Luchon-Superbagnères

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Station de sports d'hiver de Luchon-Superbagnères
Vue aérienne de la station.
La station de Luchon-Superbagnères vue du GR10
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région française Midi-Pyrénées
Localité Saint-Aventin
Site web www.luchon.com
Géographie
Coordonnées 42° 46′ 04.8″ Nord 0° 34′ 37.2″ Est / 42.768, 0.577 ()  
Massif Pyrénées
Altitude 1775 m
Altitude maximum 2 256 m
Altitude minimum 1 434 m
Ski alpin
Remontées
Nombre de remontées 14
Télécabines 1
Télésièges 4
Téléskis 9
Pistes
Nombre de pistes 27
     Noires 3
     Rouges 6
     Bleues 12
     Vertes 5
Total des pistes 32 km
Installations
Nouvelles glisses
1snowpark
Ski de fond
Total des pistes 4 km
Neige artificielle
Canons 180
Superficie 60 % du domaine skiable km

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

(Voir situation sur carte : Haute-Garonne)
Luchon-Superbagnères

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Luchon-Superbagnères

La station de ski des Pyrénées de Luchon-Superbagnères est située sur la commune de Saint-Aventin dans le département de la Haute-Garonne en région Midi-Pyrénées.

Situation[modifier | modifier le code]

Accessible à partir de Bagnères-de-Luchon aussi bien par la route départementale 46 que par télécabine, la station est néanmoins située sur la commune de Saint-Aventin[1].

Plus de 80 sources sont captées dans la montagne de Superbagnères. Elles émergent à une température de 22 à 67 °C et comptent parmi les plus sulfurées et radioactives du monde. On les utilise dans le traitements des affections des voies respiratoires et des rhumatismes.

Altitude[modifier | modifier le code]

  • Luchon : 630 mètres
  • Superbagnères : 1 440 - 1 800 - 2 260 mètres

Climat[modifier | modifier le code]

Luchon-Superbagnères a le même climat que Bagnères-de-Luchon. En raison de l'altitude, les températures hivernales vont de -11 à 7 degrés et les températures estivales vont de 10 à 35 degrés. Les vents de nord amènent un ciel bleu alors que ceux de l'ouest font venir la pluie ou la neige. Parfois, les deux vents s'inversent, entraînant une zone d'instabilité et d'orage.

Histoire[modifier | modifier le code]

La station est ouverte depuis le début du XXe siècle, en bénéficiant de la vague de découverte des vertus du pyrénéisme, notamment par les Anglais. La station de cure d'air et de sports d'hiver est l'œuvre du Luchonnais Ludovic Dardenne, président du syndicat d'initiative de la ville. Il fonde dans ce but en 1911 avec Jean-Raoul Paul, la Société des Chemins de Fer et Hôtels de Montagne aux Pyrénées. La mise en chantier du chemin de fer de Luchon à Superbagnères à crémaillère débute en 1911, le Grand Hôtel quant à lui étant achevé en 1922.

Elle est d'abord accessible par un train à crémaillère, mis en service en 1912. Mais la route a raison du chemin de fer qui est arrêté définitivement en 1966. La plateforme constitue aujourd'hui encore un itinéraire possible en plus du sentier de grande randonnée GR 10 ou de la route départementale 46.

Le grand hôtel de Superbagnères a longtemps été le principal bâtiment construit au sommet. Il a souvent changé de locataire. Depuis les années 1980, de nombreux appartements ont été créés.

Le grand hôtel de Superbagnères

Équipements[modifier | modifier le code]

En 2006 la piste Record est rouverte équipée par un téléski à enrouleur et de canons à neige sur toute sa longueur.

Certains équipements ont subi d'importants dégâts suite à la tempête Xynthia en février 2010, le secteur Céciré est resté fermé jusqu'en fin de saison. L'été suivant des travaux importants ont été effectués. Le télésiège d'Arbesquens a été remplacé par un télésiège 4 places à tapis roulant. Le téléski de Sarnailles est supprimé, permettant d'élargir très nettement la piste de Sarnailles. Le télésiège du Quayrat non fonctionnel depuis des années a été retiré.

