1er régiment de chevau-légers lanciers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 1er régiment.
1er régiment de chevau-légers lanciers
image illustrative de l’article 1er régiment de chevau-légers lanciers
Drapeau d'armée du Premier Empire

Création
Dissolution 1815
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Branche Grande Armée
Type Régiment
Rôle Cavalerie
Guerres Guerres napoléoniennes

Le 1er régiment de chevau-légers lanciers également appelé plus simplement 1er régiment de chevau-légers (1811-1814) ou 1er régiment de lanciers (1815) est une unité de cavalerie française issue du 1er régiment de dragons.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • Création du 1er régiment de chevau-légers par changement de nom du 1er régiment de dragons lors de la création de l'arme des lanciers par Napoléon en 1811.
  • 12 mai 1814 : régiment des Lanciers du Roi (n°1).
  • 20 avril 1815 : 1er régiment de lanciers
  • 16 juillet 1815 : Le régiment est licencié.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Le décret du 18 juin 1811 crée neuf régiments de chevau-légers. Les six premiers sont formés à partir de six régiments de dragons, les 7e et 8e à partir de deux régiments de lanciers polonais de la Vistule et le 9e à partir d'un régiment de chasseurs à cheval d'origine allemande.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Paul Ferdinand Stanislas Dermoncourt (1771-1847)[modifier | modifier le code]

Guillaume Félix Dumanoir (1783-1815)[modifier | modifier le code]

Fils de Jean Louis Lechanoine Dumanoir de Juaye, mestre de camp de Commissaire-Général de la Cavalerie et futur maréchal de camp, et Pétronille Pavée de Provenchères, Félix naît à Paris le 7 juillet 1783. Émigré avec ses parents, il devient page du duc de Weimar en 1795. Rentré en France en 1802, il entre aux gendarmes d’ordonnance de la Garde impériale en 1806 et en sort lieutenant de dragons. Affecté au 9e puis au 17e dragons, il est détaché en Espagne puis affecté comme capitaine au 1er dragons en 1810. Le régiment devenu 1er régiment de chevau-légers en 1811, il en commande le seul escadron envoyé en Russie et est blessé à la Drissa le 5 juillet 1812 avant de s'illustrer à la Moskowa où il a son cheval tué le 7 septembre 1812. Aussitôt nommé chef d’escadron, il sert aux côtés de son colonel qui a rejoint à Moscou avec le gros du régiment et est encore blessé à Winkowo le 18 octobre 1812. Rentré de Russie, il prend part aux campagnes de 1813 et 1814 étant contusionné à Culm 30 août 1813 et blessé à Leipzig 16 octobre 1813. Il meurt décapité par un boulet à Waterloo le 18 juin 1815. Il était officier de la Légion d'honneur du 4 décembre 1813.

Jean-Baptiste Jacquinot (1768-1845)[modifier | modifier le code]

Fils de Nicolas, receveur des domaines du roi à Pont-à-Mousson et de Rosalie Delacroix et frère de Charles Claude Jacquinot, Jean-Baptiste Nicolas Jacquinot, né le 20 août 1768 à Vitry-le-Francois et décédé le 19 juin 1845 à Arry, embrasse la carrière militaire en entrant dans la Garde Nationale et devient en 1791 lieutenant au 1er bataillon de volontaires de la Meurthe.
En 1792, il est nommé sous-lieutenant au 1er régiment de chasseurs à cheval, puis promu lieutenant 4e régiment de chasseurs à cheval avec lesquels, affectés aux armées du Nord et d'Allemagne, il fait les campagnes de 1792 à 1795 avant de revenir, en 1796, au 1er régiment de chasseurs à cheval en tant que capitaine.
Il effectue les campagnes de 1796 à 1800 au 1er chasseurs à cheval, avant d'être muté au 14e régiment de chasseurs à cheval avec lequel il fait les campagnes à l'armée d'Italie, jusqu'en 1806 date à laquelle il est décoré de la Légion d'honneur et promu, l'année suivante chef d’escadrons au 11e régiment de chasseurs à cheval.
En 1809, il participe à la campagne d'Allemagne et d'Autriche. Blessé à la bataille d'Heilsberg, il est fait officier de la Légion d'honneur et est promu major au 5e régiment de hussards.
En 1810, il est fait chevalier de l'Empire puis il est nommé colonel du 1er régiment de chevau-légers lanciers à la tête duquel il fait la campagne de Saxe et est blessé durant la bataille de Leipzig.
Maintenu à son poste durant la première Restauration il reçoit, en 1814, la croix de chevalier de l'ordre de Saint-Louis et combat dans la Grande Armée durant les Cent-Jours.
En 1823, durant la seconde Restauration, il est nommé Lieutenant du roi à Thionville.
Il décède le 19 juin 1845 à Arry en Moselle.

Étendard[modifier | modifier le code]

Lors de sa création, le 1er lanciers conserve une des aigle impériale du 1er régiment de dragons.
En 1812, il reçoit un étendard ou sont inscrits :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Duvergier : Lois, décrets, ordonnances, règlements, avis du conseil-d'État T19 ;
  • Olivier Lapray "Les chevau-légers français en Russie", revue Traditions n°3, août 2015 ;
  • François Joseph Michel Noel, LJM Carpentier : Nouveau dictionnaire des origines, inventions et découvertes T4 ;
  • Adrien Pascal : Histoire de l'armée et de tous les régiments T4 ;

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  • Les ouvrages cités en bibliographie
  1. Olivier Lapray "Les chevau-légers français en Russie", revue Traditions n°3, août 2015, pp.52-70
  2. Le 6e escadron