Médaille d'or de la ville de Milan
Apparence

La médaille d'or de la ville de Milan est une décoration militaire décernée en 1909 à l'occasion du cinquantenaire de la campagne d'Italie de 1859.
Récipiendaires
[modifier | modifier le code]La médaille est offerte par la ville de Milan aux unités ayant participé à la seconde guerre d'indépendance de l'Italie, et notamment aux batailles de Montebello, Palestro, San Fermo et Magenta. Quatre-vingt six régiments de l'Armée française ont reçu cette médaille[1], ainsi que le corps des chasseurs à pied. Trente-quatre médailles ont aussi été données à des régiments italiens[2].
Les médailles sont remises le au général Louis Napoléon Eugène Jules Jean Espinasse (fils de Charles-Marie-Esprit Espinasse, tué à la bataille de Magenta)[2].
Liste parue dans la presse d'époque[3] :
- Infanterie :
- le 2e régiment d'infanterie,
- le 6e régiment d'infanterie,
- le 8e régiment d'infanterie[1],
- le 14e régiment d'infanterie[1],
- le 21e régiment d'infanterie,
- le 23e régiment d'infanterie,
- le 30e régiment d'infanterie,
- le 33e régiment d'infanterie,
- le 34e régiment d'infanterie,
- le 37e régiment d'infanterie,
- le 41e régiment d'infanterie,
- le 43e régiment d'infanterie,
- le 44e régiment d'infanterie,
- le 45e régiment d'infanterie,
- le 49e régiment d'infanterie,
- le 50e régiment d'infanterie,
- le 53e régiment d'infanterie,
- le 55e régiment d'infanterie,
- le 56e régiment d'infanterie,
- le 59e régiment d'infanterie,
- le 61e régiment d'infanterie,
- le 65e régiment d'infanterie,
- le 70e régiment d'infanterie,
- le 71e régiment d'infanterie,
- le 72e régiment d'infanterie,
- le 73e régiment d'infanterie,
- le 74e régiment d'infanterie[4],
- le 76e régiment d'infanterie,
- le 78e régiment d'infanterie,
- le 84e régiment d'infanterie,
- le 85e régiment d'infanterie,
- le 86e régiment d'infanterie,
- le 88e régiment d'infanterie,
- le 90e régiment d'infanterie,
- le 91e régiment d'infanterie,
- le 93e régiment d'infanterie,
- le 98e régiment d'infanterie,
- le 100e régiment d'infanterie,
- le 1er régiment étranger,
- le 2e régiment étranger,
- le 1er régiment de zouaves,
- le 2e régiment de zouaves,
- le 3e régiment de zouaves,
- le 4e régiment de zouaves,
- le 1er régiment de tirailleurs algériens (traditions reprises en 1994 par le 1er régiment de tirailleurs),
- le 2e régiment de tirailleurs algériens,
- le 3e régiment de tirailleurs algériens,
- Corps des chasseurs à pied :
- Le drapeau des bataillons de chasseurs à pied reçoit cette décoration pour l'ensemble des bataillons qui ont combattu dans cette campagne[1] à savoir : bataillon de chasseurs à pied de la Garde, 1er, 5e, 6e, 8e, 10e, 11e, 15e, 17e, 18e et 19e. Le 10e s'illustre notamment à Solférino, quatrième inscription au Drapeau. Le drapeau des chasseurs, unique emblème pour l'ensemble des bataillons reçoit en effet la croix de la Légion d'honneur conférée au drapeau à la suite de la prise de l'emblème d'un bataillon de grenadiers autrichiens du régiment d'infanterie Prinz Gustav von Vasa no 60 par le 10e BCP.
