51e régiment d'infanterie

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51e régiment d’infanterie
Image illustrative de l'article 51e régiment d'infanterie
Insignes régimentaires du 51e RI
Insignes régimentaires du 51e RI

Création 1685
Dissolution 1984
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'infanterie
Rôle Infanterie
Garnison Mourmelon-Le-Grand
Ancienne dénomination régiment de la Sarre
Devise "Plus est en nous"
Inscriptions
sur l’emblème
Arcole 1796
Eylau 1807
Bomarsund 1854
San-Lorenzo 1863
Beauséjour 1915
Verdun 1917
L'Avre 1918
Tahure 1918
Stonne 1940
AFN 1952-1962
Anniversaire Saint-Maurice
Fourragères Aux couleurs du ruban de la Médaille militaire
Décorations Légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918
quatre palmes

Le 51e régiment d’infanterie (51e RI) est un régiment d'infanterie de l'armée française créé sous la Révolution à partir du régiment de la Sarre, un régiment français d'Ancien Régime créé en 1651 sous le nom de régiment de La Ferté-Sennecterre.

Insigne régimentaire du 51e R.I.JPG

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]


Insigne de béret de l'infanterie

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Ancien Régime
  • 1651 - 1671 : Duc de la Ferte
  • 1671 - 1685 : Marquis de la Ferte
  • 1685 - 1691 : Comte de Braque
  • 1691 - 1704 : Comte de Vaudrey
  • 1704 - 1709 : Comte de Montcault
  • 1709 - 1730 : Comte d'Autrey de Montcault
  • 1730 - 1734 : Comte de Boissieux
  • 1734 : Comte de Maillebois
  • 1734 - 1735 : Comte de Lussan
  • 1745 - 1747 : Marquis de Tombeboeuf
  • 1747 - 1762 : Marquis de Montpouillan
  • 1762 - 1767 : Comte de Peyre
  • 1767 - 1784 : duc de la Rochefoucaud
  • 1784 - 1788 : Comte de Montbel
Révolution
  • 1788 - 1791 : Baron Jean Charles Gravier de Vergennes[1]
  • 1791 : Charles Léopold Joseph Du Pont de Compiègne - colonel.
  • 1791 : Joseph Joulard d'Iversay - colonel.
  • 1792 : Charles Guillaume Vail d'Allais - colonel.
  • 1792 : Joseph Marie Lavoine Desperriers - colonel.
  • 1792 : Luc Siméon Auguste Dagobert - colonel.
  • 1793 : Jean-Jacques Dortoman - colonel.
  • 1793 : André Masséna - colonel. (**)
  • 1793 : Rivas - colonel.
Première République
  • 1794 : Jacques Balguerie - chef de brigade.
  • 1795 : Brenier - chef de brigade.
  • 1796 : Élie Lafont - chef de brigade (*).
Premier Empire
Restauration
  • 1815 - 1816 : Baron de Lascours
  • 1816 - 1817 : Marquis d'Oria
  • 1817 - 1821 : Baron de Cornebize
  • 1821 - 1826 : colonel Aymon de Contreglise
  • 1826 - 1830 : colonel Ocher de Beaupre
  • 1830 : colonel Parchappe
Monarchie de Juillet
  • 1830 - 1838 : colonel Guingret
  • 1838 : colonel Duvivier
  • 1838 - 1846 : colonel Siméon
Deuxième République
  • 1846 - 1849 : colonel Claparède
  • 1849 - 1852 : colonel de Lourmel
Second Empire
  • 1852 - 1855 : colonel Perrin-Jonquière
  • 1855 - 1859 : colonel Teulat
  • 1859 - 1862 : colonel Guynet
  • 1862 - 1865 : colonel Garnier
  • 1865 - 1868 : colonel le Page des Longchamps
  • 1868 - 1871 : colonel Delebecque
  • 1871 : colonel de la Monneraye
Troisième République
  • 1871 - 1879 : colonel Robillard
  • 1879 - 1880 : colonel Mezny
  • 1880 - 1886 : colonel Potier
  • 1886 - 1898 : colonel Lacapelle
  • 1898 - 1903 : colonel Roy de Lachaise
  • 1903 - 1906 : colonel Brochin
  • 1906 - 1909 : colonel d'Harcourt
  • 1909 - 1910 : colonel Gille
  • 1910 - 1914 : colonel Bertaux
  • 1914 : colonel Leroux
Première guerre mondiale
  • 1914 : colonel Agel
  • 1914 - 1916 : colonel Brion
  • 1916 - 1917 : colonel Crueche
  • 1917 : colonel Nicolas
  • 1917 - 1920 : colonel Theilhac
Entre deux guerres
  • 1920 - 1921 : colonel Cuny
  • 1922 : colonel Theilhac
  • 1922 - 1926 : colonel Bernard
  • 1926 : colonel Lemaire
  • 1926 - 1927 : colonel Issaly
  • 1927 - 1929 : colonel Charreype
  • 1929 - 1930 : colonel Thomas
  • 1930 - 1932 : colonel Caisez
  • 1932 - 1935 : colonel Collin
  • 1935 - 1936 : colonel Delambre
  • 1938 : colonel Delage
Seconde guerre mondiale
  • 1939 - 1940 : colonel Guy
  • 1940 : colonel Foucault
  • 1941 - 1942 : colonel Hautcoeur
  • 1945 : colonel Lehagre
Après-guerre
  • 1972 : colonel Pasquet de Franlieu
  • 1974 : lieutenant-colonel Taithe
  • 1976 : colonel David
  • 1977 : lieutenant-colonel Le Dentu
  • 1979 : colonel Cardonne
  • 1981 : colonel Nicolaï
  • 1983 : colonel Dubreuil

