Famille de Tournemire

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Famille de Tournemire
Image illustrative de l’article Famille de Tournemire
Armes

Blasonnement D'or à trois bandes de sable ; à la bordure de gueules, chargée de onze besants d'or ; au franc-quartier d'hermine[1],[2].
Devise « Aultres n'auray. »
Période XIIIe siècle au XXIe siècle
Pays ou province d’origine Auvergne
Allégeance Évêques de Clermont d'Auvergne, rois de France
Fiefs tenus Tournemire, Girgols, Laroquevieille
Demeures Tournemire, Muret, Leybros, Marzes, Vals, Malaric, Neyrebrousse, Voissieux, Pierrefitte,
Charges Panetier du roi
Chambellan du roi
Capitoul de Toulouse
Preuves de noblesse
Admis aux honneurs de la Cour 1778

La famille de Tournemire est une famille de la noblesse française subsistante originaire du Cantal.

Elle compte parmi ses membres des officiers supérieurs et généraux, des croisés, un chambellan des rois, un gouverneur d'une place forte, un capitoul de Toulouse, un résistant, etc.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Raoul de Warren écrit dans le Grand Armorial de France : « On trouve en Auvergne, vers 1270, au moins six familles de Tournemire ayant peut-être une origine commune dont les unes possédaient des droits de co-seigneurie sur le "château supérieur" de ce nom et les autres sur le "château inférieur". Trois d’entre elles s’éteignirent avant la fin du XIVe siècle. Celle des Golfier de Tournemire, seigneurs de Marze, s’éteignit au XVIe siècle. Les deux autres autres sont rapportées ci-après.

  • La première ligne, toujours subsistante, remonte sa filiation prouvée à Rigaud, chevalier, co-seigneur du château supérieur de Tournemire, mort avant 1259.
  • La deuxième ligne est indiquée dans les preuves pour les Honneurs de la Cour en 1778, comme étant issue d’Aymeric de Tournemire qui aurait été père d’Antoine, capitoul de Toulouse en 1472 ; toutefois Chérin, tout en acceptant cette filiation, précise qu’elle ne s’accorde pas avec l’ordre chronologique et que l’on a attribué vraisemblablement les qualités de deux personnages à un seul. Il semble que la filiation de cette ligne ait été en réalité la suivante : Aymeriguet, co-seigneur du château inférieur de Tournemire, trouvé comme mineur en 1284, allié à Marguerite de Druyeur. »[3]

Au commencement du XIVe siècle les tours de Tournemire étaient, comme les Tours de Merle ou de Carbonnières, possédées en indivisions par plusieurs lignages nobles portant soit le nom de Tournemire (avec un surnom et des armes différentes pour les distinguer) soit celui d'autres familles comme les Via et les Montal[4]. À cette époque, les lignages nobles portant le nom de Tournemire formaient déjà plusieurs branches qui avaient fait souche dans plusieurs châteaux comme la tour de Marzes à Saint-Cernin (avant le XIIIe siècle,) la tour de Leybros (en 1330), la tour de Muret à Polminhac, etc.

Les familles de Tournemire sont mentionnées à Tournemire, en Haute-Auvergne (de nos jours le département du Cantal), en particulier comme co-seigneurs de l'ancien oppidum de Bezaudun, où elles possédaient plusieurs tours et logis nobles, ainsi qu'en contrebas, une chapelle castrale qui est devenue l'église paroissiale de Tournemire.

Noblesse[modifier | modifier le code]

Régis Valette, dans le Catalogue de la noblesse française au XXIe siècle mentionne l'actuelle famille de Tournemire comme de noblesse d'extraction chevaleresque sur preuves de 1259[5].

La rivalité entre les familles de Tournemire et d'Anjony[modifier | modifier le code]

La branche aînée de la famille de Tournemire qui portait le titre de seigneur de Bezaudun et de Tournemire, fut durant deux siècles en lutte de rivalité contre la famille d'Anjony. En effet, en 1351, Bernard Johanni (plus tard d'Anjony), marchand d'Aurillac, avait acquis d'Arnaud de Lavie de Villemur, un quart de la tour de Tournemire et des droits féodaux au lieu de l'Armandie, sorte d'éperon en contrebas du village. Il en fit reconnaissance à Rigal de Tournemire, et épousa une de ses nièces. Ses descendants deviennent riches, puissants et contracteront de grandes alliances. Ils y font construire en 1439 l'actuel château d'Anjony, à côté de l'ancien château de Tournemire et de sa chapelle castrale, devenue église paroissiale, dont ils revendiquent les droits honorifiques.

Après deux siècles de rivalité, au XVIIe siècle, la famille de Tournemire n'est plus représentée sur la paroisse à la suite d'un duel en 1623 perdu face à la famille d'Anjony et au mariage en 1643 de Michel II d'Anjony avec Gabrielle de Pesteils héritière des Tournemire[6],[7].

