Puisaye (région naturelle)
| Puisaye | |
Château de Saint-Fargeau |
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| Pays | France |
|---|---|
| Région française | Bourgogne, Centre |
| Département français | Yonne, Nièvre, Loiret |
| Arrondissement français | Auxerre, Cosne-Cours-sur-Loire, |
| Canton français | Bléneau, Briare, Charny, Châtillon-Coligny, Cosne-Cours-sur-Loire-Nord, Gien,Saint-Amand-en-Puisaye, Saint-Fargeau, Saint-Sauveur-en-Puisaye, Toucy |
| Ville(s) principale(s) | Gien, Briare, Toucy, Saint-Fargeau, Saint-Sauveur-en-Puisaye, Saint-Amand-en-Puisaye |
| Géologie | argileux |
| Production(s) | poterie, élevage |
| Région(s) naturelle(s) voisine(s) |
Forterre, Gâtinais, Pays-Fort, Donziais, forêt d'Orléans, Sologne |
| Pays (div. territoriale) | Pays de Puisaye-Forterre, Syndicat mixte du Pays du Giennois |
| Classement | Natura 2000, ZNIEFF |
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La Puisaye [pɥizɛ][1] (ou Puissaie) est une région naturelle française située aux confins de l'Orléanais, du Nivernais et de la Bourgogne. Cette région se nomme indifféremment Puisaye ou Poyaude et ses habitants sont des Puisayens ou des Poyaudins.
Sommaire |
Géographie [modifier]
L'image traditionnelle de la Puisaye est celle d'une région de plateaux humides et verdoyants où les nombreuses forêts de feuillus abritent de grands étangs.
Limites territoriales [modifier]
Région qui ne répond à aucune circonscription administrative ou religieuse, actuelle ou passée, la Puisaye a cependant été décrite et délimitée dans plusieurs coutumes[2], atlas[3],[4] et études[5],[B 1]. Les limites qui y sont décrites sont, au sud (dans la Nièvre), une ligne suivant Saint-Vérain, Dampierre-sous-Bouhy, Treigny, Sainte-Colombe-sur-Loing, Sougères ; à l'Est, Fontenoy, Lalande jusqu'à l'Ouanne et Toucy ; à l'Ouest, « entre Briare et Cosne, elle commence à trois ou quatre kilomètres du fleuve »[B 2] soit Arquian, Thou, Dammarie-en-Puisaye, Batilly-en-Puisaye (dans le Loiret). La limite nord court de Toucy, Grandchamp, Champignelles, Le Charme, Rogny-les-Sept-Écluses, entre Yonne et Loiret.
Le canton de Charny dans l'Yonne comprenant Saint-Martin-sur-Ouanne, comme Parly, sont cependant souvent également cités comme faisant partie de la Puisaye, dans les ouvrages postérieurs à 1945[6].
La région agricole de Puisaye [modifier]
En 1946, le ministère de l'agriculture découpe le territoire national en régions agricoles. Ces circonscriptions regroupent des communes formant une zone d'agriculture homogène[7]. La Puisaye constitue l'une de ces régions. Elle regroupe depuis lors 73 communes de l'Yonne, du Loiret et de la Nièvre [8] :
Voies de communication et transports [modifier]
La région est traversée par la route départementale 965 reliant Auxerre au Nord-Est à la vallée de la Loire au Sud-Ouest via Toucy et Saint-Fargeau. Elle est située entre les autoroutes A6 au Nord-Est (sortie 20) et A77 au Sud-Ouest (sorties 20, 21 et 22)[9].
Elle est aussi traversée par la Route Buissonnière portée à cet endroit par la RD 950 (ex-RN 450).
La ligne ferroviaire Triguères - Surgy, déclassée de Charny à Surgy, est utilisée par le train touristique de Puisaye entre Villiers-Saint-Benoît et Fontenoy[10].
