Saulnes

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Saulnes
Saulnes
Vue générale de Saulnes.
Blason de Saulnes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Briey
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Longwy
Maire
Mandat
Adrien Zolfo
2020-2026
Code postal 54650
Code commune 54493
Démographie
Gentilé Saulnois(e) [1]
Population
municipale
2 410 hab. (2018 en diminution de 0,99 % par rapport à 2013)
Densité 603 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 32′ 00″ nord, 5° 49′ 36″ est
Altitude Min. 275 m
Max. 398 m
Superficie km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Longwy (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Luxembourg (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Villerupt
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web saulnes.mairie.com

Saulnes (prononcé : [soːn] Écouter) est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saulnes
Saulnes et les communes environnantes.

Saulnes est délimité au nord et à l’est par la frontière franco-luxembourgeoise. Le village est arrosé par le Ru de la Côte Rouge qui se jette dans la Moulaine, un affluent de la Chiers.

Ses communes voisines sont Longlaville, Herserange et Hussigny-Godbrange en France, ainsi que le village de Lasauvage (commune de Differdange) et la cité de Rodange (commune de Pétange) au Grand Duché du Luxembourg. Aucune route ne relie directement Saulnes à Longlaville, ni aux communes luxembourgeoises.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saulnes est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Longwy (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 11 communes[5] et 48 872 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Luxembourg (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[8],[9].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (59,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59,6 %), zones urbanisées (16,7 %), terres arables (14,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,9 %), prairies (0,5 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Anciennes mentions : Tzonen (1473), Zonnen (1495), Tzoenen (1531), Sonne la Basse et Sonne la Haute (1689)[12], Sône la haute et la basse (1749)[12], Sonte haute et Sonte basse (1756)[12], Sosne ou Saulne haute et basse (1779)[12], Sonne Haut et Bas (1793)[13], Sosne (1801)[13].
  • En luxembourgeois : Zounen[14], en allemand : Zohnen[15] et Sonne[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne communauté de la province du Barrois qui se divisait en deux hameaux : Haute et Basse, sachant que Saulne-la-Haute était le principal[12].

Saulnes était une annexe de la paroisse d'Herserange dans le diocèse de Trèves[12].

En , la commune de Differdange (Luxembourg) achète un terrain de 1,2 kilomètre carré (soit 30 % de la superficie totale) situé sur le territoire de la commune de Saulnes en France pour la somme de 2,5 millions d'euros. Cette opération doit aboutir pour le mois de février de la même année et vise à empêcher la construction d'une décharge dans la région[17].

Paroisse[modifier | modifier le code]

Liste des Curés successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1850 Curé de Herserange    
1850 1855 Abbé Jean Louis Didot    
1855 1857 Charles Marie Hyacynthe Jeunhomme    
1857 1863 Abbé Jacques Dory    
1863 1875 Curé Joseph Faller    
1875 1906 Abbé Bombardier    
1906 1936 Abbé Gaspard    
1937 1946 Abbé Sarrazin    
1946 1985 Abbé René Zorn    
1985 à renseigner Abbé Roland Lardenois    

Le secteur pastoral est composé de 7 paroisses

- Saint-Antoine de Padoue (Gorcy, Cosnes-et-Romain, Ville-Houdlémont, Saint-Pancré, Vaux-Varnimont)

- Notre Dame de la Moulaine (Haucourt-Moulaine (Saint-Charles), Mexy, Villers-la-Montagne, Morfontaine)

- Les apôtres Pierre et Paul (Herserange, Longlaville, Saulnes)

- Saint-Jean-Baptiste de la Salle (Longuyon, Pierrepont, Viviers-sur-Chiers, Ugny, Charency-Vezin, etc. )

- Saint-Martin de Longwy (Longwy, Mont-Saint-Martin)

- La Divine Providence (Rehon, Lexy, Cutry, Chenières, Heumont)

- Saint-Pierre et Saint-Paul de l’Alzette (Villerupt, Hussigny-Godbrange, Crusnes, Thil, Errouville, etc )

Il est confié à une équipe de prêtres collégialement responsables : curés « in solidum » ou solidairement curés.

Curé modérateur M. l'abbé Edouard Manyanga

Curés in solidum M. l'abbé Laurent Bégin , M. l'abbé Pierre Loppinet , M. l'abbé Edouard Manyanga

Prêtres coopérateurs M. l'abbé Lié Nzomambou , M. l'abbé Jean-Pierre Piquard

Diacres permanents M. Dany Van Droogenbroek , M. Claude Pantaleoni

sources Diocèse de Nancy,

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1949 Robert Gianotti    
1949 1965 Philippe Auguste Rase    
1965 juin 1995 Ersé Zolfo PCF  
juin 1995 mars 2001 Denis Cruciani SE  
mars 2001 En cours
(au 23 mai 2020)
Adrien Zolfo [18]
Réélu pour le mandat 2020-2026
PCF  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[20].

En 2018, la commune comptait 2 410 habitants[Note 3], en diminution de 0,99 % par rapport à 2013 (Meurthe-et-Moselle : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1872
221248271329412442425474495
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
7421 4851 6111 6821 8502 1222 1582 5281 662
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
2 4943 2122 4152 3603 5363 7253 4182 9532 783
1990 1999 2006 2011 2016 2018 - - -
2 4732 4542 3582 3512 4102 410---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • La commune abrite le Club Sportif Saulnois (football), pensionnaire de la Promotion d'Honneur (Ligue Lorraine) depuis la saison 2011/2012.

