Varangéville

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Varangéville
Église Saint-Gorgon.
Église Saint-Gorgon.
Blason de Varangéville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Lunéville-1
Intercommunalité Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois
Maire
Mandat
René Bourgeois
2014-2020
Code postal 54110
Code commune 54549
Démographie
Gentilé Varangévillois(es)
Population
municipale
3 782 hab. (2014)
Densité 314 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 02″ nord, 6° 18′ 49″ est
Altitude Min. 197 m
Max. 323 m
Superficie 12,04 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Varangéville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est. Elle appartient à l'unité urbaine de Dombasle-sur-Meurthe et à l'aire urbaine de Nancy.

Ses habitants sont les Varangévillois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Varangéville est située sur les bords de la Meurthe et le canal de la Marne au Rhin à mi-chemin entre Nancy et Lunéville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est limitrophe de 8 communes.

Communes limitrophes de Varangéville
Lenoncourt Buissoncourt Haraucourt
Art-sur-Meurthe

Laneuveville-devant-Nancy

Varangéville
Saint-Nicolas-de-Port Rosières-aux-Salines Dombasle-sur-Meurthe

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare de Varangéville - Saint-Nicolas se situe sur la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Varangéville est désigné Varangesi villa en 770. Peut-être s'agit il d'une cacographie pour *Varengeri villa, en ce cas c'est le même toponyme que Varengeville-sur-Mer et Saint-Pierre-de-Varengeville tous deux en Seine-Maritime désignés respectivement Waringivilla au XIe siècle et Warengiervillam au XIIe siècle et composés avec le nom de personne germanique Waringar(ius).

Histoire[modifier | modifier le code]

Varangéville fut desservi par la ligne de tramway reliant Nancy à Dombasle-sur-Meurthe exploitée à partir de 1910 par la Compagnie des tramways suburbains puis, de 1919 à 1949, par la Compagnie générale française de tramways.

À la fin du VIIIe siècle, les moines de Gorze fondent un prieuré qui aidera au développement de la ville. En fait, c'est une donation d'Adalbéron Ier de Metz, évêque de Metz, à l'abbaye de Gorze, d'un vaste domaine rural avec ses appendices et ses droits de seigneurie qui fut à l'origine de l'église et du prieuré lui-même. Les conditions de cette donation ont été embellies par un beau récit de prodige, dû à la plume du bienheureux Jean de Vandières (parfois appelé Jean de Gorze), qui composa au milieu du Xe siècle le recueil des Miracles de saint Gorgon. En 764, rapporte-t-il, saint Chrodegang de Metz, évêque de Metz et fondateur de l'abbaye de Gorze, obtint du pape Paul Ier les reliques de saint Gorgon, martyr romain. On les rapporta en Lorraine et, vers la fin d'un voyage qui avait été fertile en épisodes pittoresques, le cortège arriva un soir en un lieu appelé Varangéville. La nuit obligeant à faire halte, on suspendit le reliquaire à un buisson d'épines. Le lendemain matin, le buisson avait crû de merveilleuse façon et il fallut tout un échafaudage pour reprendre les reliques et continuer vers Gorze. On ne pouvait pas moins faire qu'élever, en l'honneur du saint, une chapelle qui commémorerait le miracle. Ainsi Jean de Vandières, écho sans doute de récits qui avaient cours dans son abbaye de Gorze, racontait-il les origines de Varangéville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1815 1821 Christophe Molard    
1821 1826 Claude Baron    
1826 1831 François Spitz    
1831 1832 Claude Baron    
1832 1834 Christophe Molard    
1834 1847 Joseph Suisse    
1847 1852 François Baron    
1852 1865 Joseph Colson    
1865 1871 Victor Raspony    
1871 1875 Joseph Mathieu    
1875 1877 Nicolas Jolain    
1877 1880 Alfred Barbier    
1880 1884 Paul Didier    
1884 1892 Pierre Houot    
1892 1897 Jules Colson    
1897 1919 Charles Houot    
1919 1924 Frédéric Hetzel    
1924 1926 Alfred Richard    
1926 1944 Auguste Lefèvre    
1944 1948 Armande Thirion    
1948 1977 Charles Clavel    
mars 1977 mars 2001 Claude Baumann (1931-2008) PCF Machiniste d'extraction de sel, retraité en 1987[1]
mars 2001 juillet 2002 Pierre Louis PCF Ajusteur à la saline de Varangéville[2]
Décédé en cours de mandat
juillet 2002 en cours
(au 16 avril 2014)
René Bourgeois PCF  

Jumelage[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 782 habitants, en diminution de -5,69 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640 702 716 702 732 718 669 689 715
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
771 921 1 233 1 441 1 654 1 919 1 985 2 390 2 370
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 546 2 717 2 728 3 998 3 897 3 982 4 076 4 072 4 382
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
4 385 4 301 4 126 4 001 4 241 4 121 3 897 3 782 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Salins du Midi et Salines de l'Est
Sondages salins de la vallée la Roanne à Varangéville
  • Dans le sous-sol de Varangéville est exploitée la dernière mine souterraine de France. Il s'agit d'une mine de sel gemme.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Fosse cultuelle païenne en bordure du cimetière.
  • Nécropole mérovingienne VIe à VIIIe, correspondant à une population d'environ 20/30 personnes (fouillée en 1943).
  • Sondages salins de la vallée de la Roanne, édifice objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1986[8].
  • Jusqu'en 1984, la commune de Varangéville fut traversée par un transporteur aérien de calcaire : le TP Max. Celui-ci détient le record d’Europe de longueur avec ses 18 km mais aussi de longévité : 60 ans d'activité ininterrompue. Construit en 1927, c’était une véritable prouesse technique[9].

