Joigny

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Joigny
Vue générale de la ville
Vue générale de la ville
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Joigny
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Jovinien
Maire
Mandat
Bernard Moraine
2009-2014
Code postal 89300
Code commune 89206
Démographie
Gentilé Joviniennes, Joviniens
Population
municipale
10 249 hab. (2010)
Densité 228 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 59″ N 3° 23′ 51″ E / 47.9831, 3.397547° 58′ 59″ Nord
       3° 23′ 51″ Est
/ 47.9831, 3.3975
  
Altitude Min. 78 m — Max. 213 m
Superficie 44,89 km2
Localisation

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Site web ville-joigny.fr

Joigny est une commune française située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne.

Ses habitants sont appelés les Joviniens ou les Maillotins.

Sommaire

Situation générale [modifier]

La ville de Joigny est située au centre du département de l'Yonne sur les bords de l'Yonne (rivière) en Bourgogne.

Rose des vents Saint-Julien-du-Sault,
Villevallier,
Villecien
Dixmont Bussy-en-Othe Rose des vents
Saint-Aubin-sur-Yonne N Looze
O    Joigny    E
S
Chamvres,
Paroy-sur-Tholon
Champlay Laroche-Saint-Cydroine

Géographie [modifier]

La ville primitive fut construite sur un promontoire de la "Cuesta" du plateau d’Othe, dominant la large rivière, qui servait à la fois de protection et de voie de communication. Son pont, sa riche vallée propice aux pâturages et à la culture tant vivrière que céréalière, et sa situation stratégique furent à l'origine de sa richesse, notamment grâce à la culture de la vigne sur les coteaux calcaires (au moins jusqu’à l’apparition du phylloxera).

Sur le plateau, la vaste forêt d'Othe, qui occupe les deux-tiers de la surface de la commune, permit la construction des maisons à pans de bois dont la ville s’enorgueillit encore; l’écorce des chênes fournit le tan nécessaire aux nombreuses tanneries - elles comptèrent jusqu’à 140 fosses - situées sur la rive gauche d’un bras du Tholon, le ru des tanneries.

Histoire [modifier]

Du Néolithique à l'Antiquité [modifier]

Le site est occupé à la période néolithique, toutefois, la ville actuelle est fondée pendant l'époque romaine par Flavius Jovinius Préfet de la milice romaine en Gaule en 369[1] (Joviniacum en latin). Puis durant l'époque mérovingienne, c'est la construction d'une place forte à la fin du Xe siècle par Renard Ier de Sens, comte de Sens, sur une partie des terres de l'abbaye Sainte-Marie du Charnier qui marquera la naissance de la ville actuelle, fondée officiellement en 996[2].

Le Moyen Âge [modifier]

Situé avant la Révolution française en Champagne mais rattaché, du fait de sa proximité avec la rivière Yonne, au département de l'Yonne (avec Sens) par le législateur en 1790.

Avant l'An mille, Joigny faisait partie du comté de Sens [3].

Puis en 996, Geoffroy Ier de Ferréol, comte de Joigny, baron de Joinville[4] était le doyen des sept pairs de champagne[5]. Geffroy fonde le prieuré Notre-Dame dont la charte nous apprend [6] que Joigny s'appelait Castrum Gaudiaci ce qui voulait dire Le château de plaisance. Les comtes de Joigny étaient aussi pairs de France ainsi que nous l'apprend un jugement de Philippe II de France en 1216 qui rendit un jugement entre un différend qui opposait la reine de Chypre et la comtesse Blanche en présence des pairs du royaume dont Guillaume Ier[7].

Il fonde dans le quartier vigneron de Saint-André le prieuré Notre-Dame de Joigny[8], placé sous la tutelle clunisienne, à l'emplacement d'une chapelle dédiée à saint Georges : les premiers moines viennent du prieuré de La Charité dont Gérard de Cluny, par ailleurs bâtisseur du prieuré de La Charité, devint le premier prieur. L'église prieurale est consacrée le 14 septembre 1085 par l'archevêque de Sens Richer II et deviendra au fil des siècles et des modifications, notamment de la façade au XVIe siècle, l'actuelle église Saint-André[9].

