Essaouira

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mogador (homonymie).
Essaouira
الصويرة
Blason de Essaouira
Héraldique
Médina fortifiée d'Essaouira inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, au bord de l'Atlantique.
Médina fortifiée d'Essaouira inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, au bord de l'Atlantique.
Noms
Nom arabe الصويرة
Nom tifinagh ⵎⵓⴳⴰⴷⵉⵔ
Administration
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Région Marrakech-Tensift-Al Haouz
Province Essaouira
Maire
Mandat
Allal Jrari (FDD)
(2009-2015)
Gouverneur Jamal Makhtatar
(2014-)
Code postal 44000
Démographie
Gentilé Souiri (fém. Souiriya)
Population 69 493 hab. (2004)
Densité 772 hab./km2
Population de l'agglomération 3 102 652 hab. (2004)
Densité 100 hab./km2
Population de la préfecture 452 979 hab. (2004)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 31° 30′ 47″ N 9° 46′ 11″ O / 31.51306, -9.7697231° 30′ 47″ Nord 9° 46′ 11″ Ouest / 31.51306, -9.76972  
Superficie 90 km2
Superficie de l'agglomération 31 160 km2
Superficie de la préfecture 6 335 km2
Fuseau horaire GMT (UTC+0)
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Maroc

Voir la carte administrative du Maroc
City locator 14.svg
Essaouira

Géolocalisation sur la carte : Maroc

Voir la carte topographique du Maroc
City locator 14.svg
Essaouira
Liens
Site web www.auessaouira.ma/

Essaouira (en amazigh ⵎⵓⴳⴰⴷⵉⵔ Tassourte « la bien gardée », en arabe : الصويرة, transcription : Al-Suwayra, « la bien dessinée ») est une ville portuaire du Maroc, sur la côte atlantique comptant environ 70 000 habitants, chef-lieu de la province du même nom qui compte environ 500 000 habitants. Elle est aussi appelée Tassourt ou Amogdul (« la bien gardée ») en amazigh, Mogdura en portugais, Mogadur en espagnol et « Mogador » en français.

Sa médina est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, Essaouira a connu plusieurs appellations dans le temps. À l'époque phénicienne, vers le Ve siècle av. J.-C., le site d'Essaouira était vraisemblablement appelé sous le nom de Tamusiga. Au XIe siècle, l'historien et géographe andalou d'origine égyptienne, Abou Obeid el-Bekri, fait état d'un certains Amogdoul. Mot qui peut-être relié au mot phénicien Migdol ou Mogdoul qui signifie un lieu fortifié ou une tour de surveillance. Selon Louis de Chénier, diplomate français, Amogdoul aurait pour origine Sidi Mogdoul, un Saint vénéré dans la région[1].

Lors du XVIe siècle, avec l'arrivée des portugais, le site d'Essaouira connaît un nouveau souffle, et les Portugais y construisent un Château Royal. Les Portugais qui ont assimilé le nom de Mogdoul à celui de la ville portugaise Mogadouro, donne dans la version hispanisée le nom de Mogador. À partir du XVIIIe siècle, avec la construction de la Kasbah et du Port, les Marocains utilisent indifféremment les dénominations Souira ou Mogador selon Louis de Chénier. Lors du protectorat français du Maroc, Mogador devient la dénomination officielle de la ville entre 1912 et 1956[1].

À l'indépendance en 1957, le nom d'Essaouira est définitivement adopté. Deux interprétations sur l'étymologie de ce mot arabe se confrontent. La première suit la toponymie phénicienne qui considère que Souira désigne une petite forteresse entourée de murailles, Souira étant le diminutif de Sour qui veut dire en arabe roche. La deuxième serait le fait que Essaouira serait dérivé de Tasaouira et ses variantes (Atassouira, At'souira, Sawira, Saouira) qui signifie tableau, image, la dessinée rappelant la disposition de la ville : la bien dessinée, la bien tracée, la bien conçue[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Vue satellite d'Essaouira.

Située sur le littoral Atlantique, la ville d'Essaouira se trouve à 173 km au nord d'Agadir[2], à 174 km à l'ouest de Marrakech[3], et à 406 km au sud de Casablanca[4]. Essaouira est le chef-lieu de la province éponyme, au sein de la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz. La ville est délimitée au sud et à l'est par la commune de Sidi Kaouki, au nord par la commune de Lagdadra, à l'est par la commune de Aït Saïd et à l'ouest par l'océan Atlantique[5].

Rose des vents Lagdadra Rose des vents
Océan Atlantique N Sidi Kaouki, Aït Saïd
O    Essaouira    E
S
Sidi Kaouki

Relief, géologie ou hydrographie[modifier | modifier le code]

Essaouira se trouve dans une baie de cinq kilomètres grâce à une incurvation au sud de la ville, tandis que le littoral nord de la ville est rectiligne formant un cap. La zone synclinale d'Essaouira qui fait partie du bassin d'Essaouira, est positionnée dans une zone avec faible altitude. Le relief d'Essaouira se compose d'une série de plateaux étagés où il faut s'enfoncer à 25 km pour pouvoir atteindre les 300 m. Ces plateaux sont orientés parallèlement au littoral suivant une direction méridienne. Le plateau d'Essaouira est limitée au nord par le plateau d'Akermoud, et au sud par le plateau des Ida Ou Groud. On trouve plusieurs collines couvertes d'arganiers à proximité de la ville[6].

