Camp de Canjuers

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Camp de Canjuers
Image illustrative de l'article Camp de Canjuers
Insigne du camp militaire de Canjuers (Var)

Lieu Canjuers
Type d’ouvrage Camp militaire
Utilisation De 1970 à nos jours
Ouvert au public Non
Appartient à Ministère de la Défense (France)
Contrôlé par Armée de terre (France)
Effectifs 2 500
Trivia Plus grand champ de tir d'Europe occidentale
Coordonnées 43° 38′ 49″ N 6° 27′ 56″ E / 43.646945, 6.465497 ()43° 38′ 49″ Nord 6° 27′ 56″ Est / 43.646945, 6.465497 ()  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Camp de Canjuers

Géolocalisation sur la carte : Var

(Voir situation sur carte : Var)
Camp de Canjuers

Le Camp de Canjuers[1],[2] et son polygone de tir sont des terrains militaires de l'Armée de terre française situés dans le Var, France.

Créé en 1970, avec ses 35 000 ha de terrain, dont 14 hectares de camp bâti, le camp de Canjuers est le plus grand champ de tir d'Europe occidentale. Déjà partiellement utilisé entre les deux guerres, il sert actuellement à l'instruction aux unités françaises et étrangères avec 2 500 personnes permanentes et 10 000 hôtes par an. On y tire 75 000 obus, 1 000 missiles et 1 600 000 projectiles de tous calibres en 330 journées de tir par an. En plus des bâtiments spécialisés, cinq aires de bivouac et des fermes aménagées confèrent une capacité de logement de 5 600 places pour 100 000 hôtes de passage par an. Il est particulièrement destiné à l'entraînement au tir (missiles, artillerie, hélicoptères, chars, etc.) Il est d'ailleurs le seul champ de tir en France permettant les tirs d'exercice de lance-roquettes multiples (LRM).

Le mât aux couleurs est une sculpture monumentale de 20 mètres de hauteur réalisée par le sculpteur Marino Di Teana. En acier Corten, pesant 20 tonnes, il fut édifié à la suite d'un concours 1 %, en collaboration avec l'architecte Louis Schneider.

Sommaire

Préambule en forme d'avertissement[modifier | modifier le code]

Matériels déclassé sur le camp de Canjuers en 2012. AMX AuF1 au premier plan et AMX-30 au second.
Priorité aux engins lourds
  • Le camp de Canjuers et son polygone de tir sont des terrains militaires dont l'entrée est contrôlée et strictement interdite ;
  • Le danger est réel malgré la précision des tirs (chars, missiles sol-sol ou air-sol, fantassins) et aussi du fait de la persistance d'engins non explosés ;
  • Les restes d'engins explosés, non encore décontaminés ou non éliminés présentent un risque de toxicité variable selon leur nature ;
  • Le camp est actif tous les jours de la semaine ;
  • Le risque incendie y est majeur dès le début de l'été, aggravé en périodes de sécheresse, persistant toute l'année[3] ;
  • Le survol aérien est interdit, sauf les jours d'inactivité et du Grand Prix automobile de Monaco : (la portée verticale maximum des tirs des chars est de 16 km) ;
  • Le Droit militaire s'y applique en plus du Droit civil, et sans minoration de ce dernier (circulation, faune, flore, forêts...) ;
  • Le camp est ouvert localement pour les pèlerinages aux habitants des villages dont le terrain a été concédé par l'État, et pour la commémoration annuelle de la Résistance au Clos d'Espargon à laquelle les enfants des écoles participent ;
  • Cependant, la circulation automobile est autorisée sur les deux voies nord-sud qui le traversent (avec interdiction de quitter la route). Il est de l'intérêt de tous d'y respecter la priorité, la courtoisie et la compréhension, particulièrement au niveau des croisements avec les routes ou pistes de travail (gros engins).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le camp de Canjuers est situé sur le massif karstique des Préalpes du sud, à une altitude moyenne de 900 mètres, dominé à l'est par la montagne de Lachens, à l'ouest par le Margès, et bordé au nord par le Verdon.