Durant l'été 2013, des travaux sont effectués pour équiper la piste de la Hount Estrete de canons à neige pour compléter l'offre sur le secteur du Céciré (investissement de 1,2 million d'euros). Toujours à l'été 2013, un canon d'avalanche pré règles par GPS est acheté pour sécuriser le domaine de haute altitude du Céciré.

Un télésiège débrayable est en projet pour assurer la liaison du lac au secteur Céciré pour la saison 2014-2015. Le changement de la télécabine est aussi en projet pour la saison 2014-2015. La rénovation complète du plateau est en projet pour un total de 40 millions d'euros.

Le grand hôtel de Superbagnères et la chapelle, vus depuis la table d'orientation

Ski de piste[modifier | modifier le code]

Ski de fond[modifier | modifier le code]

  • Des pistes de ski de fond et des itinéraires en forêt + une boucle d'initiation de 4 km.

Divers[modifier | modifier le code]

La chapelle

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Profil[modifier | modifier le code]

Depuis la station thermale de Bagnères-de-Luchon, l’ascension est longue de 18,4 km. Le début est plat et le premier raidillon apparaît au niveau de la tour de Castelvielh après 2 km. La route, souvent très rectiligne dans les premiers kilomètres, suit le cours d’eau de la Pique. Si la pente moyenne des premiers kilomètres est modérée, le profil est en fait très irrégulier avec des passages pentus mais aussi parfois des mini-descentes. Par exemple, il faut passer un court raidillon pour parvenir au carrefour avec la route des Hospices de France après 5,6 km mais celui-ci est immédiatement suivi d’une petite descente jusqu’à deux ponts à l’entrecroisement de la Lys et la Pique. Les deux kilomètres qui précèdent le carrefour de la vallée du Lys ont des pourcentages parfois sévères. C’est après 9,2 km, à mi-ascension que l’on rejoint le carrefour de la vallée du Lys. La suite de l’ascension est encore un peu plus difficile sur une route en balcon dominant le bois du Mont du Lys, très escarpé. Quelques kilomètres plus loin, il faut passer une ligne droite assez difficile au niveau du lieu-dit "La Carrière". C’est seulement dans les trois derniers kilomètres que l’on entre dans les pâturages avec une série d’épingles jusqu’au sommet. Le dernier kilomètre à partir de l’aire de repos numéro 4 est le plus difficile, avec une moyenne de 9 %. On arrive alors sur un grand parking perché à 1 800 mètres d’altitude. Sur une route assez large et visible, la descente est très rapide.

Une table d’orientation aujourd’hui dégradée à côté d’une remontée mécanique à quelques hectomètres de la station permet d’obtenir un panorama à 360 degrés, permettant notamment de distinguer le pic d'Aneto (3 404 m), le pic de la Maladeta. À l’extrémité du grand parking, près du grand hôtel, on peut aussi voir intégralement Luchon en bas.

Tour de France[modifier | modifier le code]

La station de Superbagnères a accueilli plusieurs arrivées du Tour de France cycliste. Cela a été une première fois le cas en 1961 avec le succès d'Imerio Massignan. En 1962, en contre-la-montre, Federico Bahamontes remporta la victoire. En 1971, toujours en contre-la-montre, le grimpeur espagnol José Manuel Fuente fut le plus rapide. Sur le tour 1979, un Nouveau contre-la-montre Luchon-Superbagnères vit la victoire de Bernard Hinault. Sur le Tour 1986, cette fois sur une étape en ligne, ce même Bernard Hinault, victime d'une défaillance, perdit une grande partie de l'avance qu'il avait sur Greg LeMond au classement général. Ce dernier remporta l'étape et fit un grand pas vers la victoire finale. Enfin, la Grande Boucle est arrivée une dernière fois à Superbagnères en 1989. Tandis que Robert Millar remportait l'étape, Laurent Fignon dépossédait provisoirement Greg LeMond du maillot jaune.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN 1848 OT.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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