Croix de Saint-Jean de Jérusalem

Un document de 1138 fait état d'un don de 15 livres de rentes par le comte de Joigny, aux templiers, sur ses droits de péage pour l'entretien d'une de leur Chapelles. En 1162 ils échangèrent cette rente contre des bois et terres. En 1211 ils achètent les terres de Simon de Courtanron à Corberie. En 1188 l'ordre des hospitaliers reçut en donation du comte Guillaume des près et terres situés à Saint-Thomas. La Commanderie fut réunie à celle de Launay en 1469.

C'est au XIIIe siècle que ce qui correspond aujourd'hui au quartier Saint-Jean fut entouré de remparts munis de tours et de trois portes : la porte aux poissons (démolie en 1824), une porte devant la plate forme du château et une porte flanquée de deux tours et un pont-levis donnant sur le pont en bois reliant a rive droite a la rive gauche. Ce pont en bois était en deux parties qui se rejoignaient sur une île, au milieu de la rivière, sur laquelle était construite un moulin[10].

En 1300, Jean III affranchit les "hommes, femmes nés ou à naître à perpétuité" de toute taille, servage ou servitude qu'il avait sur eux pour la somme de 4850 livres.

En 1333 un document établit l'inventaire de la léproserie de Saint-Denis de Léchères située sur le territoire de la paroisse de Cezy (aujourd'hui Joigny) et qui remonterait au début du XIIIe siècle. La léproserie disposait d'une chapelle, d'un chapelain et d'un cimetière. Pour s'assurer des revenus elle disposait également d'une exploitation rurale (granges, étables, porcheries, etc.), de vignes et d'un port d'embarquement sur l'Yonne. Outre les tonneaux de vin, le port Folet permettait d'acheminer des bois et des charbons provenant de la vallée du Vrain et de ses alentours. Chaque année une foire se tenait aux environs de la léproserie. En 1334 l’archevêque de Sens Guy de la Brosse fit don de la léproserie au Chapitre de Paris qui possédait des vignes dans son environnement. Cette possession dura jusqu'à la fin du XVe siècle[11].

Le 29 janvier 1392, Jean II de Noyers participe à paris au Bal des ardents organisé par le roi Charles VI de France, il est déguisé en satyre et attaché par une chaîne avec 4 autres personnes. Le duc d'Orléans voulant savoir qui se cachait sous ses masques s'approcha avec une torche et mis le feu accidentellement. Le comte de Joigny mourut dans d'affreuses douleurs[2].

Durant l’Ancien Régime, Joigny est chef-lieu de comté [12], archives du département de l'Yonne 1866 et siège de nombreux offices.

Le 12 juillet 1530 à environ 4/5 heures du soir[13], la ville fut victime d'un grand incendie qui la ravagea à l'exception de la paroisse Saint-André. Au XVIe siècle on reconstruisit des maisons comme celle de l'arbre de Jessé.

De la Révolution à aujourd'hui [modifier]

Lors de la Révolution française, Joigny devient chef-lieu de district puis sous-préfecture à la création des départements ; qualité qu’elle perd en 1926 pour n’être plus que chef-lieu de canton.

Le 6 mars 1814, lors de la Sixième Coalition contre la France de Napoléon, le maire de Joigny abandonne son poste alors qu'une colonne de 8 000 cosaques et hussards hongrois passe à Joigny pour aller stationner à Villeneuve-sur-Yonne le 8 mars 1814[14][15].

La ville a été victime des bombardements durant la Seconde Guerre mondiale. La place Saint-Jean a d'ailleurs été fortement touchée par ces bombardements tout comme la porte Saint-Jean ainsi que la maison du Bailli dont la façade avant fut soufflée. Elle fut ensuite rénovée puis rétablie monument historique comme avant guerre.

La ville accueillait depuis 1949 le 28e groupe géographique, qui est l'unique unité de géographie militaire de l'Armée de terre. Suite à la réforme de la carte militaire, cette unité a été transférée à Haguenau dans le Bas-Rhin, l'État soutenant en contrepartie l'activité de la commune par un plan de redynamisation d'un montant de 3 millions d'euros[16]. La même année, le groupe Stypen, filiale de Bic, délocalise sa production en quittant Joigny pour la Seine-et-Marne[17].


Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 mars 2008 Philippe Auberger UMP  
mars 2008 septembre 2008 Bernard Moraine DVG  
septembre 2008 septembre 2009 Jean-Pierre Balloux   Président de la délégation spéciale
octobre 2009 en cours Bernard Moraine[18] DVG  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 10 249 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 357 5 132 5 176 5 251 5 537 5 494 6 741 6 787 6 455
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
6 575 5 971 6 239 6 400 6 317 6 468 6 494 6 218 6 299
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 254 6 057 6 172 5 697 6 610 6 671 7 143 6 077 7 289
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
7 144 9 698 10 972 9 644 9 697 10 032 10 333 10 605 10 403
2009 2010 - - - - - - -
10 353 10 249 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[19] puis Insee à partir de 1968[20].)

Histogramme de l'évolution démographique


Économie [modifier]

  • Joigny dispose d'un petit aérodrome ouvert à la circulation aérienne publique.
  • Il y a du vin avec du vin rouge, du vin gris et du vin blanc qui sont produit sur la Côte Saint-Jacques. Il bénéficie d'une AOC : « Bourgogne Côte Saint-Jacques ». Il comprend 11,94 hectares de vins rouges et gris[21], et 0,42 hectares de vins blancs[21]. La production donne 620 hectolitres de vins rouges et gris[21], et 28 hectolitres de vins blancs[21].
  • L'hôtel-restaurant « La côte Saint-Jacques », trois étoiles dans le Guide Michelin, dirigé par Jean Michel Lorain, est considéré une des plus "grandes tables de France".

Lieux et monuments [modifier]

  • Son centre-ville comprend plusieurs maisons à pans de bois typiques (maison de l'arbre de Jessé, maison du Bailli)
  • Un château Renaissance, « le château des Gondi », surplombe la ville, avec quelques beaux hôtels particuliers
  • La porte Saint-Jean : cette porte qui servait d'entrée au premier château édifié à Joigny par Rainard-le-Vieux (comte de Sens mort en 996), est le plus ancien édifice féodal de Joigny (fin Xe siècle).
La chapelle sépulcrale des Ferrand (palais de justice)
  • le centre hospitalier : d'abord fondé en 1328 par Jeanne de Joigny comme "hôpital de Tous les Saints", il fut reconstruit à la fin du XVIe siècle sous l'appellation d'« hôpital Neuf-lez-Pont ». Il fut détruit lors des guerres de Religion et reconstruit en 1732. Pendant la Révolution, il servit de prison puis les bâtiments furent loués pour être utilisés comme salpêtrière, centre d'internement pour les prisonniers de guerre et enfin comme caserne sous Louis Bonaparte. C'est en 1841 que le bâtiment est démoli et reconstruit pour devenir en 1848 l'hôpital actuel.
  • La chapelle des Ferrand : construite à la fois en pleine époque Renaissance sous le règne de François Ier et après l'incendie de Joigny. Elle était au centre de l'ancien cimetière de Saint-André et depuis 1850 englobée dans le palais de justice. C'est Jean Ferrand archidiacre de Sens, né à Joigny, qui mourut en 1559, grand amateur des beaux arts qui la fit construire ainsi que l'ancien hôpital Saint-Antoine. Consacrée à la Vierge, elle ne fut pas tout de suite appelée du nom de son fondateur. Elle est de forme octogonale et de style Renaissance, la frise extérieure représente 5 bas reliefs relatifs à la résurrection des morts.

Au XIX e siècle, à l'époque de son intégration au palais de justice, le dôme d'origine a été remplacé par la toiture actuelle plus disgracieuse, les fenêtres ont été agrandies et une cheminée a défiguré le bâtiment.

L'intérieur de la chapelle conserve une belle fresque dégagée en 1934, copie d'un tableau de jean Boucher, qui représente l'Adoration des Mages [22]. Elle date du XVII° siècle : c'est une copie d'un tableau de Jean Boucher, peintre de Bourges, célèbre sous le règne de Louis XIII.

La fresque intérieure de 1630, redécouverte sous l'enduit en 1934 [23], représente l'adoration des mages. À l'intérieur, fresque de 1630 représentant l'adoration des mages. Dévastée pendant la Révolution, elle a été longtemps abandonnée et la chapelle qui est devenue la salle du tribunal n'a jamais été consacrée.

