Laffly 50 AM

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LAFFLY 50 AM
Image illustrative de l’article Laffly 50 AM
Caractéristiques de service
Type Automitrailleuse blindée de découverte
Service 1932 - 1943
Utilisateurs Drapeau de la France France
Conflits Seconde Guerre mondiale
Production
Concepteur Laffly (Châssis)
Ségur & LORFEUVRE (blindage)
Année de conception 1932
Constructeur Laffly (châssis)
Ségur & Lorfeuvre (carrosserie blindée)
Production 1932-1933
Unités produites 96 exemplaires
Caractéristiques générales
Équipage
Longueur 5,5 m
Largeur 2,3 m
Hauteur 2,6 m
Masse au combat 6,5 tonnes
Blindage (épaisseur/inclinaison)
Type Acier laminé riveté
Armement
Armement principal Un canon 37 mm SA 18 (164 obus) ou une mitrailleuse de 8 mm Hotchkiss Mle 1914 (2880 coups)
Mobilité
Moteur
Vitesse sur route
Puissance massique
Autonomie

Le LAFFLY 50 AM est une automitrailleuse de la marque Laffly. C'est un véhicule blindé de reconnaissance qui a été en service dans l'armée française.

Historique[modifier | modifier le code]

À la fin de la Première Guerre mondiale, l'armée française disposait d'un grand nombre d'automitrailleuses fabriquées par le constructeur de camions américain White. Elles furent produites à 230 exemplaires et appartenaient à la première génération des automitrailleuses, qui n'étaient en fait que des véhicules civils militarisés. Elles servirent sur tous les théâtres d'opérations extérieurs où l'armée française était engagée ː Rhénanie, Maroc, Chine (Shanghai)... et furent même déployées dans la traque des bandits corses en 1931.

Au début des années 1930, l'armée française n'avait pas encore trouvé une nouvelle automitrailleuse qui lui donne satisfaction. Il fut donc décidé de rénover les vieilles White. La carrosserie blindée fut conservée, mais le châssis et le moteur furent remplacés par des productions nationales. La maison Laffly se chargea de cette transformation, d'où la nouvelle désignation de l'engin ː Automitrailleuse de Découverte (AMD) White-Laffly type 50 AM. Cette amélioration, effectuée de 1932 à 1934, concerna seulement 99 exemplaires. Le nouveau modèle se distinguait de l'original par ː

  • des roues jumelées à l'arrière ;
  • des roues à flasque pleine, remplaçant les roues à rayons ;
  • la forme des garde-boue.

L'automitrailleuse White-Laffly resta en tête du parc d'automitrailleuses françaises jusqu'à l'arrivée de la Panhard AMD-178 en 1935.Ce véhicule a été produit à partir de 1932 en 96 exemplaires et emportant la carrosserie blindée Ségur & Lorfeuvre modèle 1917 d'engins achetés en 1918. Il est armé soit d'un canon de 37 mm avec 164 obus soit d'une mitrailleuse de 8 mm approvisionnée à 2 880 coups. Les derniers exemplaires restent en service jusqu'en 1943 lors de la campagne de Tunisie[1].

La carrosserie avait des formes très classiques, à part le renflement du blindage formant porte à hauteur de la tourelle. Un strapontin était fixé sur la face interne de la porte. L'équipage se composait de 4 hommes dont 2 en tourelle. Cette dernière était armée d'un canon de 37 mm semi-automatique 37 mm SA 18 et d'une mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 de 8 mm, placés en opposition. Une seconde Hotchkiss était installée à l'extérieur, sur un support spécial à hauteur du poste de conduite. Elle permettait des tirs anti-aériens lorsque le véhicule était à l'arrêt. Il y avait deux postes de conduite, l'un à l'avant, l'autre à l'arrière. Cela permettait de sortir le véhicule d'une voie sans issue ou d'une situation difficile sans avoir à effectuer de manœuvres. Ce véhicule de 6,5 tonnes était capable d'une vitesse maximum de 70 km/h.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • François Vauvillier, Tous les blindés de l'armée française - 1914-1940 Histoire de guerre, blindés & matériel, GBM 100, avril, mai, juin 2012, (ISSN 1956-2497), p. 68, no 56.
  • « Les automitrailleuses White-Laffly », L’Enthousiaste. Avion Automobile Train, no 1,‎ , p. 20-21.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La campagne de Tunisie », Batailles & Blindés Magazine, no 33,‎ , p. 45 (ISSN 1765-0828)