(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Drapeau du régiment

En 1756, son deuxième bataillon fut envoyé en Nouvelle-France et participa ainsi à la Guerre de Sept Ans contre les armées anglaises.

Guerres de la Révolution et de l'Empire[modifier | modifier le code]

1792 
Armée du Midi, Armée du Var, Armée d'Italie.

Le 23 novembre le 1er bataillon quitte Sospel, embarque à Villefranche sur l'escadre de l'amiral Truguet, contribue à la prise d'Oneille puis revint camper entre Nice et Sospel.
Le 2 décembre il met en déroute un détachement ennemi venu reprendre Sospel qui avait été évacué par les troupes françaises puis il est dirigé à La Turbie avant de prendre ses quartiers d'hiver à Nice, ou il réprime, le 9 décembre, une révolte.
Durant cette campagne de 1792, le 2e bataillon avait stationné à Grasse avant d'être dirigé sur Pont-Saint-Esprit puis Antibes.
Le 16 décembre, le lieutenant-général Biron prend le commandement de l'armée du Var, qui devient l'armée d'Italie en remplacement du général Anselme.

1793 
Armée d'Italie

Tandis que le 2e bataillon du 51e fut envoyé en garnison à Tournon le 1er bataillon rattaché à l'armée d'Italie fut envoyé à L'Escarène puis, il prend part, le 12 février, au combat de Sospel, le 19 février au combat du camp de Braous[2],[3], le 28 février au combat de Peïra-Cava contribuant largement à chasser les troupes austro sardes
Le 1er mars les 2 bataillons sont réunis, avec un effectif total de 1 080 hommes, et positionnés entre Nice et Sostel. Le 8 mars le chef de brigade Jean-Jacques Dortoman est nommé à la tête du 51e régiment d'infanterie en remplacement de Luc Siméon Auguste Dagobert promu général de brigade à l'armée des Pyrénées orientales.
Le 20 mai, sous les ordres du colonel Sérurier le 51e et le 50e régiment d'infanterie de ligne quittent Saint-Martin, chassent l'ennemi de Rorà puis reprennent, le 22 mai, Isola aux Piémontais mais, le 20 mai, menacé par les Piémontais et les Autrichiens, le 51e, se retire sur Saint-Martin.
Début juin, le 51e, accompagné du 3e bataillon de chasseurs à pied, attaque les avant-postes ennemis du camp des Mille-Fourches[4] défendu par 2 redoutes ou il se couvre de gloire puis, avec le 70e du camp de Rauss. Malgré un succès tactique, les troupes françaises durent se replier et le 51e perdit dans cette affaire environ 250 hommes dont la compagnie de grenadier du 2e bataillon qui fut presque entièrement détruite. Après cet échec les troupes françaises reprirent leurs anciennes positions et le 51e fut dirigé au camp de Raolet situé au nord de Sospel.
Après la promotion au rang de général de brigade de Jean-Jacques Dortoman, le 17 juin, le 51e passa sous les ordres du chef de brigade André Masséna jusqu'à sa promotion le 22 août suivant. À cette date, c'est le chef de brigade Rivas qui prend le commandement.