À la suite de la réforme de la carte judiciaire le tribunal d'instance fermait le 31 décembre 2009 et le Conseil Général propriétaire de l'édifice n'a pas souhaité le conserver [24]. L'ensemble (tribunal et chapelle) de 750 mètres carrés a été vendu en juillet 2012 pour la somme de 200 000 euros. Les nouveaux propriétaires ayant le projet de le louer a des particuliers pour des fêtes, des soirées et réceptions ou à des associations qui voudraient organiser des animations [25].

L'édifice est classée monument historique depuis le 26 avril 1927.

  • Église Saint-André :
Article détaillé : Église Saint-André de Joigny.
  • Église Saint-Jean :
Article détaillé : Église Saint-Jean de Joigny.
  • Église Saint-Thibault
Article détaillé : église Saint-Thibault de Joigny.

Personnalités liées à la ville [modifier]

Personnalités culturelles [modifier]

Personnalités politiques [modifier]

  • Philippe Monin, homme politique français, né à Joigny le 13 avril 1906 et décédé le 11 juillet 1971 à Paris, député et secrétaire d'État.
  • Philippe Auberger (RPR-UMP), maire de 1977 à 2008, député de 1987 à 2007. Nommé par Jean-Louis Debré au Conseil de la politique monétaire de la Banque de France.

Culture [modifier]

Histoire d'un vignoble [modifier]

Le port au vin et l'Yonne en crue en 1910

Dans la vallée de l'Yonne, la vigne est une culture déjà connue à l'époque de la conquête romaine puisque le cépage qui a été principalement longtemps utilisé est le « franc noir » qui résulte d'une fécondation entre deux variétés cultivées au Moyen Âge et introduites par les Romains : le pinot et le gouais blanc.

C'est en 1082 que l'on trouve les premiers écrits faisant état d'une vigne à Joigny près de l'église Saint-Thibault. La qualité de ce vin lui vaut d'être servi à la table des rois de France[28].

En 1731 un article du Mercure de France tout en les classant dans les vins de champagne explique par l'exposition des vins de la côte Saint-Jacques que ceux-ci sont meilleurs que ceux d'Auxerre.

Il y a toujours eu une grande rivalité entre les vins d'Auxerre et ceux de Joigny mais elle est devenue très vive en 1732 à la suite d'un article, dans le Mercure de France de février 1731 qui disait que les vins de Joigny sont supérieurs à ceux d'Auxerre à cause de leur exposition et de leur grande profondeur de terre. Ce qui déclencha la « bataille des vins » de l'Yonne. Dans le Mercure de septembre 1732 un écrivain d’Auxerre répondit que s'il suffisait d'avoir du soleil pour avoir du bon raisin il suffirait d'enlever les feuilles du dessus et que toutes les collines de Joigny n'étaient pas tournées vers le midi donc que tout le vin ne pouvait pas être bon. Pour lui les habitants de joigny renient tout ce qui est au-delà de leur pont. Il affirme que les vins de Joigny qui viennent de la France ne seront pas aussi bon que ceux d'Auxerre qui viennent de la Bourgogne. Il conclut en disant qu'on peut jeter du vin d’Auxerre sur celui de Joigny pour l'améliorer mais pas l'inverse

En 1805, les vins rouges de Joigny sont réputés pour leur "qualité apéritive et balsamique". Ils ne surchargent ni ne travaillent l'estomac, ne procurent pas "d'ivresses longues ni dangereuses", permettent d'"accélérer particulièrement l'action des reins et de la vessie" et ceux qui le boivent pur ne sont ni sujets à la goutte ni à la pierre[29].