Généalogie et personnalités sous l'Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Branche de Tournemire[modifier | modifier le code]

  • Rigaud de Tournemire, seigneur de Tournemire, Bezaudun, Girgols, Saint-Cirgues-de-Jordanne, La Peyre-en-Jordanne, épouse le 14 avril 1439 Jeanne de Dienne, fille de Louis, comtour de Dienne, et de Baranne d'Estaing. Il meurt le 14 août 1481 en laissant au moins deux fils, Guy et Louis :
    • Guy de Tournemire, seigneur de Tournemire et de La Peyre, épouse en 1469 Agnès de La Roque, fille de Pierre, seigneur de Roquenatou, et de Marianne Moysset, dont deux filles:
      • Antoinette de Tournemire qui épouse en 1495 Brandélis de Gontaut, fils de Gaston, baron de Biron, et de Catherine de Salignac.
      • Jeanne de Tournemire qui épouse en 1502 Jean Chauveron, fils de Robert, seigneur de Drussac, et de Marguerite de Gontaut
    • Louis de Tournemire, seigneur de Bézaudun, marié le 3 juin 1485 avec Catherine de Juzes, qui est donc l'ancêtre des différentes branches.

Branche de Muret[modifier | modifier le code]

Branche de Leybros[modifier | modifier le code]

On sait peu de choses sur la descendance de cette branche qui commence avec :

  • Aymeric de Tournemire, seigneur de Ruzols, marié avec Marguerite de Mazerolles, dame de Leybros.

En 1595, Leybros passe par héritage à Anet de Tournemire, fils de Pétronille de Nozières et d'une branche cadette, et ensuite à sa fille unique Louise de Tournemire, dont hérite son fils Claude de Ferrières comte de Sauveboeuf.

Ils portent comme armes une tour d'argent sur champ d'azur.

Rameau de Malaric et de Toulouse[modifier | modifier le code]

  • Henri de Tournemire, fils d'Antoine de Tournemire (1647-1692) et d'Antoinette de Quinsac, maréchal de camp en 1704, puis lieutenant général
    • Pierre-Joseph-Hector de Tournemire (1711-1782), seigneur de Malaric, capitaine de dragons, gouverneur de Saint-Béat, se qualifie "comte de Tournemire" en 1765
      • Gabriel-Joseph-Hector de Tournemire (1744-1820), capitaine de cavalerie, lieutenant-colonel au Royal-Cravate. Admis aux honneurs de la Cour le 11 mars 1778.

Branche d'Estillols[modifier | modifier le code]

Branche cadette des seigneurs d'Estillols à Jaleyrac, qui était fixée à Moussages au commencement du XVIIe siècle :

Rameau des seigneurs de La Salide[modifier | modifier le code]

  • Martial de Tournemire, fils de Robert, seigneur d'Estillols, et d'Antoinette de La Farge, épouse le 4 octobre 1651 Marguerite Deydier, fille de François et d'Antonette Dubois, qui lui donne quatre fils et quatre filles, dont :
  • Ignace de Tournemire, marié en 1692 à Catherine Croizet, qui font la souche de la descendance subsistante.

Généalogie et personnalités de l'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La descendance contemporaine est connue via les documents recensés dans l'« Encyclopédie familiale de la famille de Tournemire »[8] :

  • François Désiré Gabriel, "comte" de Tournemire (1840-1901) épouse en 1865 Berthe Seroux de Bienville
    • Guillaume de Tournemire (1866-1959), capitaine de corvette, « châtelain » de Pierrefite. En 1914, il épouse Marie Goursaud de Merlis (1875-1959).
    • Jacques de Tournemire (1867-1948) épouse Jeanne Dupuy (1879-1974) en 1898.
      • Pierre de Tournemire(1902-1984) diplômé de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr promotion Du Souvenir épouse en 1930 Isabel Dibos de Menchaca (1909-1984).
        • Rigaud de Tournemire (1940) épouse en 1962 Annie Mioche (1942) puis en 1970 Carole Desprets (1947).
          • Aymeric de Tournemire (1965) épouse Valérie Peltier puis Cendrine Saulnier
          • Antoine de Tournemire (1971) épouse Eloïse Turot, avocate
          • Octavie de Tournemire (1972)
  • Clémence de Tournemire (1980-), chanteuse (connue sous les pseudonymes de MiMüNiZ et La Minetta).
      • Pierre de Tournemire (1869-1952) épouse en 1894 Marie Descubes du Châtenet.
        • Marie Louise de Tournemire, (1899-1970), artiste peintre [9]
        • Marie-Louis-Guillaume de Tournemire, (1901-1970), propriétaire de Pierrefitte, commandeur de la Légion d'honneur, diplômé de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion La Devise du drapeau (1920-1922), médaillé d'argent de Pentathlon aux Jeux olympiques de 1924, officier des Affaires indigènes au Maroc de 1923 à 1932, grièvement blessé au combat en 1932, huit citations, fondateur et animateur du mouvement Les Compagnons de France en 1941, fondateur et membre dirigeant du service de renseignements militaires franco-britannique Les Druides du Réseau Alliance en 1943 dirigé par Marie-Madeleine Fourcade, sous le pseudo de Dispater, colonel commandant le 1er régiment de chasseurs d'Afrique à Rabat en 1946. Il épouse en 1932, Magdeleine Marie Anne de Secondat de Montesquieu.
          • Pierre de Tournemire (1940) épouse en 1966 Sabine d’Hubert (1939).
            • Grégoire de Tournemire (1974), directeur général d'AbsisKey[10], experts en innovation.
          • Alain Marie de Tournemire (1941-2012) épouse en 1968 Nicole Marcelle Marie Claude Desrousseaux de Vandières (1946-1983) puis Agnès Tassin[11].
            • Gaspard Dominique Marie de Tournemire (1971), master professionnel « Droit et pratique des relations de Travail » en 1997[12]. Il épouse en 1997 Florence Geneviève Pécresse (1972), sœur de Jérôme Pécresse et belle-sœur de Valérie Pécresse[13]
      • Robert de Tournemire (1882-1921) épouse en 1909 Thérèse Viénot de Vaublanc (1881-1949).
  • Alliances[modifier | modifier le code]

