Archidiocèse de Paris

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48° 51′ 12″ N 2° 20′ 57″ E / 48.8533, 2.34925 ()

Archidiocèse de Paris
(la) Archidioecesis Parisiensis
La cathédrale Notre-Dame de Paris
La cathédrale Notre-Dame de Paris
Informations générales
Pays France
Affiliation Église catholique en France
Archevêque Mgr André Vingt-Trois
Langue(s) liturgique(s) français
Superficie 105,4 km2
Création du diocèse IIIe siècle
Élévation au rang d'archidiocèse 1622
Patron saint Denis (de Paris)
Sainte Geneviève
Province ecclésiastique Paris
Diocèses suffragants Créteil
Évry Corbeil-Essonnes
Meaux
Nanterre
Pontoise
Saint-Denis
Versailles
Adresse Archevêché de Paris
10, rue du Cloître-Notre-Dame
75004 Paris
Site officiel Site officiel
Statistiques
Population 2 212 851 hab.
Population catholique 1 548 996 hab.
Pourcentage de catholiques 70 %
Nombre de paroisses 116
Nombre de prêtres 1 296
Nombre de diacres 108
Nombre de religieux 1 252
Nombre de religieuses 2 500
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Localisation du diocèse
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Diocèses suffragants

L'archidiocèse de Paris (en latin : Archidioecesis Parisiensis) est archidiocèse métropolitain de l'Église catholique en France.

Depuis 2005, l'archevêque métropolitain de Paris est le cardinal André Vingt-Trois, qui a pour évêques auxiliaires Mgr Jérôme Beau, Mgr Renauld de Dinechin et Mgr Eric de Moulins-Beaufort.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Duché-pairie de Saint-Cloud.

Territoire[modifier | modifier le code]

Érigé au IIIe siècle, le diocèse de Paris (en latin : Dioecesis Parisiensis) est élevé au rang d'archidiocèse métropolitain en 1622. Il est l'archidiocèse historique de l'Île-de-France.

Le siège de l'Archevêché de Paris[modifier | modifier le code]

  • L’archevêché de Paris fut d’abord installé dans un palais à proximité de Notre-Dame de Paris. Agrandi et embelli sous les différents évêques et archevêques, Luc-Vincent Thiéry le décrit ainsi en 1787[1] : « Ce palais, situé au côté méridional de l’église cathédrale, a son entrée près le passage qui conduit au Pont-au-double. La porte de la première cour est décorée de deux colonnes ioniques, surmontées d'un fronton demi-circulaire. Dans les bâtiments de la droite, sont les salles des Officialités métropolitaine et diocésaine du bailliage de la duché-pairie de l'archevêché de Paris, la Chambre Ecclésiastique du diocèse, et la bibliothèque des avocats. On arrive à la seconde cour par une arcade pratiquée sous le bâtiment du Trésor, qui fait le fond de la première. Ce bâtiment présente une belle façade, tant du côté de la première que du côté de la seconde cour. [...] Le palais archiépiscopal forme l'équerre dans cette seconde cour. Il est dans une belle situation, sur le bord de la rivière : sa vue s'étend très loin du côté du levant et est fort agréable. Il doit son agrandissement à différents prélats qui ont gouverné l'Église de Paris, principalement au Cardinal de Noailles, qui y a fait faire de grandes augmentations et beaucoup d'embellissements en 1697. Feu M. de Beaumont du Repaire, dernier archevêque, y a fait bâtir, sur les dessins de M. Desmaisons, architecte du Roi et Chevalier de ses Ordres, le grand escalier, ouvrage estimé des connaisseurs. II a fait aussi réparer le principal corps de logis où sont de fort belles salles destinées à recevoir les seigneurs de la Cour, lors des Te Deum, ou autres cérémonies quelconques. Elles sont ornées des portraits des princes de la Maison de France. Le jardin de ce palais archiépiscopal est en terrasse sur la rivière. »
  • Sous l'Empire, Napoléon Ier souhaita installer la Papauté à Paris ; par un décret du 8 novembre 1810, il décida que le palais de l'archevêché de Paris celui du Pape ; on avait cessé d'embellir ses alentours depuis le début de l'Empire : destructions des maisons qui s'y adossaient, construction de quais, rénovation de la voirie. Dès la nomination de Fesch à l'archevêché en janvier 1809, le palais épiscopal, alors en mauvais état, avait été l'objet des soins du gouvernement, avec le déblocage d'un crédit de 600 000 francs, qui fut accru en août 1810, sous Maury, de 150 000 francs, notamment pour faire développer le jardin[2]. Un an plus tard, on le remeubla et on l'agrandit, sous la conduite de l'architecte Poyet, l'empereur faisant en outre acheter et abatte de nouvelles maisons pour mieux le dégager pour 500 000 francs[3],[4]. À l'été 1812, on proclama que le « palais du Pape à Paris » était prêt mais la chute de l'Empire et le refus de Pie VII empêchèrent l'aboutissement du projet.
  • L'archevêché de Paris fut saccagé en février 1831 lors d’un épisode révolutionnaire. Le pont de l’Archevêché et le quai de l’Archevêché perpétuent le souvenir de cet ancien archevêché, ainsi que le square de l’Archevêché avant qu’il ne devienne le square Jean-XXIII.

Galerie[modifier | modifier le code]

Évêques et archevêques de Paris[modifier | modifier le code]

Évêques originaires de l'archidiocèse de Paris[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. M. Thiery, Guide des amateurs et des étrangers voyageurs à Paris, tome II, Paris, Hardouin et Gattey, 1787, p. 74-76.
  2. Thierry Lentz, Nouvelle histoire du Premier Empire, tome II, L'effondrement du système napoléonien, éd. Fayard, 2004, p. 115.
  3. G. Vauthier, « Le cardinal Maury au palais de l'archevêché », Revue des études napoléoniennes, janvier-juin 1930, p. 311-317.
  4. P. Marmottan, Le Palais de l'Archevêché sous Napoléon. Sa transformation de 1809 à 1815, Paris, 1921.
  5. Jacques Hillairet, L’Île Saint-Louis, rue par rue, maison par maison, Les Éditions de Minuit, 1967, 285 pages, pages 243-244.
  6. Jacques Hillairet, L’Île Saint-Louis, rue par rue, maison par maison, Les Éditions de Minuit, 1967, 285 pages, page 243.
  7. Yvan Christ, Paris des Utopies, éd. Balland, Paris 1977, p. 41.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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