1er régiment du matériel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

1er régiment du matériel
Centre de formation initiale des militaires du rang du matériel
Image illustrative de l’article 1er régiment du matériel
Insigne régimentaire du 1er RMAT.

Création
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Centre de formation initiale des militaires du rang
Rôle Instruction
Fait partie de Commandement de la maintenance des forces
Garnison Camp des Garrigues
Devise Premier exige

Le 1er régiment du matériel (1er RMAT) est un régiment l’Armée de terre française créé en 1981.

En 2019, il devient le centre de formation initiale des militaires du rang du matériel - 1er régiment du matériel (CFIM du matériel - 1er RMAT)[1].

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  •  : création du 1er régiment du matériel de corps d'armée ;
  •  : dissolution ;
  •  : création du 1er régiment du matériel ;
  •  : dissolution ;
  • été 2019 : centre de formation initiale des militaires du rang du matériel - 1er régiment du matériel.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 1er régiment du matériel de corps d'armée à Thionville[modifier | modifier le code]

Le 1er régiment du matériel de corps d'armée (1er RMCA) est créé le à Thionville à partir des groupes d'instruction des 101e et 103e groupements réparation mobilité de corps d'armée de Verdun et Mulhouse. Sa mission était d'assurer la formation des militaires du rang du matériel des forces françaises en Allemagne. Le régiment comporte un état-major, une compagnie de commandement et de services et trois compagnies d'instruction. Il est dissous le .

Le 1er régiment du matériel à Sarrebourg[modifier | modifier le code]

Le 1er régiment du matériel (1er RMAT) est créé le à Sarrebourg à partir du 102e groupement réparation mobilité de corps d'armée de Metz, du 4e bataillon du matériel de division blindée de Lunéville, du 1er groupement de soutien de l'ALAT de Phalsbourg, du 3e groupement de soutien ALAT d'Étain et du 11e détachement de soutien ALAT d'Essey-lès-Nancy. La portion centrale du régiment occupe le quartier Gérôme à Sarrebourg.

En 1986, le détachement ALAT de Phalsbourg du 1er RMAT devient le 23e bataillon du matériel.

En 1989, le régiment fait partie de la brigade logistique du 1er corps d'armée. Il compte plusieurs compagnies et détachements en Lorraine[2] :

  • état-major, compagnie de commandement et de soutien, 2e compagnie de soutien électronique à Sarrebourg ;
  • 1re compagnie de soutien multi-technique à Metz ;
  • détachement de la 2e compagnie de soutien électronique à Épinal ;
  • détachement de la 2e compagnie de soutien électronique à Hettange-Grande ;
  • détachement de la 2e compagnie de soutien électronique à Phalsbourg ;
  • 3e compagnie de soutien ALAT à Étain-Rouvres ;
  • détachement de soutien ALAT à Essey-lès-Nancy.

En 1990, la 1re compagnie de soutien multi-technique de Metz est transférée au 4e régiment du matériel tandis que la compagnie de soutien d'artillerie de Bitche (provenant du 5e régiment du matériel de Strasbourg) est rattachée au 1er RMAT. Le régiment rejoint le 3e corps d'armée.

En 1991, le 1er RMAT intègre les détachements de Colmar et de Gresswiller consécutivement à la dissolution du 5e RMAT.

Le 3e régiment du matériel de Beauvais est dissous le , ses compagnies sont alors rattachées au 1er RMAT qui adopte une nouvelle structure : les unités de l'Est sont regroupées au sein du 1er bataillon tandis que les unités du Nord forment le 2e bataillon. La 4e compagnie approvisionnement de Sarrebourg et la 7e compagnie de soutien multi-technique de Colmar sont supprimées et la 3e compagnie de soutien ALAT d’Étain rejoint le 9e régiment de soutien aéromobile.

Le régiment compte 12 compagnies réparties sur 15 sites notamment :

  • état-major, compagnie de commandement et de soutien à Sarrebourg ;
  • 1er bataillon à Gresswiller ;
    • 1re compagnie de soutien d'artillerie à Bitche ;
    • 2e compagnie de soutien électronique à Sarrebourg ;
    • 3e compagnie d'approvisionnement à Gresswiller ;
    • 4e compagnie de soutien ALAT à Nancy ;
    • 5e compagnie de soutien multi-technique à Gresswiller.
  • 2e bataillon à Laon-Couvron ;
    • 1re compagnie de soutien d'artillerie à Douai ;
    • 2e compagnie de soutien électronique à La Fère ;
    • 3e compagnie d'approvisionnement à Sissonne ;
    • 4e compagnie de soutien ALAT à Compiègne ;
    • 5e compagnie de soutien multi-technique à Évreux ;
    • 6e compagnie de soutien multi-technique à Laon-Couvron.