Les îles Purpuraires au large d'Essaouira.

On trouve à l'est de la ville, un massif dunaire qui est accumulé entre la ville et le talus ouljien avec une très faible altitude allant de 25 à 45 m seulement. Le Moghrébien est la formation plio-pléistocène la plus développée qui se compose de cinq systèmes dunaires. Elles mettent en jeu le facteur éolien et sont issus de la dynamique marine. Les systèmes maarifien, ouljien et pléitocène supérieur ont été édifiés lors de phases climatiques tandis que les systèmes historique et actuel semblent consécutifs à l'anthropisation[6].

Pour l'alimentation en eau de la ville, les principales sources d'eaux souterraines viennent des nappes du Plio-Quaternaire et du Turonien qui se trouve dans le bassin d'Essaouira. La nappe du Turonien est difficilement exploitable en raison du coût élevée. Les eaux de l'Oued Ksob sont également utilisées pour l'alimentation de la population et des terres agricoles des alentours. L'Oued Ksob est un fleuve qui se situe à seulement quelques kilomètres au sud de la ville, un barrage y est construit dessus[7]. Lorsque des fortes pluies touchent les environs, ce fleuve provoque souvent des crues et inondations qui atteignent la ville d'Essaouira, et qui font donc beaucoup de dégâts[8], bien que des choses sont faites pour la construction de digues[9]. Les Îles Purpuraires, qui forment un archipel, se situent à seulement quelques centaines de mètres du rivage de la ville, et sont la principale protection de la baie contre les puissantes vagues de l'Océan Atlantique[10].

Faune et Flore[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la ville d'Essaouira est de type méditerranéen à influence océanique, du fait de son emplacement dans la côte atlantique. Il est de type Csb selon la classification de Köppen, très comparable à celui que l'on trouve à San Francisco. Contrairement aux autres villes côtières du Maroc, Essaouira profite d'un climat doux tout au long de l'année avec une température maximale moyenne entre 12 et 13 °C entre novembre et février, suite au courant froid venant des Îles Canaries et au vent des alizés[11]. Les précipitations varient entre 300 et 400 mm/an alors que l'ensoleillement atteint environ les 3000 h/an. La saison pluvieuse s'étale d’octobre à avril et la saison sèche de mai à septembre. Les jours de pluies couvrent en moyenne 40 à 50 jours par an.

Données climatiques à Essaouira
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 12 13 13 14 15 17 18 18 18 17 15 13 15,25
Température moyenne (°C) 14,5 15 15 16 16,5 18,5 19 19,5 19,5 18,5 17 15,5 16,8
Température maximale moyenne (°C) 17 17 17 18 18 20 20 21 21 20 19 18 18,8
Ensoleillement (h) 209 205 247 264 289 291 302 291 252 234 197 198 2 979
Précipitations (mm) 52 38 40 35 9 2 0 1 3 25 73 65 343
Source : Planificateur à Contre-sens et Climatedata, statistiques sur la ville d'Essaouira[12],[13].
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
17
12
52
 
 
 
17
13
38
 
 
 
17
13
40
 
 
 
18
14
35
 
 
 
18
15
9
 
 
 
20
17
2
 
 
 
20
18
0
 
 
 
21
18
1
 
 
 
21
18
3
 
 
 
20
17
25
 
 
 
19
15
73
 
 
 
18
13
65
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

D'après la tradition, après la fondation de Carthage en 814 av. J.-C., des marchands puniques se dirigent vers l'extrême Occident, et passent les colonnes d'Hercule vers la côte atlantique méridionale pour y installer des échelles, des comptoirs. Ils y nouent des contacts commerciaux avec les populations indigènes, ainsi que le décrit Hérodote[14].

Plusieurs chercheurs[15] identifient l'île de Kernè (ou Cerné) décrite dans le Périple du général et navigateur carthaginois Hannon, probablement au VIe siècle av. J.-C., à l'îlot au large d'Essaouira[N 1]. Certains évoquent la fondation d'une colonie - ou le peuplement d'une colonie préexistante - par le général carthaginois, dès cette époque[15] : protégé des alizés et riche en eau potable, elle pourrait avoir servi de poste avancé sur la route du Cap-Vert et de l'Équateur.

L'archéologie atteste, en tout état de cause, d'une présence phénicienne remontant au milieu du VIIe siècle av. J.-C. sur l'îlot de Mogador, constituant la position la plus méridionale phénicienne actuellement trouvée[15]. C'est sur cet îlot distant d'un kilomètre de la ville actuelle qu'une campagne de fouilles sur la partie est a mis au jour différentes strates d'occupations, phénicienne, berbère puis romaine. La strate phénicienne, qui est composée d'un petit établissement d'un hectare, a livré parmi de nombreux fragments de vases et de tessons phénico-chypriotes et grecs[16], un vase portant des graffiti qui constituent la plus ancienne inscription phénicienne trouvée au Maroc[15] ; les fouilles révèlent un habitat sommaire qui pousse les chercheurs à envisager une occupation saisonnière et précaire du site dans ce « comptoir extrême »[17] ni base permanente, ni simple escale[16].

Le site semble avoir été abandonné à la fin du VIe siècle av. J.-C., puis à nouveau sporadiquement fréquenté aux cours des IVe et IIIe siècle av. J.-C. avant de retrouver une occupation régulière à partir du règne de Juba II dans les dernières décennies du Ier siècle av. J.-C.[16].