  • L'Artuby, affluent du Verdon, circonscrit une enclave au centre-nord limitée le plus souvent par des gorges difficiles à franchir.
  • La Nartuby prend sa source sous le Camp bâti et file vers le sud pour rejoindre l'Argens.

Historique du camp[modifier | modifier le code]

La résistance[modifier | modifier le code]

Une centaine de maquisards ont évolué dans le secteur du Malay, y formant le camp Lafayette (SAP), et furent surtout actifs lors du débarquement de Provence, lors des parachutages nocturnes qui portaient les noms de code suivants[4],[5],[6] :

  • César : (sud-est de Brovès) 1 succès, 5 échecs. « L'omelette brunit sur le feu » et « La carpe pond des œufs »
  • Cicéron : (sud-est de Comps) 2 succès, 8 échecs. « Aucune femme n'est curieuse » et « Les plombs ont sauté »
  • Prisonnier (Mons-Brovès) 3 succès, 2 échecs. « Le salut est bien militaire » et « Les gravures sont archivées »
  • sabotage du pont entre Comps et Vérignon,
  • 1943 : les FTP (4e compagnie de Provence) évoluent au Malay puis se retranchent sur Draguignan,
  • le 2 août 1944, la Wehrmacht monte une expédition contre le maquis Malay sans résultats, sauf les granges et les maisons brûlées
  • un autre maquis se trouvait dans le secteur du Grand Margès : l'avion abattu dans le secteur de Mocrouis-Coreiasse n'a jamais été retrouvé.
  • les maquis du Malay : maquis Vallier, FTP, section atterrissages-parachutages ou SAP, du camp Lafayette[7].
Cérémonie du transfert à Mons de la Stèle du Malaye qui se trouvait auparavant dans le Camp, au col de la Glacière
Mons Resistance-1.jpg
Mons Resistance 4.jpg
Mons Resistance 2.JPG
Mons Resistance 3.jpg
Cérémonie annuelle du Clos d'Espargon (Camp de Canjuers) La stèle avant son déplacement Le drapeau du SAP camp Lafayette

Le pays, avant le camp[modifier | modifier le code]

Quatorze communes concernées :

  • 1 032 propriétaires de terrain reconnus, 104 non identifiés,
  • 300 habitants résidents, dont 70 à Brovès
  • 270 habitations recensées,
  • 19 700 moutons
  • 7 444 chèvres,
  • 51 bovins,

Les expropriations[modifier | modifier le code]

Superficie de l'emprise militaire : 34 652 ha répartis sur :

Composition :

  • landes et parcours : 19 138 ha, soit 55 %,
  • bois : 13 668 ha, soit 39 %
  • terres cultivables : 1 654 ha soit 6 %

Acquisition :

  • à l'amiable  : 29 954 ha
  • par décision judiciaire : 2 953 ha
  • déjà propriété de l’État : 1 742 ha

Total des acquisitions : 65 000 000 FRF

  • département : forêts et voiries : 6 650 000 FRF
  • transfert de Brovès : 2 500 000 FRF
  • expropriations judiciaires : 5 570 000 FRF

Indemnités moyennes : 1 738 FRF/ha : ce prix moyen de rachat a été plutôt bien accepté, seules douze des 108 exploitations se sont réinstallées. Ce sont les chasseurs qui ont résisté le plus longtemps et le plus bruyamment.

