Saint-Cézaire-sur-Siagne

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Saint-Cézaire-sur-Siagne
Vue du village en grimpant vers Callian.
Vue du village en grimpant vers Callian.
Blason de Saint-Cézaire-sur-Siagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Saint-Vallier-de-Thiey
Intercommunalité Communauté de communes des terres de Siagne
Maire
Mandat
Claude Blanc
2014-2020
Code postal 06530
Code commune 06118
Démographie
Gentilé Saint-Cézariens
Population
municipale
3 692 hab. (2011)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 38′ 59″ N 6° 47′ 37″ E / 43.6497222222, 6.7936111111143° 38′ 59″ Nord 6° 47′ 37″ Est / 43.6497222222, 6.79361111111  
Altitude Min. 95 m – Max. 771 m
Superficie 30,02 km2
Localisation

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Liens
Site web saintcezairesursiagne.fr

Saint-Cézaire-sur-Siagne est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Situé sur le rebord d'un plateau, dominant en à-pic les gorges de la Siagne, le village est l'un des villages-belvédères typiques de la région. Célèbre notamment pour ses grottes situées à 2 km, le village, autrefois fortifié, conserve de pittoresques ruelles. Ses habitants sont appelés les Saint-Cézariens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

À l’écart des grands axes, Saint-Cézaire-sur-Siagne se trouve à mi-chemin entre les plages et les stations de ski de la Côte d'Azur. Situé sur un plateau à 475 mètres d’altitude le village est protégé des vents du nord par le demi-cercle des « Préalpes de Grasse » et jouit ainsi d’un climat tempéré exceptionnel.

À vol d'oiseau, Saint-Cézaire-sur-Siagne se situe à 10,5 km à l'ouest de Grasse[1], à 20,9 km au nord-ouest de Cannes[2] et à 38,3 km à l'ouest de Nice[3].

Du centre du vieux village, la vue s’étend :

D’une superficie de 3 002 hectares, le territoire de Saint-Cézaire-sur-Siagne est limité :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 002 hectares ; l'altitude varie entre 95 et 771 mètres[4].

Saint-Cézaire-sur-Siagne s’est implantée à l’extrémité ouest du département des Alpes-Maritimes. La commune est perchée sur un éperon qui, à l’ouest, domine la vallée encaissée de la Siagne, et vers l’est et le nord rejoint les collines délimitant son territoire.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Saint-Cézaire-sur-Siagne est perchée sur un balcon de falaises verticales dominant la Siagne de plus de 300 mètres.

Climat[modifier | modifier le code]

Situé sur un plateau à 475 mètres d’altitude, le village est protégé des vents du nord par le demi-cercle des Préalpes de Grasse et jouit ainsi d’un climat tempéré exceptionnel[réf. souhaitée].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Saint-Cézaire-sur-Siagne se situe à l'ouest de Grasse au confluent des routes départementales D5 (au nord, vers Saint-Vallier-de-Thiey) et D13 (à l'est vers Grasse).

Par la route, Saint-Cézaire-sur-Siagne est à 16 km de Grasse, 32 km de Cannes et 55 km de Nice.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Grasse et l'aéroport est l'aéroport de Nice-Côte d'Azur.

Par ailleurs, le syndicat mixte des transports « Sillages » organise les transports en commun pour les habitants de Saint-Cézaire-sur-Siagne et de 25 communes voisines[5].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est principalement composée de trois parties : le plateau à 500 mètres d'altitude où se situent les habitations et les activités, les collines entourant le plateau et culminant à 772 mètres au nord, enfin le site naturel des gorges de la Siagne constitué de falaises hautes de 300 mètres.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 977, alors qu'il était de 1 680 en 1999[6].

Parmi ces logements, 73,5 % étaient des résidences principales, 20,5 % des résidences secondaires et 6,0 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 84,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 14,4 % des appartements[7].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 76,6 %, en hausse par rapport à 1999 (69,2 %)[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Des études locales faites par l’abbé Meyronnet montrent que le village était connu des Romains sous l'appellation Castrum Caesarii[Informations douteuses]. Ce sont ensuite les moines de l’abbaye de Lérins, propriétaires dès le IXe, qui modifièrent César en Césaire, à partir de l’homonymie et dans un souci d’harmonisation. Césaire, né vers 470 à Chalon-sur-Saône, était l’un des leurs, devenu évêque d’Arles en 500 et par la suite béatifié[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La découverte par Jean-Baptiste Bourguignat en 1866 d’outils (haches en pierre polie), d’ornements (bracelets et pendeloques en bronze et d’ossements humains) dans la grotte des Clapières dit aussi le Trou Camatte atteste de l’existence d’habitants à Saint-Cézaire entre le Néolithique final et l'âge du bronze.