Depuis le IIIe siècle av. J.-C., les Berbères se sont organisés en monarchie puis, en 146 av. J.-C., la région est passée sous influence romaine à la suite de la Troisième guerre punique. Rome fait un État client de ce royaume dont le souverain le plus illustre est Juba II. Ce dernier favorise l'installation de son équipage et le développement de l'industrie des salaisons et de la pourpre. C'est cette seconde activité - une production de teinture à partir d'une variété de murex, le Bolinus brandaris, - qui explique la renommée des îles Purpuraires au large d'Essaouira durant certaines périodes de l'Empire romain. Cette couleur, chez les Anciens, était synonyme d'un rang social élevé. Déclinée en plusieurs variantes, c'était en fait la seule couleur teinte et symbolisait le pouvoir tandis que le blanc avait une symbolique religieuse[18].

En 42 ap. J.-C., Rome annexe le royaume berbère pour le transformer en province romaine de Maurétanie tingitane. Le comptoir des îles Purpuraires semble à nouveau abandonné vers cette époque avant de retrouver une activité significative vers le début du IVe siècle[16]. Les fouilles de l'îlot ont révélé une villa romaine et une nécropole datant du Bas-Empire, un semissis attestant d'une présence romaine vraisemblablement jusqu'à la fin du Ve siècle[16].

Établissement portugais et expédition française[modifier | modifier le code]

Le «Castello Réal» d'après Adriaen Matham en 1641.

Le Portugal qui après plusieurs conquêtes tente à plusieurs reprises l'installation de comptoirs commerciaux a rapidement des vues sur Mogador, les Wattassides qui trop faibles, ne peuvent les rejeter à la mer. Bien avant l'installation portugaise, une ville existait déjà sur la baie selon le portugais Duarté Pacheco Pereira qui écrit au roi Manuel Ier de Portugal en 1506. C'est lors de cette année que le souverain portugais décide d'édifier un «Castello Réal» (Château royal), ainsi qu'un port commercial. Le but était tant économique que stratégique puisque à cette époque, des navires de cent tonneaux fréquentaient le port et l'île de Mogador. Pacheco signale dans sa lettre au souverain portugais, l'hostilité des indigènes arabo-berbères qui tentait d'interrompre les constructions. Les remparts de Mogador étaient ornés de canons mais sa trop grande exposition la rendait vulnérable. Devant la résistance acharnée de l'organisation maraboutique des Regraga et les affrontements incessants, les Portugais évacue Mogador le 4 décembre 1510. Les pierres du Castello Réal serviront plus tard à la construction de la Sqala du port. Bien que très cours, la présence portugaise est toujours visibles notamment grâce aux remparts[L 1].

Par la suite, les Saadiens établissent de nombreuses sucreries tant dans les alentours d'Essaouira que partout au Maroc[L 1]. Une importe sucrerie se trouvait près d'Essaouira et fonctionnait de 1578 à 1603 au bord de l'Oued Ksob. Le souverain Ahmed al-Mansour expédiait le sucre roux en Italie en échange de marbre de toscane pour la construction du Palais El Badi[L 2]. Ce sont des esclaves noirs venus du Soudan qui travaillait dans les cannes à sucre[L 1].

En 1629, l'amiral français Isaac de Razilly dirigeant une flotte composée de sept vaisseaux : La Licorne, Le Saint-Louis, Le Griffon, La Catherine, Le Hambourg, La Sainte-Anne et Le Saint-Jean, bombarde la ville de Salé et détruit trois navires. Razilly envoie ensuite Le Griffon sous les ordres du capitaine Treillebois qui commande 100 hommes encouragé par le Cardinal de Richelieu pour débarquer et occuper Mogador. L'amiral français avait déjà des vues sur Mogador et proposait une expédition sur cette zone dès 1926 après une mission de reconnaissance en 1619[L 3]. En 1628, Isaac écrit au Cardinal de Richelieu pour lui signaler la baie de Mogador[L 4]. Le navire français rejoint plus tard la flotte à Salé et un traité est ensuite signé en 1631 avec Abd al-Malik II[L 3].

En 1641, le peintre Adrien Matham , à bord d'un navire hollandais, signale l'existence d'une Kasbah abritée derrière les rochers où vivent les corsaires des Beni Antar[L 4].

Fondation de la ville nouvelle d'Essaouira[modifier | modifier le code]

Theodore Cornut, Essaouira, 1767.

L'idée de la fondation d'Essaouira est le fait du Sultan Sidi Mohammed ben Abdellah qui voulait disposer d'un port accessible toute l'année et bien défendu contrairement aux ports du nord qui, à cause de leur ensablement, étaient inabordables en dehors de la saison des pluies. De plus, la distance entre Safi et Agadir était trop grande, laissant un grand vide et une côte non-protégée aux puissances étrangères comme l'avait déjà montré l'établissement portugais en 1506. C'est pour parer à cette éventualité que le Sultan décide d'installer des fortifications dans la baie de Mogador et que grâce à un environnement positif, des batteries de canons à feux croisés sont installées[L 5].

L'entrée du port d'Essaouira édifiée en 1770 par Ahmed El Inglizi comme il est décrit dans la sculpture ornant la façade de la porte de la marine[N 2] (photo de droite).