- À noter que lors de la campagne d'Italie, le bataillon de chasseurs à pied de la Garde impériale avait son propre drapeau et celui-ci reçut aussi la Légion d'honneur pour la prise du drapeau du 48e régiment d'infanterie "Erzherzog Ernst" par le chasseur Monteiller de la 3e compagnie à Solferino. Le bataillon de la Garde disparut avec son drapeau dans la tourmente de 1870. Le bataillon fut recréé le en tant que 24e BCP, sous l'unique drapeau des Chasseurs (BCA le , GC le , dissous en 1991).
- Cavalerie :
- le 1er régiment de cuirassiers,
- le 2e régiment de cuirassiers,
- le 12e régiment de cuirassiers[1],[5] (héritier des Cuirassiers de la Garde impériale), non cité dans la source principale[3],
- le 3e régiment de dragons (n'a pas participé à la campagne, erreur de la source ?),
- le 13e régiment de dragons[1],[2] (formé en 1870 à partir du régiment de dragons de l'Impératrice), non cité dans la source principale[3],
- le 14e régiment de dragons (formé en 1871 à partir du 1er régiment de lanciers),
- le 20e régiment de dragons (formé en 1871 à partir du 9e régiment de lanciers, ex-régiment de lanciers de la Garde impériale),
- le 2e régiment de chasseurs à cheval,
- le 4e régiment de chasseurs à cheval,
- le 7e régiment de chasseurs à cheval,
- le 10e régiment de chasseurs à cheval,
- le 13e régiment de chasseurs à cheval (formé en 1871 à partir du régiment de chasseurs à cheval de la Garde impériale),
- le 2e régiment de hussards,
- le 5e régiment de hussards,
- le 7e régiment de hussards,
- le 9e régiment de hussards (formé en 1871 à partir du régiment de guides de la Garde impériale),,
- le 1er régiment de chasseurs d'Afrique,
- le 2e régiment de chasseurs d'Afrique,
- le 3e régiment de chasseurs d'Afrique[1].
- Artillerie :
- le 1er régiment d'artillerie,
- le 2e régiment d'artillerie,
- le 3e régiment d'artillerie,
- le 5e régiment d'artillerie,
- le 6e régiment d'artillerie,
- le 7e régiment d'artillerie,
- le 8e régiment d'artillerie,
- le 9e régiment d'artillerie,
- le 10e régiment d'artillerie,
- le 11e régiment d'artillerie,
- le 12e régiment d'artillerie,
- le 13e régiment d'artillerie,
- le 14e régiment d'artillerie,
- le 15e régiment d'artillerie,
- le 16e régiment d'artillerie,
- le 17e régiment d'artillerie,
- le 19e régiment d'artillerie (formé en 1860 à partir du 15e régiment d'artillerie à cheval),
- le 20e régiment d'artillerie (formé en 1860 à partir du 16e régiment d'artillerie à cheval),
- le 23e régiment d'artillerie (héritier du régiment d'artillerie monté de la Garde impériale),
- le 24e régiment d'artillerie (héritier du régiment d'artillerie à cheval de la Garde impériale).
- Génie :
- le 1er régiment du génie,
- le 2e régiment du génie[1], non cité dans la source principale[3].
- le 3e régiment du génie
Références
[modifier | modifier le code]- Marie Larroumet, « Les décorations étrangères collectives attribuées aux unités françaises: », Revue historique des Armées, nos 305/2, , p. 127–131 (ISSN 0035-3299, DOI 10.3917/rha.305.0127, lire en ligne, consulté le )
- « Les fêtes franco-italiennes : La commémoration de Milan », La Liberté du Sud-Ouest, , p. 1 (lire en ligne)
- « Fêtes à Milan », Le Vétéran, no 12, , p. 21 (lire en ligne)
- ↑ Denisse, « Les drapeaux du 74e régiment d’infanterie de 1840 à 1970 », Revue historique des Armées, vol. 7, no 2, , p. 251–271 (DOI 10.3406/rharm.1980.7646, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Andolenko 1968, p. 39.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Serge Andolenko, Recueil d'historiques de l'arme blindée et de la cavalerie, Eurimprim, (lire en ligne).