Fort d'Écrouves

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Fort d'Écrouves
Description
Type d'ouvrage fort à cavalier
Dates de construction de 1874 à 1877
Ceinture fortifiée place forte de Toul
Utilisation fort de ceinture
Utilisation actuelle à l'abandon
Propriété actuelle État
Garnison 1 046 hommes
Armement de rempart 24
Armement de flanquement 12
Organe cuirassé aucun à l'origine
Modernisation béton spécial 1892
Programme 1900
Dates de restructuration 1906-1909
Tourelles 1 tourelle de 75 mm
et 1 tourelle de mitrail.
Casemate de Bourges une tirant vers le nord
Observatoire 3 obs. cuirassés
Garnison 1 Cie et 208 artilleurs
Programme complémentaire 1908 une tourelle de 155 (non construite)
Coordonnées 48° 41′ 25″ nord, 5° 49′ 45″ est

Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle

(Voir situation sur carte : Meurthe-et-Moselle)
Fort d'Écrouves

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fort d'Écrouves

Le fort d'Écrouves est un ouvrage fortifié français situé sur la commune d'Écrouves, en Lorraine. Il a été construit en 1877 et modernisé entre 1905 et 1910.

Le fort originel[modifier | modifier le code]

Appartenant au système Séré de Rivières, c'est un fort de ceinture de la place forte de Toul. Dominant le seuil du passage de Foug, il contrôlait avec son voisin, le fort de Domgermain, ce passage traversant les côtes de Toul. C'est un grand fort qui fut établi. Il présente la particularité de posséder un très grand casernement sur trois niveaux. D'une grande richesse architecturale, il présente des volumes intérieurs remarquables.

Construction (1874-1877)[modifier | modifier le code]

  • 5 décembre 1873 : ordre d'étude de l'ouvrage
  • 29 juillet 1874 : approbation du projet par le ministre
  • 1er septembre 1874 : adjudication des travaux
  • 4 décembre 1874 : décret d'utilité publique et d'urgence
  • 1er septembre 1874 : commencement des travaux
  • 1er janvier 1877 : achèvement de l'ouvrage

Le montant total est estimé à 2 305 500 francs

  • acquisitions : 31 500 F
  • travaux : 2 274 000 F

Armement[modifier | modifier le code]

L'armement total s'établit à 42 pièces d'artillerie. Le fort disposait dans ses magasins de 160 tonnes de poudre et de 200 000 cartouches.

  • Pièces sous tourelle : néant
  • Pièces sous casemate : néant
  • Pièces de rempart : 24
  • Mortiers : 6
  • Pièces de flanquement : 12

Casernement[modifier | modifier le code]

Le fort pouvait accueillir 1 046 hommes. Une infirmerie de 40 hommes était présente. Il y avait 2 fours à pain de 300 rations. L'approvisionnement en eau était assuré par une citerne de 1 200 m3. Il n'y avait pas de puits.

  • Officiers : 22
  • Sous-officiers : 42
  • Soldats : 982

La modernisation[modifier | modifier le code]

Construction d'une caserne en béton spécial en 1892.

Programme 1900[modifier | modifier le code]

Programme complémentaire 1908[modifier | modifier le code]

Il était prévu de construire une tourelle de 155 R à éclipse à l'extérieur du fort.

Garnison et armement en 1914[modifier | modifier le code]

  • 1 compagnie d'infanterie (168e régiment d'infanterie) : L'ouvrage disposait de 334 places protégées dans les casemates, 336 places semi-protégées et 752 places dans le casernement d'origine non modernisé.
  • 208 artilleurs (6e régiment d'artillerie à pied) : Outre l'armement sous tourelle, 6 canons revolvers et 6 canons de 12 culasse pour la défense des coffres, 4 mortiers de 22 et 4 mortiers de 15.

État actuel[modifier | modifier le code]

À l'abandon et en friche, cuirassements absents. Des fresques réalisées par des soldats russes sont visibles dans le casernement.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]