4e régiment d'infanterie de marine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 4e régiment.

4e régiment d'infanterie de marine
Image illustrative de l’article 4e régiment d'infanterie de marine
Image illustrative de l’article 4e régiment d'infanterie de marine
4e régiment d'infanterie de marine (en haut)
4e régiment d'infanterie coloniale (en bas)

Création 31 août 1854
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Centre de formation initiale des militaires du rang
Rôle Instruction
Garnison Fréjus
Ancienne dénomination 4e RIC
Couleurs Rouge et bleu
Devise « J'y suis j'y reste »
Inscriptions
sur l’emblème
Sébastopol 1854-55
Saïgon 1859
Bazeilles 1870
Tuyen-Quan 1885
Maroc 1907-1913
la Marne 1914
Champagne 1915
la Cerna 1916
AFN 1952-1962
Anniversaire Bazeilles
Guerres Guerre de Crimée
Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Bataille de France
Guerre d'Algérie
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918
Décorations Croix de guerre 1914-1918
deux palmes

Le 4e régiment d'infanterie marine (couramment abrégé 4e RIMa) est une unité de l'armée de terre des forces françaises. Ce régiment fait partie des « Quatre Grands », également appelés « Quatre Vieux », de l'infanterie de marine qui tenaient garnison depuis 1854 dans chacun des quatre ports militaires français, prêts à embarquer : le « Grand Un » à Cherbourg, le « Grand Deux » à Brest, le « Grand Trois » à Rochefort et le « Grand Quatre » à Toulon. Avec ses frères d'armes du 1er régiment d'infanterie de marine et une partie du 1er régiment d'artillerie de marine, il forma une des deux brigades de la Division Bleue à Bazeilles en 1870.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Les origines de ce régiment remontent au régiment Royal-La Marine fondé par Louis XIV en 1669.

Par décret du , le 4e régiment d'infanterie de marine (4e RIM) est créé à Toulon, avec quatre bataillons, par changement d'appellation du 3e RIM qui se reconstitue à Rochefort. Concrètement, le 3e RIM devient le 4e RIM le , à la fois devant Sébastopol et à Toulon.

Pendant la campagne de 1870, le 4e régiment de marche d'infanterie de marine est mis à la disposition du ministère de la guerre par celui de la marine pour la durée des opérations terrestres.

Le le 4e RIM devient 4e régiment d'infanterie coloniale (4e RIC).

Le le 4e RIC devient 4e régiment de tirailleurs coloniaux (4e RTC) par changement d'appellation.

Le 4e régiment d'infanterie coloniale est recréé le ; il est dissous en .

Le 4e régiment d'infanterie coloniale de réserve (4e RICR) est créé le ; il est dissous le .

Le 4e bataillon d'infanterie coloniale est créé le .

Il devient 4e régiment d'infanterie coloniale le .

Le 4e RIC redevient 4e régiment d'infanterie de marine (4e RIMa) le .

Il devient 1er bataillon du 4e régiment d'infanterie de marine le .

Il devient centre d'instruction du 4e régiment d'infanterie de marine le .

Par modification nominale, il devient 4e régiment d'infanterie de marine le .

Le , le régiment est dissous à Fréjus, 144 ans après sa création.

Le 2019, le centre de formation de la 6e BLB prend l'appellation de centre de formation initiale des militaires du rang de la 6e brigade légère blindée - 4e régiment d'infanterie de marine (CFIM de la 6e BLB - 4e RIMa)[1].

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

Le Second empire[modifier | modifier le code]

Le , le 3e RIM devient le 4e régiment d'infanterie de marine, à quatre bataillons de combat, en Crimée comme à Toulon. Les compagnies changent également de numéro. Devant les défenses de Sébastopol, les seize unités élémentaires des deux bataillons appartiennent désormais au 4e alors qu'elles provenaient des 1er, 2e et 3e de Marine. À Toulon, dans le quartier Le Mourillon, le dépôt du 3e devient celui du 4e RIM (environ deux bataillons, en comptant les effectifs des unités qui stationnent outre-mer) en attendant que le chef de corps et le reliquat des deux bataillons de Crimée reviennent en 1856. Le dépôt régimentaire est la fraction du corps qui, ne partant pas en campagne, reste en garnison. C'est une base arrière permanente chargée, entre autres missions, du recrutement du corps, du transit pour le personnel en attente d'affectation, des services administratifs. Le dépôt assure surtout la mise sur pied et l'embarquement de ses unités de combat pour les campagnes militaires - ou comme renforts pour celles-ci, et la relève des compagnies stationnées outremer (Sénégal, La Réunion et Guyane pour le 4e).

De à , le 4e régiment d'infanterie de marine s'illustre dès sa création en Crimée où il prend part au siège de Sébastopol de janvier à . La nuit du 16 au deux compagnies du 4e, détachées au port d'Eupatoria depuis septembre (c'était alors le 3e), participent à la défense de ce dernier, attaqué par les Russes. Devant Sébastopol, dans la nuit du 23 au , le deuxième bataillon du 4e RIM ne parvient pas à s'emparer des « Ouvrages blancs » du mont Sapoune. Le , le 4e de Marine se rend maître de la redoute de Volhynie sur le Mamelon-Vert avec ses deux bataillons dont les 6e et 8e compagnies constituent la première ligne. Le , le 4e qui regroupe tous les marsouins valides dans un seul bataillon prend part à l'assaut contre le fort de Malakoff - les 6e et 8e compagnies forment encore la première vague - mais c'est un échec cuisant. Les pertes du régiment sont lourdes, notamment le chef de corps - le lieutenant-colonel de Cendrecourt - et trois capitaines sont tués. À l'issue de ces combats le 4e RIM est dirigé vers la presqu'île de Kertch, à l'entrée de la mer d'Azov. Du au il mène une expédition sur la péninsule de Taman (Russie) et s'empare du fort de Phanagoria dont la démolition commence aussitôt et se poursuit pendant dix jours au cours desquels les Russes conduisent en vain quelques attaques de nuit. Le 4e assure ensuite, à son retour à Kertch, la défense de la batterie de Saint-Paul (cap Aq-Burun) avant d'embarquer pour Toulon début . Au cours de la campagne, le 4e de Marine perd plus de la moitié de son effectif engagé. À l'issue de ce conflit, l'empereur décide que le drapeau du 4e RIM portera en lettres d'or « Sébastopol ».