Premier fait d'armes avec un 6e tour de coupe de France lors de la saison 2000/2001 après avoir éliminé Creutzwald pensionnaire de CFA2 lors du 3e tour.

Lors de sa première saison au niveau ligue en 2002/2003 le CSS finira invaincu et accédera a la PH et y restera 6 saisons de suite.

La meilleure performance des jaunes et noirs aura été une 4e place en Promotion d'Honneur lors de la saison 2007/2008.

  • En , les hommes de Walter Di Luigi remportent la Coupe du Pays-Haut (~ coupe départementale), sur le score de 3 - 1 (a.p) face à Homécourt (DHR) grâce à des buts signés Johnny Frongia (70e), Anthony Bédouret (103e) et Mimid Messaoudi (118e). Le capitaine Alain Buchicchio soulevera le trophée devant près de 200 personnes au stade Ambroise Croizat situé à Thil.

En , le CSS finit champion de PHR et accède à nouveau à la PH deux ans après être descendu, et ceci haut la main avec 16 victoires à la clé sur 22 matchs...

En et pour la dernière saison de Walter Di Luigi, les jaunes et noirs remportent une nouvelle fois la Coupe du Pays-Haut face à Villerupt sur le score de 1 a 0 (but de Cruciani).

Entraîneur Début Fin
Bolognigni Vincent ...
Di Luigi Walter
Raczek Thomas
Siciak Henry
Di Luigi Walter
André Bertelli
Di Luigi Walter

Économie[modifier | modifier le code]

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

La forge de Saulnes est signalée dès 1474 avec un petit haut fourneau, mais il semblerait qu'elle soit abandonnée au milieu du XVIe siècle. C'est sur son emplacement que la Société des Hauts-Fourneaux de Saulnes-Raty et Cie met à feu un premier haut fourneau en , un second en 1878 ou 1880, puis un troisième en 1882. À la fin du XIXe siècle, l'usine compte quatre hauts-fourneaux dont trois sont à feu.

En 1923, la société absorbe la société Lorraine Industrielle qui possède deux hauts fourneaux à Hussigny, ce qui porte à cinq le nombre de ses hauts-fourneaux. En 1955, la société, qui est devenue Société des Hauts-Fourneaux de Saulnes et Gorcy, ne dispose plus que de quatre hauts fourneaux à Saulnes et Hussigny. En 1968, c'est l'arrêt des deux derniers hauts fourneaux de Saulnes, ceux d'Hussigny ayant été éteints dans les années 1960.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste
L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste.
  • Château construit entre 1880 et 1885, pour l'industriel Gustave Raty (1832-1901), créateur et propriétaire des hauts-fourneaux de Saulnes (construits en 1872 et 1874 à l'emplacement de l'une des plus vieilles forges du Pays-Haut et de Lorraine) et en même temps administrateur de la société des aciéries de Longwy depuis 1880.
  • Château construit en second, vers 1900-1905 à proximité immédiate du premier château, aux frais de Gustave Raty, pour son fils Marc, qui l'habita peu.
  • jardin pédagogique
  • petit train de Mine
  • musée de la photographie
  • la Grotte
  • église paroissiale Saint-Jean-Baptiste construite entre 1873 et 1883, la commune épuisée par la construction de ses bâtiments publics n'ayant pu mener à bien la construction d'une seule traite. Aide financière de la société Pierre Giraud établie à La Sauvage (grand-duché de Luxembourg), propriétaire des forges et dépendances de La Sauvage et de biens situés sur le ban de Saulnes. Réception des travaux en 1875, achèvement de l'édifice en 1880. Elle a remplacé une chapelle qui dépendait de l'église mère d'Herserange, située au même emplacement mais parallèle à la rue.
  • un petit temple du culte antoiniste, situé au 50 rue Philippe-Auguste Rase, dédicacé le [22]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saulnes

Les armoiries de Saulnes se blasonnent ainsi :

Écartelé: aux 1er et 4e d'azur à deux bars adossés d'or accostés de deux croix de Lorraine de même et accompagnés en chef et en pointe de deux croisettes recroisetées d'argent, aux 2e et 3e d'or à trois marteaux de sable; sur le tout d'argent au haut fourneau de sable enflammé de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/meurthe-et-moselle-54
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  3. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 30 mars 2021).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 30 mars 2021).
  5. « Unité urbaine 2020 de Longwy (partie française) », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 30 mars 2021).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 30 mars 2021).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 30 mars 2021).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 30 mars 2021).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 30 mars 2021).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 19 mai 2021)
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 19 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. a b c d e et f M. Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868 sous les auspices de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, Paris, Imprimerie nationale.
  13. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Luxemburger Wörterbuch, Luxemburg, P. Linden, 1950-1977
  15. René Klein, Hexen in Sassenheim, p. 46.
  16. Richard Böckh, Der Deutschen Volkszahl und Sprachgebiet in den europäischen Staaten, Berlin, J. Guttentag, 1869
  17. « 2,5 millions d'euros: Differdange acquiert 120 hectares en France », RTL 5minutes,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2020).
  18. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  19. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. Régis Dericquebourg, Les Antoinistes, Belgique, Brepols, , 174 p. (ISBN 2-503-50325-X), p. 167-171.