25e régiment du génie de l'air

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25e régiment du génie de l'air
Image illustrative de l'article 25e régiment du génie de l'air
Insigne régimentaire du 25e Bataillon du Génie de l’Air

Création 1er octobre 1952
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre pour administration
Armée de l'air pour emploi
Type Régiment du Génie
Rôle construction et de maintien en état des pistes d'aviation de l'armée de l'air
Fait partie de Commandement Terre pour le territoire national
Garnison Istres (13) et 2 compagnies situées respectivement à Avord (18) et Mont-de-Marsan (40).
Devise Entreprendre pour aboutir
Inscriptions
sur l’emblème
Grande guerre 1914-1918

Le 25e régiment du génie de l'air est un régiment de l'armée de Terre de l'arme du Génie, employé par l’Armée de l'air qui en loue les compétences. Le régiment est basé à Istres sur la Base Aérienne 125. C'est aujourd’hui le dernier régiment du Génie de l'Air.

Il a la particularité de porter des fourreaux d'épaule mixtes air/génie (velours noir, galons génie et charognard type Armée de l'air).

Historique[modifier | modifier le code]

Aérostiers à Beauchemin (Haute-Marne), en 1915.

Chefs de Corps[modifier | modifier le code]

Atoll de Hao, site en Polynésie française de la base aérienne 185. Résidence de la 115e Compagnie de Marche du Génie de l'Air.

25e Bataillon du Génie

25e Bataillon du Génie de l'Air

  • 1952 Capitaine Jouve Ange
  • 1952-1955 Chef de bataillon Moreau Jacques
  • 1955-1956 chef de Bataillon Coleno
  • 1955-1957 Lieutenant-colonel Bain Jules
  • 1958 Chef de Bataillon Varlet André
  • 1958-1959 et 1961-1962 Capitaine Claudel henri
  • 1959-1961 Chef de Bataillon Rivière
  • 1962-1964 Lieutenant-Colonel Mannessier Alexandre
  • 1964-1966 Lieutenant Colonel Escudié Hervé
  • 1966-1968 Lieutenant Colonel Amesland Robert

25e Régiment du Génie de l'Air

  • 1968-1970 Lieutenant colonel Bru Alain
  • 1970-1972 Lieutenant-Colonel Fournon Georges
  • 1972-1974 Lieutenant-Colonel Louis Roger
  • 1974-1976 Lieutenant-Colonel Egron Léon
  • 1976-1978 Colonel Ganascia
  • 1978-1980 Colonel Le Pottier
  • 1980-1982 Colonel Bernard Petit
  • 1982 -1984 Colonel Christian Claisse
  • 1984- 1986 Colonel Fassier Jean-Pierre
  • 1986-1989 Colonel Simon-Lacroix Jean-Pierre
  • 1989-1991 Colonel Antoine Thiry
  • 1991-1993 Colonel Addé Alain
  • 1993-1996 Colonel Philippe Dehecq
  • 1997 Colonel Carminati
[...]

Drapeau et traditions[modifier | modifier le code]

Depuis 1981, il est le gardien du drapeau de la 52e demi-brigade d’aérostation, ainsi que des traditions des aérostiers militaires. Les quatre COGA sont les héritières des traditions des compagnies du 25e Bataillon du Génie.

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[5]:

25e régiment du génie de l'air-drapeau.svg

Les aérostiers militaires sont des Sapeurs du Génie. Les compagnies d'aérostiers réapparaissent le 19 mai 1886 dans les quatre grands régiments du Génie, Bonaparte les ayant dissous auparavant. En 1900, la loi du 9 décembre regroupe les Cies d'aérostation en un bataillon attaché au 1er régiment du génie. En 1901, le Décret du 21 janvier attribue le numéro 25 aux aérostiers. Elles sont regroupées le 1er avril 1904 pour former, sous les ordres du chef de bataillon Hirschauer, le 25e Bataillon du Génie. En 1910, le décret du 5 avril organise l'autonomie de l'Aérostation militaire, mais elle reste dans ses garnisons d'origine, entre autres les 4 Compagnies de Place à Verdun, Toul, Épinal et Belfort.

Au début de la Première Guerre mondiale, les compagnies d'aérostation sont donc dans les bataillons de Places. Pendant la guerre, il n'y avait qu'une seule grande unité d'Aérostation : le 1er Groupe d'Aérostation[6], regroupant 8 Compagnies de port d'attache, 2 Compagnies d'ouvriers d'aérostation et 76 Compagnies d'Aérostiers de campagne numérotées de n° 19 à n° 94. La Place de Belfort est le port d'attache de la Cie 25/2, répartie pour moitié à Belfort et à Épinal. La Cie d'aérostat 25/2 met sur pied en 1914 la 14e Cie et plus tard, la 32e Compagnie d'Aérostiers, formée vers octobre 1914 sur les ressources de la 22e Compagnie d'Épinal, engagée en Artois en 1915. La 35e Compagnie d'Aérostiers est formée vers octobre 1914 sur les ressources des 6e et 8e Compagnies de Port d'attache (Camp de Châlons), engagée en Champagne en 1915[7], d'où l'inscription "Grande Guerre".

