Louis de France (1729-1765)

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Louis de France

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Le dauphin par Anne Baptiste Nivelon (1764).

Titre

Héritier des trônes de France et de Navarre[1]

4 septembre 172920 décembre 1765
(36 ans, 3 mois et 16 jours)

Prédécesseur Louis de France
Successeur Louis-Auguste de France
Fonctions militaires
Conflits Guerre de Succession de Pologne
Guerre de Sept Ans
Biographie
Titulature Fils de France
Dauphin de France
Dynastie Maison de Bourbon
Nom de naissance Louis Ferdinand de France
Naissance 4 septembre 1729
Versailles (France)
Décès 20 décembre 1765 (à 36 ans)
Fontainebleau (France)
Sépulture Nécropole de Saint-Denis
Père Louis XV de France
Mère Marie Leszczyńska
Conjoints Marie-Thérèse d'Espagne
puis
Marie-Josèphe de Saxe
Enfants Marie-Thérèse de France
Marie-Zéphyrine de France
Louis-Joseph de France
Xavier de France
Louis XVI Roi de France
Louis XVIII Roi de France
Charles X Roi de France
Clotilde de France
Élisabeth de France
Religion Catholicisme
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Héritiers du trône de France

Louis Ferdinand de France, dauphin de France (né le 4 septembre 1729 au château de Versailles – mort le 20 décembre 1765 au château de Fontainebleau) est l'aîné des fils du roi Louis XV de France et de Navarre, et de son épouse Marie Leszczyńska

Décédé avant son père, il ne ceignit pas la couronne mais est le père de trois rois de France : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.

Une famille nombreuse[modifier | modifier le code]

La reine Marie et le dauphin

Louis XV, marié à quinze ans à peine en 1725 mais montrant un enthousiasme certain à remplir ses devoirs conjugaux, fut père très tôt. Dès 1726 la reine fut enceinte. La déception fut grande car elle ne mit pas au monde le fils attendu mais des jumelles. Le jeune roi amoureux et galant fit taire les mauvaises langues en affirmant  : « On avait dit que je ne pouvais pas avoir d'enfant, eh bien j'ai fait coup double ».

Peu de mois après la reine se trouva de nouveau enceinte mais donna encore une fois naissance à une fille. Encore une fois, le roi défendit sa femme et affecta de prendre les choses avec bonhomie en demandant à la reine de donner rendez-vous pour l'année prochaine à son médecin-accoucheur mais n'empêcha pas les médisances.

En effet, la reine se retrouva enceinte dès le début de l'année suivante et enfin, son quatrième enfant fut le premier fils du couple royal. Il fut baptisé[2] à Versailles huit ans plus tard, le 27 avril 1737 ayant pour parrain le duc d'Orléans, et pour marraine, la princesse de Condé.

Le dauphin eut dès l'année suivante un frère, Philippe de France, duc d'Anjou qui mourut en 1733 à l'âge de 3 ans, la même année que leur sœur aînée Louise-Marie, 5 ans.

Le dauphin eut également sept sœurs : les deux aînées survivantes Louise-Elisabeth et Henriette-Anne, jumelles nées en 1727, Adélaïde (née en 1732), Victoire (1733), Sophie-Philippine (1734), Thérèse-Félicité (1736, morte à Fontevrault en 1744), Louise-Marie (née en 1737).

Seule l'aînée de ses sœurs (Louise-Élisabeth dite Élisabeth) se maria, les autres restèrent à la cour auprès de leurs mère et frère (les quatre plus jeunes ayant été élevées à l'abbaye de Fontevraud de 1738 à 1748/1750).

Quant à la reine, d'aucuns prétendent l'avoir entendu soupirer : "Eh quoi, toujours couchée, toujours accouchée". Ayant appris qu'un onzième accouchement pouvait lui être fatal mais n'osant en parler au roi, elle lui condamna silencieusement sa porte. Contrarié, le roi afficha alors ouvertement ses maîtresses.

Éducation du Dauphin[modifier | modifier le code]

Louis de France à 9 ans dans un cabinet d'étude, par Louis Tocqué.