Dès la création du corps des unités du 4e de marine sont en même temps engagées au Sénégal. Comme devant Sébastopol les quatre compagnies du 3e RIM y prennent l'appellation de 4e RIM et changent de numéro au début de l'année 1855. Elles occupent des fortins dans l'extrême nord du pays et sur la rive gauche du fleuve Sénégal avec de petits détachements souvent commandés par un sergent, voire un caporal. Le fort de Podor, du fait de sa position-clé, est défendu par une compagnie, après la conquête de ses environs (avec le 3e RIM) puis sa restauration par Faidherbe en 1854. Ces ouvrages servent de bases de départ et de repli pour la pacification de la région et pour sécuriser le commerce sur le fleuve. À noter le la défense héroïque contre les Maures de la tour de Leybar par treize hommes aux ordres du sergent Brunier du 4e RIM - il obtient la Légion d'Honneur - et le les marsouins du lieutenant Guillon du fort de Merinaghen qui interviennent pour défendre le village voisin. Le 4e peut alors participer de façon régulière à la guerre contre les Maures Trarzas (Waalo) et les Toucouleurs (Fouta-Toro) de 1855 à 1859. Le le fortin de N'Der attaqué par les Maures est conservé grâce à sept hommes commandés par le caporal Valette du 4e qui reçoit la Médaille Militaire. En , Faidherbe dirige personnellement une expédition empruntant le fleuve Sénégal, à laquelle prend part un détachement du 4e RIM, et met fin le 17 au siège du fort de Médine, aujourd'hui au Mali. Sa garnison, où figurent le sergent Desplats et quatre marsouins du 4e, résistait aux violents assauts des Toucouleurs depuis 97 jours. Toujours dans la lutte contre El Hadj Omar et ses Toucouleurs, le ce sont 250 marsouins du 4e RIM qui s'emparent de la ville forte de Guémou (aujourd'hui en Mauritanie), avec des fusiliers-marins et des tirailleurs sénégalais, dans l'expédition du chef-de-bataillon Faron - commandant les tirailleurs du Sénégal - embarquée sur une flottille de six avisos et canonnières sur le Sénégal. A l'issue de sa défaite El Hadj Omar déplace son empire plus vers l'est (Ségou), contraint d'abandonner ainsi le territoire de la Colonie du Sénégal. Au cours de la même période 1855/1859, le 4e est par ailleurs présent à l'expédition dans le Diambour et la prise de N'Guik le 18 décembre 1856 et, avec 160 marsouins stationnés à Gorée, à l'expédition du Siné de mai 1859. À partir de 1860, !a poursuite de la pacification du Sénégal s'effectue avec des colonnes expéditionnaires utilisant les cinq à six compagnies du 4e RIM (en 1864 : 20e, 21e, 24e, 25e, 28e et 30e compagnies), parfois renforcées par Toulon. Le 10 février 1861, le capitaine Millet et 250 marsouins du 4e s'emparent - avec des tirailleurs - du village de Sandiniéry en Casamance puis le défendent et obtiennent la soumission du pays Souna le 13. Le 4e combat aussi dans le Cayor en 1861 : Diati le 11 mars et M'Boul le 18 mai. Des unités du 4e combattent à Loumbel dans le Dimar le 22 septembre 1862. Un bataillon du 4e (de Barolet) combat dans le Fouta Damga à Gaoul le 1863.Un bataillon du 4e (Ringot) participe à la colonne du Rip de 1865 et se distingue particulièrement dans la forêt de Soukhoto lors des combats de Paos le . Trois pelotons du 4e participent à la colonne du Cayor du Capitaine Canard et combattent à Salen le ; Lat Dior vaincu se retire dans le Rip. Les mêmes unités participent ensuite à l'expédition du lieutenant-colonel Trève dans le Toro du 31 janvier au 9 mars 1870. A noter la préservation de la tour de Kaolack (Saloum) le par le sergent Burg et 12 marsouins du 4e, action au cours de laquelle le caporal Plos de la 28e compagnie fait preuve du plus grand héroïsme. A noter aussi la conservation du fortin de Pout - attaqué par les Sérères le - grâce au sous-lieutenant Cauvin et 26 marsouins du 4e renforcés par 2 canonniers et 10 tirailleurs ( la garnison précédente de 13 hommes avait été massacrée le ). En 1871, c'est le 1er RIM qui stationne au Sénégal et se substitue ainsi au 4e de Marine après quinze années de présence continue de ce dernier dans la colonie.

En 1857 le 4e régiment d'infanterie de marine comprend 22 compagnies à Toulon, 5 à La Réunion, 5 au Sénégal et 2 à Gorée.

Dans l'expédition de Chine de l'amiral Rigault de Genouilly de fin 1857 lors de la révolte des Taipings, 200 marsouins débarquent devant Canton au sein de deux bataillons de marins commandés par des officiers de Marine : assaut du fort Lyn par 25 hommes du 4e RIM le 28 décembre 1857; c'est le sergent-major Felix Martin des Pallières du 1er peloton de la 5e compagnie - frère du commandant du bataillon du 4e embarqué - qui brandit les couleurs sur la position conquise (il sera nommé sous-lieutenant). Le le 4e participe à l'occupation de forts de la rive droite du Peï-Ho (les troupes britanniques occupent des forts rive gauche). Conquête et occupation de l'archipel des Chu-San le par les troupes franco-britanniques (les deux compagnies du 4 stationnées à Canton y participent). La dislocation du corps expéditionnaire de Chine fin 1860 permet de fournir des unités de renfort pour la Cochinchine afin de mettre fin au siège de Saïgon. Les marsouins quittant la Chine pour la Cochinchine avec l'amiral Charner début 1861 constituent une brigade d'infanterie de marine commandée par le général Élie de Vassoigne, tout fraîchement promu.

Puis c'est en Cochinchine et en Annam que le 4e régiment d'infanterie de marine est appelé à combattre de 1858 à 1868. Il s'agit initialement, de 1858 à 1862, d'une expédition punitive franco-espagnole, commandée par l'amiral Rigault de Genouilly, contre les persécutions qui visent les missions catholiques et qui devient ensuite une guerre de conquête française. Après avoir participé à la prise des forts de la baie de Tourane (Annam) les 1er et 2 septembre 1858, en particulier le fort de l'est est occupé par la 16e compagnie le 2 septembre, un bataillon du 4e RIM (Charles Martin des Pallières) participe à la conquête de la citadelle de Saïgon le , les 7e et 11e compagnies étant en première ligne de l'assaut (un autre frère du commandant du bataillon, le sergent Henri Martin des Pallières, franchit le premier les remparts de la citadelle; il sera tué le 21 avril lors de l'échec de la tentative de prise de Ky Hoa). La 11e Cie est chargée par la suite avec les Espagnols de l'occupation et de la défense du fort du sud qui est l'objet d'incessantes attaques de la part des troupes annamites; le 4e renforcera sa compagnie en 1860. Une compagnie du 4e participe par ailleurs à l'assaut du contre les retranchements qui encerclent et harcèlent la garnison de Tourane puis combat à Cam-Lê (Annam) en . Avec les renforts venus de Chine les compagnies du 4e sont au nombre de cinq en Cochinchine, elles participent aux combats de Ky Hoa les 24 et (mort du lieutenant-colonel Testard), de My Tho du 3 au , à la prise de Bien Hoa le , à celles de Vinh Long le et de Go Cong les 24 et . De 1863 à 1868 - cette dernière année marquant la fin de la conquête de la Cochinchine et de l'Annam - des insurrections sporadiques mais d'ampleurs limitées sont suivies de représailles par des colonnes expéditionnaires mises sur pied, entre autres unités, par les compagnies du 4e RIM. À partir de fin 1869, les compagnies de marsouins se regroupent en un régiment de marche d'infanterie de marine de Cochinchine, mais ces unités appartiennent toujours à leur corps de métropole.