En 1994, l'état-major du 1er bataillon est transféré de Gresswiller à Sarrebourg. Du côté du 2e bataillon, les compagnies de La Fère et Sissonne sont regroupées à Laon.

En 1997, le 1er régiment du matériel ne compte plus que 9 compagnies à Sarrebourg, Bitche, Connantray, Laon-Couvron et Compiègne.

Le , il rejoint la 1re brigade logistique nouvellement créée.

Le 1er régiment du matériel à Laon-Couvron[modifier | modifier le code]

Le 1er RMAT quitte Sarrebourg le dans le cadre de la professionnalisation de l'Armée de terre et s'installe à Laon-Couvron avec des détachements à Douai et à Margny-lès-Compiègne.

Le 1er régiment du matériel à Woippy[modifier | modifier le code]

Le , le régiment quitte Laon-Couvron pour s'installer au quartier Colonel Clerc à Woippy (banlieue de Metz) où il relève le 9e régiment du matériel dissous à la même date.

Le régiment était articulé en huit compagnies et un groupement. Mis à part son état-major situé à Woippy, le régiment comprenait aussi quatre compagnies munitions stationnées à Brienne-le-Château, au Rozelier (près de Verdun), à Connantray et enfin à Neubourg (près de Haguenau). Ces compagnies assuraient en région terre Nord-Est comme en opérations extérieures, la gestion, la distribution et le soutien technique de près de 70 % des stocks de l'Armée de terre, soit plus de 105 000 tonnes de munitions.

Régiment à composante projetable en opérations extérieures, sa mission sur un théâtre d'opération était d'armer la composante maintenance d'une base logistique divisionnaire, d'une base logistique terrestre ou d'une base logistique interarmées de théâtre en intégrant si nécessaire des unités des autres régiments ou bases de soutien du matériel.

Le régiment était une formation multi-technique recouvrant les domaines de la réparation, de l'approvisionnement et de la pyrotechnie. De plus, il assurait les fonctions de marque pour les matériels de traitement de l'eau. Enfin, il possédait en son sein le centre régional de formation au système d'information de la maintenance de l'armée de terre (SIMAT). La mission principale du 1er RMAT était d'assurer la maintenance des matériels autos, engins, blindés, armement, transmissions de 81 formations dont 13 régiments. Il assurait également les approvisionnements en pièces de rechanges.

Le régiment comprenait avant sa dissolution 1 212 hommes répartis comme suit : 613 personnels militaires et 599 personnels civils.

Insigne de béret, du matériel.
  • Site principal de Woippy (550 personnes) :
    • 1re compagnie maintenance mobilité (projetable) ;
    • 3e compagnie des approvisionnements (projetable) ;
    • 13e groupement multi-technique (non projetable) ;
  • Site de Saarburg en Allemagne (24 personnes) :
    • section maintenance mobilité de la 1re compagnie de maintenance mobilité (projetable)[3] ;
  • Site de Toul-Domgermain (104 personnes) :
    • 2e compagnie maintenance mobilité (projetable)
    • section multi-technique (non projetable)[4]
  • Site de Commercy :
    • section de réparation mobilité de la 2e compagnie maintenance mobilité (projetable) ;
  • Site d'Épinal (24 personnes) :
    • section de réparation mobilité de la 2e compagnie maintenance mobilité (projetable)[4]
  • Site de Brienne-le-Château (210 personnes) :
    • 4e compagnie munitions (dont une section projetable) ;
  • Site du Rozelier (95 personnes) :
    • 5e compagnie munitions (dont une section projetable) ;
  • Site de Connantray (149 personnes) :
    • 6e compagnie munitions (en partie projetable) ;
  • Site de Neubourg (57 personnels) :
    • 7e compagnie munitions (non projetable).

Le , les compagnies munitions des régiments du matériel rejoignent le nouveau Service interarmées des munitions.

Le 1er RMAT est finalement dissous le , il comprenait 1 200 personnes et faisait partie du Service de la maintenance industrielle terrestre. La portion centrale de Woippy devient un détachement du 8e régiment du matériel[5].

CFIM du matériel - 1er régiment du matériel[modifier | modifier le code]

À l'été 2019, le centre de formation initiale des militaires du rang des Garrigues change d’appellation et devient le CFIM du matériel - 1er régiment du matériel[1].

Il est chargé de la formation initiale des engagés volontaires des régiments du Commandement de la maintenance des forces.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « De l’importance du patrimoine », sur le site de l'Armée de terre, le .
  2. Les garnisons de la métropole unités de combat, d'appui et de soutien sur le site Entre réalité et prospective : L'armée de terre française en janvier 1989 (consulté le 28 mai 2019).
  3. Transfert vers Woippy en 2010.
  4. a et b Transfert vers Gresswiller en 2011.
  5. [PDF] Bulletin municipal de la ville de Woippy, décembre 2012, page 8 (consulté le 17 novembre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]