Climat [modifier]
Le climat est semi-continental. Les hivers sont souvent froids et humides. Il n'est pas rare de voir de la neige tenir au sol durant plusieurs jours. Sur les plateaux, des congères peuvent se former. Les printemps sont relativement doux et les étés souvent chauds et orageux. La chaleur estivale peut toutefois être tempérée par des vents d'ouest. Les 4 saisons sont bien marquées et les pluies fréquentes ainsi que les sols argileux sont favorables aux cultures et aux pâturages.
Géologie [modifier]
Les contrastes sont marqués entre le centre et le Nord dont le sous-sol crayeux permet la culture et le Sud-Est et l'Est installés sur les sables et les argiles du crétacé inférieur qui présentent un paysage de bocage.
Le grès ferrugineux est également une caractéristique géologique de la Puisaye, qui se retrouve dans l'habitat traditionnel.
Hydrographie [modifier]
La Puisaye est située à cheval sur les bassins versants de la Loire et de la Seine[F 1].
Plusieurs rivières traversent la région. Le Loing[C 1], affluent de la Seine en rive gauche, prend sa source à Sainte-Colombe-sur-Loing. L'Ouanne[C 2], un affluent du Loing, le Branlin[C 3], un affluent de l'Ouanne et l'Agréau[C 4], un affluent du Branlin, traversent également le territoire[9].
La Puisaye comprend aussi des mares et des étangs tels que ceux de la Grande-Rue, des Blondeaux, de la Tuilerie, de la Cahauderie, de la Gazonne, Lélu, de Potieux, de Moutiers, de Charmoy, de Guédelon, de Chassin et des Barres[9].
Le lac du Bourdon d'une superficie de 2,2 km² constitue une réserve naturelle et une base de loisirs[11].
Toponymie [modifier]
Le nom de « Puisaye » aurait une origine celtique (« Poy » pour pays humide et « saga » pour forêt), avant de devenir « Poiseia » ou « Puseio » au XIIe siècle et enfin « Puisoye » pour finir « Puisaye ».
On recense les variations suivantes du nom : Poiseia, Puseio, Puseia, Pulegia, Puseya, Pusaya, Puteacia, Podiaceia, Posoye, Puisoye[B 3].
Histoire [modifier]
Préhistoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Aux temps de la Gaule celtique, la région était sous la domination de la tribu gauloise des Sénons[12]. Il semble qu'à l'époque de la conquête romaine durant la Guerre des Gaules, la région était une forêt[F 2].
Moyen Âge [modifier]
Les premières traces de l'existence de Saint-Fargeau, datent du VIIe siècle dans le testament de Vigile d'Auxerre alors évêque d'Auxerre[F 3].
En 841 s'est tenue la bataille de Fontenoy-en-Puisaye.
La région semble s'être maintenue à l'écart de l'organisation féodale jusqu'au Xe siècle[F 4]. Héribert Ier, fils naturel d'Hugues Capet, fait construire les châteaux de Saint-Fargeau et de Toucy, symboles de l'avènement de la féodalité dans la région[F 5].
Au XIe siècle, les fiefs s'organisent, plusieurs châteaux sont édifiés. Les moines de l'abbaye voisine de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire viennent dans la région pour y bâtir un monastère à Villiers-Saint-Benoît[F 6]. Les premiers établissements agricoles sont fondés par des religieux, ils permettent de structurer le territoire et de créer des foyers de peuplement[F 7].
Temps modernes [modifier]
En 1789, l'abolition des privilèges est proclamée au nom du peuple par les révolutionnaires qui imposent alors le partage des biens communaux (prés, mais aussi bois). Ceci encourage de nombreux riverains à se servir anarchiquement dans ce qui reste des anciennes forêts ; restes qui sont selon les rapports des préfets de départements de l'époque très rapidement surexploités, dévastées, et parfois brûlées pour en revendre la cendre comme engrais, quand on n’y prend pas également l’humus pour le mette sur les champs. Les paysans vont en nombre se servir en forêt au point qu’il serait dangereux de s'y opposer explique le préfet de l’Ariège.