Au cours de la campagne d'Italie de 1859, dans une action navale de diversion visant Venise, un bataillon du 4e RIM débarque le et occupe l'île de Lossini (aujourd'hui en Croatie).

En 1860, en Inde, le détachement d'Infanterie de Marine de Pondichéry appartient au 4e de Marine (création en 1858 d'une compagnie tournante d'infanterie de marine venant de métropole et de deux unités permanentes de cipayes encadrées par l'infanterie de marine).

1866 et 1867, avec des renforts venus de Saïgon, le colonel Reboul - ancien chef de corps du 4e - intervient au Cambodge à Oudong et Phnom Penh contre l'insurrection de Pu-Combo, prétendant au trône.

Le détachement du 4e stationné à La Réunion intervient lors des émeutes de début , blessure du lieutenant Dodds (27e compagnie). Suite à ces évènements, l'état de siège est maintenu à Saint-Denis pendant six mois.

En 1868 le 4e de Marine détache deux compagnies à Yokohama au Japon au profit du Corps international de souveraineté (6e et 20e compagnies).

Au , une compagnie du 4e (la 19e) stationne en Guadeloupe.

En 1869 le 4e RIM comprend 21 compagnies à Toulon, 11 en Cochinchine, 5 en Guyane, 2 au Japon, 1 en Guadeloupe (plus celles du Sénégal qui ne seront remplacées en réalité par celles du 1er RIM qu'en 1871).

Au , le 4e régiment de marche d'infanterie de marine fait partie de l'Armée de Châlons, 12e Corps d'Armée. Avec le 1er régiment de marche d'infanterie de marine, le 4e forme la 1re brigade aux ordres du général Reboul. Cette 1re brigade avec la 2e brigade du général Martin des Pallières (2e et 3e régiments de marche d'infanterie de marine), cinq batteries de canons de campagne de 4 modèle 1858 et une de mitrailleuses du 1er régiment d'artillerie de marine, et une compagnie du génie, constituent la 3e division d'infanterie, la Division Bleue, commandée par le général de division de Vassoigne. Les quatre régiments de marche d'infanterie de marine se composent chacun de trois bataillons à six compagnies. L'appellation "de marche" vient vraisemblablement du fait que chaque régiment pouvait difficilement fournir 18 compagnies de combat car ses unités élémentaires stationnées outre-mer étaient en nombre conséquent (plus de 20 pour le 4e!) et il devait en outre participer à la défense de Paris avec un bataillon, d'où le recours probable, non seulement à son propre dépôt, mais aussi aux autres dépôts d'infanterie de marine...Phases principales de la campagne :

  • 23 au  : Marche vers l'est.
  •  : La 1ère brigade (1er et 4e RIM) est engagée pour la première fois à Mouzon pour protéger la retraite de la brigade d'infanterie de ligne de Villeneuve. Elle remplit sa mission avec succès.
  • - : Bataille de Bazeilles. Le 31 après-midi la 1ère brigade intervient pour renforcer la 2ème brigade qui est entrée dans Bazeilles en fin de matinée et déloge du village l'ennemi à la baïonnette. Dans la matinée du 1er septembre, combat des 1er et 3e bataillons du 4e de Marine dans le parc du château de Montvillers alors que son deuxième bataillon charge à la baïonnette et met en fuite l'ennemi dans la grande rue de Bazeilles (le chef-de-bataillon Pasquet de la Broue, commandant du bataillon, tombe frappé d'une balle à la tête). Le 4e RIM se replie ensuite sur Balan où il mène ses derniers combats. En particulier, le sous-lieutenant Nussbaum, porte-drapeau, entraîne avec son Aigle nos marsouins dans une ultime charge qui reprend une partie du village. Mais la lutte est trop inégale et le régiment se retire sur Sedan où il entre le 1er septembre vers six heures du soir. La reddition des armées du second empire intervenant le , le drapeau du 4e est découpé à Sedan, les morceaux sont confiés aux officiers et aux sous-officiers les plus anciens. Au cours de ces deux journées, la Division Bleue a perdu 2 655 hommes, tués, blessés ou disparus, dont 35 tués et une cinquantaine de blessés chez les officiers.

De 1870 à 1914[modifier | modifier le code]

De à un bataillon du 4e RIM est présent à la défense de Paris, le 4e bataillon de marche, qui reçoit d'abord pour mission d'occuper le fort de Noisy et de le préparer à soutenir un siège. Puis, lors de la violente contre-offensive prussienne du Bourget du , il assure la couverture, de Drancy à Bobigny, des unités qui se replient du Bourget et de Drancy. Par la suite, au sein d'une brigade (capitaine de vaisseau Salmon) qui rassemble en novembre les quatre bataillons de Marine de la défense de la capitale, le 4e bataillon participe à l'occupation du Plateau d'Avron pendant le mois de décembre et à des sorties tentées par la garnison de Paris sur Le Bourget et Ville-Evrard les 21 et . Par ailleurs le 4e de Marine combat avec un bataillon, le 7e bataillon de marche, au sein de l'Armée de la Loire à la fin de l'année 1870 (combats de Chilleurs-aux-Bois et d'Orléans du 2 au ) et prend part aux actions de l'Armée de l'Est début 1871 dans un régiment de marche d'infanterie de marine qui avait regroupé fin les marsouins rescapés de l'Armée de la Loire (combats d'Arcey les 12 et , du défilé de la Cluse au sud de Pontarlier le 1er février - ultime action de la guerre qui permet aux troupes françaises de franchir la frontière avec la Suisse et d'éviter ainsi la captivité en Allemagne). C'est le dépôt du 4 à Toulon qui met sur pied ces différentes unités.

En 1872 le 4e RIM comprend 23 compagnies à Toulon, 5 en Guyane, 11 en Cochinchine.