Les demi brigades sont formées après guerre par amalgame des Cies qui ne sont pas dissoutes; Elles deviennent les 51e et 52e demi-brigades dissoutes vers 1930. L'organisation des Régiments d'Aérostation date de 1920.

Insigne de béret du génie

Devise[modifier | modifier le code]

« Entreprendre pour aboutir »

Implantation[modifier | modifier le code]

La portion centrale du 25e RGA est implantée à Istres, ville de 40 000 habitants située à proximité de Marseille.

Deux compagnies opérationnelles du génie de l'Air (COGA) sont décentralisées, l'une à Mont-de-Marsan dans les Landes et l'autre sur Avord, située à proximité de Bourges, dans le Cher.

Composition actuelle[modifier | modifier le code]

En 1998, le 25e régiment du génie de l‘air, après la dissolution du 15e RGA de Toul, est restructuré en cinq compagnies opérationnelles. En 2004, la 5e compagnie opérationnelle du génie de l’air de Toul est également dissoute. Son centre d’instruction est donc rapatrié à Istres.

Le 25eRGA compte environ huit cents militaires et six compagnies :

  • compagnie de commandement et de logistique (CCL) et la compagnie d’instruction (CI) à Istres.
  • un détachement de la compagnie d’instruction sur l'ancienne base de Vouziers-Séchault, construite à l'origine comme base auxiliaire (Dispersed Operating Base) pour l'USAF en 1952. Cette ancienne base aérienne de l'OTAN a été déclassée en 1969 et transformée trois ans plus tard en terrain d'exercices, attribué l'année suivante au 15e Régiment du Génie de l'Air, avec présence d'un détachement permanent depuis 1972.
  • les 1re et 3e compagnies opérationnelles du génie de l’air (COGA) à Istres. La 3 a été dissoute en 2008.
  • la 2e COGA sur la base aérienne 118 Mont-de-Marsan.
  • la 4e COGA sur la base aérienne 702 Avord.
  • (la 3e compagnie opérationnelle dissoute en 2009)[8].

Effectif actuel (au ) : 32 officiers, 168 sous-officiers, 606 militaires du rang et 6 civils.

Une portion centrale sur Istres avec 2 compagnies :

Une compagnie de commandement et de logistique (CCL), 1re compagnie opérationnelle du génie de l'Air (COGA). Deux autres COGA sont détachées sur les bases aérienne d'Avord (4e COGA) et de Mont-de-Marsan (2e COGA).

Rôle du Génie de l’Air[modifier | modifier le code]

Démineur de la compagnie de génie de la 13e demi-brigade de Légion étrangère.
Article détaillé : Génie de l'Air.
  • construction ou maintien en état des pistes d'aviation de l'armée de l'air (en métropole en outre-mer ou en OPEX).
  • reconnaissance des terrains sommaires ou des bases aériennes.
  • rétablissement création ou maintien en condition opérationnelle de l'infrastructure aéronautique.
  • aide au déploiement d'une composante aérienne projetée.
  • déminage et dépollution de surfaces aéronautiques.
  • neutralisation et/ou destruction des plates-formes aéronautiques.
  • participation à la défense d'une base aérienne.
  • maintenance, secrétariat, casernement.

Concernant les missions du sapeur de l'air (et du génie de l'air en général), on peut les résumer simplement en les groupant selon " deux domaines ":

  • en temps de crise, le génie de l'air a effectivement pour mission le rétablissement d'une plateforme aéronautique après son bombardement. Cela englobe la réparation, mais aussi au préalable l'enlèvement et la neutralisation de toutes les bombes et autres sous-munitions non explosées (qui empêchent d'effectuer les travaux). Le 25e RGA s'entraîne à cette mission l'hiver, lorsque la météo n'est pas favorable à sa mission "temps de paix".
  • en temps de paix, le régiment effectue des chantiers sur les bases aériennes. Il y a ainsi des chantiers de terrassement, de réalisation de parking en béton, de réfection de piste.
  • Les EVAT (engagés volontaires de l'armée de terre) du 25eRGA sont donc en majorité des conducteurs d'engins de TP (Travaux Publics), doublés de conducteurs SPL. Certains ont de plus des compétences spécifiques en déminage et dépollution des bases aériennes.
  • Concernant les OPEX, le régiment peut envoyer des détachements aux côtés de l'armée de terre, le plus souvent pour réaliser les travaux d'installation des troupes sur place exemple au (Kosovo). Mais il est aussi envoyé (sa mission première) aux côtés de l'armée de l'air lorsque celle-ci veut déployer ses avions en opération exemple au (Kirghizistan et Tadjikistan dans la cadre de la participation française aux opérations en Afghanistan.
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Matériels[modifier | modifier le code]

Engins de travaux publics, poids lourds, production et mise en œuvre de produits noirs et béton.

