours de l'internat. Ce concours civil classe tous les étudiants en fin de sixième année de médecine. Sur la base du résultats à ce concours les élèves militaires sont classés entre eux. Ce classement servira de base pour le choix de la spécialité : 30 % de spécialistes hospitaliers et 70 % de médecins généralistes (contre 50-50 dans le civil). Les étudiants en médecine militaire rejoignent un hôpital d'instruction des armées pour effectuer leur troisième cycle correspondant à la formation spécialisée (l'internat). Le suivi pédagogique est assuré par l'école du Val-de-Grâce et les facultés de rattachement de leur hôpital. La durée de cycle varie de trois ans pour la médecine générale à quatre ou cinq ans pour une spécialité hospitalière. Durant cette période, les élèves sont internes des hôpitaux des armées.

Après l'internat, les spécialistes feront carrière dans les hôpitaux des armées. Les généralistes serviront dans les centres médicaux des armées.

Le SSA recrute ponctuellement des médecins déjà en exercice comme officiers sous contrat et réservistes.

De 1890 à 2011, les écoles du services de santé des armées de Bordeaux (plus connue sous le nom d'école de santé navale) et Lyon ont assuré conjointement la formation des médecins de la Marine et des Troupes coloniales, puis des médecins des armées. En 2011, les deux écoles du service de santé des armées de Lyon et Bordeaux ont fermé. Elles ont été remplacées par une seule et même école implantée sur le site de l'ancienne ESSA de Lyon : l'école de santé des armées : ESA.

Grades[modifier | modifier le code]

(entre parenthèses, l'équivalent dans l'armée de terre) :

Pharmaciens des armées[modifier | modifier le code]

Les pharmaciens des armées sont chargés du ravitaillement sanitaire des forces armées, de fonctions hospitalières en pharmacie à usage intérieur et biologie médicale ainsi que dans différents laboratoires d'analyses et de recherche.

Le SSA compte 171 pharmaciens[13].

Les élèves pharmaciens sont recrutés par concours commun avec les élèves médecins. Ils sont inscrits auprès de l'université de Lyon où ils suivent le même enseignement que les étudiants civils.

De 1890 à 1984, la formation des pharmaciens de la Marine, puis des pharmaciens des armées a été également assurée par l'école de santé navale de Bordeaux[réf. souhaitée]. Le recrutement des élèves pharmaciens à Bordeaux a été arrêté en 1978[réf. souhaitée], en prélude du regroupement des deux ESSA sur le site de Lyon Bron, qui n'eut finalement lieu qu'en 2011. Près de 600 pharmaciens militaires ont été formés à Bordeaux[réf. souhaitée].

Ils se présentent, dans les mêmes conditions que les étudiants civils, aux épreuves du concours sanctionnant la fin de la première année du cycles des études pharmaceutiques (PCEP1). Un échec à ce concours peut entraîner leur exclusion de l'école.

Les études pharmaceutiques s'effectuent sur deux cycles durant respectivement deux et quatre ans. Le second cycle est sanctionné par la soutenance d'une thèse et par une année d'application à l'école du Val-de-Grâce.

À l'issue de ce parcours, ils choisissent leur affectation en fonction de leur classement.

Il est cependant possible d'intégrer ce corps par d'autres moyens. On peut y accéder par recrutement dit « latéral » en troisième année de médecine civile. On peut aussi souscrire à un contrat de cinq ans renouvelable ou à un contrat de réserve pour les pharmaciens déjà en exercice.

Les grades des pharmaciens des armées sont les suivants (entre parenthèses, l'équivalent dans l'armée de terre) :

  • élève officier pharmacien ;
  • aspirant pharmacien ;
  • pharmacien (équivalent à capitaine) ;
  • pharmacien principal (équivalent à commandant) ;
  • pharmacien en chef (équivalent à lieutenant-colonel puis à colonel) ;
  • pharmacien chef des services de classe normale (grade situé entre colonel et général de brigade) ;
  • pharmacien chef des services hors classe.