Le député (et membre du comité d'agriculture) Jean-Baptiste Rougier de La Bergerie relaye alors vainement auprès de l’Assemblée les vives réclamations[13] remontées par les administrateurs de presque tous les départements concernant les effets dramatiques du déboisement, sur l’agriculture, le régime des eaux, l'érosion, le climat et la santé, ou sur l’Économie. Tous les rapports prédisent une grave crise sociale, agricole, économique et dirions nous aujourd’hui « écologique » si rien n’est fait pour stopper l’arasement et le défrichement anarchique des bois et forêts
En 1804 Le préfet de l'Yonne, M. de la Bergie, comme la plupart de ses collègues des autres départements[14] alerte le ministre de l'intérieur et le gouvernement quant aux effets dévastateurs du défrichement, y compris dans la Puisaye (ici nommée Puissaie)
- « Ce département (L'Yonne) est peut-être celui qui offre les plus tristes effets de la destruction des bois, et contre lequel viennent s'évanouir les fatales assurances données, que l'intérêt privé suffit pour la conservation des bois; le centre très montueux, ou mamelonné (du département), est entièrement dégarni de bois et même d'arbres ; il ne possède plus que des bois taillis à ses extrémités; il n'y a plus de futaie, même dans la Puissaie, qui en était si riche autrefois. Cependant les vignobles de l'Yonne sont immenses, et le mode de leur culture exige une grande consommation de bois pour les échalas et pour les tonneaux (…) Dans la partie du sud, les sécheresses sont extrêmes, des villages considérables en sont réduits à faire des trajets de deux à trois lieues pour aller chercher de l'eau. A Courson, à sept lieues du chef-lieu, des vieillards ont vu deux moulins sur le ruisseau d'une fontaine qui ne coule plus qu'en hiver, tous les bois circonvoisins ayant été défrichés. Les belles fontaines de Bruges, qui autrefois ravivaient constamment la rivière de l'Yonne, donnent à peine des eaux par trois bouches, sur onze qu'elles avaient il y a moins d'un siècle. Sur d'autres points, les ruisseaux ne sont que des torrents »[14].
Le paludisme, alors très présent, disparait de la région à la fin du XIXe siècle[15].
Histoire administrative [modifier]
Circonscriptions administratives et fiscales [modifier]
L'hypothèse de la Puisaye héritière d'un second municipe de la cité d'Auxerre existant au Ve siècle a été envisagée, mais sans éléments décisifs.
Au Moyen Âge, la Puisaye est partagée entre le pagus senonicus et le pagus autissiodorensis. Le nom de Pusceia apparaît comme région naturelle[B 4].
En 1285, les seigneurs de Saint-Fargeau s'intitulent seigneurs de Puisaye[B 3].
Sous l'Ancien Régime, la Puisaye dépend des bailliages de Gien, Montargis (Rogny, Bléneau, Dammarie, Saint-Fargeau, Mézilles), Orléans, Auxerre (Saint-Sauveur, Toucy, Saint-Amand, Arquian, Bouhy, Treigny), Troyes, Sens, Nevers (Saint-Vérain). et des élections de Gien (Saint-Fargeau, Saint-Amand, Bouhy, Toucy), Tonnerre (Parly), Montargis (Rogny), Joigny (Charny), Clamecy (Saint-Sauveur) et La Charité (Saint-Vérain).
Saint-Fargeau est le siège d'un grenier à sel, dont le ressort déborde sur la région naturelle de Forterre mais ne comprend pas l'Ouest de la Puisaye, ni Treigny ni Toucy[B 5].
Bléneau, Saint-Fargeau et Toucy constituent le comté de Saint-Fargeau, qui ne recouvre donc qu'une partie de la Puisaye.
