3e régiment de chasseurs d'Afrique

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3e régiment de chasseurs d'Afrique
Image illustrative de l'article 3e régiment de chasseurs d'Afrique
Insigne régimentaire du 3e RCA

Création 1832
Dissolution 1963
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Régiment de blindés
Rôle Cavalerie
Devise Tant qu'il en restera un
Inscriptions
sur l’emblème
Constantine 1837
Sébastopol 1855
Solférino 1859
Puebla 1863
Maroc 1908
Champagne 1915
Thiérache 1918
Sud Tunisie 1942
Danube 1945
AFN 1952 - 1962
Anniversaire Saint-Georges
Guerres Guerre de 1870
Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Décorations Croix de guerre 1939-1945
une palme
Médaille d'or de la Ville de Milan
Croix de Yser Belge.

Le 3e régiment de chasseurs d'Afrique (ou 3e RCA) fut créé le 1er février 1833 à Bône en Algérie, à la suite d'une décision royale du 27 novembre 1832, avec les effectifs des 7e et 8e escadrons du 1er régiment de chasseurs d'Afrique. Il a été dissous en 1963.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Historique des garnisons, campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

Les garnisons[modifier | modifier le code]

  • 1907  : Algérie - Constantine, Sétif
  • 1923-1928 : Vienne
  • 1933 : Algérie - Constantine
  • 1955-mars 1956 : Allemagne (Ravensbourg, Weingarten, Langenargen)
  • mars 1956-nov 1956 : Algérie (L'Arba, Ravigo, Rivet)
  • nov 1956 : Expédition de Suez
  • nov 1956-août 1959 : Algérie (Ain Taya, Bou Kandoura, l'Arba, Rovigo )
  • août 1959-1961 : Algérie (Bekkaria (région Tébessa))
  • 1961-juil 1962 :Algérie (El Ma El Abiod)
  • juil 1962-fév 1963 : Algérie (Ain Abid, Ain Regada )
  • fév 1963 : Sissonne (dissolution)

Les campagnes[modifier | modifier le code]

Période 1833 - 1871[modifier | modifier le code]

Le monument du 3e au Mémorial des chasseurs d'Afrique de Floing.
  • Le 3e de "Chass d'Af" fut créé en 1833 à Bône en Algérie. Sa première campagne a été l'Algérie de 1833 à 1836 sur Bône, Guelma et Constantine. À la suite de la prise de cette dernière, le 3e RCA y installa sa garnison en 1837. Les années suivantes l'Algérie est devenue, pour ce régiment, un théâtre d'opérations militaires ; Djemilla (1839), Tébessa (1842), l'Aurès (1845), Zaatcha (1849), Bougie (1850), Kabylie orientale (1852), Sahara (1853), l'Aurès à nouveau en 1853.
  • La Crimée (1854 et 1856)
  • L'Italie (1859)
  • La Syrie (1860)
  • Le Mexique (1862) : deux escadrons arrivent le 2 novembre et entrent dans la composition du 2e régiment de marche de Chasseurs d'Afrique sous les ordres du colonel Barail. Ils se battent à Puebla, Cholula, Atlisco en 1863, à Xérès et Guadalupe en 1864. Au cours de ce combat, le brigadier Pierre s'empara de l'étendard du 1er régiment de lanciers de Zacatecas.

Ils retournent en Algérie en 1867. Le régiment participe activement à la Guerre de 1870 à 1871.

Période 1871 à 1914[modifier | modifier le code]

  • Un détachement est envoyé à Madagascar en 1895. Les 1er et 4e escadrons opèrent au Maroc occidental (de janvier 1908 à janvier 1909), le 2e escadron (d'avril 1911 à février 1913). En 1914, la garnison du 3e RCA est à Constantine et deux escadrons sont à Sétif.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

Le régiment quitte Constantine et embarque à Alger, le 5 août 1914 en laissant le 5e escadron en dépôt. Il débarque à Sète deux jours plus tard et se dirige sur Lyon. Il devient le régiment de cavalerie du Corps d'Armée Colonial.

Durant toute cette guerre, le 3e RCA restera sur le front de France. Il sera en Argonne, puis dans les Ardennes belges, il combat le 22 août à Rossignol puis participera à la retraite de la Marne et à la première bataille des Flandres d'octobre à novembre 1914.

1915[modifier | modifier le code]

Il est aux tranchées en juin 1915 en Artois, puis en Champagne de juillet à octobre. Le 3e régiment de marche de Chasseurs d'Afrique est créé et le 3e RCA devient le 7e RCA. Réaffecté au 1er CA Colonial, le 3e RCA est scindé en 2 demi régiments; Les escadrons opèrent sur la Somme et en Champagne. Il assure la surveillance des routes et combat à Noyon sur l'Aisne (d'avril à mai) et en Alsace (en juillet).