Après avoir débarqué au Tonkin le 5 novembre 1873 avec 30 marsouins du 4e et 56 marins venus de Saïgon, le lieutenant de vaisseau Francis Garnier reçoit des renforts de Cochinchine et s'empare de la citadelle d'Hanoï avec 180 hommes le 20 novembre puis occupe Hung Yen, Phu Ly et Haï Duong dans le delta du fleuve rouge; l'unité de marche d'infanterie de marine est commandée par le sous-lieutenant Edgard de Trentinian du 4e de Marine. Puis le 4e RIM combat au Tonkin de 1882 à 1885 avec ses unités stationnées sur place et celles venues de Métropole ou de Cochinchine. Avec le capitaine de vaisseau Rivière, la 30e compagnie du 4 participe à la prise d'Hanoï le (nous nous étions retirés du Tonkin en 1874 à l'exception de la protection de nos Résidents dans les forts de Hanoï et Haiphong), puis les 27e et 30e compagnies du 4e RIM participent à la prise de Nam Dinh le au cours de laquelle le lieutenant-colonel Carreau commandant les unités du 4e RIM est mortellement blessé. Puis, sous le commandement du général Bouët le 4e RIM prend part aux combats de Vong le et Palan/Phung le (un bataillon mixte avec 25e, 26e, 27e compagnies du 4e RIM et une compagnie de tirailleurs annamites - la 26e compagnie du 4 est citée). Avec l'amiral Courbet, le 1er bataillon du 4e combat à Phu Sa et Son Tay en . Fin 1883 au Tonkin existent six compagnies du 4e RIM qui sont stationnées à Haiphong ou occupent différentes localités conquises (25e, 26e, 27e, 29e, 30e, 31e compagnies). Le corps expéditionnaire du général de division Charles-Théodore Millot qui débarque début 1884 est composé uniquement de formations de l'armée de terre; le ministre de la Marine demande à ses forces terrestres qui sont déjà sur le théâtre de se placer sous les ordres de ce corps expéditionnaire. Regroupées en 1884 au sein d'un régiment de marche d'infanterie de marine du Tonkin, mais relevant toujours de Toulon, des unités du 4e (25, 26, 31es compagnies) participent ainsi à la prise de Bac Ninh le puis à la campagne de Lang Son en et aussitôt après à la colonne de secours pour Tuyen Quang. C'est ce même régiment de marche d'infanterie de marine, à deux bataillons, qui prend ainsi part le à la fin du siège de trois mois de Tuyen Quang, après avoir défait la veille, à la Bataille de Hoa Moc, les Pavillons Noirs et les troupes régulières chinoises.

En 1880 le 4e RIM comprend 26 compagnies à Toulon, 6 en Guyane, 3 au Tonkin, 5 en Cochinchine, 4 à La Réunion.

En 1883 huit compagnies du 4e RIM - dont celles de son détachement stationné à La Réunion - prennent part à l'expédition de l'amiral Pierre à Madagascar (en particulier, occupation de Tamatave par 400 marsouins du 4e de Marine le ); elles assurent la pacification de l'île jusqu'à et la signature d'un traité de paix entre la France et la reine Ranavalona III. À noter : la défense du poste d'Aitken à Tamatave le par vingt-cinq marsouins du 4e commandés par le sous-lieutenant Castanié, qui reçoit la Légion d'Honneur pour avoir résisté à mille assaillants pendant quatre heures avant de les mettre en fuite. Les actions de la 21e compagnie du 4 fin 1884 pour conquérir les localités de Vohemar le , Amboanio le , Andraparany le . Le combat de 50 marsouins de la 38e Cie du 4e du 27 août 1885 aux côtés de 70 tirailleurs sakalaves, comoriens et zanzibarites - appelés les "casques noirs"- dans la vallée de l'Andampy (ou combat de Djangoa) en face de Nossi-Bé, sous les ordres du chef-de-bataillon Pennequin du détachement du 4e RIM de La Réunion qui défait 2000 Hovas commandés par un mercenaire anglais (blessé au cours de l'action, Pennequin est promu officier de la Légion d'Honneur); le au gué de Sahamafy près de Farafaty, le combat de deux compagnies du 4e de Marine, dont la 21e compagnie à l'avant-garde de la colonne de l'amiral Miot avec le bataillon de fusiliers-marins (venu en renfort du corps expéditionnaire du Tonkin), action qui prend fin quand les Français retournent à Tamatave, n'ayant pas pu déloger les Hovas de leurs retranchements après trois heures de lutte. Fin 1885, le 4e comprend à Madagascar les 23, 24, 38, 39, 40, 41, 42, 43es  compagnies.

Au Cambodge en 1885, suite à l'attaque de Sambor et de la 32e compagnie du 4e le (mort du lieutenant Bellanger), unité qui compose la garnison du Cambodge avec des tirailleurs annamites, le 4e RIM participe à la répression de l'insurrection qui se répand dans tout le pays, avec certaines de ses unités stationnées en Cochinchine. Ce n'est qu'en que la rébellion s'achève véritablement.

Début , le général Henri Roussel de Courcy nouveau commandant du corps expéditionnaire au Tonkin vient présenter ses lettres de créance à l'empereur d'Annam à Hué. La délégation française est attaquée avec traîtrise. Avec d'autres unités, les 27e et 30e compagnies du 4e RIM s'emparent du palais impérial le ; l'empereur s'enfuit avec sa cour et son Armée.

En 1888 le 4e RIM comprend 35 compagnies à Toulon, 3 en Guyane. Jusqu'à 1888, la relève pour l'outremer s'effectuait en compagnie organique venant de France puis y retournant. À partir de 1888, la relève se fait à titre individuel ou par petits détachements pour des régiments de marche numérotés et formant corps (RM 1 d' Annam, RM 2 du Tonkin, RM 3 de Cochinchine) devenus organiques car ils disposent désormais de leurs propres unités élémentaires - aussi sont-ils créés en absorbant les unités des « Quatre Vieux » déjà sur place. Même évolution à La Réunion, en Guyane, etc., avec la création de bataillons et détachements permanents, organiques et formant corps (Bataillons de La Réunion, de La Guyane , de Tamatave, de La Martinique, etc.). Ainsi s'achève le système des compagnies « tournantes » venant des quatre grands régiments de métropole. En 1890, les nouveaux régiments organiques d'outremer prendront l'appellation de régiment d'infanterie de marine, comme les 9e RIM au Tonkin et 11e RIM en Cochinchine.

En 1890, avec la création de quatre nouveaux régiments d'infanterie de marine en métropole, numérotés de 5 à 8, le 4e de Marine comporte désormais quatre bataillons à quatre compagnies chacun - dépôt exclu. Cette réduction du nombre de compagnies permet la mise sur pied du 8e de Marine à Toulon. Même évolution pour les 1er, 2e et 3e RIM qui sont réduits chacun à 12 compagnies; ainsi disparaît la notion des « quatre grands ».

En 1897 intervient l'expédition navale de Crète (blocus de l'île par les marines All/Aut/Fr/GB/It/Rus dans une tentative de médiation entre Grecs et Turcs). Dans ce cadre, un bataillon de renfort du 4e RIM - c'est le 1er bataillon commandé par le chef-de-bataillon Vandenbrock - embarque à Marseille les 8 et deux fois deux compagnies (1ère, 2e, 3e et 4e compagnies) afin de participer au maintien de l'ordre en Crète en contrôlant Sitia et sa région, dans la partie orientale de l'île, jusqu'en 1901.

En 1901 le régiment prend l'appellation de 4e régiment d'infanterie coloniale (il est désormais réduit à trois bataillons) et est regroupé à Toulon après le retour des unités stationnées en Crète. Il intègre une section de télégraphistes coloniaux ainsi que le dépôt central de ces derniers. À partir de 1909, ce dépôt assure notamment la formation de tous les télégraphistes des Troupes Coloniales, auparavant formés par la Marine.

