1er régiment du matériel

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1er régiment du matériel
Image illustrative de l'article 1er régiment du matériel
Insigne régimentaire du 1er RMAT.

Création
Dissolution 30 juin 2011
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment du matériel
Rôle Logistique
Effectif 1 200 personnes
Fait partie de Service de la maintenance industrielle terrestre
Garnison Woippy (Metz)
Surnom 1er RMAT
Devise Premier exige

Le 1er régiment du matériel (1er RMAT) était un régiment l’Armée de terre française créé en 1981 et dissous en 2011.

Historique[modifier | modifier le code]

Le 1er régiment du matériel a été créé le 1er juillet 1981 à Thionville, il avait pour mission d'assurer la formation des militaires du rang du matériel des forces françaises en Allemagne. Dissous le 30 juillet 1984, il est recréé le 1er juillet 1985 à Sarrebourg. Le même jour, le 1er groupement de soutien ALAT de Phalsbourg est intégré au 1er RMAT[1].

En 1986, le détachement ALAT de Phalsbourg du 1er RMAT devient le 23e bataillon du matériel.

L'état-major du 1er RMAT était caserné au quartier Gérôme à Sarrebourg. Le régiment comprenait 12 compagnies implantées à Sarrebourg, Gresswiller, Essey-lès-Nancy, Bitche, Évreux, Laon-Couvron, Compiègne, Sissonne et Douai.

Le 1er RMAT quitte Sarrebourg le 30 juin 1999 dans le cadre de la réorganisation de l'Armée de terre. Il s'installe à Laon-Couvron.

Le 30 juin 2005, le 9e régiment du matériel est dissous et relevé par le 1er RMAT. Ce dernier est alors transféré de Laon-Couvron au quartier Colonel Clerc à Woippy (banlieue de Metz).

Héritier des traditions du 1er régiment du matériel de corps d'armée dont il conserve l'étendard, puissamment fondé sur l'excellence du personnel civil et militaire du 9e RMAT, dans sa nouvelle configuration, le 1er RMAT comprenait avant sa dissolution 1 200 personnes, dont 540 sur le site de Woippy. Il faisait partie du Service de la maintenance industrielle terrestre.

Le 1er RMAT est finalement dissous le 30 juin 2011. Il est relevé par un détachement du 8e régiment du matériel[2].

Il avait pour devise « Premier exige ».

Missions[modifier | modifier le code]

Dans ses nouvelles structures, le régiment est articulé en huit compagnies et un groupement. Mis à part son état-major situé à Woippy, le régiment est aussi composé de quatre compagnies munitions stationnées à Brienne-le-Château, au Rozelier (près de Verdun), à Connantray et enfin à Neubourg (près de Haguenau). Ces compagnies viennent élargir le spectre des compétences du régiment. Composées de personnel civil et militaire artificiers hautement qualifiés, elles assurent en région terre Nord-Est comme en opérations extérieures, la gestion, la distribution et le soutien technique de près de 70 % des stocks de l'Armée de terre, soit plus de 105 000 tonnes de munitions.

Régiment à composante projetable en opérations extérieures, sa mission sur un théâtre d'opération, s'il venait à être engagé, serait d'armer la composante maintenance d'une base logistique divisionnaire, d'une base de logistique terrestre ou d'une base logistique interarmées de théâtre en intégrant si nécessaire des unités des autres régiments ou bases de soutien du matériel.

Le régiment est une formation multitechniques qui offre un large éventail de spécialités, recouvrant les domaines de la réparation, de l'approvisionnement et de la pyrotechnie mentionnés. De plus, il assure les fonctions de marque pour les matériels de traitement de l'eau. Enfin, il possède en son sein le centre régional de formation au système d'information de la maintenance de l'armée de terre (SIMAT). La mission principale du 1er RMAT est d'assurer la maintenance des matériels autos, engins, blindés, armement, transmissions de 81 formations dont 13 régiments. Il les approvisionne également en pièces de rechanges.

Composition[modifier | modifier le code]

Le régiment comprenait avant sa dissolution 1 212 hommes répartis comme suit : 613 personnels militaires et 599 personnels civils.

Insigne de béret, du matériel.
  • Site principal de Woippy (550 personnes) :
    • La compagnie approvisionnement (3e CAP) projetable.
    • Une compagnie maintenance mobilité (1re CMM) projetable.
    • Le groupement multi-techniques (13 GMT) non projetable.
  • Site de Saarburg en Allemagne (24 personnes) : une section maintenance mobilité (de la 1re CMM) projetable[3]
  • Site de Toul-Domgermain (104 personnes) : une compagnie maintenance mobilité (2e CMM) projetable et une section multi-techniques non projetable[4]
  • Site de Commercy (à l'horizon 2008) : une section de réparation mobilité (de la 2e CMM) projetable.
  • Site d'Épinal (24 personnes) : une section de réparation mobilité (de la 2e CMM) projetable[4]
  • Site de Brienne-le-Château (210 personnes) : une compagnie munitions (4e CMU) dont une section projetable.
  • Site du Rozelier (95 personnes) : une compagnie munitions (5e CMU) dont une section projetable.
  • Site de Connantray (149 personnes) : une compagnie munitions (6e CMU) en partie projetable
  • Site de Neubourg (57 personnels) : une compagnie munitions (7e CMU) non projetable.

Matériel[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Phalsbourg sur le site Le soutien de l'ALAT (consulté le 1er décembre 2016)
  2. [PDF] Bulletin municipal de la ville de Woippy, décembre 2012, page 8 (consulté le 17 novembre 2016).
  3. Transfert vers Woippy en 2010
  4. a et b Transfert vers Gresswiller en 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]