L' éducation du dauphin fut confiée à Jean-François Boyer, évêque de Mirepoix, homme vertueux mais de caractère étroit. Il fut un élève très brillant. Ainsi, il avait une excellente connaissance du latin, il connaissait parfaitement l'anglais et excellait dans nombre d'autres disciplines[3]. En revanche, s'il détestait l'activité physique, il devint, comme ses sœurs, un excellent musicien[4].

Il eut également pour menin le comte du Muy.

Seul fils survivant du couple royal, adulé par sa mère et ses sœurs[réf. nécessaire], il fut un enfant orgueilleux voire tyrannique mais très pieux, désirant ressembler à son grand ancêtre, fondateur de sa lignée, Saint Louis[réf. nécessaire].

Il a 7 ans quand le roi son père fait paraître ouvertement à la cour sa première favorite, la comtesse de Mailly. Madame de Mailly est bientôt supplantée dans le lit du roi par sa sœur, la comtesse de Vintimille laquelle meurt en couches (1741). La sœur des deux précédentes, la marquise de La Tournelle (bientôt titrée duchesse de Châteauroux) lui succède.

Il a 9 ans quand ses quatre plus jeunes sœurs quittent la cour pour l'abbaye de Fontevraud où elles doivent être éduquées à moindre frais. Ne restent à la cour que ses aînées, les jumelles Mesdames Élisabeth et Henriette et sa cadette Madame Adélaïde.

Très affecté par la séparation officieuse de ses parents, l'adultère du roi et la résignation doloriste de sa mère, il n'eut de cesse de ne pas ressembler à son père, optant dès son enfance pour une dévotion profonde et assumée.

Mariages du Dauphin[modifier | modifier le code]

Marie-Thérèse d'Espagne.
Marie-Josèphe de Saxe.

En 1739, il représente l'infant Philippe au mariage par procuration de sa sœur Madame Élisabeth, tandis qu'il est lui-même fiancé à l'infante Marie-Thérèse. Ces mariages croisés doivent réconcilier les deux branches Bourbon française et espagnole qui se boudent depuis la rupture des fiançailles de Louis XV, père du Dauphin, avec l'infante Marie-Anne, sœur aînée de Marie-Thérèse et de Philippe (1725).

En 1744, Louis XV tombe malade à Metz. Avant de lui donner l'extrême-onction, l'aumônier de la cour, Mgr de Fitz-James, évêque de Soissons, exige le renvoi de la favorite, ainsi qu'une confession publique. Entretemps, mené par son précepteur, le jeune Louis qui a 14 ans et qui est donc apte à accéder au trône, est venu au chevet de son père ce que le roi, comprenant les manœuvres intrigantes du précepteur, trouve fort mauvais[réf. nécessaire]... L'humiliante confession publique que le roi se doit d'effectuer devant les menins du Dauphin et la population messine fait un très mauvais effet sur l'adolescent[réf. nécessaire].

Le dauphin à l'âge de 18 ans (Charles Natoire).

L'année suivante, à l'âge de 15 ans, Louis-Ferdinand épouse le 23 février 1745 au château de Versailles sa cousine, l'infante Marie-Thérèse, deuxième fille de Philippe V. C'est à cette occasion que le roi noue une liaison avec une ravissante bourgeoise, Jeanne Le Normant d'Étiolles, bientôt anoblie par le roi qui la titre marquise de Pompadour, du nom d'une terre limousine en déshérence. Tandis que la reine accepte la situation avec résignation, les jeunes époux font front commun contre la nouvelle favorite.

Marie-Thérèse meurt l'année suivante en donnant le jour à une petite fille qui ne vit que deux ans. Veuf à 17 ans, le dauphin est très affecté par la mort de son épouse (le roi doit littéralement l'arracher du lit mortuaire de la défunte). Nonobstant, la raison d'État l'oblige à assurer la succession du trône de France.

Sur les conseils du Maréchal de Saxe, héros de la guerre de Succession d'Autriche et de la marquise de Pompadour qui souhaite se rapprocher de la famille royale, le roi choisit comme seconde épouse de son fils Marie-Josèphe de Saxe (1731-1767), fille du roi de Pologne.Le mariage est célébré à Versailles le 9 février 1747.

Relations avec sa famille[modifier | modifier le code]

Louis XV, père du dauphin Louis-Ferdinand.