De 1907 à 1914 le 4e Colonial participe à la pacification du Maroc, initialement en encadrant des formations de Tirailleurs Sénégalais (pacification de la Chaouïa de 1907 à 1910, combats de Kasbah Tadla et de Sidi-Salah en 1910). En 1911, tous les corps coloniaux de métropole détachent des compagnies pour créer six bataillons de marche, à raison d'un bataillon par brigade coloniale. Ainsi à la fin du mois de mars, les marsouins du 4e et du 8e RIC forment, à leur arrivée comme précurseurs de leur régiment de marche, le 1er bataillon d'infanterie coloniale (Ruef) du 1er régiment colonial de marche du Maroc (Gouraud). Ce sont des volontaires métropolitains engagés ou rengagés spécialement pour la campagne du Maroc, au titre d'un des deux corps de Toulon qui fournissent les cadres. Ils participent à la colonne Gouraud de 1911 : combats de Dayet-Aicha du 15 mai, de Mechra Bou Deraa le 22 mai, de Nzala Beni Ammar le 25 mai, entrée dans Fez le 26 mai, combats de Nzala Joub le 2 juin, de Bahlil le 5 juin, combat et entrée dans Meknès le 8 juin. Au sein du régiment Gouraud, ils occupent ensuite des postes dans la région de Berrechid (Chaouïa) de 1911 à 1912. Puis le 1er bataillon d'infanterie coloniale (BIC) du Maroc devient bataillon non enrégimenté, il est en garnison à Fez en 1912. Il participe à la prise de Khenifra le 12 juin 1914 après de violents combats et s'y installe. Le , le 1er bataillon colonial fait partie de la colonne Laverdure (René Philippe Laverdure) qui est décimée par les Zaïans à la Bataille d'Elhri (ou El Herri) (guerre de Zayan); son commandant, le chef-de-bataillon Colonna de Leca, est tué au combat ainsi que 24 hommes du bataillon; c’est de justesse que Khenifra est sauvegardée, grâce notamment à l’énergique défense du capitaine Croll, resté avec une compagnie du 1er BIC, qui résiste pendant trois jours jusqu'à l'arrivée des colonnes de secours. En 1915, le 1er bataillon d'infanterie coloniale rejoint la France pour constituer le , avec les 4e et 8e BIC, le régiment d'infanterie coloniale du Maroc (RICM).

En 1908 et 1909, au Tonkin, le 4e Colonial participe avec un détachement à la lutte contre l'insurrection du chef de guerre le Dê Tham (embarquement à Marseille des militaires du 4e le ).

En 1914 le 4e RIC, toujours stationné à Toulon, fait partie de la 4e brigade coloniale. Il embarque du 7 au en gare de Toulon pour prendre part au premier conflit mondial.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Rattachements[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

  • 3- : Champagne : Main de Massiges : conquête de "l'annulaire" par le bataillon Barbazan et combats cote 191 du bataillon Duchan - les deux commandants de ces bataillons sont tués dans ces actions; première citation du corps à l'ordre de l'Armée
  • 8 au  : Fortin de Beauséjour.
  • /  : Seconde bataille de Champagne : Main de Massiges / cote 199 (Mont Têtu)

Pour les besoins du corps expéditionnaire d'orient (CEO), est créé en au dépôt du 4e RIC à Toulon le 4e régiment mixte d'infanterie coloniale à partir d'une Compagnie Hors Rang et d'un bataillon du 4e Colonial et des 1er et 2e bataillons de tirailleurs sénégalais d'Algérie, stationnés à Nice après avoir participé au début de la campagne de France. Il prend part d'avril à à l'expédition des Dardanelles (combats de Gallipoli). Le 4e RMIC est entre-temps devenu le 54e RIC le . Il a auparavant réparti le personnel de Toulon dans ses trois bataillons (au total, cinq compagnies de combat proviennent du 4e RIC). Ce régiment intègre le la 17e Division d'Infanterie Coloniale qui regroupe le reste des unités coloniales du CEO et qui rejoint la Macédoine dans le cadre de l'Armée d'Orient (AO), après avoir débarqué à Salonique le .

Fourragère du 4e RIMa et insigne de la 3e compagnie

1916[modifier | modifier le code]

  • En février, parti pour occuper un secteur dans la Somme, le régiment est arrêté en route pour tenir les environs de Maucourt pendant trois semaines, puis occupe les positions du Bois-Commun et du saillant Philippi pendant dix jours avant de préparer l'offensive de la Somme.
  • 1er et  : bataille de la Somme : Herbécourt, tranchée Hélène
  •  : Biaches et Bois Blaise
  • Fin octobre : Départ pour la Macédoine

Armée d'Orient (AO) : le 54e RIC participe en Macédoine serbe au sein de la 17e DIC aux combats de la cote 1050 et de Kénali, dans la vallée de la Cerna, de septembre à (inscription au drapeau du 4e RIC : La Cerna 1916), alors que débarque à Salonique le 4e RIC les 7 et , dans le cadre de la 16e DIC qui arrive de la bataille de France.

1917[modifier | modifier le code]

Armée d'Orient (AO)

À son arrivée, le 4e RIC contribue d'abord au désarmement des bandes de Comitadjis qui harcèlent les lignes de communication alliées en Macédoine.

Le  : combats boucle de la Cerna (Macédoine serbe), Piton Jaune, altitude 1 055 m, le régiment au complet - le père Lenoir, qui était déjà l'aumônier du régiment à Beauséjour, est fauché par les mitrailleuses bulgares

Le  : combats boucle de la Cerna (Macédoine serbe), Pitons Rocheux, trois élévations de plus de 1 000 m, uniquement le 1er bataillon (Clémençon) avec le 42e Colonial

En août le régiment, arrivé avec trois bataillons, n'en comporte plus que deux du fait des combats et des maladies.

1918[modifier | modifier le code]

Armée d'Orient (AO)

Le tout le régiment part pour Salonique avant de rejoindre le la Macédoine grecque afin de participer à la grande offensive planifiée pour le mois de septembre.

Combats du 16 au dans la région du massif de la Dzéna (Macédoine grecque), notamment le attaque des deux bataillons du 4e Colonial dans le secteur de Zborsko (aujourd'hui Pefkoton) mais ils sont cloués au sol par l'artillerie bulgare, le combats sur le mont Zarena (Sarenka) des deux bataillons du 4e, renforcés par un bataillon du 8e Colonial, permettant l'occupation du col de la Zarena qui était l'objectif du jour fixé au régiment, base de départ face à la Dzéna, et le prise d'assaut à la grenade de la cote 2058 par le 2e bataillon (Mainetti) - 5e et 7e compagnies en première ligne, 6e en soutien - pendant que le 1er bataillon (Roy) s'empare du Pic de Porta (2097 m) avec le 8e RIC. La poursuite de l'ennemi en fuite, toujours en pays extrèmement accidenté, s'effectue dès le 22 et jusqu'au 29, où l'on apprend que la Bulgarie a signé l'armistice. Seconde citation du corps à l'ordre de l'Armée pour l'ensemble des douze jours de combats et en particulier pour la journée du . Cette seconde citation donne droit au port de la fourragère 1914-1918.