Il a existé un arrondissement de Saint-Fargeau créé par les édits de juin 1787[B 6], il fut supprimé lors de la création des départements.
Circonscriptions religieuses [modifier]
La Puisaye relève historiquement presque entièrement du diocèse d'Auxerre jusqu'à la Révolution française. Le Nord de la région, à partir de Dracy, Champcevrais et Rogny, relève de l'évêché de Sens.
Il existait un archidiaconé de Puisaye au moins depuis 1249[B 7]. Celui-ci était subdivisé en deux archiprêtrés de Puisaye et de Saint-Bris, au moins dès 1382[B 5]. L'archiprêtré dit de Puisaye ne comprend ni Toucy, ni Fontenoy.
Économie [modifier]
La Puisaye a été dans l'Antiquité une région métallurgique et minières par la production de fer brut en bas-fourneaux, comme l'attestent les quelque 2 500 ferriers, amas de résidus et de scories issus de la réduction du minerai de fer en bas-fourneaux formant du monticule grand comme un terrain de ping-pong, jusqu'à la butte de plus de 15 m de haut et grande comme plusieurs dizaines de terrains de football. On peut les observer notamment à Lavau, Tannerre, Mézilles, Toucy, Dracy, Saint-Fargeau, Saint-Martin des Champs, La Villotte, Villiers Saint-Benoît, Grandchamp, Treigny, Fontaines, Septfonds, Villeneuve-les-Genêts, Arquian, Saint-Amand, Faverelles. Leur datation s'échelonne du Second Âge du fer à la fin du Bas-Empire principalement.[réf. nécessaire]
Pays fermé d'élevage et de pâtures, la Puisaye a été très longtemps pauvre et isolée. L'habitat y était très dispersé. Les ressources naturelles expliquent deux activités liées qui ont marqué l'histoire économique du pays de Puisaye : l'exploitation du bois et la poterie, celle-ci étant grande consommatrice de celui-là.
La poterie a été une véritable industrie avec des usines jusqu'au milieu du XXe siècle. Elle est encore vivante grâce à la présence de nombreux céramistes potiers, notamment à Saint-Amand-en-Puisaye et Bonny-sur-Loire au travers de productions artistiques ou artisanales[16].
Administration [modifier]
Arrondissements [modifier]
La Puisaye se situe à cheval sur les arrondissements d'Auxerre, de Cosne-Cours-sur-Loire, et de Montargis.
Cantons [modifier]
La Puisaye est située totalement ou partiellement sur le territoire de dix cantons : cinq cantons du département de l'Yonne (Bléneau, Charny, Saint-Fargeau, Saint-Sauveur-en-Puisaye et Toucy), deux cantons du département de la Nièvre (Saint-Amand-en-Puisaye et la partie Est du canton de Cosne-Cours-sur-Loire-Nord) et trois cantons du département du Loiret (Briare, la partie Nord-Est du canton de Gien et la partie Sud du canton de Châtillon-Coligny).
Intercommunalités [modifier]
Administrativement, en 1995, suite à la loi Pasqua d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire[17], il a été créé un Pays de Puisaye-Forterre[E 1] associant 69 communes de ces deux territoires des départements de l'Yonne et de la Nièvre situés en région Bourgogne, excluant de facto les communes du Loiret, dépendant de la région Centre, et appartenant au syndicat mixte du Pays du Giennois.Toucy est la ville d'appui du Pays.
Plusieurs communautés de communes ont été constituées sur le territoire, il s'agit des communautés de communes de Puisaye nivernaise[E 2], de Saint-Sauveur-en-Puisaye[E 3], de la Puisaye Fargeaulaise[E 2].