On compte plus d'un dizaine de dolmens sur le territoire de la commune. Ils sont constitués d’une chambre (cella) et d’un couloir d’accès toujours orienté vers l’ouest. Une dalle de couverture, maintenant disparue, recouvrait la chambre et un amoncellement de pierres, dont on voit encore les traces autour du dolmen, formait le tumulus. La plupart remontent au Néolithique et à l’âge du bronze, bien des traces de réoccupations de l'âge du fer ont été identifiées, notamment au Prignon, au Puades et à la Serre Dinguilhe. Sur la commune, on trouve également des sépultures mégalithiques, généralement circulaire, formée au moins en partie de gros blocs assemblés, que l'on nomme « tombes en blocs ».

Certaines de ces tombes présentent des caractéristiques proches de celles des dolmens (tombe de Clauds ou Sargier, tombe en blocs de Mauvans sud, tombe en blocs du Prignon)[10].

Au nord de la commune, on trouve les restes de plusieurs enceintes, appelées également oppidums ou castellaras, constitués de murs plus ou moins grossiers en pierre dont le rôle était certainement de servir de refuge pour les hommes et les animaux. Des camps aux enceintes elliptiques subsistent. La plupart de ces structures sont difficilement datables en l'absence de fouilles ou de découvertes :

  • l'enceinte des Mauvans ne semble pas occupé avant la fin de l'âge du fer mais celle-ci se perpétue jusqu'à la fin de l'Antiquité tardive ;
  • le camp long est un des rares à avoir fourni des vestiges incontestables d'une occupation au Ve s. av. J.-C.[11]
  • la capelle n'est pas datée.

Antiquité[modifier | modifier le code]

D'après une tradition locale et non fondée, en 49 avant J.-C., Jules César aurait établi un poste d’observation à l'emplacement du village de Saint-Cézaire ainsi qu’une enceinte fortifiée et des granges à blé pour ravitailler troupes et populations. De cette époque daterait le pont des Gabres ou des Tuves.

Datant de la période romaine, ont été découverts des tombes, urnes, statuettes, débris de poteries, meules, pièces de monnaie, débris de canalisations et surtout un sarcophage trouvé dans un vallon au début du Ve siècle et qui, après avoir servi d’abreuvoir, est actuellement exposé dans la chapelle du cimetière, édifice roman du XIIe siècle.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Une ancienne porte de la ville.

Césaire fut abbé de Saint-Honorat avant d’être promu archevêque d’Arles au VIe siècle. Au IXe siècle, les moines de Lérins acquièrent les terres du village qui prend alors son nom définitif. Organisés en prieuré, ils poursuivent l’action des Romains : la culture, l’éducation, et les soins portés à la population. La chapelle Notre-Dame de Sardaigne, construite sans doute sur les restes d’une ancienne abbaye devient l’église du village.

Au XIIe siècle, Bérengarius de Sancti Césari, premier seigneur du village reconnaît le consulat de la ville de Grasse. Se succèderont les familles d’Esclapon puis de Villeneuve et de Grasse.

Au début du XIVe siècle, devant la menace des bandes armées, les habitants dispersés dans les hameaux préférèrent se replier sur le village en une véritable agglomération fortifiée. De cette époque, nous pouvons encore contempler les puits de la Vierge.

La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d'Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d'Anjou. Puis, Aix se soumet en octobre 1387, ce qui précipite le ralliement des carlistes, dont le seigneur de Saint-Cézaire, Romée de Villeneuve. Il obtient un « chapitre de paix » de Marie de Châtillon le 2 janvier 1388 et prête hommage à Louis II d'Anjou, âgé de dix ans[12].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Cézaire.

Au XVIe siècle, l’économie est florissante, la population augmente (plus de 500 habitants), on construit hors les murs du village médiéval. Les moulins sur la Siagne sont très actifs : blé, huile d’olive.

Le noyau actuel a conservé sa physionomie féodale. Pendant deux siècles, 500 habitants vécurent ainsi repliés avec leurs bêtes et leurs récoltes (88 maisons). De ce fait, ils s’épargnèrent les grands fléaux de l’époque : les guerres et la peste.

Au début du XVIIe siècle, fut bâti sur plan au sud-est un nouveau quartier qui relia le centre au hameau de l’église paroissiale.