En 1807, la revue L'Épicurien français distingue parmi les vins de Joigny la côte saint-Jacques qui « semble avoir retenu un goût de pierre à fusil des cailloux du milieu desquels s'élèvent les ceps qui le fournissent ». Au XIXe siècle, la côte saint-Jacques était le principal cru des vins de la ville de Joigny, cultivé sur 49 hectares, cette appellation comprenait la côte saint-Jacques, le haut de Saint-Jacques, les Ronces, la Croix-Guémard, le Muscadet. Le sol est calcaire mêlé de silex et d'argile dans la partie haute et de carbonate de chaux dans la partie basse. Les 2/3 du cépage sont du Vérot mousseux, le reste du Pineaux (ou pinot) noir et blanc, de la Houche cendrée ou pineau gris avec de l'Épicier et du Plant de roi. Dans la première moitié du XIXe siècle le vignoble produisait 25 hectolitres par hectare, mais du fait de la concurrence et de la baisse des prix les propriétaires ont cherché à améliorer la productivité en abandonnant les pineaux et en utilisant des engrais afin de produire jusqu'à 75 hectolitres par hectare et de ne fabriquer plus que des vins gris qui se gardent moins bien mais se vendent mieux à Paris.

En 1866, A Jullien décrit les vins qui viennent du pinot comme « légers, délicats et fin » avec de la « sève et un peu de bouquet »; par contre les vins issus de vignes peuplées de plants communs sont plus colorés mais moins fins « mais encore de bonne qualité ». Les meilleurs crus de 3e classe se nomment Saint-Thibault, aux poules, Vaux-Larnoult, les Chambugles, les Clos, les Chauffours, les Mignottes, les Madeleines. Chantepuce et sonnerosse pour des vins ordinaires de deuxième qualité. Les jaucheroys, les Gueurées, la Chaume-au-Baril, la Voie-Blanche, les Chaillos, le Petit-Tuot pour les vins ordinaires de troisième qualité[30].

À l'Exposition universelle de 1867 les "Côte Saint-Jacques de joigny : le Dupuis-Lermat de 1865, le virgile-Bouret de 1861, le J-B Ablan de 1861 ont obtenu une mention honorable.

Le premier cas de phylloxera est apparu pour la première fois dans la basse vallée de l'Yonne à Michery le 18 juin 1886.

Comte de Joigny pair de France et de Champagne [modifier]

Jusqu'en 1790 l'histoire de Joigny est marquée par ses 34 comtes issus de 9 dynasties différentes dont :