1919[modifier | modifier le code]

Armée du Danube (AD)

Fin de campagne en Bulgarie (Sistovo) et en Roumanie (Zimnicea) pour tenir des points de passage sur le Danube au profit des troupes alliées quittant le théâtre, puis en Moldavie (Bender) pour faciliter le repli d'Odessa. En particulier, le les marsouins du 4e contribuent à repousser l'attaque de Bender par les Bolcheviks. Le marsouin Vaysse y est le dernier du régiment à tomber au combat au cours de la première guerre mondiale. Le la 16e DIC est dissoute; le reliquat du 4e Colonial intègre un régiment colonial de marche, commandé par le chef de corps du 4e RIC et subordonné à la 30e division d'infanterie. Le le 54e RIC (Armée de Hongrie) est dissous. Le drapeau du 4e quitte Sofia en train le pour participer au « défilé de la victoire » le à Paris . Retour à Toulon du 4e RIC au mois de septembre avec un effectif ne représentant plus qu'un bataillon. Le à Toulon le corps reçoit la fourragère aux couleurs de la guerre 1914-1918.

Au total le conflit aura coûté au 4e RIC 170 officiers et 10 179 hommes tués, blessés ou disparus.

Le les premiers contingents des troupes coloniales débarquent à Fréjus. Toutes les troupes levées d'outremer sont présentes: Africains, Malgaches, Indochinois. Des camps provisoires sont rapidement installés pour les accueillir. Ces installations constituent très vite un vaste ensemble baptisé « camps du Sud-Est » qui reçoit dès juin 1915 plus de 45 000 hommes. Les logements dans des bâtiments de briques rouges sont complétés par des baraques provisoires en bois et des camps de toile.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le , le 4e RIC devient le 4e régiment de tirailleurs coloniaux (4e R.T.C) par changement d'appellation.

Les installations du Sud-Est atteignent leur plein développement juste après la Grande Guerre. La garnison de Fréjus devient un centre de formation et de perfectionnement ainsi qu'un centre de transit. Elle connaît une vie animée (cliques, noubas, fêtes).

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Par décision ministérielle du , le dépôt d'infanterie coloniale 219 est chargé de mettre sur pied et d'équiper le 4e régiment d'infanterie coloniale à trois bataillons - qui est ainsi recréé pour la campagne - à la caserne des Tourelles à Paris. Deux bataillons proviennent des bataillons d'instruction de la région parisienne, dont une partie avait assuré la garde des réfugiés espagnols dans le Midi pendant l'année 1939, un bataillon vient du dépôt colonial de Brest. Le 4e RIC appartient initialement à la 4e division d'infanterie coloniale (4e DIC), il est engagé au début du conflit pour occuper des sous-secteurs fortifiés, d'abord sur le Rhin (Rhinau de novembre à janvier), puis en Moselle (Petit-Rederching de février à avril). Du au , il stationne entre Valence et Montélimar, en réserve de l'Armée des Alpes, au sein de la 8e DIC.

Puis le 4e Colonial est transporté par voie ferrée dans l'Oise et rejoint la 7e DIC. Les 6 et aux portes est de Noyon le 2e bataillon se comporte magnifiquement, d'abord le 6 dans une contre-attaque avec l'appui des chars qui reprend en grande partie le village de Malincourt, puis le 7 dans une lutte acharnée à Salency et Happlincourt. Le la 3e compagnie du 1er bataillon se distingue à Mareuil-la-Motte pour y freiner la progression de l'ennemi et couvrir le repli de la division mais perd ses trois officiers. Le les 2e et 3e bataillons combattent devant Rosières et dans le bois de la Montagne de Rosières mais y épuisent leurs munitions et subissent des pertes sévères. Le , le 1er bataillon avec le reliquat du 3e - réduit de moitié - est aux lisières nord du bois de Montlognon quand il reçoit le feu de l'artillerie qui accompagne l'attaque allemande sur Baron. Puis le régiment est chargé de ralentir l'ennemi sur l'axe de repli de la division avant d'embarquer dans des wagons pour la gare des Aubrais. Les derniers combats du 4e, réduit à deux bataillons très diminués, ont lieu les 17 et à Châteauneuf-sur-Loire. La campagne du 4e RIC s'achève le à Miallet dans le Périgord. Le régiment est dissous en juillet 1940. Son drapeau est sauvegardé; il rejoint l'Afrique du Nord après avoir traversé l'Espagne.

Avec la Seconde Guerre mondiale, Fréjus conserve son importance. Si après le débarquement de Provence, les camps sont rendus à leur mission première d'accueil, à partir de 1945, les camps du Sud-Est développent leur rôle de centre d'entraînement, de préparation au départ pour les opérations extérieures et de transit en abritant le centre d'organisation du corps expéditionnaire français d'Extrême-Orient puis le centre d'instruction précoloniale, avant le départ pour l'Indochine, Madagascar et plus tard l'Afrique du Nord.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Depuis la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lors des cérémonies marquant la libération de la ville, le drapeau du 4e RIC est remis le , caserne Grignan, au chef de corps prenant le commandement du régiment de Toulon, reconstitué sous l'appellation de 4e régiment d'infanterie coloniale de réserve. Mais ce dernier est dissous pour intégrer le le 6e RIC en partance pour l'Indochine.

Le 4e RIC est recréé le à Toulon à la caserne Grignan, à partir du 4e bataillon d'infanterie coloniale créé le à Briançon, puis en garnison à Lyon de à , et du 4e régiment de tirailleurs sénégalais dissous à Toulon le . C'est alors un régiment mixte (Africains et Européens).

Pour les besoins de la guerre d'Indochine, un certain nombre de bataillons sont créés ou recréés entre 1946 et 1948. Tous n'y vont pas, il faut compenser en France les départs d'unités pour l'Extrême-Orient, d'autant plus que des renforts sont envoyés en 1947 et 1948 à Madagascar.

L'Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

Le 4e Colonial met sur pied en 1954 un bataillon de marche (mixte) pour mener des opérations de maintien de l'ordre dans le Sud-Tunisien et le secteur de Gafsa. En 1955, ce bataillon stationné à El Guettar devient le II/4e RIC (Africains) et est rejoint en Tunisie le par l'état-major et la compagnie de commandement et des services du 4e (mixte) provenant de Toulon, tandis que s'installent en Algérie le I/4e RIC (Africains) en juillet puis le III/4e RIC (Européens) trois mois plus tard.

Le I/4e RIC, qui forme corps le , tient garnison à Saint-Charles dans la banlieue de Philippeville et participe aux opérations de quadrillage en Algérie dans la région de Philippeville : notamment combats du premier bataillon dans le massif de l'Estaya de mai à .