    Les principales alliances de cette famille sont : 1258 de Dienne - 1269 de Scorailles - 1273 de Crestes -de Brezons - 1299 Hébrard de Saint-Sulpice - 1311 de Gourdon-Saint-Cirq - 1330 de Mazerolles - 1341 de Saint-Chamant - 1351 Adhémar de Grignan - de Beauclair - 1369 Roland de Cromières - 1405 de Ribier - 1495 de Gontaut de Biron - 1909 Viénot de Vaublanc - 1932 de Secondat de Montesquieu - 1968 de Gourcuff...

    Armes, blasons, devises[modifier | modifier le code]

    • Rigaud de Tournemire : Bandé d'or et de sable à la bordures de gueules et au franc canton d'hermine, à la bordure de gueules chargée de onze besants d'or. Cimier : Un cygne issant d'un vol de sable[14]. Devise : D'autre n'aura. ("Tu n'auras pas d'autre Dieu que Moi", Deuxième commandement de Dieu donné dans L'Exode, 20, 2–17)
    • Tournemire de Leybros (à Saint-Bonnet-de-Salers) : D'azur à la tour d'argent[15].
    • Jean de Tournemire (Tournemire de Marzes (à Saint-Cernin)[15]) : D'or à la tour de gueules accostée de 2 étoiles d'azur, au bâton de sable en bande, brochant sur le tout. Cimier : Une tour de gueules, issant d'un vol banneret d'or. Cri : Tournemire[16]

    Pour approfondir[modifier | modifier le code]

    Bibliographie[modifier | modifier le code]

    • Louis de Ribier, Preuves de la Noblesse d'Auvergne, Champion, Paris, 1907.
    • Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, Robert Laffont, Paris, 2007, page 184.
    • Rozen de Kérangal-Tournemire,
      • Un mouvement de Jeunesse entre Révolution nationale et Résistance : Les Compagnons de France 1940-1944, Thèse de doctorat soutenue en 1999 à l'Université de Reims, sous la direction du professeurMaurice Vaïsse.
      • Des réseaux et des hommes : contribution à l'histoire du Renseignement, L'Harmatan, 2000.

    Articles connexes[modifier | modifier le code]

    Liens externes[modifier | modifier le code]

    Notes et références[modifier | modifier le code]

    1. J. B. Riestap, Armorial Général, Tome II, 2e édition, Gouda, 1887, p. 929.
    2. Représentations diverses des armes de Tournemire.
    3. Grand Armorial de France, tome VI, page 337.
    4. Arnaud de La Vie (1304-1382), seigneur de Villemur, fils de Pierre Via, chevalier, neveu du pape Jean XXII, et de Bernarde del Mas, et Vésian de Montal, fils de Géraud de Montal, seigneur de Saint-Martin-Valmeroux, et de Yolande de Carbonières
    5. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante au XXIe siècle, 2002, page 182.
    6. Roger Grand, Une race, un château, Anjony, 1952.
    7. Autour des châteaux : Anjony.
    8. « Encyclopédie familiale de la famille de Tournemire ».
    9. Essai de catalogue raisonné des œuvres de Louise de Tournemire)
    10. AbsisKey
    11. Alain de Tournemire.
    12. Gaspard de Tournemire.
    13. Le Monde.
    14. folio 55, Armorial de Guillaume Revel, cité par Louis Lainé.
    15. a et b Jean-Baptiste Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne, tome VI, pl. 13.
    16. folio 54, Armorial de Guillaume Revel, cité par Louis Lainé.