Les pharmaciens des armées appelés à de hautes responsabilités ou à des postes de commandement peuvent prendre le rang et l'appellation de :

  • pharmacien général, nommé parmi les pharmaciens chef des services de classe normale (équivalent à général de brigade) ;
  • pharmacien général inspecteur, nommé parmi les pharmaciens chefs des services hors classe (équivalent à général de division).

Vétérinaires des armées[modifier | modifier le code]

Les vétérinaires des armées sont chargés du soin des animaux militaires (chiens et chevaux) et de missions de santé publique vétérinaire telles que le contrôle, l’expertise et le conseil en matière d'hygiène des aliments et de l’eau, de lutte contre les zoonoses et les épizooties, de police sanitaire vis-à-vis des mouvements d’animaux militaires.Ils peuvent aussi exercer des activités de recherche.

Le SSA compte 69 vétérinaires[13].

Les élèves vétérinaires sont recrutés par un concours sur titres, parmi les candidats admis dans les écoles nationales vétérinaires. Ils contractent un engagement au titre de l'ESSA de Lyon-Bron. Ils accomplissent leurs études par détachement auprès de l'école nationale vétérinaire dans laquelle ils ont été admis. Ils passent les mêmes examens que les étudiants civils et soutiennent leur thèse de doctorat vétérinaire en fin de scolarité. À l'issue de ce parcours, ils choisissent leur affectation en fonction de leur classement.

Il est cependant possible d'intégrer ce corps par d'autres moyens. On peut y accéder par recrutements dits « semi-direct » et « latéral » respectivement au cours et à l'issue de la scolarité en école vétérinaire. On peut aussi souscrire un contrat de deux ans renouvelable ou un contrat de réserve pour les vétérinaires libéraux.

Les grades des vétérinaires des armées sont les suivants (entre parenthèses, l'équivalent dans l'armée de terre) :

  • interne des hôpitaux des armées (équivalent à lieutenant) ;
  • vétérinaire (équivalent à capitaine) ;
  • vétérinaire principal (équivalent à commandant) ;
  • vétérinaire en chef (équivalent à lieutenant-colonel puis à colonel) ;
  • vétérinaire chef des services de classe normale (grade situé entre colonel et général de brigade) ;
  • vétérinaire-général, nommé parmi les vétérinaires chef des services de classe normale (équivalent à général de brigade) ;
  • vétérinaire chef des services hors classe ;
  • vétérinaire-général inspecteur, nommé parmi les vétérinaires chefs des services hors classe (équivalent à général de division).

Chirurgiens-dentistes des armées[modifier | modifier le code]

Les chirurgiens-dentistes des armées sont des personnels chargés de prodiguer des soins dentaires aux forces armées. Leurs missions s'exercent selon quatre type de missions, hiérarchisées selon l'ordre suivant :

  1. activité de soins et réalisation de prothèses ;
  2. aptitude et expertise ;
  3. prévention, information et formation ;
  4. identification.

Ils participent à l'ensemble des missions du service de santé, en France comme à l'étranger. Ils participent aux opérations extérieures au titre du soutien médical spécialisé.

Ils bénéficient d'un matériel récent, moderne et performant, que ce soit en France ou en opération.

Ils exercent en France soit au sein des hôpitaux d'instruction des armées, soit au sein de service médicaux d'unités (qui seront transformés très prochainement en services médicaux de base de défense).

Depuis la fin de la conscription, le corps professionnel des chirurgiens-dentiste des Armées a été créé en 2000 afin de répondre aux besoins des forces armées. En fonction des besoins du SSA, il peut être proposé aux élèves ayant échoué à deux reprises au concours de fin de première année des études de santé (PAES), mais étant reçus en rang utile pour les études dentaires, d'être maintenus au sein de l'école du service de santé des armées de Bron afin de suivre une formation de chirurgien-dentiste des armées.

À l'issue de ce parcours, ils choisissent leur affectation en fonction de leur classement.

De 2002 à 2009, l'école du service de santé des armées de Bordeaux a assuré la formation de 3 dentistes des armées, l'école du service de santé des armées de Lyon a quant à elle assuré la formation de 4 chirurgiens-dentistes. Cette voie de formation est actuellement temporairement suspendue.

