Sabratha

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Site archéologique de Sabratha *
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial de l'UNESCO
Mausolée de Bès
Mausolée de Bès
Coordonnées 32° 48′ 19″ N 12° 29′ 06″ E / 32.80528, 12.48532° 48′ 19″ Nord 12° 29′ 06″ Est / 32.80528, 12.485  
Pays Drapeau de la Libye Libye
Subdivision Az Zawiyah
Type Culturel
Critères (iii)
Numéro
d’identification
184
Zone géographique États arabes **
Année d’inscription 1982 (6e session)
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO

Sabratha est une des plus importantes villes de la Tripolitaine (Afrique romaine), située dans ce qui est aujourd’hui la Libye occidentale. A l'époque antique, elle formait avec Oea et Leptis Magna un trio de villes qui a donné son nom à la Tripolitaine. Le site archéologique a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1982.

Localisation[modifier | modifier le code]

Sabratha la Romaine est située sur la côte méditerranéenne, à environ 1,5 km au nord-ouest de la ville moderne de Sabratha. À 70 kilomètres à l'ouest de l'actuelle Tripoli, la cité constituait le point de départ de la route qui s'enfonçait vers le sud et le djebel tripolitain et, au-delà, vers Ghadamès et le centre de l'Afrique.

Localisation de Sabratha dans l'Afrique romaine

Histoire[modifier | modifier le code]

Détail de la mosaïque de la représentation de Sabratha sur la place des Corporations d'Ostie

Cette situation explique que les Carthaginois y fondèrent un établissement permanent, au Ve siècle av.J.-C. La cité punique prospéra et passa sous l'autorité de Massinissa et de ses successeurs à la tête du royaume numide, avant de se ranger du côté de Rome en 111 av. J.-C. C'est de cette période que date le réseau urbain qui allait du port au marché, le futur forum. Sabratha possédait une importante nécropole où l'on peut encore admirer deux grands mausolées des années 200 av.J.-C. Sous l'empire la cité accéda au rang de municipe puis devint colonie romaine en 157.

Les marchands de Sabratha tenaient une place de choix à Ostie, le port de Rome, où le bureau de la place des Corporations s'ornait d'une mosaïque représentant un éléphant, preuve de l'importance du commerce transsaharien qui transitait par ce port[1].


Plan du site

Une mission archéologique italienne a beaucoup œuvré sur le site dans les années 1920, elle a fouillé et en partie reconstitué les vestiges visibles aujourd'hui. Max Mallowan, éminent archéologue britannique, second époux d'Agatha Christie a été présent sur le site en 1943.

Le site archéologique[modifier | modifier le code]

Les vestiges phéniciens sont ceux d'une cité fortifiée aux rues au tracé irrégulier. Puis à partir du Ier siècle av. J.-C. la ville romaine se développe vers le Sud selon un plan rectangulaire de type romain. Puis dans la seconde moitié du IIe siècle l'expansion se fit vers l'Est selon un plan directeur identique, là le principal monument public était le théâtre.

Panorama de Sabratha.
Théâtre antique face à la mer.

Monuments de l'époque libyco-punique[modifier | modifier le code]

Mausolée libyco-punique de Bès[modifier | modifier le code]

Le bâtiment d'architecture libyco-punique avec des emprunts hellénistiques, en grande partie reconstruit par les archéologues libyens, a été daté du IIe siècle av. J.-C.. Il possède de forts caractères similaires au mausolée libyco-punique de Dougga.

Un tophet néo-punique[modifier | modifier le code]

Un tophet néo-punique a également été fouillé.

Monuments de l'époque romaine[modifier | modifier le code]

Le forum[modifier | modifier le code]

Le forum était bordé à l'origine d'une rangée de petites boutiques (tabernae).

Le temple de Liber Pater[modifier | modifier le code]

Liber Pater est le Dionysos phénicien, l'un des dieux tutélaires de la famille de Septime Sévère. Les trois hautes colonnes appartiennent vraisemblablement à un temple construit ou reconstruit sous son règne. Elles sont en grès et non en marbre, inexistant en Afrique du Nord à l'époque, coiffées de chapiteaux corinthiens, simples tambours de grès camouflés sous des motifs en stuc.

Ces colonnes se dressent sur un podium auquel on accédait par un large escalier orienté d'Ouest en Est.

L'ensemble est érigé à l'extrémité orientale du forum.

Le temple de Sérapis[modifier | modifier le code]

Le temple d'Hercule[modifier | modifier le code]

Le temple d'Isis[modifier | modifier le code]

Le théâtre[modifier | modifier le code]

Le monument le plus important du site est le théâtre romain localisé dans la partie Est du site. La date de construction non connue de façon certaine peut être située entre les II et le IIIe siècle après J.-C. Les archéologues ont calculé qu'il pouvait accueillir 5000 spectateurs. Quand les Italiens entreprirent les fouilles, ce n'était qu'un monticule de sable et de maçonnerie. Il doit sa stature monumentale actuelle à un minutieux travail de restauration qui se fonda sur une patiente étude des vestiges retrouvés.

Extérieurement, l'auditorium semi-circulaire, comportait trois étages; la restauration n'en a partiellement révélé que deux. Faute d'une pente naturelle pour le construire, les gradins reposent sur une voûte en blocage.

Derrière les ruines reconstituées on voit les colonnades complexes du mur de scène qui avait à l'origine la même hauteur que l'auditorium et formai avec lui un demi-cercle entièrement clos.

Les spectateurs empruntaient pour entrer soit une galerie souterraine, il en existait deux de part et d'autre de l'auditorium et de la scène; soit des escaliers taillés dans les gradins et desservant deux ambulatoires successifs d'où il était facile d'accéder aux diverses hauteurs aux places distribuées en sections triangulaires (cunei).

L' amphithéâtre[modifier | modifier le code]

A environ 1 km, à la périphérie de la ville se trouvent les vestiges d'un amphithéâtre romain construit au second siècle de notre ère, qui pouvait accueillir environ 10000 spectateurs.

La basilique de Justinien[modifier | modifier le code]

Elle a livré une mosaïque visible au musée.

Les thermes[modifier | modifier le code]

Situés près de la plage ont gardé de belles mosaïques et sont dénommés thermes de l'Océan.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Musées[modifier | modifier le code]

Le site possède deux musées : un musée romain et un musée punique. Le premier contient les éléments retrouvés lors des fouilles des nécropoles de la cité, ainsi que des mosaïques et des statues, notamment un buste de Jupiter. Au sein du musée punique la pièce la plus intéressante est une statue représentant le dieu Bès.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Raymond Chevallier, Ostie antique, ville et port, Les Belles Lettres, 1986, (ISBN 2-251-33311-8), p. 133

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Polidori, Antonino Di Vita, Ginette Di Vita-Evrard, Lidiano Bacchielli, La Libye antique, Éditions Mengès, 1998, (ISBN 2-85620-400-7)
  • Roger Wood, Sir Mortimer Wheeler, L'Afrique romaine, Arthaud, Grenoble, 1966

Liens externes[modifier | modifier le code]