  • Fromond Ier de Sens, comte de Sens vers 914 - 951, premier comte souverain héréditaire de Sens
  • Renard Ier de Sens dit le Vieux, comte de Sens, vers 937 - 996, il fit bâtir le château fort pour la défense du pays
  • Alix de Sens, vers 980 - 1029, fille du précédent et femme de Geoffroy Ier de Joigny dit le vieux, comte de Joigny, sire de Joinville (Joinville (Haute-Marne)) et mère de Geoffroy II.
  • Mantfride fille d'Alix, elle donne le comté à son époux ...
  • 996 ... Geoffroy de Ferreol : premier pair des comtes de champagne, il fonde le prieuré Notre Dame de Joigny en 1080.
  • 1042 Geoffroy II succède à son père Geofroy de Ferreol.
  • Etienne de Vaux (1043) (marié à Mantfride. Il fit bâtir le château de Joinville.
  • 1055 Geoffroy III dit le jeune : fils d'Alix et d'Etienne de Vaux, comte de Joigny sire de Joinville.
  • 1080 : Geoffroy IV : fils d'Alix et d'Etienne de Vaux, il fonde le prieuré de Notre-Dame
  • 1100 : Renaud III : fils de Geoffroy IV. Décédé en 1139.
  • 1145 Gui : fils de Renaud III. Il fit une croisade avec Louis VII de France en 1147. Il se fit enterré dans le prieuré de Joigny qu'il a fait bâtir.
  • Renaud IV : frère du précédent qu'il accompagne en croisade et meurt en 1179.
  • 1179 Guillaume Ier : (fils de Renaud IV) 1177-1221) fonde en 1209 le prieuré de l'enfourchure et enterré à l'Abbaye de Dilo. Il partit en croisade en 1190 avec Philippe II de France.
  • 1219 Pierre Ier : fils ainé de Guillaume
  • Guillaume II : (frère cadet du précédent) fit remise du droit de Mainmorte au habitants en 1221 (le confirma en en totalité 1238. Il est mort le 20 juin 1255)
  • Guillaume III : succède à son père Guillaume II. Il tenta de revenir sur les chartes d'affranchissement. Sa veuve fonde en 1301 la chartreuse du Val Profonde
  • Jean Ier : succède à son père Guillaume III. Il est mort en Italie en 1283.
  • Jean II : succède à son père Jean Ier. Il confirme les franchises et les fait confirmer par Philippe le bel. Il mari sa fille Jeanne avec Charles de Valois frère du roi Philippe VI de France. Inhumé en 1324 au prieuré de Joigny.
  • La comtesse Jeanne : sans enfant elle est la dernière de la lignée. Elle crée en 1330 l’hôpital de Tous-les-Saint ou elle fut enterrée le 21 novembre 1336.
  • Simon de Sainte croix le neveu de la comtesse Jeanne vend le comté à ...
  • ... 1337 Charles de Valois (veuf de Jeanne) qui avant d’être tué le 26 août 1346 à la bataille de Crécy échange le comté de Joigny avec ...
  • ... Jean Ier de Noyers tué en 1361 à la bataille de Brignais.
  • 1361 Miles de Noyers (fils de Jean) Fait prisonnier à la bataille de Poitiers les habitants paient sa rançon. Il confirme en 1368 les chartes d'affranchissement. Mort le 20 octobre 1376 il est enterré à l’hôpital.
  • 1376 Jean II de Noyers (fils de Miles) : il meut brulé en 1393.
  • 1393 Louis de Noyers : frère de Jean II de Noyers.
  • 1409 Marguerite de Noyers (sœur des précédents) apporte le comté en dot à Guy de la Trémoille
  • Guy de la Trémoille
  • 1438 Louis de la Trémoille : mort sans enfants
  • 1464 Charles de Chalon 1464-1485 : fils de Jean Chalon et de Jeanne de la Trémouille
  • 1485 Charlotte de Chalon (la fille du précédent) épouse Adrien de Sainte-Maure qui devient comte de Nesle et de Joigny
  • Jean de Sainte-Maure (fils des précédents)
  • 1526 Louis de Sainte-Maure (fils des précédents)
  • 1572 Charles de Sainte-Maure (fils des précédents) Mort en 1576 à l'âge de 6 ans.
  • 1576 Jean de Laval Loué (cousin germain du précédent). Mort à paris le 20 septembre 1578.
  • 1578 Guy de Laval (fils du précédent) Contre l'avis des habitants il prit le parti de la Ligue. Il meut à la bataille d'Ivry.
  • 1590 Gabrielle et Anne de Laval (Sœurs du précédent)
  • 15 décembre 1603 Pierre de Gondi (évêque de Paris) 1533-1616 achète le comté à Gabrielle dont le fils est tué lors d'un duel. Pierre de Gondi fonde le couvent des capucins.
  • 1611 Philippe-Emmanuel de Gondi 1580-1662 (neveu du précédent), il entre au service de Henri IV de France et Louis XIII de France comme général des galères.
  • 1626 Pierre de Gondi, duc de Retz (1602-1676)(fils du précédent)
  • Paule-Marguerite Françoise de Gondi 1676-1734 (fille du précédent) épouse François Emmanuel de Créquis qui meurt en 1681
  • 22 avril 1734 : Paule Marguerite sans héritier abandonne ses droits à François de Neufville de Villeroy, pair et maréchal de France.

Événements sportifs [modifier]

Le 11 juillet 2007, la ville maillotine fut l'hôte de l'arrivée de la quatrième étape du Tour de France 2007, commencée 193 km plus au nord, depuis la commune de Villers-Cotterêts. Elle a vu gagner le Norvégien Thor Hushovd lors d'un sprint exaltant devant l'Hôtel de ville, en 4 h 37 min 47 s.

La ville a aussi accueilli l'Équipe de France de football lors de son match à Auxerre face à la Géorgie comptant pour les éliminatoires de l'Euro 2008. Ils ont dormi dans l'hôtel de la Rive gauche pendant deux jours.

Plus récemment, Joigny et la côte Saint-Jacques ont accueillis tour à tour les équipes du Real Madrid, du Milan AC et de l'Ajax Amsterdam, équipes affrontant l'AJ Auxerre lors de la phase de poule de la Ligue des champions de l'UEFA 2010/2011.

