Rosières-aux-Salines

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Rosières.

Rosières-aux-Salines
Rosières-aux-Salines
La mairie.
Blason de Rosières-aux-Salines
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Nancy
Canton Lunéville-2
Intercommunalité Communauté de communes des Pays du Sel et du Vermois
Maire
Mandat
Philippe Jonquet
2017-2020
Code postal 54110
Code commune 54462
Démographie
Gentilé Rosiérois
Population
municipale
2 865 hab. (2015 en diminution de 0,03 % par rapport à 2010)
Densité 106 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 34″ nord, 6° 20′ 03″ est
Altitude Min. 202 m
Max. 336 m
Superficie 26,95 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Rosières-aux-Salines

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Rosières-aux-Salines
Liens
Site web http://www.rosieres-aux-salines.fr

Rosières-aux-Salines est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle et la région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le ban communal s'établi dans la vallée de la Meurthe dont l’existence caractérise pour l'essentiel le paysage.

Cette rivière inscrit son cours fait de larges méandres dans les marnes irisées inférieures entre le plateau calcaire de Haraucourt au Nord et la bordure orientale du plateau du Vermois marquée par la côte du grès rhétien au Sud de St-Nicolas-de-Port.

Dans la vallée, le gisement de sel gemme est présent à une profondeur comprise entre 70 et 200 m sous la forme de couches planes et étendues dont l'épaisseur permet une exploitation en galerie.[1]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine toponymique de la commune est peu documentée par les auteurs régionaux dans les dictionnaires topographiques ou autres sources qui mentionnent généralement une fondation au moyen-âge.

ll est toutefois rapporté[2] l'existence d'un acte d'échange passé, en 1153 ou 1155, entre Drogon Ier, prince souverain de Nancy et grand sénéchal de Lorraine, et le duc de la Lorraine Mosellanique dans lequel Rosières est désigné sous le nom de Roseria salinita, et il y est fait mention de son château.

M AUGUSTE LONGNON évoque dans son ouvrage[3] un lien avec le mot Roseau, du gothique raus (fiche toponymique numéro 3021)

Histoire[modifier | modifier le code]

Une saline a existé à Rosières depuis le XIIe siècle ; appartenant d'abord à la famille de Lenoncourt, elle fut vendue au XIIIe siècle au duc de Lorraine à qui elle procura d'importants revenus. Son site, séparé de la ville et entouré d'un petit cours d'eau, était défendu par des remparts et comprenait un château fortifié. Le sel était alors « l'or blanc » de l'Ancien Régime... Mais l'exploitation de la saline cessa au XVIIIe siècle, sa rentabilité ayant chuté. Jusqu'à sa fermeture, la saline de Rosières, comme d'ailleurs la saline de Dieuze, a contribué à faire vivre et travailler tout un pan entier du secteur forestier dans le massif vosgien, à commencer par le flottage du bois dans la vallée de la Meurthe et tous les acteurs de la forêt comme les bûcherons, les schlitteurs et les charbonniers. La Chambre des comptes de Lorraine passait tous les ans avant le début du flottage du bois des marchés avec les négociants ou maîtres-flotteurs pour planifier l'approvisionnement des salines en bois de feu[4]. Elle a été remplacée sur le même site par un haras créé par Louis XV ; devenu haras national, il est toujours actif de nos jours et rayonne sur tout le grand Est.

En 2009, une vaste nécropole gallo-romaine a été découverte et les archéologues suspectent l'existence d'une ville oubliée[5] ; les fouilles sont cependant menacées par manque de moyens et la découverte pourrait retomber dans l'oubli[6].

Elle est jumelée avec la commune de La Sagne (Suisse, canton de Neuchâtel).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 mars 1989 Jean-Claude Demonté RI Inspecteur technique des Travaux publics
Député de la 2e circonscription de Meurthe-et-Moselle (1977-1978)
mars 1989 mars 2001 Denis Craus RPR Médecin
mars 2001 mars 2008 Jean Roj SE Professeur
mars 2008 juin 2017[7] Thibault Bazin LR Économiste urbain
Député de la 4e circonscription de Meurthe-et-Moselle (depuis 2017)
Conseiller départemental (depuis 2015)
juillet 2017 en cours Philippe Jonquet DVD Technicien en cautionnement bancaire