Il est cependant possible d'intégrer ce corps par d'autres voies. On peut y accéder par recrutement dit « collatéral » en cours d'études odontologiques civiles. On peut aussi souscrire à un contrat (statut d'officier sous contrat, en général pour trois à cinq ans renouvelables) ou à un contrat de réserve pour les chirurgiens-dentistes déjà en exercice. Il est ensuite possible de passer sous statut de carrière par voie de concours interne.

Les grades des chirurgiens-dentistes des armées sont les suivants (entre parenthèses, l'équivalent dans l'armée de terre) :

  • aspirant chirurgien-dentiste ;
  • chirurgien-dentiste des hôpitaux des armées (deux galons : équivalent à lieutenant) ;
  • chirurgien-dentiste (3 galons : équivalent à capitaine) ;
  • chirurgien-dentiste principal (quatre galons : équivalent à commandant) ;
  • chirurgien-dentiste en chef (cinq galons : équivalent à lieutenant-colonel puis à colonel) ;
  • chirurgien-dentiste chef des services de classe normale (grade situé entre colonel et général de brigade) ;
  • chirurgien-dentiste-général, nommé parmi les chirurgiens-dentistes chefs des services de classe normale (équivalent à général de brigade).

Officiers du corps technique et administratif du service de santé des armées[modifier | modifier le code]

Les officiers du corps technique et administratif du service de santé des armées (OCTASSA) se divisent en deux catégories.

Les officiers de la branche technique sont chargés de l'informatique, de l'ingénierie biomédicale et d'autres aspects techniques du SSA. Ceux de la branche administrative, quant à eux, gèrent les ressources humaines, les finances et le matériel du SSA.

Il existe deux voies de recrutement :

  • une partie des élèves est recrutée par voie directe (à niveau BAC+3 et âgés de vingt-cinq ans au plus), semi -directe (parmi les sous-officiers âgés de trente-six ans au plus) ou sur titres universitaires. Ils vont ensuite effectuer une formation militaire générale d'un an à l'école d'administration militaire qui est l'une des trois écoles de Saint-Cyr Coëtquidan. À l'issue, ils sont inscrits pour une autre année à l'école du Val-de-Grâce pour une formation appliquée sanctionnée par la délivrance d'un master en analyse et management des établissements de santé (AMES).
    À la fin de l'année d'application, ils choisissent leur affectation en fonction de leur spécialité (technique ou administrative) et de leur classement ;
  • une autre partie bénéficie d'un recrutement dit « tardif » parmi les sous-officiers des armées travaillant au profit du SSA. Ces derniers intègrent directement l'école du Val-de-Grâce pour la formation appliquée et se voient également délivrer le master en analyse et management des établissements de santé (AMES).

Il est cependant possible d'intégrer ce corps par d'autres moyens. On peut aussi souscrire à un contrat de cinq ans renouvelable (à BAC+5) ou à un contrat de réserve (à BAC+3 minimum).

Les grades des OCTASSA sont calqués sur ceux des officiers de l'Armée de terre et sont les suivants :

  • sous-lieutenant ;
  • lieutenant ;
  • capitaine ;
  • commandant ;
  • lieutenant-colonel ;
  • colonel ;
  • général de brigade ;
  • général de division.

Dans le cadre des restructurations de 2013, le corps des OCTASSA est dissous et ses officiers versés dans le corps des commissaires des armées.

Militaires infirmiers et techniciens des hôpitaux des armées[modifier | modifier le code]

Les militaires infirmiers et techniciens des hôpitaux des armées (MITHA) sont des personnels médicaux, paramédicaux et des secrétaires médicales dont le statut est calqué sur celui de la fonction publique hospitalière mais ressortit simultanément au statut général des militaires.

Les MITHA sont répartis en 17 corps. Outre le corps des directeurs des soins paramédicaux, le corps des cadres de santé et le corps des sages-femmes, existent différents corps selon les spécialités : infirmiers, infirmiers anesthésistes, infirmiers de bloc opératoire, préparateurs en pharmacie, orthoptistes, orthophonistes, secrétaires médicales, masseurs-kinésithérapeutesetc.