1916[modifier | modifier le code]

Bataille de la Somme

1917[modifier | modifier le code]

Bataille du Chemin des Dames

1918[modifier | modifier le code]

Reconstitué en août 1918, il se battra en Picardie (mars), dans les Flandres (avril), sur l'Aisne (juin) et en Champagne (juillet).
Le 17 novembre, le 3e RCA entre en Lorraine à Dieuze et Bitche, aux côtés de la 129e DI.
Début décembre, il entre en Allemagne et stationne dans le Palatinat jusqu'au 2 avril 1919.
Rejoignant le 3e escadron stationné à Lyon depuis le 20 août, il embarque à Marseille le 19 juillet 1919, pour l'Algérie.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le régiment est complet en Algérie, fin août 1919. Les 1er et 2e escadrons à Sétif, le 3e à Guelma, le 4e à Constantine. Des détachements sont en opération au Maroc (août 1921), au Levant (septembre 1921) et en Tunisie (1922).

Il se transformera en deux groupes d'escadrons (GE) et un escadron hors rang (EHR) entre avril et septembre 1933 :

  • 1er GE (motorisé):
    • le 1er escadron porté de mitrailleuses et d'engins,
    • le 2e escadron en AMC et moto,
  • 2e GE (à cheval) :
    • le 3e escadron,
    • le 4e escadron.

Un 5e escadron s'est formé en 1938, équipé d'automitrailleuses, par des sous officiers venant de France.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Entre mars et début juillet 1939, juste avant les hostilités, un groupe d'escadrons motorisé fut envoyé à Médénine et Gabés dans le Sud Tunisien. Le 3e RCA restructuré précédemment est entièrement motorisé. Dans le cadre de l'Armée d'Armistice, le 3e RCA a 3 groupes d'escadrons et 1 EHR; est entièrement motorisé, en mai 1941. Cependant en juillet 1941, le 2e GE devient hippomobile. Il se sépare du 3e groupe d'escadrons au profit du 9e RCA, nouvellement créé. Durant la campagne de Tunisie, le 3e RCA appartenant à la BLM, opère à Gades, Gafsa, Fériana, Kasserine, Sidi Bouzid, Ousseltia. De retour à Constantine en 1943, il se porte sur Bellevue près de Mostaganem où dès juin, il touche le matériel américain. Le 3e RCA devient le régiment de reconnaissance de la 1re division blindée sous les ordres du général Jean Touzet du Vigier. Cette division blindée est intégrée à la Ire Armée Rhin et Danube du général de Lattre de Tassigny.

Le 15 août 1944, le 5e escadron débarque en Provence et participe à la prise de Toulon et de Marseille. Le reste du régiment embarque à Oran au début septembre pour débarquer à Nartelle, le 9 septembre. Il est rattaché aux combat-commands de la 1re DB.

Après avoir remonté la vallée du Rhône, via Dijon, le 13 et Lure, le 19 septembre, il combat dans les Vosges, à Giromagny, à Servance, à Melizay avant de participer à la libération de Carspach[1], Mulhouse, et d'autres localités d'Alsace.

En février 1945, il assure la surveillance du Rhin, à Carspach, qu'il traverse près de Huningue, le 25 avril.

En Allemagne, le régiment traverse Lörrach (25 avril), Radolfzell (27 avril) et arrive à Kandel et Landau, le 8 mai 1945.

En juillet 1945, après l'armistice, le régiment s'installe à Obermoschel occupant le Palatinat et détache un escadron de marche à Berlin.

Après guerre[modifier | modifier le code]

Le régiment est renvoyé en France, le 27 octobre 1945 et s'installe à Fontenay le Comte avant de s'embarquer à Marseille pour l'Algérie, le 21 mai 1946. Il stationnera à Maison-Carré et rejoint Tlemcen, en août.

Renvoyé en Allemagne en octobre 1948, il stationne dans le Würtemberg, à Weingarten et Ravensburg et un escadron est envoyé à Langenargen.

Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Le 3e RCA débarque le 1er avril 1956 en Algérie et stationne à l'Arba, à Rovigo et à Rivet et opère dans les régions de Kenchela et M'sila en grande Kabylie. Le régiment est désigné dans la "Force A" et son 3e escadron débarque à Port Fouad en Égypte, le 8 novembre. Le reste du régiment embarque le 9 novembre et débarque le 12 suivant sur le "Pasteur".

Le 3e RCA occupe jusqu'en juin 1959, la Maison Blanche, Ain-Taya, l'Arba, Rivet et Rovigo, puis il est envoyé sur Tebessa en août suivant. Là, il opère au Quartier de Bekkaria jusqu'en 1961, puis il occupe le sous secteur de El ma El Abiod de 1961 à 1962.

Il sera stationné ensuite entre Constantine et Oued-Zenatie avant d'embarquer pour la France, le 6 février 1963 où il rejoint Sissonne pour y être dissous le 28 février, après 131 ans au service de la France.