En 1767, le sultan Mohammed ben Abdellah fait appel à Théodore Cornut, un architecte français à la solde des Britanniques de Gibraltar. Le sultan le reçoit avec tous les honneurs dus à un grand artiste et lui confie la réalisation de la nouvelle ville « au milieu du sable et du vent, là où il n'y avait rien ». Cornut l'Avignonnais, disciple de Vauban, et qui avait été employé par Louis XV à la construction des fortifications du Roussillon, travaille pendant plusieurs années à édifier la Kasbah et ses remparts, dont le plan original établit en 1769, est conservé à la Bibliothèque nationale de France à Paris. Cornut termine son travail par l'édification de la Kasbah, mais est congédiée pour la construction des fortifications par le Sultan suite à ses échecs[L 6],[L 7]. Le souverain marocain construit un chantier naval et 1768, 12 navires différents armés de 241 canons étaient présents au port[L 5]. Après un premier plan établit par le renégat anglais Ahmed El Inglizi en 1767 concernant le port et les fortifications de la Sqala[L 6], l'entrée du port et le Bab El Marsa sont édifiés par le renégat entre 1769 et 1770[L 8]. La ville continue de s'agrandir avec le temps et plusieurs bastions et fortifications sont édifiés par plusieurs architecte dont un Gênois pour la Sqala de la Kasbah[L 7]. Le Sultan joue sur la distance entre les îles et la terre ferme de la baie pour pouvoir protéger chaque entrée de la baie que ce soit celle du nord grâce aux Borj El Âssa et Borj El Baroude, ou celle du sud à l'aide du Borj Moulay Ben Nasser et du Borj El Barmil grâce à des batteries faisant feux croisés[L 5].

La défense d'Essaouira se fait en deux styles et types de remparts : tout d'abord le style chérifien qui protège le coté terre de la ville rappelant les fortifications de Marrakech, puis ensuite le coté mer de la ville par l'intermédiaire du style européen (style Vauban, Manuélien...)[L 6].

Développement d'Essaouira[modifier | modifier le code]

Pour encourager le développement d'Essaouira et pour concentrer le commerce du sud vers cette ville, le port d'Agadir est fermé en 1767. Le souverain Mohammed ben Abdellah lève ensuite en 1773, une armée en provenance de Marrakech pour mater la rébellion de la population d'Agadir hostile au Sultan. Les fortifications de la ville sont détruites, le Sultan oblige la population dont l'on compte plusieurs marchands juifs et chrétiens à rejoindre Essaouira. Le quartier de Derb Ahl Agadir voit ainsi le jour. Mohammed ben Abdellah fait ensuite venir des marqueteurs et tanneurs de Marrakech ainsi que des potiers de Safi[L 9]. Le Sultan crée ensuite un tribunal de commerce, puis en 1775, un atelier pour la frape des monnaies chérifiennes dans la Kasbah d'Essaouira[L 10].

La ville est touchée en 1799 par une violente épidémie de peste causant la mort d'environ 4500 personnes faisant partir les chrétiens de la ville[L 11], à majorité protestants[L 12]. Alors qu'en 1779, Essaouira n'était limitée qu'à la Kasbah où vivaient l'administration royale ainsi que les consuls des pays européens. À la fin du siècle, la ville s'étend en dehors des remparts de la Kasbah dépassant la géométrie de la conception de la ville[L 13]. Plusieurs tentes et casemates donnent ainsi un visage militaire à la ville. Le Sultan renforce rapidement la ville notamment par l'envoie d'une garnison de la garde noire des Abid Al Boukhari et d'une cinquantaine de canonniers en provenance de Fès, puis de fantassins et tirailleurs qui sont recrutés au sein des tribus soumises et dans les villes[L 14]. En 1785, 2500 hommes était présent à Essaouira devenant une «ville caserne». La garnison de la ville était composée à cette époque de canonniers venant de Fès, de renégats assurant l'artillerie, d'anciens corsaires des Beni Antar qui assurent la marine mais aussi de combattants de la tribu arabe des Chabane et des Abid Al Boukhari[L 9].

Vue sur la ville de Mogador en 1809.

En 1807, Moulay Slimane ordonne la création d'un Mellah car la Kasbah d'Essaouira était surpeuplée ne pouvant plus accueillir les principaux marchands que sont les juifs. La plupart des juifs sont donc déplacés dans le Mellah d'Essaouira. Le nombre de juifs était tellement important au point qu'il dépassait celui des musulmans jusqu'au début du XIXe siècle[L 9]. Deux années plus tard, James Grey Jackson déclare que la ville s'étend jusqu'à Bab Doukkala et Bab Marrakech[L 13].

Assaut sur la Mosquée de l'îlot de Mogador, 15 août 1844.

Le 15 août 1844, la France lance après la bataille d'Isly et le bombardement de Tanger, un assaut sous les ordres du Prince de Joinville, sur l'îlot de Mogador ainsi que la ville située à seulement 1,5 km. 500 hommes débarquent tout d'abord sur l'île où se trouvent seulement quelques forts, une prison et une mosquée[L 15],[L 16]. Toutes les batteries de l'île sont neutralisées et plus de 400 Marocains sous les ordres du Caïd El Haj Larbi Torrés sont capturés dans la mosquée de l'île[L 17], après une farouche résistance causant 14 tués et 64 blessés parmi les assaillants Français[L 16]. La ville de Mogador va être bombardée quant à elle pendant 26 heures détruisant un nombre important d'habitations, avant un assaut terrestre sur le port de la ville le 16 août 1844 par environ 600 Français. Les batteries de la ville en grande partie détruites, les Français en profitent et capturent le port détruisant les dernières résistances de la ville et coulant plusieurs navires[L 18],[L 16]. La ville évacuée de ses habitants va être pillée pendant 40 jours par des campagnards venant des tribus Chiadma et Haha[L 18]. Le Prince de Joinville décrit l'opération au Ministère de la Marine le 17 août 1844 :

