Pacha (titre)
Le mot pacha (Turc : paşa, parfois transcrit pascha ou bashaw) est, dans le système politique de l'Empire ottoman, un titre de haut rang accordé aux gouverneurs de provinces et aux généraux. Dans l'univers ottoman, le terme « Pacha » avait en outre une valeur honorifique, équivalent de « Monseigneur », « Sir » ou « Voïvode ».
Dans la marine, on appelle familièrement le commandant d'une unité ou d'un bateau « le pacha ».
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[modifier] Rôle dans le système politique de l'Empire ottoman
Seuls le sultan ottoman et le khédive d'Égypte ont eu le droit de pourvoir les offices et d'accorder les titres de pacha. À l'origine, il semble que le titre était destiné exclusivement aux commandants militaires et aux gouverneurs de provinces, mais il a été utilisé plus tard pour distinguer n'importe quel haut fonctionnaire, ou personne employée officieusement, que la cour désirait honorer.
Le rang de pacha est supérieur à celui de bey et d'agha, mais inférieur à celui de khédive et de vizir.
[modifier] Pachas du Maroc
Au Maroc, un pacha était le représentant du sultan dans une ville ou dans une province[1]. L'un des plus connus est Thami El Glaoui. "Pacha" est aujourd'hui un surnom pour désigner un haut fonctionnaire chargé de l'administration d'un district.
[modifier] Quelques pachas européens
Le titre de pacha a pu, parfois, être attribué à des éuropéens, pour services exceptionnels rendus au sultan :
[modifier] Notes et références
- « Le mot pacha, qui a remplacé au début du XXe siècle le terme gouverneur, n'était pas vraiment inconnu au Maroc puisqu'il constituait par exemple le titre officiel du chef d'une tribu militaire. Mais c'est sous le Protectorat français qu'a été vulgarisé son usage (importé de l'Algérie où, comme beaucoup de termes administratifs turcs, il était d'emploi courant). » Fouzia Benzakour, Driss Gaadi, Ambroise Queffélec, Le Français au Maroc, De Boeck Université, 2000. Sur google livres