Création[modifier | modifier le code]

  • 1950 : délimitation d'un champ de tir (Canjuers-Est)[8]
  • 1955 : mise en étude d'un projet de 35 000 ha
  • 1962 : lancement du projet
  • 1963 : 28 avril : Pompidou déclare à Toulon : « tout est signé pour Canjuers »
  • 1964 : 14 Septembre déclaration d'utilité publique
  • 1969 : début des travaux, création de la 40e compagnie de camp
  • 1970 : début des travaux du camp bâti
  • 1971 : création du 61e bataillon mixte de génie Légion (61e BMGL)
  • 1972 : création du 40e groupement de camp
  • 1973 : arrivée du CPCIT
  • 1974 : fin des expropriations
  • 1976 : installation de l'École d'application de l'artillerie à Draguignan et du 60e RA à Canjuers

Construction[modifier | modifier le code]

Camp de Canjuers : Site de Lagne
Stèle du 3e Génie au sommet du Malaye

Devant l'ampleur de la tâche, les moyens de la Légion (la compagnie de Pionniers de la Légion Étrangère du 1er régiment étranger) et du Génie (CTL 5/2 (Compagnie de Travaux Lourds) du 150e bataillon de travaux lourds du 5e régiment du génie de Versailles, et 306e compagnie du 7e Génie d'Avignon), sont regroupés en un seul corps, le 61e BMGL (bataillon mixte de génie légion), créé le 1er janvier 1971.

  • 6 000 000 m³ de terrassements ;
  • 8 000 000 m³ de matériaux transportés ;
  • 4 000 000 m³ de matériaux concassés ;
  • 110 km de routes, dont le « périphérique » ;
  • 400 km de pistes ;
  • 50 passages bétonnés pour chars ;
  • 4 aires de bivouac.

Commandants successifs[modifier | modifier le code]

  • 1969-1973 : Col. Billon
  • 1974-1978 : Col. Sirvent
  • 1978-1981 : Col. Taithe
  • 1981-1984 : Col. Ritz
  • 1984-1987 : Col. Antoine
  • 1987-1991 : Col. Nicolaï
  • 1991-1993 : Col. André
  • 1993-1995 : Col. Mounier
  • 1995-1998 : Col. Rommelaère
  • 1998-2000 : Col. Mariotti
  • 2000-2001 : Col. Baldechi
  • 2001-2003 : Col. Barnier
  • 2003-2005 : Col. Boilletot
  • 2005-2008 : Col. Ducros
  • 2008- 2010 : Col. Bruchon
  • 2010- 2012 : Col. Fenon
  • 2012- aujourd'hui :Col. Collot

Patrimoine bâti hérité[modifier | modifier le code]

La politique du camp a toujours été de protéger le patrimoine que l'État lui a concédé. Cela va même plus loin que la seule protection, cela passe par l'entretien, la réparation, la mise en valeur et le respect de l'environnement. Seule la petite chapelle de la Barre, dans le petit Plan, a été détruite[9],[10],[11],[12].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Silex, outils en pierre taillée, pierre polie[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites de taille de silex ont été localisés autour de la Barre (entre les Grand et Petit Plan), et de la carrière des Bessons[13].

Tumulus, dolmens et tombes en blocs[modifier | modifier le code]

  • Avaye,
  • Saint-Marcellin,
  • Devenset,
  • Le Matelot,
  • Varjon,
  • la Douraisse (nord Duou) : tombe à crémation.

Habitats fortifiés[modifier | modifier le code]

Ils sont souvent baptisés à tort du vocable latin « oppidum » qui leur est très postérieur. On ne dispose d'aucune source sur ces constructions qui représentent un des premiers stades dans l'évolution depuis le simple enclos à animaux vers la ferme fortifiée, le castrum, le château… On observe fréquemment jusqu'à trois lignes de défense concentriques et parfois des structures d'habitation au centre. Ces constructions hébergeaient hommes et animaux. Elles sont toujours situées sur des sites avec une vue très étendue. Guébhard et Gobbi ont décrit des regroupements de plusieurs habitats distants, plus ou moins éloignés d'un habitat central plus grand et plus défendu.

