Séranon

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Séranon
La chapelle Notre-Dame-de-Gratemoine.
La chapelle Notre-Dame-de-Gratemoine.
Blason de Séranon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Grasse
Canton Canton de Saint-Auban
Intercommunalité Communauté de communes des monts d'Azur
Maire
Mandat
Thierry Gueguen
2008-2014
Code postal 06750
Code commune 06134
Démographie
Gentilé Séranonnais
Population
municipale
475 hab. (2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 30″ N 6° 42′ 08″ E / 43.775, 6.7022 ()43° 46′ 30″ Nord 6° 42′ 08″ Est / 43.775, 6.7022 ()  
Altitude Min. 1 018 m – Max. 1 712 m
Superficie 23,28 km2
Localisation

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Séranon

Séranon est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Séranonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Séranon (castellis Saranonis, cité en 1060) est issu d’une base oronymique (toponyme se rapportant à la montagne) *sar-[1].

Notre-Dame-de-Gratemoine (citée comme Sancta Maria de Grade Camunne, en 1060) tire son déterminant d’un oronyme désignant une courbure, qui a ensuite été modifié par un « scribe facétieux témoignant d’un manque de respect évident envers le clergé régulier »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 6 mai 1348, Gabriel de Salvagiis était seigneur de Séranon. Ce seigneur était certainement le chambellan de la reine, qui était de la suite de la reine en Provence, en 1348[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2001 réélu en 2008[4] Thierry Gueguen UMP Conseiller général du canton de Saint-Auban

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 475 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
338 366 352 370 400 401 398 391 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
381 377 371 384 357 331 348 325 306
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
299 284 272 230 219 202 219 182 224
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
241 231 241 272 280 317 432 462 475
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-de-Gratemoine

La chapelle Notre-Dame-de-Gratemoine est située le long de la route Napoléon. C'est le vestige d'un prieuré qui relevait de l'abbaye de Lérins. Le prieuré était cité en 1060.[réf. nécessaire] De la construction romane du XIe siècle, il ne subsiste que la dernière travée de la nef. Elle devait avoir à l'origine trois travées. Les deux premières travées ont peut-être été détruites à la suite des guerres de religion : il en subsiste un pan de mur en avant de la façade du XVIIe siècle. Le cartulaire de l'abbaye de Lérins indique que le prieuré et ses dépendances lui appartenaient au XIIe siècle.[réf. nécessaire] L'abbaye les vendit en 1646 à Arnaud de Romans, seigneur de Séranon. Au XVIIIe siècle elle fut utilisée provisoirement comme église paroissiale car celle de Séranon était ruinée. L’abside est ornée de sept arcades aveugles. L’ensemble a été restaurée à la fin du XXe siècle[7].

Le Vieux Séranon est un village fortifié des XIIe et XIIIe siècles, avec le château et l'église Saint-Étienne de style gothique et datant du XVe siècle, dont il reste des ruines. Le village a été abandonné au XVIIIe siècle.

Le château de Broundet est un château campagnard dans lequel dormit pendant trois heures Napoléon Ier, le 3 mars 1815, remontant vers Paris après son débarquement à Golfe-Juan. Le château appartenait alors à Jean-Paul II de Lombard, marquis de Gourdon, maire de Grasse.

  • Chapelle Sainte-Brigitte, sur le chemin de Vieux-Séranon. Elle date du XVIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Nadège Garcia, équipe de France de VTT

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Séranon Blason D’azur au soleil non figuré d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 32
  2. Fénié & Fénié, op. cit., p. 65
  3. AD du 13, série B3f11v
  4. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  7. Robert Bailly, Chapelles de Provence : Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes, Alpes-de-Haute-Provence, Var, Vaucluse : Origines, Architecture, Croyances, Le-Coteau, Horvath, 1988, (ISBN 2-7171-0565-4), p. 61