Le 8 septembre, les Piémontais lancent une attaque générale sur les lignes françaises. Le lieutenant Joubert, à la tête d'un détachement de 30 grenadiers du 51e régiment d'infanterie de ligne, défend la redoute de la Condamine assailli par 500 Piémontais[5]. Après avoir épuisé ses munitions, il défend l'ouvrage à la baïonnette, mais les Piémontais l'ayant pulvérisé à coup de canon, la petite troupe dut se rendre après près de 5 heures de combat. Le froid et la neige qui survinrent après le combat condamnèrent les 2 armées à l'inaction.
Le 1er bataillon fut alors envoyé au siège de Toulon sous les ordres de François de Miollis tandis que le 2e bataillon fut envoyé au siège de Lyon et rattaché à l'armée des Alpes.
Conformément aux lois du 21 février, du 12 août 1793, on s'occupait de l'embrigadement des troupes de ligne avec les bataillons de volontaires. Ainsi, le 1er bataillon du 51e régiment d'infanterie ci-devant la Sarre, est amalgamé, le 11 novembre 1793, avec le 3e bataillon de volontaires des Bouches-du-Rhône et le 6e bataillon de volontaires des Bouches-du-Rhône pour former la 101e demi-brigade de première formation.
Conformément aux lois du 21 février, du 12 août 1793, le 2e bataillon du 51e régiment d'infanterie ci-devant la Sarre est amalgamé, le 17 avril 1794, avec le 3e bataillon de volontaires du Var et le 6e bataillon de volontaires du Var pour former la 102e demi-brigade de première formation.
Ainsi disparaît pour toujours le 51e régiment d'infanterie ci-devant la Sarre, partageant le sort de tous ces vieux régiments de l'ancienne monarchie qui depuis deux siècles avaient défendu si intrépidement combattu contre toutes les coalitions sous le règne de Louis XIV et dans le Nouveau-Monde sous les règnes de Louis XV et Louis XVI .

1794
51e demi-brigade (première formation)

L'exécution de l'amalgame de deux bataillons de volontaires et d'un bataillon de ligne de l'ancienne armée royale dite ci-devant pour constituer une unité nouvelle, la demi-brigade ayant été retardée pour certain corps, un nouveau décret en date du 17 nivôse an II (18 janvier 1794) prescrivit l'embrigadement immédiat.
Ainsi conformément aux lois du 21 février, du 12 août 1793 et au décret de la Convention du 17 nivôse an II (8 janvier 1794), la 51e demi-brigade de première formation est formée au camp de Casotto, le 1er thermidor an II (19 juillet 1794) de l'amalgame du 1er bataillon du 26e régiment d'infanterie (ci-devant Bresse) avec le 3e bataillon de volontaires des Hautes-Alpes et le 5e bataillon de volontaires des Hautes-Alpes. Avec un effectif de 1 925 hommes (88 officiers et 1 837 sous-officiers et hommes de troupe), la demi-brigade compte 3 bataillons à 8 compagnies et 1 compagnie de canonniers, sous le commandement du chef de brigade Jacques Balguerie et attachée à l'armée d'Italie.