« Le 15, nous avons attaqué Mogador. Après avoir détruit la ville et ses batteries, nous avons pris possession de l'île et du port. Soixante-dix-huit hommes, dont sept officiers, ont été tués et blessés. Je me suis occupé à placer une garnison sur l'île, et j'ai ordonné le blocus du port[L 16]. »

Attaque du port de Mogador, le 16 août 1844

Le même jour, le consul anglais et sa famille sont évacués en échange des prisonniers marocains blessés tandis que le consul français avait déjà quitté la ville un mois auparavant[L 16]. Un an plus tard, la paix est conclue entre les deux pays, et l'échange des prisonniers a lieu le 4 juillet 1845 où 123 prisonniers Marocains rejoignent la ville dont le Caïd El Haj Larbi Torrés[L 19]. Le Maroc stoppe son soutien à l'Émir Abdel Kader et doit reconnaître l'autorité française sur l'Algérie suite aux Traité de Tanger et de Lalla Maghnia. Les forces françaises n'évacuent Mogador que le 16 septembre 1844[L 20].

En 1863, le sultan Mohammed IV du Maroc donne l'ordre aux administrations de la douane de l'agrandissement de la Kasbah. Une nouvelle Kasbah voit le jour au prolongement de l'ancienne devant loger vingt-quatre maisons de commerce. Deux ans plus tard, on compte dans la ville plus de cinquante-deux maisons de commerce[L 9]. L'importance du port d'Essaouira n'a cessé d'augmenter entre le XVIIIe et XIXe siècle. Contrairement à Tanger, les navires qui fréquentaient Essaouira était de grands bâtiments pour l'époque pouvant charger près de 125 tonneaux. Le sultan Mohammed ben Abdellah a tout fait à cette époque pour mettre en sommeil les autres ports de l'Empire permettant à celui d'Essaouira, le contrôle de 50% du tonnage et de 60% du commerce maritime du Maroc. Ainsi, entre 1765 et 1865, sur les 29 000 navires ayant accosté sur les côtes marocaines, 12 000 sont allés à Essaouira[L 21].

Protectorat, puis Après-Indépendance[modifier | modifier le code]

L'importance d'Essaouira n'a cessé de croître jusqu'à la première moitié du XIXe siècle, et la ville connut une formidable prospérité. On y dénombrait une importante communauté juive. On y compta en effet jusqu'à 17 000 Juifs pour à peine 10 000 Musulmans. La bourgeoisie marocaine accourt y acheter des bijoux. On l'a longtemps surnommé le port de Tombouctou, car les caravanes chargées d'or, d'épices et d'esclaves venues d'Afrique subsaharienne y sont alors négociées et le commerce y est florissant. Mais la plupart des Juifs partent après la guerre des Six Jours. Aujourd'hui, il n'y subsiste que quelques familles juives.

Pendant des années, c'est le seul port marocain ouvert au commerce extérieur. Lorsque se développe, pendant l'époque du protectorat français, d'autres ports en eau plus profonde (Casablanca, Tanger, Agadir), le port d'Essaouira tombe en déclin ne pouvant pas recevoir les gros bateaux modernes à fort tirant d'eau.

La ville connaît cependant une renaissance spectaculaire depuis le début des années 1990, renaissance due essentiellement au tourisme mais aussi à sa vocation culturelle.

Essaouira est aujourd'hui le chef-lieu d'une province de 500 000 habitants, pour la plupart agriculteurs. La ville est liée par une opération de coopération avec Saint-Malo, sous l'égide de l'UNESCO. Elle est aussi jumelée avec La Rochelle.

Économie[modifier | modifier le code]

Pêche de sardines[modifier | modifier le code]

Vieux site portuaire, Essaouira (port d'Essaouira), l'ancienne Mogador des Portugais puis des Français, de proportions modestes, se voit de plus en plus concurrencée par des ports plus grands pour la pêche de la sardine sur la côte atlantique (Safi).

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le tourisme est de plus en plus important à Essaouira, avec de jolis hôtels installés dans des riads marocains traditionnels dans la vieille ville. Il y a aussi des hôtels modernes le long de la plage. Essaouira est également renommée pour la pratique du windsurf et du kitesurf, grâce aux vents puissants qui soufflent presque constamment dans la baie ainsi que l'organisation annuelle d'une étape de la Coupe du Monde de Kitesurf. La corniche d'Essaouira est d'une beauté exquise, juste devant la Dzira et en face du petit port, la détente est assurée avec des écoles dédiées au surf de même que des activités liées au vent. À quelques kilomètres au sud, vers la route d'Agadir, on peut apprécier des îlots et des Riads, de même qu'une plage unique en son genre[réf. nécessaire] car encore vierge ; c'est la plage de Sidi Kaouki, situé à 25 km environ de la ville.