  • Aisse (sommet + castrum),
  • Ambourrée (sommet),
  • Beausoleil (sommet, triple),
  • Bigue,
  • Cadenières,
  • Chanay (sommet, triple),
  • Chodouin (sommet),
  • Durbec (+castrum),
  • Faou N (sommet),
  • Fourches (éperon barré),
  • Goranne (sommet ?),
  • Lagne (sommet),
  • Loup,
  • Magnan,
  • Malbousquet (éperon barré triple)
  • Pierron (sommet)
  • Sardon (sommet),
  • Saint-Bayon,
  • Tour (éperon barré),
  • Ubac des Fourches (sommet)
  • Villars (de pente)

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Espérel

Époques récente et actuelle[modifier | modifier le code]

Villages ou hameaux abandonnés[modifier | modifier le code]

Les villages de la Chardan, la Douraisse, Guent, Saint-Bayon, Sauvechane furent construits après la destruction de Comps lors des guerres pour la succession de la reine Jeanne en Provence (1382-1386) entre les partisans de Charles Duras et ceux de Louis Ier d'Anjou[14].

Brovès XIVe, XVe[modifier | modifier le code]

Exproprié à la création du camp en 1972[15]. Peuplé très tôt du fait d'une source autrefois abondante, mais peu de traces écrites.

  • Seigneurs de Brovès :
    • Les Bérenguier et Pontévès :
      • Guillaume premier de Provence distribua les terres contiguës à ses compagnons d'armes.
      • en 1300 est attesté un Bérenguier, seigneur de Bargème, Brovès et Comps.
      • vers 1574, les Bérenguier vendent leur seigneurerie à Balthazar de Rafaelis pour 9 622 écus.
    • Les Raphaelis : La famille prospéra jusqu'à la Révolution ...
Évolution démographique
1733 1831 1856 1866 1872 1876 1881 1886 1891
300 283 326 298 293 286 286 294 246
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
225 216 212 185 165 149 129 114 109
1972 1992 - - - - - - -
85 0 - - - - - - -


Estelle[modifier | modifier le code]
  • 1263 : appartenait à la viguerie de Draguignan et à l'évêché de Riez,
  • 1270 : appartenait à Rimbaud d'Estelle,
  • 1315 : 24 feux, 1471 aucun,
  • vers 1460 : la seigneurie appartenait à Jean I de Raimondis, seigneur d'Eoulx de Trigance et d'Estelle et était partagée avec Barthélémy de Demandolx.
  • 1471 : l'affouagement montre que le village est inhabité.
  • 1621 : Barthélémy établit une verrerie, déplacée à Clumes en 1661 (2 km au sud) : la peste a fait fuir les habitants vers le château.
  • 1687 : Barthélémy, dernier seigneur de Trigance et d'Estelle meurt.
Saint-Bayon XVIe[modifier | modifier le code]
  • Contemporain de Brovès.
    • 1392 : les habitants sont comptés avec ceux de Comps chassés de chez eux ; on les surnommait les « pieds gelés »,
    • 1720 : lors de la peste, c'était le poste de contrôle de la route de Comps.
    • Chapelle Saint-Jacques le Mineur (ruines),
Esperel[modifier | modifier le code]

Hameau au nord de Montferrat[16].

Lagne[modifier | modifier le code]

Le château de Lagne détruit en 1992 (Hospitaliers de St-Jean de Jérusalem),

Hameau de la Barre[modifier | modifier le code]

À la limite des Grand et petit-Plan.

Site des Blaches Ouest[modifier | modifier le code]

Très peu de traces.

Hameau de Chardan[modifier | modifier le code]
Hameau de la Colle[modifier | modifier le code]
  • au nord de Brovès
    • 1811 = 14 habitants
    • 1856 = 35
    • 1950 = 1 famille
Hameau de Guent[modifier | modifier le code]
Hameau de Saint-Marcellin[modifier | modifier le code]
Hameau de Sauvechane[modifier | modifier le code]

Châteaux[modifier | modifier le code]

  • Le Casernet ?
  • Le Castellas,
  • Duchesse,
  • Lagne (détruit)

La légende de Lagne : Saint Izarn, de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille est de passage à Lagne, une métairie d'Ampus où un seigneur des environs, Adalard, multipliait ses exactions. Il le convoque à sa table et lui fait moult reproches. Adalrd continue, mais pris soudainement de violentes douleurs, fait vœu d'entrer en religion s'il guérit. Se croyant à l'article de la mort, il se résigne pour le bonheur de tous à tenir parole.