La 51e demi-brigade fut placé en 1re ligne; le 1er bataillon pris position à la chartreuse de Casotto et les 2e et 3e bataillon se positionnèrent sur le mont Carnete, position qu'il tint jusqu'au 21 août ou les 1er et 3e bataillons occupèrent Isola-Prosa et Ormea et le 2e bataillon Cia-Bernardo. Le 21 septembre affecté à la brigade Hamel, le 1er bataillon fut cantonné à Intrapa, le 2e resta à Cia-Bernardo et le 3e fut envoyé à Ponte di Nava (it) ou ils restèrent sur la défensive. Le 16 novembre, le 51e fut désigné pour procurer du fourrage. Il revint 4 jours après avec 2 000 quintaux de foin, 400 bêtes à cornes et 500 moutons sans avoir été inquiété par l'ennemi et les bataillons reprirent leurs positions.

1795 et 1796 

Mal chaussés, mal vêtus, accablés de service et placés dans un climat rigoureux, les 3 bataillons restèrent tranquilles dans leur cantonnements tout en ayant un grand nombre de malades si bien qu'à la fin mars l'effectif était réduit au 2/3 environ. Fin mars la 51e, affectée à la brigade Miollis reçu, en mai, l'ordre d'occuper le col del Inferno et Bertolotti.
Les registres de la 51e demi-brigade ayant été perdus, on ne trouve aucune trace de cette demi-brigade durant le reste de l'année 1795 et la totalité de 1796. On sait seulement qu'elle eut comme commandant le chef de brigade Brenier à la fin de 1795.
Le 30 nivôse an V (19 janvier 1797), la 51e demi-brigade reçut une nouvelle dénomination, par suite d'un arrêté du Directoire exécutif, du 18 nivôse an IV (8 janvier 1796), qui avait prescrit le remaniement complet de tous les bataillons sur pied et leur fusion en 100 demi-brigades d'infanterie de ligne et 30 d'infanterie légère. La 51e demi-brigade, celle qui venait de faire les campagnes de 1794 à 1796 à l'armée d'Italie, eut au sort le no 63 des nouvelles demi-brigades.

1796

La nouvelle 51e demi-brigade se trouva formée à l'armées des Alpes, le 11 prairial an IV (30 mai 1796), et se composa de l'amalgame des anciennes 99e, 105e et 199e demi-brigade de première formation, de la 13e demi-brigade provisoire de première formation, de la 3e compagnie de grenadiers de la 14e demi-brigade et de la 2e compagnie de grenadiers de la 26e demi-brigade de première formation.

De 1815 à 1848[modifier | modifier le code]

  • 1830 : Une ordonnance du 18 septembre créé le 4e bataillon et porte le régiment, complet, à 3 000 hommes[6].

Le 51e régiment d'infanterie est en Algérie entre 1845 à 1850 et participe à la prise de Zaatcha et à l'expédition de Kabylie.

Second Empire[modifier | modifier le code]

Le 4 décembre 1851, il participe à la répression de l'insurrection parisienne lors du coup d'État de Napoléon III - Voir le récit par Victor Hugo dans Histoire d'un Crime [7]

En 1854, il est envoyé en Baltique et contribue à la prise de Bomarsund.

Par décret du 2 mai 1859 le 51e régiment d'infanterie fourni 1 compagnie pour former le 101e régiment d'infanterie de ligne.

Envoyé au corps d'occupation de Rome entre 1860 et 1862, il part ensuite au Mexique entre 1862 et 1867 et participe à l'ensemble de la campagne. Son drapeau est décoré de la Légion d'honneur.