Tout autour on dénombre de nombreux champs d'arganier. C'est l'occasion pour les touristes de voir et d'apprécier l'huile d'argan, unique dans cette région[réf. nécessaire] et nulle part ailleurs. les remparts autour de la ville et surtout à côté du port témoignent de la période des marins portugais, la Sqala est un site unique[réf. nécessaire] que le touriste découvre à quelques minutes de la place qui abrite des cafés authentiques pour les amoureux de la musique Gnaoua. C'est d'ailleurs sur cette même place qu'on organise tous les ans le festival des Gnaouas. À partir de cette place on peut sillonner les rues de la médina et apprécier l'artisanat Souiri. On y découvre aussi, entre autres, le marché aux poissons et des épices qui valent toujours le détour, ainsi qu'une jolie petite place que l'on appelle la place aux grains et qui abrite aujourd'hui encore quelques boutiques d'artisans et des cafés aux terrasses agréables. La ville est connue pour son artisanat multiple (le travail du bois de thuya - marqueterie -, du cuir, du cuivre...etc.) mais aussi pour ses peintures aux couleurs de la mer.

Transport[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Artisanat[modifier | modifier le code]

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tajine Souiri.

Cinématographie[modifier | modifier le code]

Grâce à son riche patrimoine historique, plusieurs scènes cinématographiques mondialement connues ont été tournées à Essaouira. Orson Welles y a tourné son film Othello qui a connu un énorme succès en 1952. En 2004, Ridley Scott y reconstitue la Jérusalem médiévale pour le film Kingdom of Heaven.

Dans la série Game of Thrones, la scène de la promenade des punis dans la ville d'Astapor (Saison 3) est filmée sur les remparts de la Kasbah.

Festivals[modifier | modifier le code]

Architecture et urbanisme[modifier | modifier le code]

Port[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Port d'Essaouira.

Le Port d'Essaouira surnommé longtemps « port de Tombouctou » du fait qu'il était un point d’échange entre les longues pistes de commerce transsaharien et les grandes routes maritimes et qu'il servait à relier l'Afrique Noire à l'Europe et à l'Amérique, était le principal port de commerce international du Maroc entre la fin du XVIIIe siècle et la fin du XIXe siècle, mais son déclin a commencé à partir de la construction du port de Casablanca, de Tanger et d'Agadir (possédant des eaux profondes contrairement à Essaouira). Située à l'ouest de la ville, le port est aujourd'hui le troisième port de pêche sardinier du Royaume, mais aussi un important chantier naval où l'on y construit et répare des bateaux traditionnel tels que des chalutiers, des boutres, des senneurs et des palangriers par exemple.

Construit en 1770 sous le règne du Sultan Sidi Mohamed Ben Abdellah, il est protégé par la Sqala du Port reliée par le Bab El Marsa (« porte de la Marine »).

Kasbah[modifier | modifier le code]

Médina[modifier | modifier le code]

Face à l'océan Atlantique parfois coléreux, la Sqala de la Kasbah est une ancienne batterie longue de 200 mètres où sont alignés des canons portugais. C'est sur ces remparts qui abritèrent les corsaires du sultan Sidi Mohammed Ben Abdallah qu'Orson Welles tourna son film Othello. Des scènes de la Saison 3 du Trône de fer ont aussi été tournées dans la citadelle.

Remparts et portes[modifier | modifier le code]

Vue panoramique des remparts portugais d'Essaouira.

Portes[modifier | modifier le code]

Édifice Époque Style Localisation Descriptions Remarques Image
Bab Doukkala Alaouite
Bab Marrakech Alaouite
Bab Al Bahar
Bab Al Jihad
Bab Laachour
Bab Sbaa Alaouite
Bab Sbaa
Bab El Menzeh
Bab El Menzeh
Bab El Marsa (Porte de la Marine) 1769-1770 Vauban Près du Port d'Essaouira. Construite entièrement à partir de pierre taillée[20]. Porte permettant l'accès au Port d'Essaouira sous le règne de Sidi Mohamed Ben Abdallah. Le renégat Ahmed El Inglizi en est l'auteur.
Bab El Marsa

Borjs et édifices militaires[modifier | modifier le code]