Culture et patrimoine [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
Plusieurs monuments édifiés sur le territoire de la Puisaye sont totalement ou partiellement inscrits ou classés à l'inventaire des Monuments historiques :
- à Saint-Fargeau : le château classé le 5 mai 1949[A 1], la tour de l'horloge classée le 12 septembre 1923[A 2], l'église Saint-Ferréol classée le 13 avril 1907[A 3], l'église de Ronchères classée le 16 juillet 1984[A 4], l'église de Septfonds inscrite le 21 septembre 1983[A 5], l'église de Saint-Martin-des-Champs inscrite le 5 mai 1926[A 6] ;
- à Toucy : l'église fortifiée Saint-Pierre
- à Treigny : le château de Ratilly inscrit le 3 octobre 1983[A 7], l'église Saint-Symphorien classée le 15 juin 1939[A 8] ;
- à Moutiers-en-Puisaye : l'église classée en 1862[A 9] et le four à poterie de la Bâtisse inscrit le 23 décembre 1985[A 10] ;
- à Saint-Amand-en-Puisaye : l'église Saint-Amand classée le 27 août 1975[A 11], le château classé le 28 novembre 1991[A 12].
Parmi les sites touristiques, peuvent être cités :
- à Treigny : le chantier médiéval de Guédelon qui exploite le grès ferrugineux in situ pour construire un château fort avec les méthodes et les connaissances du XIIIe siècle[18]. Le parc naturel de Boutissaint permet d'observer des animaux (cerfs, chevreuils, sangliers...) évoluant en semi-liberté dans un parc de 400 hectares[19].
Patrimoine naturel [modifier]
Plusieurs forêts ou bois sont composent le paysage de la région : les forêts de Merry-Vaux, Dracy et les bois du Beau-Buisson, de Thou, de Bailly, Fort, du Parc, de la Lande, de Beauregard, des Malcouronnes[9].
Cinq zones de la Puisaye sont classées « zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique » (ZNIEFF) :
- La zone du lac du Bourdon, dit réservoir du Bourdon d'une superficie de 400 hectares environ s'étend sur le territoire des communes de Moutiers-en-Puisaye et de Saint-Fargeau, il possède un intérêt ornithologique (migration, reproduction et hivernage) et floristique au travers de quelques espèces (Cicendia filiformis, Droséra intermédiaire, Lobélie brûlante, Salicaire commune, Baldellia ranunculoides, Carex acuta et Juncus bulbosus)[20] ;
- La zone dite des étangs, bocage, landes et forêts de Puisaye au sud du Loing d'une superficie de 23 100 hectares environ s'étend sur le territoire des communes d'Arquian, Batilly-en-Puisaye, Bléneau, Breteau, Champoulet, Dammarie-en-Puisaye, Escrignelles, Faverelles, Feins-en-Gâtinais, Lavau, Moutiers-en-Puisaye, Ouzouer-sur-Trézée, Rogny-les-Sept-Écluses, Saint-Amand-en-Puisaye, Sainte-Colombe-sur-Loing, Saint-Fargeau, Saint-Martin-des-Champs, Saint-Privé, Thou, et Treigny[21] ;
- La zone dite des étangs bocages landes et forêts de Puisaye entre Loing et Branlin d'une superficie de 11 700 hectares environ s'étend sur le territoire des communes de Bléneau, Champcevrais, Champignelles, Mézilles, Moutiers-en-Puisaye, Saint-Fargeau, Saint-Martin-des-Champs, Saint-Privé, Saints, Saint-Sauveur-en-Puisaye, Tannerre-en-Puisaye et Villeneuve-les-Genêts[22] ;
- La zone dite de la vallée du Loing d'une superficie de 2 000 hectares environ s'étend sur le territoire des communes de Bléneau, Moutiers-en-Puisaye, Rogny-les-Sept-Écluses, Sainte-Colombe-sur-Loing, Saint-Fargeau, Saint-Martin-des-Champs, Saint-Privé, Saint-Sauveur-en-Puisaye[23] ;
- La zone dite de la Puisaye nivernaise d'une superficie de 11 400 hectares environ s'étend sur le territoire des communes d'Alligny-Cosne, Annay, Arquian, Bitry, Bouhy, Celle-sur-Loire, Ciez, Cosne-Cours-sur-Loire, Dampierre-sous-Bouhy, Donzy, Myennes, Neuvy-sur-Loire, Perroy, Saint-Loup et Saint-Verain[24].
