Hussigny-Godbrange

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Hussigny-Godbrange
La mairie.
La mairie.
Blason de Hussigny-Godbrange
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Canton Villerupt
Intercommunalité CA de Longwy
Maire
Mandat
Laurent Righi
2014-2020
Code postal 54590
Code commune 54270
Démographie
Gentilé Hussingeois
Population
municipale
3 532 hab. (2014)
Densité 230 hab./km2
Population
aire urbaine
6 346 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 37″ nord, 5° 52′ 30″ est
Altitude Min. 275 m
Max. 445 m
Superficie 15,37 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairiehussignygodbrange.fr

Hussigny-Godbrange est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Hussigny-Godbrange est une commune urbaine d’environ 3 400 habitants située à l’extrémité Nord du département de Meurthe-et-Moselle, à la frontière avec le Grand-Duché du Luxembourg, sur le plateau du Pays-Haut. La commune fait partie du canton de Villerupt et de l'arrondissement de Briey. Hussigny-Godbrange est intégrée dans la communauté d'agglomération de Longwy, qui regroupe 21 communes. Celle-ci fait partie de l’Association transfrontalière du pôle européen de développement, qui regroupe outre les communes françaises, 4 communes belges et 3 communes luxembourgeoises.

Le territoire communal a une superficie de 1 574 hectares, dont 67 % de forêts et de végétations arbustives et 22 % de surfaces agricoles. Les espaces urbanisés ne représentent que 6 % du territoire. Les espaces en friches et décharges représentent 1 % du territoire. Le village se trouve à 400 mètres d'altitude au bord de la vallée étroite de la Côte rouge qui marque la frontière avec le Luxembourg.

Hussigny-Godbrange est située à l’écart des grands axes de circulation desservant Longwy. Elle est traversée par 2 routes départementales : le RD 26 qui la relie à l’est à Thil et Villerupt et à l’ouest à Herserange et Longwy : l’axe RD 26a et RD 26b qui dessert au nord, le Luxembourg et au sud la zone industrielle de Villers-la-Montagne.

La qualité de son cadre de vie, la proximité frontalière du Luxembourg et des pôles d’emplois environnants (agglomération longovicienne, zone industrielle de Villers-la-Montagne et Grand Duché de Luxembourg) sont des facteurs déterminants du développement de la commune.

La Crosnière, rivière qui marque une partie de la frontière franco-luxembourgeoise, prend sa source à Hussigny-Godbrange.

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Hussigny : D'un nom de personne germanique Huso ou Usso + -ingen. A été romanisé en Hus(s)igny ou Husegny comme s'il venait de Huss-in-iacum[1]. Husingen (1249 & 1269)[2], Husegny (1270), Husengney et Husenges (1343)[3], Husegney (XVe siècle), Husingen (1487)[3], Husinghen (1531)[2].
  • Godbrange : Godebranges (1404), Godebrange (1779), Godebranche (1801). En allemand : Godbringen. En luxembourgeois : Gueberéng.

Histoire[modifier | modifier le code]

Monuments aux morts.

Ancien village luxembourgeois, cédé à la Lorraine en 1602[4].
Commune indépendante jusqu'en 1810, Godbrange est aujourd'hui rattachée à la commune de Hussigny. En 1817, Hussigny, village de l'ancienne province du Barrois avait pour annexes le village de Godbrange et l'ancien ermitage de Saint-Nicolas. À cette époque il y avait 330 habitants répartis dans 64 maisons. Et a Godbrange, à cette époque il y avait 148 habitants répartis dans 36 maisons. Hussigny était un des centres des mines de fer en Lorraine (bassin du minerai de fer lorrain, la minette lorraine). Une mine y fut exploitée pendant un siècle, de 1878 à 1978[5]

L'extraction du minerai demandant de la main d'œuvre, la ville comme le reste de la Lorraine allait faire appel à une forte immigration. Hussigny était ainsi devenu un des centres de l'immigration italienne de la Lorraine. Autrefois on parlait ainsi de la « Basse-Italie » de Hussigny. Dans l’anglais italo-américain, Hussigny est connu comme « Little Italy » française. Jusqu'à la fin des années 1950, le dialecte romagnol y était encore pratiqué car une grande partie des habitants était originaire de Romagne, région du centre-nord de l'Italie.

Basse-Italie, un des quartiers d'Hussigny-Godbrange, doit son nom à sa situation dans le village ainsi qu'à la population qui y habitait. La Basse-Italie est un quartier situé en contrebas du village et à 500 m de la frontière luxembourgeoise. Après la Seconde Guerre mondiale, l'activité sidérurgique et minière du Nord-Est de la France connait une croissance spectaculaire et la main-d'œuvre étrangère s'installe en masse pour assurer en partie cette activité grandissante. Hussigny-Godbrange accueillit une forte population immigrée italienne afin d'exploiter la mine de fer du village. Cette population occupa tout un quartier près de la mine. De là apparurent dans ce quartier cafés, hôtels, maisons de mine et autres baraquements guère attirants mais c'était la seule solution pour bien des familles fraîchement arrivées et sans grandes économies. Aujourd'hui le quartier de la Basse-Italie a bien changé, certes une forte population italienne y demeure encore et cohabite avec de nouveaux immigrés Nord-Africains, Français, et bien d'autres, à l'image d'une "France ambassadrice d'un monde multiculturel".