Cent ans plus tard fut érigée une nouvelle église pour remplacer l’édifice roman dévolu aux Pénitents. La seigneurie de Saint-Cézaire qui appartenait en 1412 aux Villeneuve-Flayosc fut partagée en 1569 avec les De Grasse, seigneurs de Briançon jusqu’à ce qu’en 1718, leurs descendants vendent leurs parts au Grassois Antoine Cresp. Antoine Cresp acquiert les terres et après son anoblissement a le droit de rajouter à son nom celui du village et devient ainsi Cresp de Saint-Cézaire.

Lorsque la famille des Cresp s’éteignit (1819), le château fut vendu à la commune, qui y installe l'hôtel de ville.

Des troupes de tous ordres, alliées ou ennemies, y logèrent sans trop de dégâts.

Au milieu du XVIIIe siècle, la population dépasse le millier d’habitants et le cheptel compte plus de 2 000 moutons (des battues sont organisées contre les loups). Les hameaux se sont reconstitués : certains comprennent une soixantaine d’habitants.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1835, la commune compte deux moulins à papier, plusieurs moulins à farine et à huile (l’olivier constituant la principale ressource), des scieries, une carrière de marbre, une tuilerie. Elle avait également entrepris l’élevage du ver à soie.

Ancienne commune du Var, Saint-Cézaire fut rattachée aux Alpes-Maritimes en 1860.

En 1868, le maire préside à la construction du canal de la Siagne, apportant ainsi l'eau courante à la commune. Sont ensuite construits la Fontaine aux Mulets et les lavoirs, puis l'usine électrique de la Siagne en 1905[13]. Les conditions de vie des habitants changent alors très vite, mais le village garde toutefois le charme de son passé rural.

Saint-Cézaire atteint 1 500 habitants en 1885 grâce à l’immigration de montagnards. Les ressources essentielles étaient encore liées à l’agriculture : blé, vigne mais surtout l’olivier : 40 000 oliviers produisaient 100 tonnes d’huile d’olive par an.

Le début du XXe siècle connaît le développement du réseau routier ainsi que d’importantes réalisations. C’est dans les années 1930 que l’économie locale régresse : la culture des céréales est abandonnée, la cueillette des olives diminue, ainsi que celle du raisin. La population décroît, il n’y a plus que 800 habitants en 1940. Il faut se tourner vers d’autres activités.

Or, un jour par hasard, un cultivateur découvre une grotte qu’il aménage pendant plusieurs années et la fait visiter… On aménage un belvédère sur l’emplacement des « greniers de César » afin d’admirer la vallée de la Siagne. Les chapelles sont restaurées. Les résidences secondaires investissent les anciennes terres agricoles. L’hôtellerie confortée, artistes et écrivains font des séjours à Saint-Cézaire ou s’y installent. L’aventure touristique commençait…

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Lors des dernières élections municipales de 2008, le nombre d'habitants étant compris entre 2 500 et 3 499, le conseil municipal compte 23 membres[16].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.

Depuis 1935, seuls trois maires se sont succédé à Saint-Cézaire-sur-Siagne :

Liste des maires successifs depuis 1935
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1971 François Laugier    
1971 1985 Marcel Andréïs    
Juillet 1985 en cours Maxime Coullet[17] Divers droite Proviseur

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Saint-Cézaire-sur-Siagne relève du tribunal d'instance de Grasse, du tribunal de grande instance de Grasse, de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, du tribunal pour enfants de Grasse, du conseil de prud'hommes de Grasse, du tribunal de commerce de Grasse, du tribunal administratif de Nice et de la cour administrative d'appel de Marseille[18].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 29 avril 2011, Saint-Cézaire-sur-Siagne n'est jumelée avec aucune commune[19].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 692 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 099 1 006 1 086 1 332 1 216 1 318 1 098 1 278 1 486
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 461 1 417 1 414 1 399 1 319 1 296 1 227 1 256 1 208
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 207 1 240 1 043 754 680 830 689 669 677
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
715 809 1 046 1 578 2 182 2 840 3 285 3 420 3 652
2011 - - - - - - - -
3 692 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2004[21].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (27,3 %).