Période 1981 - 1997[modifier | modifier le code]

Recréé à Fontevrault le 11 septembre 1981, également dépositaire des traditions et de l'étendard du 3e régiment de Chasseurs d'Afrique, créé en 1833 et dissous en 1963 par son 45e chef de corps, le colonel HUET, Le 3e régiment de Chasseurs a été dissous en 1997.

Traditions[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

La devise du régiment Tant qu'il en restera un rappelle la réponse faite par le général Gaston Auguste de Gallifet au général Auguste-Alexandre Ducrot, en 1870-71, qui lui demandait s'il pouvait effectuer une nouvelle charge avec les survivants des attaques précédentes. " Encore un effort, que ce soit pour l’honneur des armes ! " - " Tant que vous voudrez, mon Général, tant qu’il en restera un ! ". Nous contresignâmes cette fière réponse en les acclamant et en agitant nos sabres : « Oui, mon Général ! Oui, mon Colonel ! ».

Insigne[modifier | modifier le code]

Héraldique

Une trompe de chasse ayant en son centre le chiffre 3 posée sur un croissant portant le devise "Tant qu'il en restera un" en métal argenté. Cet insigne a été fabriqué par Arthus Bertrand.

Étendard[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[2],[3]:

3e régiment de chasseurs d'Afrique - drapeau.svg

Décorations[modifier | modifier le code]

Chant[modifier | modifier le code]

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 1833-1833 : Colonel Boyer
  • 1833-1835 : Colonel Rigaud
  • 1835-1836 : Colonel Correard
  • 1836-1841 : Colonel Laneau
  • 1841-1846 : Colonel Noll
  • 1846-1852 : Colonel de Mirbeck
  • 1852-1853 : Colonel Ney de la Moskowa
  • 1853-1860 : Colonel de Mézange de Saint-André
  • 1860-1863 : Colonel du Barail
  • 1863-1864 : Colonel Jean-Auguste Margueritte
  • 1864-1868 : Colonel de Montarby
  • 1868-1870 : Colonel Gaston de Galliffet
  • 1870-1874 : Colonel Flogny
  • 1874-1880 : Colonel Gaume
  • 1880-1881 : Colonel de Cugnon d'Alincourt
  • 1881-1887 : Colonel Du Buquoy
  • 1887-1889 : Colonel Buffet
  • 1889-1895 : Colonel de Forsanz
  • 1895-1900 : Colonel Lugon
  • 1900-1903 : Colonel Sainte-Chapelle
  • 1903-1906 : Colonel Grellet
  • 1906-1910 : Lieutenant-Colonel Clémençon
  • 1910-1913 : Colonel Andrieu
  • 1913-1916 : Colonel Costet
  • 1916-1918 : Lieutenant-Colonel R. Faure
  • 1918-1919 : Colonel Toulat
  • 1919-1920 : Colonel Lefèvre
  • 1921-1924 : Colonel Scherer
  • 1924-1925 : Colonel Perrot
  • 1925-1928 : Colonel Herchet
  • 1928-1931 : Lieutenant-Colonel Argueyrolles
  • 1931-1933 : Lieutenant-Colonel Chanoine
  • 1933-1938 : Lieutenant-Colonel Poncelet
  • 1938-1942 : Lieutenant-Colonel J. Flipo
  • 1942-1943 : Colonel de Bazelaire de Boucheporn
  • 1943-1944 : Lieutenant-Colonel P. Manceaux-Demiau
  • 1944-1944 : Lieutenant-Colonel P. Fouchet, blessé début octobre 1944 à Servance
  • 1944-1946 : Lieutenant-Colonel J. Guilbert
  • 1946-1951 : Colonel de Villèle
  • 1951-1954 : Colonel L. de Battisti
  • 1954-1956 : Colonel Ch. des Courtils
  • 1956-1958 : Lieutenant-Colonel Antoine Argoud
  • 1958-1959 : Colonel F. Boquet
  • 1959-1961 : Lieutenant-Colonel J. Le Carbonnier de La Morsanglière
  • 1961-1962 : Lieutenant-Colonel L. Pichon
  • 1962-1963 : Chef d'escadrons Huet

Faits d'armes faisant particulièrement honneur au régiment[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant servi au sein du régiment[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • LUYA (capitaine), Le 3e Chasseurs d'Afrique au Maroc (1908, 1911-12), Paris, Lavauzelle, 1914, 60 p.
  • Historique du 3e régiment de chasseurs d'Afrique (1914-1918), Nancy, Berger-Levrault, s.d., 152 p.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Bulletin municipal - édition spéciale 2011 », sur carspach.fr (consulté le 22 novembre 2014)
  2. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  3. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Notes[modifier | modifier le code]

  • Cette page a été construite par le service de communication de l'amicale des Anciens des 3es Régiments de Chasseurs et Chasseurs d'Afrique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]