De 1870 à 1914[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • Ordre de bataille du 51e RI au 5 août 1914 :
  • 1) État-Major du régiment
  • colonel Leroux
  • Médecin-major de 1re classe Mathieu
  • Capitaine-adjoint au chef de corps Mathieu
  • Officier de détails : lieutenant Hennebicque
  • Officier d'approvisionnement : lieutenant Barbenoire
  • Porte-drapeau : lieutenant A.L. Recuras-Massaquant(tué à Mouilly (Meuse) le 5 mai 1915)
  • 2) 1er bataillon
  • Chef de bataillon lieutenant-col A.L.J. Agel
  • 1re compagnie : capitaine J.F.M. Fehner
  • 2e compagnie : capitaine Rolland
  • 3e compagnie : capitaine Bayol (Georges) tué au combat le 10.11.1914 à Vienne-le-Chateau (Marne).
  • 4e compagnie : capitaine Tarrit
  • 1re section de mitrailleuses : lieutenant Salvan
  • 3) 2e bataillon
  • Chef de bataillon com. Berthon
  • 5e compagnie : capitaine Mazin
  • 6e compagnie : capitaine Vallée (tué à Virton le 22 août 1914)
  • 7e compagnie : capitaine Pierron
  • 8e compagnie : capitaine Dumay
  • 2e section de mitrailleuses : lieutenant ?
  • 4) 3e bataillon
  • Chef de bataillon com. S. Mayer
  • 9e compagnie : capitaine Habguillart
  • 10e compagnie : capitaine Parmentier
  • 11e compagnie : capitaine Picart
  • 12e compagnie : capitaine Hayot
  • 3e section de mitrailleuses : lieutenant ?

….1913…. CAMPAGNE POUR L'ORIENT 1914, 1915 et 1916 de Marseille à bord de "la plata" vers la Turquie et la Bulgarie


1914[modifier | modifier le code]

  • Le 51e RI a participé à la bataille de Virton le 22 août 1914, à Houdrigny. Il y a quelques tombes de soldats du 51e RI dans ce cimetière militaire :
  • soldat Cherot René ;
  • soldat Descamps Omer ;
  • soldat Hodin Eugène ;
  • soldat Lognon Richard ;
  • soldat Polle Isidore.
  • Cesse
  • la Marne

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

  • Mailly-Raineval
  • Plateau du Losange
  • Bois Saint-Hubert
  • Cote 196
  • les Mamelles (lieu situé dans la Marne sur le site de la main de Massiges)
  • le Fourmilier

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Drôle de guerre[modifier | modifier le code]

Article connexe : drôle de guerre.

Le 51e régiment d'infanterie est l'un des trois régiments d'infanterie de la 3e division d'infanterie motorisée, cette division est placée en réserve de la 2e armée[9] qui doit en premier lieu protéger la ligne Maginot d'une manœuvre de contournement.

Bataille de France[modifier | modifier le code]

Articles connexes : bataille de France et bataille de Stonne.

Le 22 mai, au matin le bataillon reçoit l'ordre d'occuper défensivement le bois du Mont des Grues (2 km est de Brieulles-sur-Bar). Dans l'après-midi la 2e compagnie du BCC exécute plusieurs contre-attaques locales avec les 51e, 67e et 91e RI empêchant leur encerclement et infligeant à l'ennemi des pertes sévères.

Le 23 mai. La 3e Cie reçoit l'ordre d'appuyer une attaque aux abords du village d'Oches. Mais en raison de l'évolution rapide de la situation l'ordre est annulé. Malheureusement les chars ne sont pas prévenus du contre-ordre et en fin d'après-midi la 3e compagnie se trouve menacée d'encerclement. Par ses propres moyens elle attaque l'adversaire, sème la panique dans ses rangs, réussit à se dégager en infligeant de très lourdes pertes à l'ennemi. Au cours de ce dégagement elle laisse trois chars sur le terrain.