Édifice Époque Style Localisation Descriptions Remarques Image
Sqala de la Kasbah 1765 Vauban Située à l'ouest de la Médina d'Essaouira. Servant de dépôt d'armes. Un nombre important de canons espagnols des XVIIIe et XIXe siècle font face à l’océan. Des canons portugais et allemands sont également présents. Elle a été construite par Théodore Cornut, ou bien par un Gênois[20].
Sqala de la Kasbah
Sqala du Port 1806 Manuélin Située dans le port d'Essaouira. Plateforme d’artillerie destinée à protéger la ville et son port. Les pierres de l'ancien Château royal portugais ont été utilisés pour la construction de la Sqala. Le Borj El Barmil se trouve dans cette Sqala[20].
Sqala du Port
Borj El Âssa (Bastion de Surveillance) Situé au sud de l'îlot de Mogador. Ce Bastion permettait la défense de l'accès sud de la baie avec le Borj El Baroude.
Borj El Baroude (Bastion de la Poudre) Situé près de la ville d'Essaouira. Il n'y a plus de traces concernant ce Bastion qui a totalement disparu. Isolée, il servait de magasin de poudre d'où son nom. Il permettait avec le Borj El Âssa, la défense de l'accès sud de la baie.
Borj Moulay Ben Nasser (Bastion Moulay Ben Nasser) Situé au nord de l'îlot de Mogador. Bastion permettant la défense de l'accès nord de la baie avec le Borj El Barmil.
Borj El Barmil (Bastion Circulaire) Vauban Situé dans le port d'Essaouira. Tour d'angle carrée permettant de voir l'horizon de tous les côtés grâce à ses échauguettes aux 4 points cardinaux. Le Bastion se situe dans la Sqala du Port. Le Borj Moulay Ben Nasser est juste en face de l'autre coté de la baie et avec le Bastion Circulaire permettait la défense de l'accès nord de la baie.
Borj El Barmil
Borj Bab Marrakech (Bastion de la Porte de Marrakech) Situé au sud-est de la Médina d'Essaouira. La défense de l'accès sud-est de la Médina se faisait par ce Bastion.
Borj Moulay Mhamed (Bastion Moulay Mhamed) Situé au sud-est de la Médina d'Essaouira. Le Borj Moulay Mhamed défendait l'est de la Médina.
Borj Mellah (Bastion du Mellah) Situé au nord-est de la Médina d'Essaouira. Le Borj Mellah défendait l'accès à la côte nord-est de la Médina.
Borj El Oued (Bastion de la Rivière) XVIIIe siècle Situé près de l'Oued Ksob. Initialement construit à l'époque des phéniciens et carthaginois, la forteresse finit par tomber. C'est qu'au XVIIIe siècle, que le sultan Sidi Mohamed Ben Abdallah décide d'y reconstruire un bastion. Le Borj disparait suite à une désastreuse inondation de l'Oued Ksob le 13 janvier 1856.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Établissements culturels[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Essaouira est une ville sportive. Elle est dotée d'un club de Basket réputé, l'Amal Sportive d'Essaouira. Ce club fondé en 1920, se trouve en première division nationale[21]. Pour ce qui est du football, sport le plus populaire du pays, Essaouira ne possède pas de clubs en 1er et 2e division. L'ASS Essaouira et le FC Mogador Essaouira sont les principaux clubs de la ville.

Mais, la particularité climatique d'Essaouira est le vent, fort l'été, adapté à la pratique du windsurf et du kitesurf[22], et sa position géographique au centre du triangle d'or du surf marocain, est un point fort pour ces pratiques[23].

De nombreux clubs se trouvent dans la ville pour la partique du surf, du windsurf et du kitesurf dont parmi-eux :

Éducation[modifier | modifier le code]

La ville d'Essaouira comporte un établissement d'enseignement supérieur technologique public, c'est L'École Supérieure de Technologie d'Essaouira qui fait partie du réseau des écoles supérieures de technologie et relève de l'Université Caddi Ayyad.

Personnalités liées à Essaouira[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Naissance à Essaouira.

Personnalités littéraires, culturelles et artistiques

Personnalités sportives

Personnalités politiques

Jumelages et partenariats[modifier | modifier le code]

Villes jumelées
Pays Ville Date de jumelage Héraldique Site web de la ville Image de la ville
Drapeau de la France France La Rochelle 1999 Blason ville fr LaRochelle 17.svg Ville La Rochelle (en français) La Rochelle Vieux-Port.JPG
Drapeau de la Belgique Belgique Etterbeek 2003 Blason ville be Etterbeek.svg Administration communale d'Etterbeek (en français) EtterbeekRueDesBoers.jpg
Drapeau : Sénégal Sénégal Île de Gorée 2005 Mairie de Gorée (en français) Ile gorée.jpg
Drapeau de la République populaire de Chine Chine Changshu 2012 Changshu City (en chinois)
Drapeau de la France France Saint-Malo Blason ville fr Saint-Malo.svg Ville Saint-Malo (en français) Saint-Malo depuis la rade - juin 2010-2.jpg

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Certains auteurs identifient pour leur part Kernè sur une île de l'oued Sebou
  2. L'inscription en arabe ornant la façade de la Porte Marne d'Essaouira dit: "Louange à Dieu. Cette porte, ordonnée par le glorieux des rois, Sidi Mohammed ben Abdallah, a été Construite par son serviteur Ahmed Laâlaj en l'an 1184H/1770.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Mana 2005, p. 22
  2. Mana 2005, p. 23
  3. a et b Houtsma 1987, p. 549
  4. a et b Mana 2005, p. 21
  5. a, b et c Mana 2005, p. 30
  6. a, b et c Mana 2005, p. 31
  7. a et b Mana 2005, p. 32
  8. Dorothy 1971, p. 35
  9. a, b, c et d Mana 2005, p. 44
  10. Mana 2005, p. 41
  11. Mana 2005, p. 40
  12. Mana 2005, p. 34
  13. a et b Mana 2005, p. 42
  14. Mana 2005, p. 43
  15. Mana 2005, p. 50
  16. a, b, c, d et e Paterson 1844, p. 520
  17. Richardson 2007, p. 83
  18. a et b Houtsma 1987, p. 550
  19. Mana 2005, p. 51
  20. Timothyor 2009, p. 422
  21. Mana 2005, p. 47