Le Dauphin et son épouse[modifier | modifier le code]

Après trois années stériles qui lui valent les critiques et les ragots de la cour, la jeune Dauphine donne neuf enfants à la couronne, dont cinq parviendront à l'âge adulte. La vie conjugale est une lourde tâche pour l'adolescent car, toujours attaché à Marie-Thérèse, Louis-Ferdinand ne montre d'abord à la jeune princesse allemande de 16 ans que froideur voire mépris. Mais Marie-Josèphe est une femme d'un esprit supérieur : peu à peu, soutenue par ses belles-sœurs, notamment Madame Henriette et conseillée par son oncle, le maréchal de Saxe, elle apprivoise son mari, modère ses excès de dévotion et de rigueur morale tout en étant elle-même très pieuse. Leur couple sera finalement très uni.

Distance et rapprochement avec le roi[modifier | modifier le code]

Son père ne fut jamais proche de lui bien qu'il l'aimât certainement : Louis XV avait une vie privée immorale qui faisait souffrir la reine et qui ne plaisait pas au Dauphin, ce qui éloigna le père et le fils pendant longtemps. Cependant, c'est à la bataille de Fontenoy, aux côtés de son père et à l'âge de 15 ans que le Dauphin connut le baptême du feu (1745). Il fit preuve de courage voire d'enthousiasme, mais recevant cependant de la bouche même du roi une belle leçon d'humanité propre à édifier le futur monarque : « Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire c'est de l'épargner[5]. » À partir de l'attentat de Damiens contre le roi (1757), au cours duquel Louis et ses compagnons maîtrisèrent le régicide, il fut invité à participer aux séances du Conseil du Roi, où il se fit remarquer par ses positions cléricales, conseillant la fermeté face au conservatisme des parlementaires.

Proximité constante avec la reine[modifier | modifier le code]

la reine Marie lisant

Très proche de sa mère qui souffrait des adultères du roi avec une dignité ostentatoire, il était le centre du parti dévot, qui condamnait autant la politique que la vie privée du roi. Le prince et ses sœurs ne se gênaient pas pour montrer leur mépris à la marquise de Pompadour, qui, elle, soutenait le parti des philosophes. Ses sœurs et lui-même avaient surnommé la favorite Maman Putain[réf. nécessaire]. Si la dauphine Marie-Thérèse s'associa avec ardeur à la hargne des enfants royaux, la dauphine Marie-Josèphe, qui devait son mariage à la marquise mais était aussi une jeune femme intelligente et délicate sut garder une certaine contenance et éviter des tensions au sein de la famille royale.

Éducation des enfants de France[modifier | modifier le code]

Le rôle historique du dauphin est d'avoir apporté une grande attention à l’éducation de Louis XVI et de ses frères. En 1761, le dauphin perdit son fils aîné, le duc de Bourgogne qui avait 9 ans. Le petit duc avait fait preuve au cours de sa longue agonie d'un grand courage et d'élévation spirituelle. Ce décès causa un immense chagrin non seulement parce que cet enfant était l'héritier du trône en second mais aussi parce qu'il était intelligent et raisonnable. Le dauphin et la dauphine avaient donné pour compagnie au petit mourant son frère cadet le duc de Berry, futur Louis XVI. À la mort de leur aîné, ce n'est cependant pas sur lui qu'ils reportèrent leur affection mais sur leur fils suivant, le comte de Provence plus ouvert et plus spirituel[6], le comte de Provence, futur Louis XVIII.

Personnalité du Dauphin[modifier | modifier le code]

C'était en outre un homme fort pieux, chaste, sobre et fidèle à son épouse, soucieux de la bonne éducation de ses enfants. Préférant la méditation et la lecture aux exercices physiques, il ne pratiquait pas la chasse, activité pourtant prisée des princes du sang et de l'aristocratie, et fut le premier Bourbon à devenir obèse (héritage de son grand-père maternel). Son sérieux le faisait passer pour pédant. Il était très proche de Mgr de Nicolaï, évêque de Verdun et lui remit avant de mourir des écrits confidentiels destinés au futur Louis XVI.

D'aucuns cherchèrent à le diffamer, lui prêtant maîtresses ou excès d'alcool, comme c'est peut être le cas du Père Anselme[7].

Le couple delphinal désapprouva l'expulsion des Jésuites en 1764 mais soutenait leur père et beau-père contre les abus des parlements, lui conseillant la fermeté. La défense du catholicisme et de l'autorité royale semble avoir caractérisé sa politique.