Le 24 mai au matin le bataillon gagne la région de Verrières. En cours de journée les compagnies reçoivent des missions distinctes. La 3e compagnie occupe des bois de la cote 253, tenus par une compagnie du 51e RI. Une attaque générale est prévue par le commandement en fin d'après-midi. La situation se modifie et la Cie du 51e RI exécute seule une contre-attaque locale et limitée. Cette action se solde par un échec, et les officiers de chars éprouvent les plus grandes difficultés à regrouper les fantassins en retraite dont tous les cadres ont été tués ou grièvement blessés. Dans l'après-midi la compagnie exécute une mission limitée ayant pour but de neutraliser un nid de mitrailleuses. L'opération est remplie mais deux chars restent sur le terrain. Dans le même temps sur ordre de la 3e DCR, la 2e compagnie est chargée d'opérer le nettoyage des bois de la Grange-au-Mont. La situation est mal définie, depuis le matin l'ennemi a progressé. Alors que la compagnie se trouve en colonne dans un layon ne permettant aucune manœuvre elle est déjà dans les lignes ennemies. Elle continue son avance, enfonce le dispositif de l'adversaire, pénètre profondément à l'intérieur de celui-ci, profite d'une clairière pour exécuter un mouvement tournant et par un chemin différent revient dans nos lignes, prenant à revers l'ennemi surpris auquel elle inflige des pertes considérables. Au cours de l'opération 4 chars sont détruits.

Stonne n'est en mai 1940 qu'un village composé d'une douzaine de fermes. Il est situé au sud de Sedan secteur ou les Allemands percent et franchisent la Meuse (le 13 mai). Stonne domine la plaine de Sedan, cette position dominante donne un avantage tactique important et toute contre-attaque partant de cette position menace le flanc des panzerdivisions de Guderian qui doivent évoluer vers l'ouest. La prise du petit bourg est donc vitale aussi bien pour les allemands que pour les français. Les combats seront d'une rare violence et le village prendra le surnom de " Verdun de 40 ".

Les troupes françaises qui prendront part à la bataille en 1940 : 3e division d'infanterie motorisée (DIM) du général Bertin-Bossu. Il s'agit d'une excellente division d'active dont l'équipement est pratiquement complet. Elle comprend pour les unités principales :

  • 3e division Cuirasée (DR) du général Brocart. Cette division n'a malheureusement pas tous ses moyens en chars et n'a été formée qu'à partir de mars 1940, son instruction est donc incomplète mais son moral reste bon. Elle comprend :

Ses moyens radio et de ravitaillement en essence sont insuffisants ainsi que ses éléments de reconnaissance et le 16e BCP n'a que 50 % de ses véhicules tout terrain !! Elle possède environ 130 chars sur les 160 en dotation complète.

Les forces allemandes :

  • Régiment motorisé Grossdeutschland (incontestablement une des meilleures unités allemande avec un statut d'élite) il comprend 4 bataillons.
  • 10e Panzerdivision qui comprend la 4e PanzerBrigade (7e et 8e régiment de panzers), 10e Schützen brigade et 90e RA.
  • 2e division d'infanterie motorisée avec 5e, 25e, 92e RI 2e RA.
  • 16e division d’infanterie 60e 64e 79e RI 16e RA.
  • Il faut bien sûr ajouter les bataillons de reconnaissance, anti-char… Participeront aussi des unités du genie de la 1rePanzerdivision.

La Libération[modifier | modifier le code]

le 51e RI a participé :
La poche de Dunkerque, large d'un peu moins de 10 km, s'étend sur 20 km de côte. Dix-sept mille soldats allemands puissamment armés (19 pièces de 210 mm et 44 batteries), commandés par l'amiral Frisius, résistent depuis le 4 septembre 1944, lorsque la 2e division d'infanterie canadienne poursuivant la 15e armée allemande en Belgique, laisse la brigade blindée tchèque du général Liska assiéger la place. Le dispositif se met en place. Les Tchèques sont appuyés par les canons du 33e régiment d'artillerie britannique. Le 51e régiment d'infanterie, ci-devant 110e RI, constitué par le 51e RI et des unités des forces françaises de l'intérieur (FFI) du Nord (bataillons "Dunkerque" et "Jean Bart"), du Lieutenant-colonel Lehagre, renforcé par des bataillons FFI du Nord, de l'Oise et du Pas-de-Calais grossissent les rangs. Ces 4500 hommes tiennent alors les deux tiers du front.