La communauté Nord-Africaine était composée en grande majorité de personnes issues de la communauté chaoui d'Algérie. Ces berbèrephones viennent principalement des villes de Oranem, Ouarka et Amontan de la région des Aurès.

La crise sidérurgique avec la concurrence de minerai étranger conduira à la fermeture de la mine en 1978. Dans les années 2000, l'important réseau de galeries était devenu un lieu de distraction pour les amateurs d'exploration souterraine clandestine[5]. Cela poussa la municipalité à ouvrir la mine à des visites organisées en 2005. Une équipe de bénévoles du village a sécurisé un parcours et remis en état des engins d'extraction dont beaucoup avaient été laissés sur place à la fermeture de la mine[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 en cours
(au 16 avril 2014)
Laurent Righi PCF Conseiller général du canton d'Herserange

(1996-2015)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Hussigny-Godbrange[modifier | modifier le code]

À la suite de la crise sidérurgique (qui a également affecté l’ensemble du bassin de Longwy) et une diminution constante de sa population entre 1975 et 1990 (-381 habitats soit – 11,9 %) la commune renoue avec une croissance démographique (3076 habitants en 1999, soit + 8,8 % par rapport à 1990). Ce gain de population résulte essentiellement d’une solde migratoire positif et d’une politique de lotissement attractive associée à la proximité du Luxembourg pour l’emploi frontalier (hausse du nombre de frontaliers résidant dans la commune de 115 % entre 1990 et 2002). Depuis 1999, l’accroissement démographique se poursuit.

En termes de logements, la commune a connu un accroissement de son parc de 110 unités entre 1990 et 1999 (+9 %) et dispose de 1330 logements. Les résidences principales, qui représentent 93 % du parc total ont connu une hausse de 13,5 %.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 532 habitants, en augmentation de 4,93 % par rapport à 2009 (Meurthe-et-Moselle : 0,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1836 1841 1861 1866 1872 1876
272 270 315 630 662 721 694 685 934
1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926
1 310 1 499 1 864 2 370 3 072 3 211 3 569 2 636 3 676
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
4 043 3 147 2 671 3 575 4 056 3 499 3 208 2 871 2 827
1999 2004 2009 2014 - - - - -
3 076 3 142 3 366 3 532 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Godbrange[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1793 1800 1806
264 153 156

Enseignement[modifier | modifier le code]

Deux écoles primaires :

  • école Jacques-Prévert
  • école Jean-de-la-Fontaine.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Hussigny-Godbrange est une ville très active et possède plus de 23 associations dont 11 sportives.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Nouvelle église de la-Nativité-de la-Vierge.
  • Présence gallo-romaine.
  • Dommages au cours de la guerre 1914-1918.
  • Église paroissiale de la Nativité-de-la-Vierge, 1re église paroissiale reconstruite dans les années 1735 aux frais des religieuses de l'abbaye de Differdange au Luxembourg, collatrices de la paroisse, à l'emplacement actuel de l'hôtel de ville. Restaurée en 1884 (démolition de la flèche du clocher, établissement d'une tour et réparations diverses). Gravement endommagée au cours de la guerre 1914-1918 et devenue danger public, elle a été désaffectée par décret du 8 février 1927 et détruite en 1930-1931.
  • Église paroissiale de la-Nativité-de la-Vierge, 2e église paroissiale construite à partir de 1924, à 200 mètres de l'ancienne église qui avait été endommagée pendant la guerre 1914-1918 et menaçait la sécurité publique, avec l'intervention de la coopérative de reconstruction des églises ; première pierre de l'église posée le 25 juin 1924.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Évelyne Marie France Neff, née Migliori, (de) (it), femme politique franco-allemande, d'origine italienne, est née à Hussigny. Évelyne Neff est une des rares françaises décorées du Bundesverdienstkreuz. Sa famille, d'origine les Migliori, était une famille de la Basse-Italie. Les Miglioris comme beaucoup d‘autres familles de la Basse-Italie de Hussigny était en fait originaire du village de Torriana de la Province de Rimini en Italie. Ce flux d’immigration en provenance de Torriana dura à peu près de 1860 à 1925.
  • Jean-Claude Bouttier, ancien boxeur et consultant télé, est le parrain du ring de boxe de la commune qui porte son nom Ring Jean-Claude-Bouttier.
  • Leny Escudero, chanteur compositeur, y fut carreleur à son compte dans les années 50[10]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Hussigny-Godbrange Blason Parti au premier d'argent à une tierce ondée de gueules, accompagnée de deux pics de sable en pal, un en chef et l'autre en pointe : au deuxième de gueules aux lettres capitales H&G accolées d'or.
Détails
  • La tierce de gueules (bandes ondulées rouges) ainsi que les pics de sable (noirs) symbolisent l'activité industrielle de Hussigny-Godbrange. La tierce évoque les coulées de fonte de l'usine, tandis que les pics rappellent la présence et l'exploitation d'une mine de fer sur le territoire de la commune.
  • Les lettres capitales H & G accolées symbolisent la réunion en 1810, des communes d'Hussigny et de Godbrange.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre.
  2. a et b Monika Buchmüller-Pfaff - Siedlungsnamen zwischen Spätantike und frühem Mittelalter
  3. a et b Burkhard Dietz, Helmut Gabel, Ulrich Tiedau - Griff nach dem Westen: die "Westforschung" (2003)
  4. a, b et c Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  5. a, b et c Le Monde, "Promenade souterraine en Lorraine", 6 septembre 2008.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Leny Escudero est mort », Humanité,‎ (lire en ligne)