Siga

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Siga (Takembrit)
Le mausolée masaesyle de l’aguelid Syphax
Le mausolée masaesyle de l’aguelid Syphax
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Aïn Témouchent
Commune Oulhaça El Gheraba
Statut Village historique
Géographie
Coordonnées 35° 15′ 59″ N 1° 27′ 00″ O / 35.266295, -1.449895 ()35° 15′ 59″ Nord 1° 27′ 00″ Ouest / 35.266295, -1.449895 ()  
Localisation

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Siga (Takembrit)

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Siga (Takembrit)

Siga est le nom d'une cité antique, ancienne capitale numide, puis cité romaine, dont les ruines sont situées au lieu-dit Takembrit, sur la rive gauche et à faible distance de l'embouchure du fleuve Tafna, commune d'Oulhaça El Gheraba, en Algérie occidentale.

Site, situation, histoire[modifier | modifier le code]

En dehors de quelques sources anciennes dominées par les résultats de fouilles archéologiques et de rares publications, on sait peu de choses sur Siga. Doté du toponyme néopunique, SYG’N, puis romain, SIGA, l’établissement antique s’élève au lieu-dit Takembrit (daïra d'Oulhaça El Gheraba, wilaya d'Aïn Témouchent, Algérie) sur la rive gauche de la Tafna, à quelques kilomètres de son embouchure, recouvrant de ses ruines les berges de l’oued et les 2 collines de l’ouest et de Ras Dchour.

Face à un oppidum berbère très ancien à l’intérieur des terres, les navigateurs phéniciens ou puniques ont installé un port d’abord sur l’îlot d’Acra puis dans l’estuaire. Au IIIe s. av. J.-C., dans une boucle du fleuve, l’agglomération est attestée comme capitale de Syphax, roi des Masaesyles. Un atelier monétaire y est attesté sous Bocchus le Jeune. Après une décadence passagère, la ville reprend une certaine importance à l’époque romaine, en particulier avec les empereurs africains, Septime Sévère et Caracalla.

Nombre de monuments visibles ou encore enfouis s’étendent sur les deux rives de l'oued parmi lesquels le célèbre mausolée numide, l’acropole fortifiée ou les aménagements hydrauliques et thermaux romains, tandis que le musée d’Oran abrite une intéressante collection d’objets provenant des fouilles qui ont été menées sur le site.

Un gros effort est demandé, par certains archéologues et des associations de la région, aux autorités locales, régionales et nationales en matière de recherche, de préservation et de mise en valeur pour donner à Siga la place due à son passé prestigieux et à son riche patrimoine archéologique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • S. Gsell, Atlas archéologique de l'Algérie, Alger-Paris 1911.
  • P. Grimal, Les fouilles de Siga, MEFR, 54, 1937, p. 108-141.
  • G. Vuillemot, Notes sur un lot d'objets découverts à Siga, BSGAO 1953, p. 1-9; Fouille de la nécropole du phare dans I'ile de Rachgoun, Libyca 1955, p. 7-76; Fouilles du Mausolée de Beni-Rhenane en Oranie, CRAI 1964, p. 71-95; Siga et son port fluvial, AntAfr 1971, p. 39-86.
  • (de) F. Rakob, Numidische Königsarchitektur in Nordafrika, in Die Numider. Reiter und Könige nördlich der Sahara, Köln 1979, p.119-171.
  • (de) F. Rakob, M. Bouchenaki, Les fouilles du mausolée masaesyle de Siga (Béni-Rhénane), BCTH 24 B, 1993-95, p.7-24.
  • J. P. Laporte, Siga et l’île de Rachgoun, L'Africa romana, 16, 4, 2004 (2006), p. 2531-2597.