L’historiographie a développé le plus souvent le portrait d’un prince aux mœurs rigoureuses, proche voire chef du parti dévot, protecteur du clergé et particulièrement de la Compagnie de Jésus, adversaire de l’Encyclopédie et des philosophes réputés athées. Pourtant, de sa mort jusqu’aux années 1780, cette représentation ne fit pas l’unanimité : orateurs et panégyristes le décrivirent autant comme un prince éclairé en phase avec l’esprit de son temps que comme un défenseur sincère de la tradition[8].

Mort du Dauphin[modifier | modifier le code]

Portrait de Louis de France, dauphin par Alexandre Roslin (1765)
Versailles, Musée national du Château et des Trianons
Le dauphin représenté en uniforme de colonel-général des Dragons.

Jusqu'au printemps 1765, la santé du dauphin ne donne pas de signe d'inquiétude. Ainsi, au mois de juillet, la Cour se rend à Compiègne pour assister aux manœuvres militaires annuelles. Le prince chevauche avec prestance à la tête du régiment Dragons-Dauphin dont il est colonel. Cependant, au mois d'août, il s'enrhume, après s'être échauffé au cours d'un de ces exercices guerriers, alors qu'il rejoint le Conseil sans avoir pris le temps d'ôter ses habits mouillés. Pris de fièvre, il doit s'aliter. Guéri quelques jours plus tard, il ne cesse cependant de tousser. En septembre, de retour à Versailles, le dauphin est en proie à une crise de dysenterie et toujours sujet à une forte toux. Louis XV lui envoie son premier médecin, le docteur Jean-Baptiste Sénac mais ce dernier est éconduit par le prince. Il refuse l'offre de son père qui lui propose d'annuler le séjour d'automne à Fontainebleau.

Cependant, il apparaît de plus en plus clairement que le dauphin est atteint aux poumons ; on pense à une bronchite chronique ou une pneumonie, voire à la tuberculose. Louis-Ferdinand tousse sans arrêt, crache du sang, respire avec une difficulté croissante. Il semble condamné à court terme.

Très pieux et dévot, Louis Ferdinand se prépare avec sérénité à la mort. Il regrette que du fait de sa maladie, une partie de la Cour soit retenue à Fontainebleau. Le roi son père tente de le rassurer ; pour oublier le drame, Louis XV se livre à des calculs d'astronomie avec son ami le savant Cassini de Thury et tente de faire bonne figure.

Le 13 novembre 1765, le dauphin est au plus mal et demande à recevoir les derniers sacrements. Il ne sera délivré de ses souffrances que plus d'un mois après. Le 19 décembre, les médecins condamnent sa porte aux proches. Après trois mois de lutte, le dauphin Louis meurt de tuberculose à 36 ans le 20 décembre 1765, à huit heures vingt-trois minutes du matin, assisté par son ami Mgr de Luynes, archevêque de Sens.

Selon les dernières volontés du prince, sa dépouille fut inhumée à la cathédrale de Sens[9],[10], tandis que son cœur était porté à Saint-Denis. Sa femme, qui l'avait veillé pendant sa maladie, contracta son mal et le suivit deux ans plus tard dans la tombe.

François de Robespierre, père du futur Conventionnel Maximilien de Robespierre, constate l'inquiétude générale et semble s’indigner du manque de compassion des avocats. Le 3 décembre 1765, il écrivit cette lettre à son confrère et ami Baudelet :

« Tous les cœurs, prenant leur essor vers le ciel font retentir les airs de leurs plaintifs accents ; ils prient, ils conjurent, ils redemandent à grands cris le digne objet de leur amour… Les nôtres sont les seuls dont on n'entend pas les voix ! Je ne sais quoi a retenu jusqu'à présent leurs mouvements secrets… Une seule fois où il s'agit de donner au roi un gage pur, solennel et indispensable de notre attachement pour la famille royale, craindrons-nous par hasard qu'on pût dire que nous nous sommes assemblés ? Avocats, ce titre nous honore : sujets de la France, qualité mille fois plus glorieuse pour nous ; ce n'est qu'en remplissant comme le plus glorieux de nos devoirs, d'une manière noble et peu commune, que nous prouverons véritablement la noblesse de notre profession et que nous maintiendrons sous l'asile du trône, la liberté et l'indépendance »

— François de Robespierre[11].

