Henri Regnault

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Henri Regnault

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Buste d'Henri Regnault par Louis-Ernest Barrias (1871), musée d'Orsay, Paris.

Nom de naissance Alexandre Georges Henri Regnault
Naissance 31 octobre 1843
Paris
Décès 19 janvier 1871
Buzenval
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Peintre
Maîtres Louis Lamothe, Alexandre Cabanel
Mouvement artistique Orientalisme
Récompenses Prix de Rome en peinture de 1866

Henri Regnault, né le 31 octobre 1843 à Paris, mort le 19 janvier 1871, à Rueil-Malmaison[1], est un artiste peintre orientaliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du chimiste Henri Victor Regnault, Henri Regnault débute la peinture en 1857. Il devient l’élève de Louis Lamothe et d'Alexandre Cabanel à l'École des beaux-arts de Paris après avoir été élève au lycée Henri-IV à Paris.

Après cinq tentatives, il obtient le prix de Rome 1866 avec la toile Thétis apportant à Achille les armes forgées par Vulcain. Envoyé en Italie, il réside peu à la Villa Médicis et profite de ses protections pour voyager[2]. Notamment en Espagne, où son œuvre se ressent du choc de cette découverte : à Madrid, il assiste à la révolution carliste, au triomphe du général Prim, à la fuite de la reine d’Espagne Isabelle II. Il note dans des carnets ses impressions. La découverte du palais de l'Alhambra à Grenade le marque fortement.

Au salon de 1870 son Général Prim[3] et sa Salomé sont présentés avec succès. Théophile Gautier écrit : « Prim c’est toute l’Espagne, Salomé c’est tout l’Orient. » De l’Espagne il gagne le Maroc en décembre 1869 avec son ami le peintre Georges Clairin, où il loue une maison à Tanger. Il y peint Exécution sans jugement sous les rois maures de Grenade[4], tableau orientaliste dans le goût exotique.

De retour en France pour la guerre de 1870, il s'engage chez les francs-tireurs avec le sculpteur Émile Joseph Nestor Carlier. Il trouve la mort à l'âge de 27 ans à la bataille de Buzenval le 19 janvier 1871, atteint à la tempe par une balle prussienne. Il comptait, après la guerre, visiter l'Inde puis s'installer à Tanger, il avait acheté avec Georges Clairin un terrain surplombant le Socco où ils voulaient faire construire une maison et un atelier.

Le compositeur Camille Saint-Saëns lui dédie sa Marche héroïque (1871).

Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Portrait de Jean-Baptiste Biot (1774-1862), 1862, château de Versailles[5]
  • Portrait de Mme Fouques-Duparc, 1867, musée national du château de Compiègne
  • Nature morte, 1867, musée de Grenoble
  • Portrait de Mme Louvancour, belle-mère de M. Arthur Duparc, dessin, département des Arts graphiques du musée du Louvre, Paris
  • Jeune Portefaix à Malte, 1867, musée Magnin, Dijon
  • Automédon ramenant les coursiers d'Achille des bords du Scamandre, 1868, esquisse,musée d'Orsay, Paris
  • Automédon ramenant les coursiers d'Achille des bords du Scamandre, 1868, musée des beaux-arts de Boston
  • Portrait du général Prim, 1868, musée d'Orsay
  • La Comtesse de Barck, habillée en Espagnole, 1869, musée d'Orsay
  • Exécution sans jugement sous les rois maures de Grenade, 1870, musée d'Orsay
  • Salomé, 1870, Metropolitan Museum of Art, New york
  • La Cour des ambassadeurs au palais de l'Alhambra, dessin, département des Arts graphiques du musée du Louvre
  • Entrée de ville au Maghreb, huile sur papier, département des Arts graphiques du musée du Louvre
  • Scène historique, musée d'Orsay
  • Véturie aux pieds de Coriolan, dessin, département des Arts graphiques du musée du Louvre
  • Vue du château d'Arques, dessin, département des Arts graphiques du musée du Louvre

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. À la bataille de Buzenval. L'emplacement du lieu de son décès est signalé par un buste de l'artiste, placé à proximité du green no 14 du golf de Saint-Cloud.
  2. H. Lapauze, Histoire de l'Académie de France à Rome, Paris : Plon, 1924, t. 2.
  3. Conservé au musée d'Orsay à Paris.
  4. Musée d’Orsay.
  5. culture.gouv.fr base joconde

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Cazalis, Henri Regnault : Sa vie, son œuvre, Paris, Lemierre, 1872.
  • Arthur Duparc, Correspondance d'Henri Regnault, annotée et recueillie par Arthur Duparc, suivie du catalogue complet de l'œuvre d'Henri Regnault, Paris, Charpentier et Cie, 1873.
  • Roger Marx, Henri Regnault (1843-1871), Paris, 1886.
  • Sophie de Juvigny, Odile Caule, Henri Regnault, 1843-1871, cat. exp. Saint-Cloud, musée municipal, 16 octobre 1991 - 5 janvier 1992, Saint-Cloud, éd. musée municipal, 1991.
  • Brigitte Olivier, Le peintre, l'amour, la mort : Henri Regnault, 1843-1871, Biarritz - Paris, Séguier-Atlantica, 2008.

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