À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %). La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 15,6 %, 30 à 44 ans = 19,9 %, 45 à 59 ans = 20,8 %, plus de 60 ans = 22,3 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 19,2 %, 15 à 29 ans = 13,5 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 22,5 %, plus de 60 ans = 24,3 %).
Pyramide des âges à Saint-Cézaire-sur-Siagne en 2007 en pourcentage[22]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,9 
7,0 
75 à 89 ans
8,1 
15,1 
60 à 74 ans
15,3 
20,8 
45 à 59 ans
22,5 
19,9 
30 à 44 ans
20,5 
15,6 
15 à 29 ans
13,5 
21,4 
0 à 14 ans
19,2 
Pyramide des âges du département des Alpes-Maritimes en 2007 en pourcentage[23]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,3 
75 à 89 ans
12,1 
15,3 
60 à 74 ans
16,3 
19,9 
45 à 59 ans
19,6 
20,4 
30 à 44 ans
19,7 
18,0 
15 à 29 ans
15,6 
17,5 
0 à 14 ans
14,9 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Cézaire-sur-Siagne est située dans l'académie de Nice.

La ville administre une école maternelle et une école élémentaire au sein de l'« école primaire publique Saint-Cézaire[24] ».

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En mai 2011, se déroulera la première édition du « Festival du conte en Terres de Siagne ».

Début juillet, depuis 2000, les « Rencontres des lauréats de conservatoires » sont la manifestation phare de la vie culturelle du village.

Depuis 2008, l'association « Saint-Cézaire jazz festival » organise chaque année en août un festival de jazz autour de master class.

Santé[modifier | modifier le code]

Deux médecins généralistes sont installés à Saint-Cézaire. L'hôpital le plus proche est le centre hospitalier de Grasse[25].

Sports[modifier | modifier le code]

Les clubs sportifs sont nombreux à Saint-Cézaire : athlétisme, danse-country, club vélo santé et cyclotourisme, équitation, football, forme et combat, gymnastique douce, judo, karaté Do, karaté self-défense, Qi Gong, randonnées pédestres, tennis, tir à l'arc, yoga.

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Saint-Cézariens disposent de plusieurs lieux de culte catholique : l'église paroissiale Saint-Cézaire, la chapelle Saint-Saturnin au sud, la chapelle Saint Ferréol au pied du rocher de son castellaras et la chapelle Notre-Dame de Sardaigne. Saint Joel est notamment réputé pour avoir exorcisé un paysan du nom d'Alexandre. pour Ces lieux dépendent de la paroisse Sainte-Marie-des-Sources de Saint-Auban, l'une des six paroisses du doyenné du Pays de Grasse, au sein du diocèse de Nice[26].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 34 658 €, ce qui plaçait Saint-Cézaire-sur-Siagne au 6 958e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[27]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 2 317 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,2 % d'actifs dont 65,0 % ayant un emploi et 7,2 % de chômeurs[28].

On comptait 863 emplois dans la zone d'emploi, contre 442 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 528, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 56,5 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un emploi pour deux habitants actifs[29].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Saint-Cézaire-sur-Siagne comptait 369 établissements : 24 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 23 dans l'industrie, 82 dans la construction, 210 dans le commerce-transports-services divers et 30 étaient relatifs au secteur administratif[30].

En 2011, 60 entreprises ont été créées à Saint-Cézaire-sur-Siagne[31], dont 46 par des autoentrepreneurs[32].

Plusieurs entreprises spécialisées dans les parfums sont installées à Saint-Cézaire. En particulier :

  • La société d'arômes alimentaires Aromatech créée en 1987 est l’un des principaux acteurs de l’industrie des arômes alimentaires et la première société française à proposer une gamme complète d’arômes certifiés biologiques[33] ;
  • La société Club Parfum, créée en 1999 et installée à Saint-Cézaire en septembre 2008[34] ;
  • La société Diffusions aromatiques, créée le 1er septembre 2002[35] ;
  • La société française d'aromatiques Romani (SFA) créée en 1963[36].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les grottes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grottes de Saint-Cézaire.

Nées il y a six millions d'années, les grottes de Saint-Cézaire s'enfoncent à près de 40 mètres sous terre pour la partie aménagée sur un parcours d'environ 200 mètres. Leurs principales caractéristiques[13] sont un concrétionnement important et la présence d’oxyde de fer (couleur rouge).