  • La Magdeleine (vestiges de fortifications)
  • Saint-Marcellin : (à la famille Brignon jusqu'en 1972)
    • voie romaine à proximité ??
    • source (1811) et réseau d'irrigation (tomates, distillation de la lavande 1950).

Architecture religieuse : Églises, Chapelles et oratoires[modifier | modifier le code]

Saint-Romain XIIe-XIIIe[modifier | modifier le code]
  • Citée dans le Cartulaire de Lérins,
  • Serait une des plus anciennes chapelles de France (comme Saint-Hirse, plus au nord).
  • Très nombreuses marques de tâcherons (60).
Saint-Christophe XIIIe[modifier | modifier le code]

Dans la plaine de Brovès, au pied du Castrum de San-Peyre. Réseau souterrain de drainage.

Saint-Marcellin XIIIe?[modifier | modifier le code]
Notre-Dame, du Devenset[modifier | modifier le code]
  • Au sud de Comps, encore appelée de la « galine grasse » en raison du pèlerinage annuel le premier dimanche de septembre, avec une bénédiction des voitures, et suivi d'un repas communal avec poule au menu (symbole de la fertilité).
Saint-Jacques, de Saint-Bayon[modifier | modifier le code]

Autre édifice proche, dédié à Saint-Joseph,

Sainte-Trinité, de Chardan[modifier | modifier le code]
La Barre[modifier | modifier le code]

Chapelle très délabrée

Saint-Martin, de Seillans XVIIe[modifier | modifier le code]
Oratoires[modifier | modifier le code]

Les oratoires jalonnaient les itinéraires de pèlerinage : ils étaient en général au nombre de douze par itinéraire. À Bauduen, pour mémoire, ce sont douze oratoires qui ont été engloutis dans le lac de barrage de Sainte-Croix en 1975[18],[19]

Bastides[modifier | modifier le code]

Les bastides étaient de grandes fermes permettant de vivre en autarcie dans ces lieux arides, elles disposaient au moins d'un puits ou d'une citerne et d'un four à pain. on en dénombrait trente-deux, certaines sont encore utilisées temporairement par les bergers ou chasseurs. Leur nom persiste sous forme de toponyme.

À la bastide de la Médecine, à l'ouest du Grand-Plan, la mère Bousquet, une guérisseuse y officiait. On y glisse encore des pièces nuitamment pour conjurer le mauvais sort.

Fermes[modifier | modifier le code]

On dénombe quarante-cinq fermes (bastides de moindre importance) plus ou moins ruinées, certaines sont réutilisées plus ou moins temporairement.

  • Le Villars

Constructions en pierre sèche[modifier | modifier le code]

Le Camp de Canjuers est un remarquable conservatoire des constructions en pierre sèche dans le Var[20].

Cabanes en pierre sèche[modifier | modifier le code]
Aiguiers et citernes[modifier | modifier le code]

Les aiguiers sont des cabanes dont le toit, fait de pierres mises sur chant, recouvre une citerne. Leur fonction était double : récupération de l'eau de pluie et stockage de cette dernière dans la citerne[21].

Traditionnellement, les aiguiers étaient recouverts de glaïeuls pour protéger le toit du soleil. Dans le cas présent, il existe de nombreux remaniements : les pierres ont été hourdées, le toit a été couvert de briques.

Puits couverts[modifier | modifier le code]
Glacières[modifier | modifier le code]
Aires de battage[modifier | modifier le code]

Les aires de battage étaient des surfaces encaladées (dallées de pierres sur champ) destinées au battage du grain.

  • Lagne.
  • Bastide du bois de Gourdon.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Son sol et son sous-sol marqués par les colonisations humaines et animales les plus lointaines n'ont pas fini de livrer leurs richesses aux scientifiques[22]. Le respect des normes et des règlements imposés par les ministères, la coopération étroite avec l'ONF et les chercheurs, la présence d'une société de chasse préservent l'environnement des atteintes de la vie moderne.