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Essaouira, Maroc - La Sqala », sur Histimag.free.fr (consulté le 1 septembre 2014)
  2. « Distances entre Essaouira et Agadir », sur Distance Routières.com (consulté le 12 août 2014)
  3. « Distance entre Essaouira et Marrakech », sur DistanceVilles.net (consulté le 12 août 2014)
  4. « Distances entre Essaouira et Casablanca », sur Distance Routières.com (consulté le 12 août 2014)
  5. [PDF] Haut-commisariat au Plan, « Maroc des Régions 2010 », sur Hcp.ma (consulté le 12 août 2014)
  6. a et b « Le Géosystème Dunaire Anthropisé d'Essaouira-Est », sur Tel-Archives Ouvertes.fr (consulté le 12 août 2014)
  7. « Bassin d'Essaouira, Maroc », sur Researchgate.net (consulté le 12 août 2014)
  8. « Essaouira renforce son réseau d’eau potable », sur L'Economiste.com (consulté le 1 septembre 2014)
  9. « La ville bientôt protégée des crues du Ksob Construction de quatre digues Montant de l'investissement: 12,5 millions de DH 10 mois pour la première phase des travaux », sur Maghress.com (consulté le 1 septembre 2014)
  10. « Sites naturels marocains », sur Sites-naturels-marocains.blogspot.fr (consulté le 1 septembre 2014)
  11. « Situation Géographique - Essaouira », sur Essaouira conseil.eu (consulté le 12 août 2014)
  12. « Climat et températures : Essaouira », sur planificateur à contre-sens.net (consulté le 2 août 2014)
  13. « Climat Essaouira Maroc », sur climatedata.eu (consulté le 2 août 2014)
  14. Histoire, IV, 196, traduction française en ligne ; cité par véronique Krings, cf. infra
  15. a, b, c et d Véronique Krings, La civilisation phénicienne et punique, éd. Brill, 1995, p. 779 et suiv., extrait en ligne
  16. a, b, c, d et e Maurice Euzennat, «  Le périple d'Hannon », in Comptes-rendus des séances de l'année, Académie des inscriptions et belles-lettres, 138e année, no 2, 1994. p. 559-580, article en ligne
  17. Fernando Lopez Pardo, Mogador, « factoria extrema », y la cuestion del comercio fenicio en la costa atlàntica africana, in V Congrès International d'Histoire et d'Archéologie de l'Afrique du Nord, Avignon, 1990, p. 277-296
  18. Gerschel Lucien. Couleur et teinture chez divers peuples indo-européens. In: Annales. Économies, Sociétés, Civilisations. 21e année, N. 3, 1966. p. 608-631
  19. Orson Welles dans les ruelles d'Essaouira
  20. a, b et c « Patrimoine d'Essaouira », sur Mogador-Essaouira.com (consulté le 24 août 2014)
  21. « Essaouira - Basketball », sur http://www.essaouira.nu (consulté le 12/08/2014)
  22. « Statistiques du vent et climat Essaouira - Windfinder », sur http://fr.windfinder.com/,‎ 12/08/2014 (consulté le 12/08/2014)
  23. (en) « Essaouira Prévisions de Surf et Surf Report (Central Morocco, Morocco) », sur http://fr.surf-forecast.com/,‎ 12/08/2014 (consulté le 12/08/2014)
  24. Édith Piaf, Au bal de la chance, Éditions de la Loupe, 2007, p. 22

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Francophone[modifier | modifier le code]

  • David Bensoussan, Le fils de Mogador, Éditions Du Lys, Montréal, 2010, (ISBN 9782922505214)
  • David Bensoussan, Il était une fois le Maroc : témoignages du passé judéo-marocain, www.iuniverse.com , (ISBN 978-1-4759-2608-8), 620p. ebook (ISBN 978-1-4759-2609-5).
  • Georages Lapassade, Les chants de Mogador, Chroniques d'Essaouira, Transhumance, 2014. ebook (ISBN 979-10-93533-01-8)
  • André Ménard, Essaouira Mogador. Histoire d'un destin singulier, Éd. La Croisée des chemins, 246 p.
  • Hamza Ben Driss Ottmani, Une cité sous les alizés, MOGADOR, Des origines à 1939, Éditions La Porte, Rabat, 1997 (ISBN 9981-889-18-0)
  • Abdelkader Mana, Essaouira : Perle de l'Atlantique, Casablanca, Eddif,‎ 2005, 215 p. (ISBN 9981896446, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Marie Thiébaud, Consuls et vice-consuls de France à Mogador (Maroc), L'Harmattan, 2010 Harmattan.fr
  • Jean-Marie Thiébaud, Les Inscriptions du cimetière [chrétien] de Mogador (Essaouira, Maroc) - étude épigraphique et généalogique, L'Harmattan, 2010 Harmattan.fr
  • Doris Byer: Essaouira, endlich, Wien 2004, ISBN 978-3-85420-651-4
  • Brigitte Tast, Hans-Juergen Tast: And the wind cries Jimi. Hendrix in Marokko, Schellerten 2012, ISBN 978-3-88842-040-5
  • Michel Cossec, "Cité des alizés", Edinter poésie, 2014 (ISBN 978-2-35328-124-4)

Anglophone[modifier | modifier le code]

  • (en) Alexandre Paterson, The Anglo merican : Volume 3, New York, E.L. Garvin & Company,‎ 1844, 601 p. (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Martijn Theodor Houtsma, E.J. Brill's First Encyclopaedia of Islam 1913-1936, BRILL,‎ 1987, 605 p. (ISBN 978-90-04-08265-6, lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) James Richardson, Travels in Morocco (Complete), Echo Library,‎ 2007, 208 p. (ISBN 978-1-4068-3889-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Haydn Joseph Timothyor, Dictionary of Dates, and Universal Reference, Relating to All Ages and Nations; Comprehending Every Remarkable Occurrence, BiblioBazaar,‎ 2009, 734 p. (ISBN 978-1-110-28960-8) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Hales Gary Dorothy, Morocco, Viking Press,‎ 1971, 35 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]