Les mégalithes[modifier | modifier le code]

L'ensemble du site mégalithique a été découvert en 1866 par Jean-Baptiste Bourguignat. On y répertorie huit dolmens dont les plus remarquables :

Les trois autres sont les dolmens Collebasse, Le Prignon, Les Bernards[10]

Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Dolmen de la Graou 43° 39′ 05″ Nord 6° 48′ 58″ Est / 43.651516509642, 6.8161274492741 (Dolmen de la Graou) « PA00080832 » Classement 1889
Dolmen de la Graou
Dolmen de Lou Serre Dinguille à géolocaliser « PA00080833 » Classement 1889

Image manquante

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Dolmen de Colbas 1 à géolocaliser « PA00080946 » Inscription 1989

Image manquante

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Dolmen des Puades à géolocaliser « PA00080945 » Inscription 1989

Image manquante

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Dolmen de Mauvans Sud
Tombe en blocs de Mauvans Sud
à géolocaliser « PA00080947 » Inscription 1989

Image manquante

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Les monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • La chapelle Notre-Dame de Sardaigne, au cimetière du XIIe siècle, inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis le 9 décembre 1939[42].
Monument Adresse Coordonnées Notice Protection Date Illustration
Chapelle Notre-Dame-de-Sardaigne à géolocaliser « PA00080831 » Inscription 1939

Image manquante

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Construite à la fin du XIIe siècle, ce fut l'église paroissiale jusqu'en 1720. La nef unique, voûtée en berceau brisé, est divisée en trois travées et se termine par une abside en cul de four. La façade a été modifiée au XIXe siècle par la mise en place du portail actuel. L'intérieur est riche, notamment deux bustes reliquaires du XVIIe siècle (celui de saint Césaire et celui de sainte Victoire) et un sarcophage du IVe siècle découvert au début du XIXe siècle dans le quartier des vallons. La traduction de l'inscription permet de savoir que ce sarcophage contenait les cendres de Marcus Octavius Népos qui mourut le jour de ses 18 ans au moment où il allait entrer dans une école militaire. Son père Marcus Octavius Valérianus et sa mère Julia Sempronia dans leur malheur ont élevé ce monument, qui fut utilisé comme abreuvoir après sa découverte[43].

  • L’église Saint-Cézaire, construite entre 1714 et 1722. Son abside est semi-circulaire et son clocher carré ; à l'intérieur, de jolis retables.
  • La chapelle Saint-Saturnin

Les autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Le pont des Gabres ou des Tuves
  • La mairie, installée dans l'ancien château du XIVe siècle et souvent remaniée.
  • La fontaine aux Mulets
  • Les puits de la Vierge ou puits d'Amon. Ces puits creusés autour d'une source importante ont alimenté le village en eau potable jusqu'en 1870.
  • Le lavoir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Igor Markevitch (1912-1983), chef d'orchestre et compositeur, a vécu à Saint-Cézaire où il est inhumé[44].
  • Jacques Courtens (1926-1988), artiste peintre, mort à Grasse et inhumé à Saint-Cézaire.
  • Bicou Montana (1898-1977), acteur et compositeur canadien, a vécu pendant dix années à Saint-Cézaire.
  • Valenti Novich (1930-1968), défenseur des droits animaux, à lutté contre la maltraitance des brebis au milieu du XXe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Cézaire-sur-Siagne Blason D’azur aux deux lettres S et c capitales d’or surmontées d’une fleurs de lys du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvain Gagnière, Saint Cézaire (Alpes-Maritimes), Gallia Préhistoire, IV, 1961, p. 379–380.
  • Saint-Cézaire-sur-Siagne : usages, coutumes, traditions et fêtes dans un village provençal, Zelter, 1968
  • Jean Gondet, Saint-Cézaire-sur-Siagne : histoire d'un village de Provence, 1965, 120 pages
  • Frank Ricordel, Saint-Cézaire-sur-Siagne : un village et des oliviers centenaires, des grottes millénaires, 1990, 32 pages
  • Suzanne-Marie Durand, Mes amis de Saint-Cézaire, Librairie des Saints-Pères, 1956
  • H. Meyronet, Histoire civile et religieuse de Saint-Cézaire, des origines romaines à nos jours, Impr. de Rosenstiel, 1912, 106 pages

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Saint-Cézaire-sur-Siagne et Grasse », sur le site lion1906.com (consulté le 29 avril 2011).
  2. « Calcul de l'orthodromie entre Saint-Cézaire-sur-Siagne et Cannes », sur le site lion1906.com (consulté le 29 avril 2011).
  3. « Calcul de l'orthodromie entre Saint-Cézaire-sur-Siagne et Nice », sur le site lion1906.com (consulté le 29 avril 2011).
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  12. Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, no 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, p. 408 (note 33).
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  16. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  17. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  18. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et ds libertés (consulté le 16 avril 2013).
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  44. « IGOR MERKEVITCH: UN GRAND NOM DE LA MUSIQUE HONORE AUJOURD'HUI », sur le site de la mairie de Saint-Cézaire-sur-Siagne,‎ juillet 2003 (consulté le 29 avril 2011)