Theil-sur-Vanne

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Theil-sur-Vanne
Image illustrative de l'article Theil-sur-Vanne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Sens
Canton Villeneuve-l'Archevêque
Intercommunalité CC de la Vanne et du Pays d'Othe
Maire
Mandat
Bernard Coquille
2014-2020
Code postal 89320
Code commune 89411
Démographie
Gentilé Theillois, Theilloises
Population
municipale
514 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 07″ N 3° 25′ 49″ E / 48.1686, 3.4303 ()48° 10′ 07″ Nord 3° 25′ 49″ Est / 48.1686, 3.4303 ()  
Altitude Min. 86 m – Max. 222 m
Superficie 11,55 km2
Localisation

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Theil-sur-Vanne

Theil-sur-Vanne est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Theil dispose de plusieurs habitats. Le village adopte le plan des villages-rue. L'église paroissiale est décentrée vers l'Est. Le carrefour principal actuel est d'implantation récente, provoquée par l'éventration du parc du château au profit de la route nationale.

La Malhortie doit son nom à une famille du XVIe siècle qui a su y faire émerger une métairie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villiers-Louis Pont-sur-Vanne Rose des vents
Malay-le-Petit
Noé
N Vareilles
O    Theil-sur-Vanne    E
S
Vaumort Cerisiers

Histoire [1][modifier | modifier le code]

Le finage est traversé par une voie romaine arrivant de Sens. Elle vient de se séparer au niveau de Mâlay-le-Grand de celle conduisant à Troyes et à Trêves qui reste sur la rive gauche de la Vanne. Cette branche routière mène à Avrolles, Lyon (qui n'est pas la capitale des Gaules mais la ville où a été fixé par les Romains le culte qui leur était dû) et Rome. La paroisse de Theil est dédiée à saint Martin, apôtre des Gaules et protecteur de la dynastie mérovingienne.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Theil a sans doute fait partie du domaine rural dépendant du palais royal mérovingien de Mâlay très actif au début du VIIe siècle. L'abandon de ce palais provoque une lente érosion du foncier dédié à la subsistance de ses hôtes.

Moyen Age[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, les souverains effectuent des ponctions à Pont-sur-Vanne (moulin Saint-Philibert), Vaumort (Chavan), Cerisiers et Fossemore (lieudit de Theil) au profit du jeune ordre chevaleresque de Saint-Jean de l'Hôpital. Les chevaliers y gagnent le moulin de Fossemore où une forge est signalée dès 1456.

A compter de 1145, des moniales s'installent à Fossemore. Elles dépendent des Prémontrés de Dilo (auj. Arces). Le versement de dots leur assurent un revenu foncier notamment à Theil. Mais ces religieuses cessent d'être citées après 1184.

De 1227 à 1308, Fossemore et La Rivière sont des entités de gestion du foncier royal. La Rivière, qui sera momentanément administrée par un bailli royal nommé Lucrator de Mâlay (1245), pourrait avoir été le nom administratif de Theil.

En 1318, Philippe le Long, désireux comme son père d'augmenter sa présence au sein du comté d'Angoulême, cède par échange avec une branche cadette de la famille de Sancerre son héritage foncier rural sénonais (hors pariages). La seigneurie-châtellenie de Mâlay-le-Roi est ainsi constituée, incluant Theil et Fossemore. De 1394 à 1482, la famille de Chancy succède aux de Sancerre à la tête de cette châtellenie.

Renaissance[modifier | modifier le code]

Guillaume Griveau, maître de la Monnaie de Troyes acquiert la châtellenie de Mâlay-le-Roi dès 1495 et fixe son domicile à Fossemore. Dans le même temps, il loue aux chevaliers de Rhodes les moulins de Fossemore où se trouvent des forges. Il autorise la recherche de minerai de fer dans l'étendue de sa châtellenie. L'activité métallurgique cesse après 1528 au début du règne de François Ier, après soixante-dix années, et les moulins reprennent leur service du blé (1571-1595). Theil accueille auditoire (1558) et prisons (1619) de la châtellenie.

Peu après le décès de Guillaume Griveau, la châtellenie est morcelée en huit seigneuries : Mâlay-le-Roi (1545), Villers-Louis (1525), Theil, Noé (1537), Pont-sur-Vanne, Vaumort (1555), Palteau (1559) et Villechétive (1575). La seigneurie constituée à Theil (1560) est aux mains des de Montsaulgeon, venus de Troyes s'établir au sein du bailliage de Sens. En 1586 la seigneurie de La Madeleine est érigée par l'abbaye de Dilo contrainte de financer les armées des souverains Valois. Elle ira de l'épouse de Guillaume Duval, puis à son époux, à Gédéon de Conquérant (1627-1661). Le nom de la seigneurie est certainement tiré de l'héritage des moniales du XIIe siècle.

La famille de Malhortie (1544) constitue une métairie sur le finage qui prend son nom (1575-1602).

Age classique[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Theil devient la propriété des Caillet. Cette famille de Chalon-en-Champagne fournit les collaborateurs les plus proches et les plus fidèles du Grand Condé, même durant son exil à Bruxelles. Le prince de Condé jusqu'à son retour d'exil faisait du château de Vallery, dans le Sénonais, la plus importante de ses demeures de province.

La famille Mégret, détentrice du château de Passy, acquiert en 1739 la seigneurie de Theil. Ces intendants d'Auch et de Pau édifient un nouveau château à Theil. Ils vendent la terre et le château à leur cousin le ministre Armand Marc de Montmorin. La boucherie politique décime cette famille (les Républicains font guillotiner quatre membres de la famille et mourir en prison une cinqiuème ne laissant qu'une seule survivante). Le château neuf est rasé en 1809. Il gît à présent sous la chaussée de l'ancienne route nationale 6, au niveau du carrefour principal[2].

Un nouveau château, dit château de La Grève, est édifié au XIXe siècle en direction de Noé et du cours de la Vanne.

L'abbaye de Dilo parvient à rentrer en possession en 1759 du château de Fossemore.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
    Bernard Coquille[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 514 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
334 323 339 320 317 308 400 390 448
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
434 410 403 373 357 325 354 349 350
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
342 338 275 259 238 219 220 259 249
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
275 242 202 344 503 542 528 532 517
2011 - - - - - - - -
514 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • église paroissiale dédiée à saint Martin.
  • château de Fossemore : détruit.
  • château de La Madeleine : détruit.
  • château de Theil, détruit du fait de la révolution française. Son parc a été récemment loti.
  • château de La Grève, du XIXe siècle.
  • moulin(s) de Fossemore : détruit(s).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Etienne Meunier. Notes pour servir à l'histoire de Theil. Bulletin de l'Association du Patrimoine de la vallée de la Vanne, 2013
  2. Bernard Brousse. Notes sur le château de Theil. Actes du 56e congrès de l'association bourguignonne des sociétés savantes, Villeneuve-sur-Yonne 1985
  3. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 3 janvier 2014.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011