Fossiles[modifier | modifier le code]

  • Font de Marcel,
  • La Grange,
  • Jas de Dérinde,
  • Le Malay,
  • Roucasson… : ammonites, bélemnites, criocères[23],[24],[25],[26],[27].

Grottes, avens, dolines, pertes et résurgences[modifier | modifier le code]

  • Il existe un très grand nombre de « trous » sur le camp de Canjuers, le plus souvent des avens (soixante), dont plusieurs présentent un intérêt archéologique ou anthropologique. Ils représentent cependant un réel danger pour les chars.
  • Les résurgences, elles, sont dispersées tout autour du plateau, souvent hors du camp[28],[29].
  • Aven du col d'Aïsse
  • Grand aven (-285 mètres)
  • Trou des Corneilles
  • Aven de la forêt de Daou
  • Aven du Clos de Fayoun
  • Aven Mariat
  • Aven de la Nouguière
  • Aven du plande l'Ormeau
  • Aven de Roumégas
  • Aven de Sardon Hiesse

Flore[modifier | modifier le code]

Cultures[modifier | modifier le code]

  • Lavande : 1 hectare de culture produisait cinq tonnes de lavande, soit 3 250 000 FRF (avant la création du camp)[30],[31].
  • Truffes (rabasses) : voir Mons

Arbres et forêts[modifier | modifier le code]

Faune[modifier | modifier le code]

Abeilles[modifier | modifier le code]

Avant l'établissement du camp, la région produisait 150 tonnes de miel et 20 tonnes de cire[32].

Chiroptères[33],[34],[35][modifier | modifier le code]

Coléoptères[36],[37][modifier | modifier le code]

  • 175 espèces de coléoptères dénombrées,

Lépidoptères[modifier | modifier le code]

  • 152 espèces de lépidoptères

Batraciens[modifier | modifier le code]

Ophidiens[modifier | modifier le code]

  • Vipère d'Orsini, très rare et très protégée[38] .

Oiseaux[modifier | modifier le code]

  • 100 espèces d'oiseaux nicheurs dénombrées.

Poissons[modifier | modifier le code]

Sylvopastoralisme[modifier | modifier le code]

Chasse[modifier | modifier le code]

Elle est limitée aux chasseurs résidant dans les communes constituantes ou limitrophes[39].