Missions[modifier | modifier le code]

Photo aérienne du fort de Madama - Niger, .
C-160 Transall de l'armée de l'air française sur la piste de Madama, - Fort de Madama.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaston Tissandier, Aerostier Militaire, Nabu Press, (ISBN 978-1142491758)
  • Georges Espitallier, Les Aerostiers Militaires, Nabu Press, (ISBN 978-1143170591)
  • Audebaud Christian, Lieutenant General Vicomte Poitevin de Maureillan (1772-1829). Une des Gloires de l'Arme du Génie, Spm Lettrage, (ISBN 978-2901952473)
  • Gaston Tissandier, Souvenirs et récits d'un aérostier militaire de l'armée de la Loire, 1870-1871 (Éd.1891), Hachette Livre BNF, coll. « Histoire », (ISBN 978-2012626485)
  • Anonymous, Les Aerostiers Militaires En Egypte: Campagne de Bonaparte, 1798-1801, Nabu Press, (ISBN 978-1295496457)
  • Janier Charles, Dictionnaire Opex : Opérations extérieures de l’armée française depuis 1945, SPE Militaria, coll. « HISTOIRE », (ISBN 979-1094311059)
  • Olivier-Poletti Michèle, Le génie d'un aérostier, Les Presses du Midi, (ISBN 978-2812706905)
  • Christophe Lafaye et Jean-Louis Georgelin (Préface), L'armée française en Afghanistan : le génie au combat (2001-2012) : A l'origine des opérations de contre-insurrection du XXIe siècle, CNRS, coll. « HISTOIRE », (ISBN 978-2271090089)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ballons d'observation : Avant Guerre », sur http://www.carnetdevol.org/.
  2. Historique du 15e Régiment du Génie de l'Air, 1982/1983, Service Historique des Armées, Vincennes
  3. Une unité est dite « de marche » lorsqu'elle est formée à partir d'éléments d'autres unités. Le terme "marche" désigne une unité qui est formée pour un temps limité, la compagnie formant corps
  4. Histoire de la 115e CMGA http://gadper.free.fr/public/Polynesie/les_anciens_racontent/HISTOIRE_DE_LA_115eme_COMPAGNIE_DE_MARCHE_DU_GENIE_DE_L_AIR.html
  5. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  6. Aéronautique militaire : Archives du Grand Quartier général, des armées et des unités memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
  7. Lt-Cl Patart, L'Historique des 1er et 2e Régiments d'Aérostation pendant la guerre 1914-1918, Fournier,
  8. Information donnée par le Capitaine Lahsaini, responsable des traditions puis de la salle d'honneur du 25e RGA
  9. « Opération Serval : focus sur l’appui à l’implantation des composantes air », sur Ministère de la Défense, (consulté le 25 décembre 2014)
  10. « Dans la peau d’un chef de section du 25e régiment du génie de l’air », sur Ministère de la Défense / ECPAD, (consulté le 25 décembre 2014)
  11. « Centrafrique : travaux d’aménagement à M’Poko », sur Ministère de la Défense, (consulté le 25 décembre 2014)
  12. « Les spécialistes de l’appui au déploiement sur le pont pour Sangaris », sur Ministère de la Défense, (consulté le 25 décembre 2014)
  13. « Le génie de l'air remue ciel et terre à N'Djamena », sur Lignes de Défense, (consulté le 25 décembre 2014)
  14. « Dans la peau d’un chef de section travaux de la Force Epervier », sur Ministère de la Défense, (consulté le 25 décembre 2014)
  15. « Le génie de l'air au travail dans la BSS, selon le général Mercier », sur Lignes de Défense, (consulté le 24 décembre 2014)
  16. « Le fort de Madama dans l'objectif de Thomas Goisque... Sublime », sur Lignes de Défense, (consulté le 24 décembre 2014)
  17. « Barkhane/Niger : La piste d’aviation de la base de Madama est ouverte », sur OPEX 360, (consulté le 24 décembre 2014)
  18. « Sahel : Les effectifs de l’opération Barkhane vont augmenter », sur OPEX360, (consulté le 12 mars 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]