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2015, la commune comptait 2 865 habitants[Note 1], en diminution de 0,03 % par rapport à 2010 (Meurthe-et-Moselle : +0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1272 5642 7542 2162 5122 4332 3052 2502 323
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 1362 1792 2102 2212 3952 3232 3292 3922 297
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 2812 2602 1382 2182 2582 2002 2042 3592 550
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
2 5842 6042 8302 9462 8392 8172 8862 865-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Beffroi  Inscrit MH (1926).
Fontaine Saint-Pierre.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

On voit dans les rues du centre historique nombre de vestiges modestes des XVe-XVIIe siècles (fenêtres gothiques, façades Renaissance, certaines nécessitant restauration). Des façades traditionnelles sont restées inchangées depuis les XVIIe – XVIIIe siècles, fait rare dans les bourgs lorrains.

  • Vestiges de l'ancien château fort de la Motte du XIIe siècle : tour ronde, les murs des remparts restent visibles à certains endroits.
  • Château à Saint-Urbain existait au début du XVe appelé le Rayeux puis Saint-Urbain restauré XIXe de style XVIIIe
  • Château Brun devenu propriété des hospices de Rosières le château a été rasé
  • Hospice Sainte-Odile, quelques bâtiments XVIIIe.
  • Beffroi (appelé le Ban-Ban), reconstruit vers 1720.
  • Ancien hôtel de ville fin XVIe ; actuel hôtel de ville XVIIIe.
  • Plusieurs demeures fin XVIe, XVIIe et XVIIIe, dont 28-30 rue du Colonel-Thiébault, édifice classé au titre des monuments historiques depuis 1994[12].
  • Fontaine monumentale Saint-Pierre construite en 1752
  • Haras national (XVIIIe-XXe siècle) sur l'emplacement de l'ancienne saline : écuries, manèges, sellerie d'honneur, collection de voitures hippomobiles.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre, construite en 1745 par l'architecte Mique : deux clochers, boiseries, stèles.
  • Chapelle Sainte-Odile de l'ancien hospice civil. Elle est ornée d'un surprenant décor peint, formant une sorte de théâtre à l'italienne. Son avenir (juin 2015) est incertain.
  • À Cuite-Fève, vestiges de la chapelle des Hospitaliers (XIVe siècle).
  • Vestiges de l'ancien couvent des cordeliers (XVIIe siècle, remanié au XVIIIe).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

D'azur, à une épée d'argent emmanchée d'or, mise en pal, la pointe en haut, côtoyée de deux roses de même[13].

Blason Geoffroy de Rosières.svg Blason Brun de Rosières.svg : armoiries de Geoffroy et Brun de Rosières (voir Armorial du Tournoi de Chauvency).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « ANNEXE SCIENTIFIQUE – Le sel à l'intérieur des terres », sur Géologie de la lorraine - Roger CHALOT
  2. « Dictionnaire topographique du département de la Meurthe [Texte imprimé] / réd. [... ] par Henri Lepage - Sudoc », sur www.sudoc.fr (consulté le 23 août 2018)
  3. Longnon, Auguste (1844-1911). Auteur du texte, « Les noms de lieu de la France : leur origine, leur signification, leurs transformations... / Auguste Longnon,... ; publié par Paul Marichal,... Léon Mirot,... », sur Gallica, (consulté le 23 août 2018)
  4. Arnaud Vauthier, « Le flottage du bois en Lorraine : Sa réglementation du XIVe au XVIIIe siècle », Le Pays Lorrain, Société d’Histoire de la Lorraine et du Musée lorrain, vol. 82,‎ , p. 15-22.
  5. Rapport d'Activité de l'INRAP, année 2009 - La nécropole gallo-romaine de Rosières-aux-Salines (p.106)
  6. Communiqué de Thibault Bazin, maire de Rosières-aux-Salines
  7. Conformément à la loi sur le non-cumul des mandats et suite à son élection dans la 4e circonscription de Meurthe-et-Moselle, Thibault Bazin démissionne de son mandat de maire.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. Notice no PA00106449, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. Constant Lapaix, Armorial des villes, bourgs et villages de la Lorraine, du Barrois et des Trois-Évêchés, Nancy, Chez l'auteur