Le Loup[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Claude-Jean Giannesini, Un camp militaire : Canjuers, sous la direction du Professeur André Martel, mémoire IEP Aix en Provence, 1975 1975/2
  2. Aubert C., La politique d'installation des camps militaires : le cas particulier du polygone de tir de Canjuers, Université de Nice-Toulon, faculté de Droit (mémoire de D.E.S. d'administration des collectivités locales), 1984.)
  3. Reportage incendie sur le camp de Canjuers
  4. Le camp de Canjuers, son histoire et ses richesses, Lacoste G. (Col.), chez l'auteur, Antibes, 2007
  5. Masson V., La résistance dans le Var de 194 à 1944 A.M.U.R. Ed., et Maquis du Var, Imp. dracénoise, Draguignan
  6. Résistance dans le Var
  7. Sigles de la Résistance [PDF]
  8. Bruel Annie : de la tere et larmes, Aubéron éd., Gap, 2005 (ISBN 2-9503715-2-3)
  9. Boyer R. (Abbé) : Archéologie dans le camp militaire de Canjuers, Bull. Soc. Études Scientifiques et Archéologiques de Draguignan et du Var Tome XL, 1999-2000, Draguignan, ISSN 0153-937-X
  10. Brun J.P. : Carte archéologique de la Gaule, Le Var 83/1 et 2, Fondation Maison des Sciences de l'Homme, Paris, 1999
  11. Cru J.,Histoire des gorges du Verdon du Moyen Âge jusqu'à la Révolution, Edisub, 2001 (ISBN 2-7449-0139-3)
  12. Relevé des sites archéologiques du camp de Canjuers (lettre, C.A.V., Draguignan1979
  13. Lumley-Woodyear H. (de), Le paléolithique inférieur et moyen du midi méditerranéen dans son cadre géologique, Gallia, supp. V, CNRS ed., Paris, p.229-233
  14. Cru J., Histoire des gorges du Verdon du Moyen Âge jusqu'à la Révolution, Edisub, 2001 (ISBN 2-7449-0139-3)
  15. Brovès, lorsqu'un village disparaît - Trans en Provence, 28 mai 2011
  16. Un village médiéval disparu : Espérel (camp militaire de Canjuers), Boyer R., Désirat G., Bull. Soc. Et. de Draguignan et du Var, 1994 (36), p28-34
  17. Boyer R. (Abbé) : Marques de tacherons relevées dans le haut-Var, Bull. Soc.Et. Scient. et Archéol. de Draguignan, XXXV, 1991-92 p.59
  18. Janvier L. : Inventaire des Oratoires du Var, Amis des oratoires Ed., Aix, 1982
  19. Michel Royon, « Les Oratoires de Canjuers », ASPPSV (Association pour la sauvegarde du patrimoine en pierre sèche du var), Les Arcs, Bulletin no 10, 2008, pp. 23-24
  20. Michel Royon, « Numérisation des données actuelles de l'inventaire départemental en cours des ouvrages traditionnels en pierre sèche de la campagne varoise », ASPPSV, Les Arcs, Bulletin no 6, 2004, pp. 10-19
  21. Michel Royon, « Les citernes et puits du Grand Plan de Canjuers », ASPPSV, Les Arcs, Bulletin no 10, 2008, pp. 16-22.
  22. Canjuers et Conservatoire de Provence
  23. Atrops F., Tithonique en Provence à la lumière de la datation par ammonites du gisement de Canjuers (Var, France), Comptes rendus de l'Académie des sciences. Série 2, Mécanique, Physique, Chimie, Sciences de l'univers, Sciences de la Terre (C. r. Acad. sci., Sér. 2, Méc. phys. chim. sci. univers sci. terre), Comptes rendus de l'Académie des sciences. Série 2, Mécanique, physique, chimie, sciences de l'univers, sciences de la terre, Gauthier-Villars, Paris, 1991 (313-8) pp. 909-915.
  24. Guébhard
  25. C.N.R.S. Fossiles Canjuers
  26. Reptiles volants
  27. Musée de Toulon
  28. Spéléo-club dracénois, Compte-rendu technique sur l'exploration du gros aven de Canjuers, plan de l'aven, Olivier-Joulian Imp., Draguignan, 1960
  29. Eaux souterraines [PDF]
  30. Quertier P., et al.: Guide du naturaliste dans le Var. Libris ed.,Paris, 2002 (ISBN 2-907781-58-8)
  31. Rebuffel G., rapport de prospection botanique du 12 juin 1987, in situ
  32. Dhote F. : Les interrelations entre l'homme, l'animal et l'environnement dans le camp militaire de Canjuers (Var) Thèse, Ecole Vétérinaire, Lyon,1998
  33. Ponel Ph., Eléments pour un inventaire des coléoptères du camp de Canjuers, lab. Botanique Historique et palynologie, Fac. Sc. Marseille
  34. Chiroptères en Provence [PDF]
  35. Protection des Chiroptères [PDF]
  36. Haquart A., Inventaire des chiroptères du camp, bilan des prospections du 19 au 24 août 1995.
  37. Ponel Ph. :Aspects de la biodiversité entomologique des contreforts préalpins et des plans de Canjuers (Var) [Coleoptera] Faune de Provence (Bulletin du Conservatoire-Etudes des Écosystèmes de Provence/Alpes du Sud), 16, 1995 : 39-50
  38. Centre d'Études des Écosystèmes de Provence
  39. Société de Chasse de Canjuers

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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