Figoun

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Ligurian language in France.jpg

Le terme figoun désigne les personnes et parlers originaires de l'extrême ouest de la Ligurie (l'actuelle province d'Imperia) venus en Provence aux XVe et XVIe siècles pour repeupler des villages victimes de la peste ou de la guerre civile : Mouans-Sartoux, Biot et Vallauris (aux environs d'Antibes), ainsi que Mons et Escragnolles (à l'ouest de Grasse)[1],[2].

Selon Frédéric Mistral, le nom proviendrait du hameau de Figounia, dans l'actuelle province d'Imperia[3],[4].

Ce sont essentiellement des bergers des Alpes-Maritimes qui transhumaient sur la côte qui ont ainsi nommé les Ligures « maritimes » et ceux qui parlent les dialectes ligures de la côte ou de la montagne.

L'origine du mot figoun remonte probablement au Moyen Âge et se référerait aux vendeurs itinérants de figues sèches, fruit qui abonde dans la région et remplaçait, chez les pauvres, le sucre et le miel. Comme tous les itinérants, les vendeurs itinérants de figues sèches étaient peu appréciés ; le terme figoun est de ce fait plutôt péjoratif.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Un poème en figoun, E due bessoune, a été publié [5]] en 1899.
  • extrait d'un probable lexique manuscrit figoun-français retrouvé dans les archives du château de Beauregard à Mons(Var) et identifié par Fiorenzo Toso [6] comme ayant des similitudes avec un patois ancien de la région nord de Gênes (XVIIe)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Sénequier, "Les patois de Biot, Vallauris, Mons et Escragnolles", Annales de la Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes, VI, 1879, p. 357
  2. Jules Ronjat, Grammaire istorique des parlers provençaux modernes, Montpellier, 1930-1941, p. 24
  3. Frédéric Mistral, "Figoun", Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français : embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne, p. 1131
  4. Pierre Bec, La langue occitane, PUF, 1995
  5. "E due bessoune, chanson en patois figon, par Rebuffel Pons, cultivateur à Escragnolles", Annales de la Société des lettres, sciences et arts des Alpes-Maritimes, XVI, 1899, p. 301
  6. Toso, Fiorenzo : Da Monaco a Gibralterra : storia e culture da villagi et città-statto genovesi verso occidente, Le Mani Ed., Genova, 2004, ISBN 978-88-8012-282-1
  7. M. Royon, Les séchoirs solaires à figues en Provence, Revue du Centre archéologique du Var, 2007, Toulon, p. 166-168.
  8. M. Royon, Les graïssiers (gréissiés) de Mons-en-Provence, Pierre sèche varoise, 2008-X, p. 3-7.

Liens externes[modifier | modifier le code]