Trois zones sont classées dans le réseau Natura 2000. Les deux premières constituent des haltes migratoires pour les oiseaux :
- La zone étangs de la Puisaye d'une superficie de 400 hectares environ est exclusivement située dans le Loiret principalement sur le territoire des communes d'Escrignelles, Breteau et Champoulet. Cette zone humide héberge notamment les espèces végétales Gratiole officinale, littorelle, Utriculaire, gentiane des marais et Hottonie des marais[D 1]
- La zone étangs oligotrophes à littorelles de Puisaye, à bordures paratourbeuses et landes d'une superficie de 500 hectares environ est exclusivement située dans l'Yonne en quatre zones distinctes (Bléneau, Moutiers-en-Puisaye, Saint-Martin-des-Champs et Treigny). On y trouve notamment les espèces végétales lobélie brûlante, littorelle à une fleur, élatine à six étamines, flûteau fausse-renoncule, boulette d'eau, sphaignes, les Orchis incarnat ou à fleurs lâches, Œnanthe à feuilles de fenouil, Ajonc nain ou Bruyère cendrée[D 2].
- Une zone de 93 hectares, essentiellement forestière (chênes, hêtres et aulnes notamment) est située sur le territoire de la commune de Treigny et baptisée landes et gâtines de Puisaye. Elle présente un intérêt botanique en hébergeant des espèces telles qu’Erica tetralix, Ajonc nain, Spiranthe d'automne, Hydrocotyle vulgaris, Genêt d'Angleterre, Germandrée scorodoine, Drosera à feuilles rondes. La lucane cerf-volant ou les espèces de chauves-souris telles que le Grand murin ou le Vespertilion à oreilles échancrées vivent également sur le site[D 3].
Patrimoine culturel [modifier]
- Musée du grès à Saint-Amand-en-Puisaye[25]
- Musée d'art et d'histoire de Puisaye à Villiers-Saint-Benoît[26]
Gastronomie [modifier]
Population et société [modifier]
Langue régionale [modifier]
Le Poyaudin est un parler régional proche du Gâtinais.
Personnalités liées à la région [modifier]
Plusieurs personnalités sont liées à la région :
- Anne Marie Louise d'Orléans dite La Grande Mademoiselle (1627-1693) séjourna au château de Saint-Fargeau ;
- Jules Mazarin, (1602-1661), diplomate, cardinal, principal ministre de Louis XIII et Louis XIV, acheta le duché de Nevers et la seigneurie de Puisaye en 1659
- André Jean Baptiste Robineau-Desvoidy (1799-1857), médecin, entomologiste et géologue français, est né à Saint-Sauveur-en-Puisaye ;
- Pierre Larousse (1817-1875), pédagogue, encyclopédiste, lexicographe et éditeur français, est né à Toucy ;
- Jean-Joseph Carriès (1855-1894), sculpteur, potier et miniaturiste, installa un atelier à Saint-Amand-en-Puisaye ;
- Sidonie-Gabrielle Colette dite Colette (1873-1954), romancière française, est né à Saint-Sauveur-en-Puisaye ;
- Xavier Deniau, haut fonctionnaire et homme politique français né en 1923, a été maire d'Escrignelles ;
- Jean d'Ormesson, académicien, homme de lettres, romancier et chroniqueur français né en 1925, a passé son enfance au château de Saint-Fargeau ;
- Élodie Frégé, chanteuse et actrice française née en 1982 à Cosne-Cours-sur-Loire.