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Vue intérieure de l'église Saint-Gorgon.
Ancienne église prieurale.
  • Église Saint-Gorgon[10]. Cet édifice de style gothique tardif est une réussite exceptionnelle comme église-halle. La construction peut-être attribuée au priorat de Jean de Lorraine (1508-1545) (les armoiries figurent sur la nef du cœur) durant le premier tiers du XVIe siècle (la date de 1528 est inscrite sur une clé de voûte de la 3e travée de la nef). C'est l'époque où se terminait l'église voisine de Saint-Nicolas-de-Port. L'extérieur de l'église manque d'allure et d'élégance (le clocheton est du XIXe siècle); elle est recouverte d'une seule toiture et les façades latérales sont soutenues par de puissants contreforts séparant des fenêtres irrégulières. La façade est pauvre, mais l'intérieur est tout autre. Cette église-halle, dont les bas côtés sont à la même hauteur que la nef, se caractérise par la pureté de l'architecture dont le seul décor est constitué de colonnes cylindriques sans chapiteaux dont les nervures s'étalent dans la nef comme autant de feuilles de palmiers[11]. Son plan est très simple : une nef centrale de huit travées avec des bas côtés, prolongées par une abside à cinq pans. Il n'y a pas de transept. Sur le bas-côté nord s'ouvrent trois chapelles.
    Le mobilier est particulièrement riche. Un ancien mur retable à trois niches. Il abrite deux statues ; à droite celle du pape saint Urbain (bois XVe siècle) assis tenant un livre et des épis, à gauche celle d'un évêque, assis, sans attributs permettant de l'identifier. La niche du centre contenait une Vierge à l'Enfant qui a disparu en 1980. Dans la première chapelle une mise au tombeau (XVIe siècle) constituée d'un ensemble de dix personnages en grandeur naturelle ; huit sont traditionnels de ces sculptures monumentales ici s'y ajoutent deux anges en prière. Au-dessus trois consoles supportent chacune une statue. Dans la seconde chapelle un autel surmonté d'une Vierge assise allaitant l'Enfant Jésus qui joue avec une colombe (XIVe siècle) entourée de deux anges portant des flambeaux. Cette très belle pièce, typiquement lorraine, a été fort maltraitée vers 1840, quand un sentiment de fausse pudeur a fait gratter le sein de la Vierge. Dans la troisième chapelle, une pietà de bois peint datant du XVIe siècle elle aussi caractéristique de la région lorraine.
  • Les "Encastrés". Sur le mur nord de l'église, dans le cimetière, on peut encore lire (en particulier à hauteur de la chapelle du sépulcre) diverses inscriptions signalant : Le chef de Marie-Anne Thomassin, Le chef de Barbe Pitoux, Le chef de Nicolas Colas, etc. Dans un cimetière autrefois très exigu et servant à deux localités importantes, Varangéville et Saint-Nicolas de Port, les inhumations successives bouleversaient fréquemment les tombes. Les ossements étaient alors déposés dans trois charniers adossés à l'église, entre les contreforts. Certaines familles, désirant conserver l'identification des restes de leurs défunts, faisaient encastrer directement dans le mur de l'église leurs chefs, c'est-à-dire leurs crânes. Après avoir enlevé une pierre du mur, on y plaçait le crâne. On repositionnait la pierre avec une inscription indiquant à qui il avait appartenu. Cette coutume se retrouve ailleurs, mais elle avait pris à Varangéville une telle ampleur que la stabilité des murailles fut finalement compromise par ces innombrables trous qu'on y faisait. A diverses reprises cette pratique fut interdite ; elle disparut progressivement au cours du XVIIIe siècle.
  • Ancienne église prieurale, rue Jean-Jaurès, restes du prieuré XIe/XIIe, dont le portail de l'église primitive et sa façade remaniée.
  • Vestiges de l'ancien couvent des capucins XVIIe bâti en 1611 par Eric de Lorraine-Chaligny, évêque de Verdun. Il y fut d’ailleurs enseveli avec ses neveux François de Lorraine-Chaligny, évêque de Verdun et Henry de Lorraine, marquis de Mouy et comte de Chaligny [12] (Leurs restes ont été transférés dans l'Église des Cordeliers de Nancy). Ce couvent est construit en partie avec d'anciens bâtiments (notamment la chapelle) de l'ancien hôpital Saint-Germain. Cet hôpital avait été bâti par des chanoines de la primatiale[13].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs espèces d'orchidées sont présentes sur le territoire de la commune (exemples : Epipactis atrorubens, Orchis de fuchs, Orchis militaris...)[14].

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à un Saint Gorgon à cheval armé de pied en cap et terrassé d'or.
Commentaires : Varangéville faisait partie depuis le Haut Moyen Âge du temporel de l'abbaye de Gorze dans le Pays Messin. Le blason communal reprend donc celui de Gorze, s'en différenciant par un champ de gueules au lieu d’azur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]