Jumelages [modifier]

Joigny est jumelée avec 6 villes  :

Héraldique [modifier]

Article détaillé : Armorial des communes de l'Yonne.
Blason de Joigny

D'azur à la ville en perspective d'argent mouvant de la pointe, les bâtiments girouettés et ajourés du même, essorés de gueules, maçonnés de sable, la porte ouverte du champ et dans cette ouverture un maillet d'or, le manche en haut.

Photos des monuments [modifier]

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Dictionnaire universel d'histoire et de géographie, Marie Nicolas Bouillet, 1847
  2. a et b Histoire de la ville et du comté de Joigny, A Challe, Les éditions du bastion, 1987
  3. Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, volume 16, Perriquet et rouillé imprimeur, Auxerre, 1876
  4. Association Culturelle et d'Etudes de Joigny http://www.acejoigny.com/histoire/fleury/chapitre4.pdf
  5. Lettres de Monsieur LeBeuf, capitaine de la milice bourgeoise de Joigny, Mercure de France, 1739
  6. Société des Sciences Historiques et Naturelles de l'Yonne, Volume 16, Perriquet et rouillé imprimeur, Auxerre, 1876
  7. Histoire généalogique et héraldique des pairs De France, chevalier de Courcelles, Imprimerie Moreau, Paris, 1824
  8. François Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la chronologie des familles nobles de France, ..., tome VIII, 1774, consultable http://books.google.fr/books?id=8I5YAAAAMAAJ&pg=PA240&lpg=PA240&dq=Prieur%C3%A9+de+Joigny&source=bl&ots=nmgDW_K8cr&sig=zWM40hCzntVkpm745hOnooXWaYo&hl=fr&ei=l1noTY75KI25hAfa9-SWAQ&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=7&ved=0CDsQ6AEwBg#v=onepage&q=Prieur%C3%A9%20de%20Joigny&f=false
  9. http://www.ville-joigny.fr/fic_bdd/pdf_fr_fichier/1285152339_Dossier_de_presse_Week-end_medieval_Joigny_-_Laroche.pdf
  10. Histoire de la ville et du comté de Joigny, A Challe, Les éditions du bastion, 1987
  11. Tableau d'une léproserie en 1336, Saint-Denis-de-Léchères, au diocèse de Sens pat Le Grand Léon, Bibliothèque de l'école des chartes, 1900, tome 61. pp. 459-516.
  12. Épisodes de l'histoire du XVe siècle aux pays sénonais et gâtinais et au comté de Joigny, Maximilien Quantin
  13. Archives départementales de l'Yonne, Maximilien Quantin, Ch Gallo imprimeur, 1868
  14. Annuaire de l'Yonne, 1896
  15. Annuaire de l'Yonne, 1896
  16. http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2008-07-24/carte-militaire-joigny-perd-son-centre-geographique/920/0/262493
  17. http://www.usinenouvelle.com/article/stypen-arrete-sa-production-a-joigny-dans-l-yonne.135950
  18. http://www.ville-joigny.fr/
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  21. a, b, c et d [PDF]Site du BIVB, page sur le Bourgogne côte saint-jacques, consulté le 27 mars 2012
  22. L'yonne républicaine du 15 septembre 2012
  23. Frédérique Pasdeloup et Marc Labouret, J'ouvrirai vos tombeaux, Imprimerie Fostier, 2012
  24. http://www.lyonne.fr/yonne/actualite/departement/yonne-local/2011/01/05/pas-de-projets-en-instance-pour-l-ancien-tribunal-de-joigny-1114159.html
  25. http://www.lyonne.fr/yonne/actualite/pays/centre-yonne/2012/06/14/un-retraite-dijonnais-rachete-les-deux-tribunaux-fermes-depuis-la-reforme-de-la-carte-judiciaire-1193956.html
  26. Société généalogique de l'Yonne - Site consulté le 25 décembre 2012 http://www.sgyonne.org/canroycf.php
  27. Épisode de la vie de saint Vincent de Paul à Joigny, Maximilien Quantin, 15 Pages
  28. L'Été dans l'Yonne, N°137, 14 juin 2007, page 103
  29. Dictionnaire universel de commerce, banque, manufactures, douanes, pêche, navigation marchande,Éditions Buisson, 1805
  30. Topographie de tous les vignobles connus, A Jullien, librairie d'agriculture et d'horticulture, Paris 1866

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