Manifestation [modifier]
Les Estivales en Puisaye constituent un festival de musique classique qui se tient chaque année en août[27].
Médias [modifier]
Une édition locale du journal de la presse quotidienne régionale, L'Yonne républicaine du groupe Centre-France, couvre la Puisaye[28].
En 1999, la Puisaye fut le cadre d'un documentaire d'Andrew Orr et Pierre Bourgeois sur le monde rural diffusé par la chaîne de télévision Arte[29].
Voir aussi [modifier]
- Géographie de l'Yonne, de la Nièvre et du Loiret.
- Pays de Puisaye-Forterre
Bibliographie [modifier]
- Alain Bataille, Pascal Dibié, Jean-Pierre Fontaine, Jean-Charles Guillaume, Jean-Paul Moreau, Ferdinand Pavy, Line Storka, Gérard Taverdet, Yonne, Paris, Éditions Bonneton, coll. « Encyclopédies régionales », 1992 (ISBN 2-86253-124-3)
- Bénigne Defarges, La Puisaye : son terroir, son histoire, Presses monastiques, 1977, 131 p.
- Gustave Goujon, La Puisaye : essai de définition d'une région naturelle du bassin de Paris, Paris, Delagrave, coll. « Revue de géographie annuelle », 1911, 148 p.
- Xavier Lauprêtre, Bernard Lecomte, Il était une fois la Puisaye-Forterre, Paris, Editions de Bourgogne, 2009 réed. , GED Archives, 2001 (ISBN 9782910396480)
- Gabriel de Rubercy, En Puisaye. La Dague et l'épée. Combat de Bléneau. La Chasse royale à Saint-Fargeau. La Puisaye, origines et vieux usages, Orléans, Imprimerie de Paul Girardot, 1890, 93 p. [lire en ligne]
- Gérard Savéan, La Puisaye : oiseaux, mammifères, amphibiens, reptiles, orchidées, G. Saveau, 1990, 155 p. (ISBN 9782950447005)
Lien externe [modifier]
Notes et références [modifier]
- Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
- Coutumes de Lorris, de Montargis, de Saint-Fargeau, du pays de Puisaye, de Châtillon-sur-Loing, de Sancerre, de Gien, de Nemours, de Château-Landon et autres lieux, Montargis : J. Bobin, 1758.
- Atlas des paysages de la Puisaye, Direction départementale de l'équipement de l'Yonne, 1999
- Carte du Gâtinais et du Sénonais, éditée en 1544 par J. Boisseau, citée par Gabriel de Rubercy, in « Puisaye, origines et vieux usages », Orléans : imprimerie de P. Girardot, 1890.
- La Puisaye, origines et vieux usages, par Gabriel de Rubercy, Orléans : imprimerie de P. Girardot, 1890.
- La Puisaye, étude démographique et économique. Institut d'économie régionale Bourgogne-Franche-Comté, Dijon, 1966.
- définition des régions agricoles sur agreste.gouv.fr
- La liste des communes de la région agricole en téléchargement
- Carte routière sur ViaMichelin, sur www.viamichelin.fr, Michelin, 2010. Consulté le 25 décembre 2010
- Site officiel du train touristique de Puisaye, sur www.train-de-puisaye.com. Consulté le 25 décembre 2010
- Présentation du lac du Bourdon, sur www.ville-saint-fargeau.fr, Commune de Saint-Fargeau. Consulté le 25 décembre 2010
- Bertrand Debatty, Les limites de la cité gallo-romaine des Sénons, 2004, p. 85-94.