Tombeau du Dauphin[modifier | modifier le code]

Le tombeau du couple delphinal fut profané en mars 1794 par les révolutionnaires qui jetèrent le cadavre dans une fosse commune de la ville.

Commandé par Louis XV à Guillaume Coustou, le mausolée fut mis en place en 1777 dans le chœur de la cathédrale au-dessus du caveau où était inhumé le couple. À la Restauration, sur ordre du roi Louis XVIII, fils du dauphin, et grâce à des témoins, on retrouva le corps et on le replaça dans la cathédrale le 8 décembre 1814. Le mausolée démonté et conservé, il reprit sa place après quelques restaurations. Il y resta jusqu’en 1852, année au cours de laquelle on le déplaça dans la chapelle Sainte Colombe où il se trouve toujours. L’emplacement du caveau est indiqué au sol par une plaque.

Les statues symbolisent la Justice divine (femme couronnée) ; la Religion (femme tenant la croix) ; les Arts (buste au pied de la Justice divine) ; le Temps (homme avec sa faux) et l'Amour conjugal (sous les traits d'un jeune homme qui représenteraient ceux du futur Louis XVI).

Descendance[modifier | modifier le code]

De sa première épouse Marie-Thérèse,

  1. Marie-Thérèse, dite « Madame » (1746-1748), morte en bas-âge.

De sa seconde épouse Marie-Josèphe,

  1. Marie Zéphirine, dite « Madame » (1750-1755), sans postérité.
  2. Louis Joseph Xavier, duc de Bourgogne (1751-1761), sans postérité.
  3. Fille non baptisée (fausse couche ou mort-née ?) (1752).[réf. nécessaire]
  4. Xavier Marie Joseph, duc d'Aquitaine (1753-1754), sans postérité.
  5. Louis Auguste, duc de Berry (1754-1793), dauphin en 1765, (futur Louis XVI de France), épouse en 1770 Marie-Antoinette d'Autriche (postérité éteinte à la première génération).
  6. Louis Stanislas Xavier, comte de Provence (1755-1824) (futur Louis XVIII de France), épouse en 1771 Marie-Joséphine de Savoie (sans postérité).
  7. Charles-Philippe, comte d'Artois (1757-1836) (futur Charles X de France), épouse en 1773 Marie-Thérèse de Savoie (dont il eut deux fils et deux filles).
  8. Marie Adélaïde Clotilde « Madame » (1759-1802) épouse en 1775 Charles-Emmanuel IV de Savoie, roi de Sardaigne (sans postérité), déclarée « vénérable ».
  9. Elisabeth Philippine, « Madame » (1764-1794) (sans alliance ni postérité)[7].

La liaison supposée que ses ennemis lui firent endosser avec Marie-Anne de Vidal et dont serait issu Auguste de Dadonville (1758 à Boinvilliers - 25 juin 1794 futur prêtre guillotiné à Paris)[12] est une affaire inventée par les milieux anticléricaux de l'époque.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. « dauphin de France »
  2. AD 78, registre des baptêmes de la paroisse Notre-Dame de Versailles, année 1737, vue 26/76
  3. Proyart 1781.
  4. Petitfils 2002, p. 19.
  5. Petitfils 2002.
  6. Georges Bordonoves, Les Bourbon : de Louis XVI à Louis-Philippe 1774-1848, Paris, Pygmalion/G. Watelet,‎ 2004, 1098 p. (ISBN 2-85704-947-1 et 978-2-85704-947-0, OCLC 470470115, notice BnF no FRBNF39267542), p. 454.
  7. a et b Père Anselme : Histoire de la Maison Royale de France et suite de Potier du Courcy
  8. Bernard Hours, La vertu et le secret, le dauphin, fils de Louis XV, Paris, Honoré Champion, 2006, 408 p.
  9. Lettre du Dauphin à son père le roi Louis XV, écrite de Fontainebleau et datée du 14 novembre 1765
  10. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi,‎ 2011, 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 274.
  11. Gustave Laurent, « ? », Annales historiques de la Révolution française, no ?,‎ ? 1929, p. 72.
  12. Aimé Guillon de Montléon, Les martyrs de la foi pendant la Révolution française, 1826, [lire en ligne]