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Algérie - Au cessez-le-feu du 19 mars 1962 en Algérie, le 51e RI constitue comme 91 autres régiments, les 114 unités de la Force Locale. Le 51e RI RI forme deux unités de la Force locale de l'ordre Algérienne, la 417e UFL-UFO et la 418e UFL-UFO, composés de 10 % de militaires métropolitains et de 90 % de militaires musulmans à Zéria et Lentia qui pendant la période transitoire devaient être au service de l'exécutif provisoire algérien, jusqu'à l'indépendance de l'Algérie. (Accords d'Evian du 18 mars 1962).

- Période transitoire après le cessez-le-feu -. À la suite du cessez-le-feu du 19 mars 1962, et après dissolution du 47e B.I., je suis affecté au 51e R.I., PC à Grarem dans l'ouest Constantinois.

Reçu par le chef de corps (colonel Quilichini si ma mémoire est bonne), celui-ci me dit  textuellement: « je vois que vous êtes natif d'A.F.N. du Maroc, et je pense que l'affectation que je vous donne ne vous plaira pas, mais je n'ai pas le choix. Je vous envoie donc à la compagnie des forces locales qui dépend de notre régiment ».

Je devais avoir l'air encore plus ahuri que d'habitude, aussi le colonel m'expliqua rapidement les grandes lignes de ce qui m'attendait.

Les compagnies de forces locales ont été créées (après le cessez-le-feu) pour regrouper les personnels musulmans dans des unités spécialisées. Dirigées, à l'origine, par des cadres européens, il était prévu qu'elles soient ensuite confiées aux autorités algériennes (après l'indépendance) sans doute pour constituer l'embryon d'une armée nationale.

Je rejoins donc cette compagnie (qui possédait encore un encadrement essentiellement européen), et l'on me confie une section composée d'appelés musulmans (encore français).

  • En 1979 le 51e régiment d'infanterie quitte Amiens pour Compiègne. Il est dissous à Compiègne le 30 juillet 1984.
  • Le 31e groupement de camp de Mourmelon reprend les traditions du 51e régiment d’infanterie et prend la double appellation "51e régiment d'infanterie/31e groupement de camp (51e RI/31e GTC)".
  • En 2000, les doubles appellations sont supprimées afin d'éviter la confusion dans le milieu civil. Les groupements de camp sont par ailleurs supprimés dans le cadre de restructurations visant à supprimer des entités administratives. Les camps sont rattachés aux régiments les plus proches. Le 51e RI/31e GTC fait exception et devient le Régiment de camp de Mourmelon (RCM) en absorbant les groupements de camp de Suippes et de Sissonnes.
  • En 2006 Création du centre d'entraînement des brigades (CEB) de Mourmelon, par changement de nom du régiment de camp de Mourmelon (RCM). Il conserve la garde du drapeau et des traditions du 51e RI.Le camp de Sissonne est rattaché au CENZUB. Le CEB possède des moyens au sein d'un "parc d'entrainement", mis à disposition des unités venant en manœuvre. Parallèlement, l'ensemble des régiments de cavalerie et d'infanterie ont perdu la capacité d'équiper en temps réel la totalité de leur unités élémentaires avec du matériel.
  • En 2013 Le Centre d'Entraînement des Brigades change d'appellation et devient CENTIAL - 51e RI, pour Centre d'Entraînement Interarmes et du Soutien Logistique - 51e régiment d'infanterie. Le centre d'entraînement n'est plus seulement porteur des traditions du 51, mais il y est nominativement affilié. Une cérémonie se tient à Mourmelon-le-Grand le 27 juin lors de laquelle les militaires du centre revêtent la fourragère de tradition du 51e RI.