Le II/4e RIC, encore stationné en Tunisie, forme corps le et est incorporé en août à la Force A de l'opération sur le canal de Suez après avoir été renforcé par une section 106 antichar et une section DCA. Il s'installe provisoirement à Bône le puis embarque à Alger le . Il débarque à Port Fouad le , alors que les combats viennent de se terminer, puis retourne en Algérie et s'installe à Texenna (secteur de Djidjelli) pour prendre part au dispositif de quadrillage. Le deuxième bataillon participe en particulier à l'opération « Région Texenna » du 9e régiment de chasseurs parachutistes les 29 et .

Le III/4e RIC provenant du dépôt du 4e RIC s'installe en Algérie en et participe au quadrillage mais il est dissous en pour devenir le III/22e RIC.

Le PC du 4e RIC et la compagnie de commandement et des services quittent la Tunisie pour rejoindre l'Algérie en . Le chef de corps du 4e, au-delà de ses fonctions de commandant du régiment, était également responsable du secteur de Gafsa, région clé du Sud-Tunisien.

En 1959, ayant perdu ses Africains, le 4e RIMa est réduit à un unique bataillon, le I/4e RIMa stationné à Saint-Charles, composé d'appelés et de harkis et comportant sept compagnies. Il combat en particulier dans le Djebel Refaa le avec le 7e régiment de tirailleurs. Le I/4e dispose par ailleurs de la Harka Commando 4 et du commando de chasse V23 de la 5e compagnie : notamment combat de la Harka 4 dans la région de Barika le avec le 7e RT.

Suite au cessez-le-feu du en Algérie, le premier bataillon du 4e RIMa stationné à El Harrouch perd une compagnie qui va constituer, comme c'est le cas pour 91 autres régiments, une des 114 unités de la Force locale de l'ordre algérienne, la 420e UFL-UFO installée à Canrobert (Algérie) et qui est rattachée au 16e RIMa à compter du 1er mai. Celle-ci est composée de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires algériens, qui pendant la période transitoire doivent être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie (accords d'Évian du ).

Après 1960, la garnison de Fréjus perd ses détachements africains, dont le dernier quitte Puget en . Les camps du Sud-Est recevaient environ 12 000 hommes et disposaient de quatre hôpitaux. Des cimetières ont été créés (cimetière annamite, cimetière africain de La Baume). Par la suite le domaine militaire s'est restreint, des camps furent abandonnés (comme le camp Galliéni, le camp Robert, le camp Caïs). Ces terrains sont aujourd'hui occupés par une école maternelle, des logements pour les cadres de la garnison de Fréjus, un complexe sportif et par le Mémorial des guerres en Indochine[2]inauguré en 1993 en présence du drapeau du 4e RIMa.

Le régiment d'instruction[modifier | modifier le code]

Le , le centre d'instruction du 4e RIMa est créé à la caserne Grignan à Toulon. Il se substitue au centre d'instruction no 4 du groupement d'instruction et de transit des troupes de marine / GITTDM et reste donc subordonné à ce dernier, devenu groupement d'instruction des troupes de marine / GITDM en 1965. Le centre d'instruction du 4e est chargé de la formation des appelés et volontaires service long destinés aux garnisons d'outremer. Il modifie en 1973 son appellation pour prendre celle de 4e régiment d'infanterie de marine. Le régiment comprenait lors de son temps de garnison à Toulon la Corniche Bournazel, classe préparatoire à l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr.

Le régiment quitte définitivement la garnison de Toulon pour rejoindre Fréjus, camp Lecocq, en 1977. Avec sept compagnies d'instruction, il reprend ses missions de Toulon et prend la place du centre d'instruction du 7e RIMa de Fréjus (formation des engagés) dissous en même temps que le GITDM. La formation des engagés relève désormais des formations des troupes de marine.

Le régiment est séparé en deux le , une moitié du 4e (l'état-major et la Compagnie de Commandement et des Services et les 4e, 5e, 6e, 7e compagnies d'instruction) rejoint Perpignan où elle incorpore les effectifs du 24e RIMa dissous. Un détachement d'instruction du 4e RIMa reste à Fréjus (1re Cie/Instruction Élémentaire de Conduite, 2e Cie/appelés corps et organismes militaires divers, 3e Cie/télégraphistes).

Le , l'état-major et la Compagnie de Commandement et des Services du régiment qui se trouvaient à Perpignan rejoignent à Fréjus les trois compagnies qui y étaient restées pour y reformer le 4e de Marine en un seul lieu, tandis que le 24e régiment d'infanterie de marine se reconstitue dans son ancienne garnison autour des compagnies d'instruction laissées par le 4e.

Le , le 24e RIMa est à nouveau dissous à Perpignan et transfère trois compagnies à Fréjus qui deviennent les 4e, 5e et 6e compagnies du 4e RIMa chargées, avec les 1re et 3e compagnies, de l'instruction des appelés et volontaires service long destinés aux garnisons d'outremer ainsi que des moniteurs techniques du Service Militaire Adapté.

En 1994, création de la 7e compagnie du 4e RIMa. Elle se substitue à la section outremer (SOM) chargée du transit du personnel instruit en instance de départ pour les garnisons d'outremer. Elle reçoit en outre la mission de former des engagés.

Le , à Fréjus, le régiment est dissous.

C'est le 21e régiment d'infanterie de marine, situé également au camp Lecocq, qui reprend la mission de formation des volontaires service long destinés aux garnisons d'outremer. Le drapeau du 6e Régiment de Tirailleurs Sénégalais, ainsi que la garde des traditions des anciennes troupes indigènes, qui avaient été confiés au 4e RIMa en 1996, sont transmis au 21e régiment d'infanterie de marine.

Le 2019, le centre de formation initiale des militaires du rang de Fréjus change d’appellation et devient le CFIM de la 6e brigade légère blindée - 4e régiment d'infanterie de marine. Il est chargé de la formation initiale des engagés volontaires des régiments de la 6e brigade légère blindée. La formation dispensée dure 12 semaines, suivies d'une période d'acclimatation en régiment et d'une période de permission.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Avertissement : en dépit des corrections et des recoupements effectués, il n'est pas possible dans l'immédiat de présenter une liste des chefs de corps complète et rigoureusement exacte, compte tenu des informations disponibles.