- Nombre de ces documents ont été réunis par Rougier de la Bergerie dans son ouvrage « Des Forêts de la France » publié en 1817 (voir page 73 pour les plaintes envoyés au gouvernement révolutionnaire, et p 96 pour les rapport envoyés à la Convention de 1793 à 1794
- Becquerel (Antoine César, M.), Mémoire sur les forêts et leur influence climatérique (exemplaire numérisé par Google) ; 1865 voire pages 43 et suivantes
- Louis-Henri Roché, Les maladies qui se transforment et les maladies qui s'en vont : le paludisme en Puisaye. Mémoire lu à l'Académie de médecine, Auxerre, A. Gallot, 2 mai 1899, 14 p. [lire en ligne (page consultée le 25 décembre 2010)]
- Grès de Puisaye. Consulté le 24 décembre 2010
- La loi de 1995 fut modifiée par la loi Voynet d'orientation pour l'aménagement et le développement durable du territoire en 1999.
- Site officiel du chantier médiéval de Guédelon, sur http://www.guedelon.fr. Consulté le 24 décembre 2010
- Site officiel du parc naturel de Boutissaint, sur www.boutissaint.com. Consulté le 24 décembre 2010
- ZNIEFF 260014949 - Lac du Bourdon sur le site de l’INPN.
- ZNIEFF 260014944 - Étangs, bocage, landes et forêts de Puisaye au sud du Loing sur le site de l’INPN.
- ZNIEFF 260014941 - Étangs bocages landes et forêts de Puisaye entre Loing et Branlin sur le site de l’INPN.
- ZNIEFF 260015443 - Vallée du Loing sur le site de l’INPN.
- ZNIEFF 260015463 - Puisaye nivernaise sur le site de l’INPN.
- Musée du grès à Saint-Amand-en-Puisaye, sur www.cg58.fr, Conseil général de la Nièvre. Consulté le 11 février 2010
- Villiers-Saint-Benoit, Musée d'Art et d'Histoire de Puisaye, sur www.musees-bourgogne.org, Association du personnel scientifique des musées de Bourgogne. Consulté le 11 février 2010
- Site officiel du festival Estivales en Puisaye, sur www.estivalesenpuisaye.com. Consulté le 25 décembre 2010
- L'Yonne républicaine, édition locale, Puisaye, sur www.lyonne.fr, Groupe Centre France. Consulté le 25 décembre 2010
- Fiche programme : Forte est la terre, sur www.artepro.com, Arte, 1999. Consulté le 24 décembre 2010
- Le patrimoine de la région sur la base Mérimée du Ministère de la Culture :
- Le château de Saint-Fargeau
- La tour de l'horloge
- L'église de Saint-Ferréol
- L'église de Ronchères
- L'église de Septfonds
- L'église de Saint-Martin-des-Champs
- Le château de Ratilly
- L'église Saint-Symphorien
- L'église de Moutiers-en-Puisaye
- Le four à poterie de la Bâtisse
- L'église Saint-Amand
- Le château de Saint-Amand
- G. Goujon (voir bibliographie) :
- p.?
- p.1
- p.9
- p.7
- p.3 et 5
- p.2
- p.4
- Gabriel de Rubercy, 3e partie, La Puisaye, origines et vieux usages (voir bibliographie) :
- p.4
- p.2
- p.6
- p.8
- p.8 et 9
- p.9
- p.9 et 10
- Les cours d'eau sur le site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre) de l'Office international de l'eau :
- Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Loing (F4--0200) ». Consulté le 13 mai 2012
- Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Ouanne (F41-0400) ». Consulté le 13 mai 2012
- Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Branlin (F4140600) ». Consulté le 13 mai 2012
- Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Agreau (F4147000) ». Consulté le 13 mai 2012
- Les sites du réseau Natura 2000 sur natura2000.ecologie.gouv.fr :
- Sites officiels des administrations :
- Pays de Puisaye-Forterre, sur www.puisaye-forterre.com. Consulté le 25 décembre 2010
- Communauté de communes de la Puisaye Fargeaulaise, sur www.ccpf.fr. Consulté le 25 décembre 2010
- Communauté de communes de Saint-Sauveur-en-Puisaye, sur www.cc-stsauveur.fr. Consulté le 25 décembre 2010