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[10],[11] :

Drapeau du 51e régiment d'infanterie de ligne
Drapeau du 51e régiment d'infanterie de ligne avec sa cravate


Décorations[modifier | modifier le code]

Fourragère aux couleurs de la Médaille militaire

Sa cravate est décorée de la Légion d'honneur[12],[13]. Medaille-legion-chevalier.jpg, de la Croix de guerre 1914-1918 avec 4 palmes Croix de guerre 1914-1918 française.jpg. Il porte la fourragère aux couleurs du ruban de la Médaille militaire.

Traditions et uniformes[modifier | modifier le code]

Insignes[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

"plus est en nous"

Personnalités ayant servi au 51e RI[modifier | modifier le code]

  • Eugène Jacques Bullard ancien de la Première Guerre mondiale, de la Légion étrangère qui fut blessé le 18 juin 1940.
  • François Théodore Curnier (1767-1834), militaire
  • Jean Danjou
  • Ossian Dumas (1826-1874) officier saint-cyrien dont le courage républicain lors du coup d'État de Napoléon III est relaté par Victor Hugo dans Histoire d'un crime.
  • Emmanuel de Mac Mahon (1855-1927), général de brigade (chef de bataillon au 51e RI en 1899)
  • Jules Semler-Collery : Né à Dunkerque en 1902. Décédé à Montmorency en 1988, compositeur, commandant.
    Issu d'une famille de musiciens, il donne très jeune des cours de piano à Bourbourg où il vit avec ses parents.
    Il fait de brillantes études musicales et décidé après son service militaire au 31e Régiment d'infanterie comme clarinettiste, de rester dans l'armée. Nommé à Metz en 1925, il y reste jusqu'à sa mutation à Fez au 3e Régiment Etranger puis à Rabat où il est chargé de constituer l'orchestre symphonique de la Légion Étrangère. Il rentre en France en 1931 pour diriger la musique du 95e Régiment d'infanterie de Bourges puis celle du 51e Régiment d'infanterie d'Amiens. Après un temps à Brest, il termine sa carrière comme chef de la musique principale des équipages de la Flotte à Toulon. Compositeur, il écrit de très nombreuses œuvres, des marches mais aussi de la musique de chambre. Il est notamment le coauteur avec René Cordier de la "Marche officielle du tricentenaire du rattachement de Dunkerque à la France" en 1962. En 1966, il préside dans sa ville natale l'exécution de cette œuvre par 1500 musiciens. Parmi ses compositions militaires on peut citer la "Marche de la marine française". Trois de ses frères ont été chefs de musique des armées.
  • Vincent-Marie Viénot de Vaublanc (1756-1845), homme politique français

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Charles Gravier de Vergennes (1756-1827)
  2. combat du camp de Braous ou combat du camp de Brans
  3. Le col de Brans situé devant Sospel- gravure 1795
  4. Camp des Mille-Fourches également appelé, plus simplement, camp des Fourches
  5. LE CHATEAU DE BELVEDERE
  6. Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151
  7. Histoire d’un crime - III
  8. Opération du 13e corps et de la 3e armée durant le siège de Paris (1870) par le général Vinoy, pages 7 et 15
  9. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal, , 462 p. (ISBN 2-84048-270-3), p. 443.
  10. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  11. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie
  12. En 1859, lors de la bataille de Magenta, Napoléon III décide que les régiments ayant pris un drapeau à l'ennemi pourront être décorés de la Légion d'honneur. Le 2e zouaves est ainsi le premier à recevoir la légion d'Honneur le 4 juin 1859. Suivront ensuite les 51e, 57e, 76e et 99e de ligne, le 3e zouaves, le 3e RTA, le 1er Chasseurs d'Afrique et le Drapeau des chasseurs (unique pour l'ensemble des bataillons)
  13. Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon, éditions Pygmalion, 1997

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • drapeaux.org 51e régiment d'infanterie de ligne.
  • regimentdelasarre.ca régiment de la Sarre.
  • À partir du Recueil d'Historiques de l'Infanterie Française (Général Andolenko - Eurimprim 1969).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]