Période Chef de corps
Janvier à CB Reybaud (provisoirement)
Mars à Colonel de Cendrecourt
Juin à Lieutenant-colonel Reybaud (pvt)
1855-1858 Colonel Brunot
1859-1863 Colonel de Cappe
1864-1866 Colonel Reboul
1969 Colonel Bossant
1869 Colonel d'Arbaud
1872 Colonel Arthur de Trentinian
1877 Colonel de Maission
1878 ( un mois / novembre) Colonel Bégin
1881 Colonel Bouët
1884 Colonel Ligier
1886 Colonel Voyron
1886 Colonel Billès
1889 Colonel de Badens
1891-1892 Colonel Pernot
1892 ( premier trimestre ) Colonel Dodds
1892 Colonel Terrillon
1894 Colonel Louis Edgard de Trentinian
1896 Colonel Edmond Pujol
1897 Colonel de Beauquesne
1900 Colonel Charles Henri Vimard
1900- Colonel de Beylié
1902 Colonel Lalubin
1902 ( trois mois / sept à déc ) Colonel Dain
1903-1904 Colonel Marchand
1908-1910 Colonel Spitzer
1910-1912 Colonel Blondlat
1912-1914 Colonel Reymond
Septembre 1914 Colonel Pruneau
Août 1916 Colonel Thiry
février 1917 CB Peres(pvt)
Lt Col Quinque
Septembre 1918 CB Peres
Fin Colonel Reverce
Décembre 1918 CB Peres
Mai 1919 Lt Col Durand
1939 Colonel Larbaletrier
1940 Lieutenant-colonel Jouanet
1944 Lieutenant-colonel Gouzy (4e RICR)
1947 Chef-de-bataillon Moullet (Briançon)
1956-1958 Colonel Charles-Jean Grimaldi
1958-1959 colonel Duault
1959-1961 chef-de-bataillon Hogard (I/4)
1961-1962 Lieutenant-colonel Braquet
1962-1963 Lieutenant-colonel Cames (CI du 4e RIMa à Toulon)
1963-1964 colonel Le Flahec
1964-1965 colonel Gérard
1965-1967 colonel Jeanblanc
1967-1969 colonel Deschênes
1969-1971 colonel Robédat
1971-1973 colonel Marion
1973-1975 colonel Paillard
1975-1977 colonel de Buyer
1977-1979 colonel Gautier Jean-Claude à Fréjus
1979-1981 colonel Metayer à Fréjus puis Perpignan
1981-1983 colonel Pelletier Alain à Perpignan
1983-1985 colonel Paveau Gérard à Perpignan
1985-1987 colonel Pirson à Perpignan puis Fréjus
1987-1989 colonel Messaoudi
1989-1991 colonel Ronde André
1991-1993 colonel Trélaün Michel
1993-1995 colonel Moreau Jean-Loup
1995-1997 colonel Robert Gilles
1997-1998 colonel Fugier Gilles
2019 lieutenant-colonel Nounay (CFIM 6e BLB-4e RIMa)

Insigne du 4e régiment d'infanterie marine[modifier | modifier le code]

(4e régiment d'infanterie de marine) (4e régiment d'infanterie coloniale)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Signification[modifier | modifier le code]

Une ancre de marine avec un bouclier entouré d'inscriptions se référant aux cinq batailles auxquelles il a participé avec des sabres au nombre de sept. La croix sur fond azur est l'emblème de Toulon où le régiment eut d'abord sa garnison.

Drapeau du régiment[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[3],[4] :

Drapeau du 4e régiment d'infanterie de marine

Décorations[modifier | modifier le code]

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 avec deux palmes.

Puis de la fourragère portée par les marsouins aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918, fixée au drapeau du 4e RIC le par le Préfet Maritime de Toulon.

Devises[modifier | modifier le code]

« J'y suis j'y reste » (l'expression serait due au général de Mac Mahon après la prise du fort de Malakoff en Crimée en ).

« Partout où il a fallu se battre avec acharnement, souffrir sans se plaindre et mourir sans regret les soldats du 4e étaient là et il semble qu’ils aient tous religieusement suivi le conseil que leur donnait le lieutenant-colonel Pruneau dans un de ses ordres du régiment avec lesquels il savait exalter les courages : « Si quelqu’un d’entre vous, leur disait-il, sentait sa confiance s’en aller et des défaillances se glisser dans son cœur, qu’il répète comme une prière quotidienne, notre vieille devise : Être marsouin du 4e c’est savoir quand on a faim ne pas manger, quand on a soif ne pas boire, quand on est fatigué ne pas dormir, quand on ne peut plus se porter soi-même porter ses camarades. Vive le 4e Colonial. »[5] »

Traditions[modifier | modifier le code]

La fête des troupes de marine est célébrée à l'occasion de l'anniversaire des combats de Bazeilles. Ce village qui a été quatre fois repris et abandonné sur ordre, les et le . « Et au nom de Dieu, vive la coloniale » : les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du Révérend Père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté face à une tribu locale.

Personnalités ayant servi au 4e RIMa[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.opex360.com/2019/07/01/pour-insuffler-lesprit-guerrier-larmee-de-terre-donne-des-noms-de-regiments-dissous-a-ses-unites-non-operationnelles/?fbclid=IwAR3KBbKN6jyI-rYq6vB8ZIaDF0vSKA4O7Bxto8HZt9u1wPTCVzzhfsud5Xk#
  2. Les Troupes de Marine - Quatre siècles d'histoire - Edition LAVAUZELLE
  3. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  4. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  5. Historique du 4e RIC (Campagne 1914-1918) - Imp. Bouchet à Toulon.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Historique du 4e régiment d'infanterie coloniale : campagne de France 1939-1940, Limoges, Charles-Lavauzelle, , 20 p. (lire en ligne).
  • Erwan Bergot, La Coloniale du Rif au Tchad 1925-1980, Paris, Presses de la Cité, coll. « Troupes de choc », (réimpr. 1991) (ISBN 978-2-258-01033-8).
  • Historique du 4e régiment d'infanterie coloniale 1914-1918, Toulon, B.Bouchet, 40 p.
  • « Les troupes de marine à la bataille de l'Alma (20 septembre 1954) », L'Ancre d'Or Bazeilles, no 192,‎ (lire en ligne [PDF]).
  • Histoire et épopée des troupes coloniales, Paris, Imprimerie Chantelard, , 4e éd., 412 p.
  • « La Coloniale », Historama, no hors série 4,‎ .
  • Historique du 54e régiment d'infanterie coloniale 1914-1918, Toulon, B.Bouchet, 27 p.
  • Les Troupes Coloniales dans la conquête et la pacification du Maroc - Société d'études d'Histoire militaire "La Sabretache" - Carnet Nmr 117[réf. non conforme].
  • Articles de presse : "L'express du midi" du 30 mai 1912, page 2, colonne 1/ Bibliothèque municipale de Toulouse et "La République du Var" du 8 juin 1912, page 3, colonne 4/ Archives départementales du Var (départ pour le Maroc)[réf. non conforme].
  • Pierre Dufour, Le régiment d'infanterie chars de marine, Ambre bleu, , 143 p.
  • Histoire militaire de l'Indochine française, vol. 1, Hanoi-Haiphong, Imp. d'Extrême-Orient, .
  • A. Sabatié, Le Sénégal, sa conquête et son organisation (1364-1925), Saint-Louis, Imp. du gouvernement, , 434 p.
  • « Les troupes de marine en Mer Noire après Sébastopol », L'Ancre d'Or Bazeilles, no 195,‎ (lire en ligne [PDF]).
  • "Les troupes de marine devant Sébastopol (1854-1855)", L'Ancre d'Or Bazeilles , no 194, janvier-.
  • "Troupes de marine" - Yves Debay - Histoire & Collections - Paris - 1996.
  • Historique du 4e RIC 1854-1914. Musée des troupes de Marine. Numéro d'inventaire : 7575.
  • Historique des troupes stationnées dans le Secteur français en Crète de à - Journaux du colonel Destelle - Annexes 2.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]