Les MITHA sont recrutés sur titres (diplômes) pour servir dans les HIA. Les sous officiers des 3 armées qui suivent la formation à l'école du personnel paramédical des armées (EPPA) pour une formation de trois ans sanctionnée par la délivrance du diplôme d'État d'infirmier passent sous statut MITHA à l'issue de leur formation et servent majoritairement dans les forces.

À l'issue de ce parcours, ils choisissent leur affectation en fonction de leur classement.

Les grades des MITHA sous-officiers sont les suivants (entre parenthèses, l'équivalent dans l'armée de terre) :

  • infirmier de classe normale (équivalent à sergent-chef, adjudant ou adjudant-chef) ;
  • infirmier de classe supérieure (équivalent à adjudant-chef puis à major).

Les grades MITHA officiers sont les suivants (entre parenthèses, l'équivalent dans l'armée de terre) :

  • cadre de santé (lieutenant) ;
  • cadre supérieur de santé (capitaine) ;
  • directeur des soins de 2e classe (commandant) ;
  • directeur des soins de 1re classe (lieutenant-colonel).

Grades (historiques)[modifier | modifier le code]

Médecins et pharmaciens[modifier | modifier le code]

Vétérinaires[modifier | modifier le code]

Personnel civil[modifier | modifier le code]

Le SSA compte 4 997 personnels civils[réf. souhaitée].

Le personnel civil est employé sous statut fonctionnaire, ouvrier d’État ou contractuel. Il exerce des fonctions administratives, techniques ou paramédicales. Cinquante-cinq pour cent (55 %) des civils du SSA sont des paramédicaux employés dans les hôpitaux militaires. Les civils sont aussi affectés dans les directions, écoles, établissements de ravitaillement sanitaire et le centre de recherche[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Décret du 18 octobre 2008 portant affectation et élévation aux rang et appellation de médecin général des armées d'un officier général
  2. Décret no 2011-1983 du 28 décembre 2011 modifiant certaines dispositions réglementaires relatives aux aumôniers de la défense
  3. Georges Dillemann, « Hommages au médecin-général Jean Lambert des Cilleuls » Revue d'histoire de la pharmacie, 71e année, no 257, 1983. p. 101-102. Consulté le 28 juin 2015
  4. « Fonds Hugues Gounelle de Pontanel : inventaire » [PDF], sur bibliotheque.academie-medecine.fr,‎ (consulté le 7 juillet 2015)
  5. Denise Ferembach, « Léon Pales (1905-1988) » Bull. et Mém. de la Soc. d'Anthrop. de Paris, t. 5, série XIV, no 4, 1988, p. 297-300
  6. Jacques Serre et al., Académie des sciences d'outre-mer, Hommes et Destins (T.XI) Afrique Noire éditions de L'Harmattan, 2011, p. 435 (ISBN 229654603X)
  7. Médecine & Hygiène (rédaction) « Dominique Dormont (1948-2003) in memoriam » 8 décembre 2003
  8. « Projet du service de santé des armées 2020 », sur defense.gouv.fr,‎
  9. Éric Deroo, La médecine militaire, le service de santé des armées, Paris, ECPAD,‎ , 232 p. (ISBN 978-2-11-097534-8).
  10. a et b Décret no 2012-117 du 30 janvier 2012 relatif à la contribution du service de santé des armées à la politique de santé publique
  11. « Santé publique », sur defense.gouv.fr,‎
  12. Marc Dupont, Claudine Bergoignan-Esper et Christian Paire, Droit hospitalier, Paris, Dalloz, coll. « Cours Dalloz / Droit public » (no 188),‎ , 4e éd., 706 p. (ISBN 2-247-05129-4).
  13. a, b, c et d « Effectifs », sur defense.gouv.fr,‎
  14. Décret no 2008-933 du 12 septembre 2008 portant statut particulier des praticiens des armées
  15. « Décret 2008-967 du 16 septembre 2008 fixant les règles de déontologie propres aux praticiens des armées », sur legifrance.gouv.fr (consulté le 25 juillet 2012)
  16. « Personnel civil », sur defense.gouv.fr,‎

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Médecine et Armées, revue du Service de santé des armées : Tricentenaire du Service de santé des armées, vol. 36 (no 5),‎ (ISSN 0300-4937)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]