Gare des Invalides

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Invalides
Image illustrative de l'article Gare des Invalides
Un des deux quais
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Arrondissement 7e
Adresse 2, rue Robert-Esnault-Pelterie
75007 Paris
Coordonnées géographiques 48° 51′ 43″ N 2° 18′ 53″ E / 48.86204, 2.31481 ()48° 51′ 43″ Nord 2° 18′ 53″ Est / 48.86204, 2.31481 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services (RER)(C)
Caractéristiques
Ligne(s) des Invalides
Voies 4 voies
Quais 2 quais centraux
Transit annuel 20 885 montants/jour (2012)
Zone 1 (tarification Île-de-France)
Altitude 28 m
Historique
Mise en service 12 avril 1900 : Ouest
26 septembre 1979 : (RER)(C)
Architecte Juste Lisch
Correspondances
Métro Invalides (M)(8)(13)
Bus et Noctilien Voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Invalides

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Invalides

La gare des Invalides est une gare ferroviaire française de la ligne des Invalides située dans le 7e arrondissement de Paris. Ouverte le 15 avril 1900 par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, c'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne C du RER.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare des Invalides est située au nord du 7e arrondissement de Paris, sur la rive gauche de la Seine. Établie à 28,0 m d'altitude[1], elle se situe au point kilométrique (PK) 0,181 de la ligne des Invalides.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare[modifier | modifier le code]

Ancienne gare tête de ligne vers Versailles et l'ouest de la France, elle a été construite par la Compagnie de l'Ouest à l'occasion de l'exposition universelle de 1867. Cet embranchement de trois kilomètres de long sur la rive gauche de la Seine, entre le lieu-dit le Point du Jour et le Champ-de-Mars était destiné à desservir les différents chantiers de construction de pavillons en matériels. Pendant l'exposition universelle, la ligne assura le transport des voyageurs, avant de cesser toute activité le 29 février 1868.

La gare conçue par Juste Lisch et édifiée en 1902

Pour l'exposition universelle de 1878, une nouvelle ligne est construite, se raccordant à la Petite Ceinture. Après l'Exposition, la gare est dédiée aux marchandises, tandis qu'un service pour les voyageurs est maintenu entre Grenelle et Champ-de-Mars.

Par un décret en date du 5 juillet 1893, la ligne est prolongée jusqu'aux Invalides. Le 14 juin 1897, la gare est déclarée d'utilité publique. Mais cette-fois ci et contrairement à la précédente, la ligne ferroviaire n'est pas construite au niveau de la chaussée mais dans une tranchée[2].

Pour l'exposition universelle de 1900, la Compagnie de l'Ouest souhaite prolonger la ligne jusqu'à Versailles qui ne sera atteinte qu'en 1902 (la ligne est ouverte officiellement le 31 mai) ; néanmoins une navette fait la jonction entre le Champ-de-Mars et les Invalides le temps de l'exposition. Le bâtiment actuel est alors érigé selon les plans de l'architecte Juste Lisch et prend l'aspect d'une orangerie. Le premier projet prévoyait de créer autour des quais deux ailes symétriques situées de part et d'autre de l’esplanade des Invalides, donnant l'illusion que l'hôtel du même nom était encadré par la gare ; le conseil municipal de Paris s'y oppose pourtant, et le projet retenu est plus discret, dans l'angle Est de l’esplanade[2].

Jusqu'en 1935, la gare assure le service des lignes vers Granville, Brest ou Angers, jusqu'à ce que l'essentiel du trafic soit redirigé vers la gare Montparnasse suite à son réaménagement et la facilité de cette dernière pour accueillir des locomotives à vapeur. À partir de cette date, elle devient alors une gare de banlieue desservant Versailles et Meudon et ne comporte plus que cinq voies. Les voies désaffectées sont utilisées lors de l'exposition spécialisée de 1937. Elle demeure ensuite un simple terminus de la ligne allant jusqu'à Versailles. En 1979, elle est raccordée au réseau du RER, par un prolongement d'environ 1,1 km en direction de la gare du Musée d'Orsay, et devient dès lors une simple gare de la ligne C ; elle est également mise en correspondance avec la ligne 13 du métro, en plus de la ligne 8 qui existait déjà[2].

La gare actuelle[modifier | modifier le code]

Gare et terminal, en novembre 2006.
Bâtiment de la gare des Invalides servant de terminal d'Air France, en mars 2013.

En 1948, le bâtiment est transformé en aérogare à destination d'Orly.

Depuis 1979, elle est une gare souterraine de la ligne C du RER.

Le nombre de voyageurs quotidiens se situait entre 15 000 et 50 000 en 2005[3]. En 2011, 17 110 voyageurs ont pris le train dans cette gare chaque jour ouvré de la semaine[4]. Et en 2012, environ 20 885 montants par jour ont été comptabilisés dans cette gare[5].

Services voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Desserte[modifier | modifier le code]

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Bouchez, Ligne des Moulineaux, de Paris St-Lazare à Invalides (1889-1993), p. 94
  2. a, b et c Clive Lamming, Paris au temps des gares, Parigramme, 2011, « Les Invalides, gare de l'Expo », pages 85-87.
  3. Stif - Atlas des transports publics en Île-de-France
  4. [PDF]« Délibération n° 2012/301, séance du 10 octobre 2012 », sur le site du STIF,‎ 7 décembre 2011 (consulté en 24 août 2013) : « Déploiement de nouveaux afficheurs Infogare TFT/TLED ligne C, Volet information voyageurs : Identifiant PQI 181 », p. 15. Le STIF définit le nombre de montants pour une gare comme le nombre de voyageurs y prenant le train les jours ouvrés et hors période de vacances scolaires.
  5. [PDF] « Comité de ligne du 6 février 2013, présentation de RFF et SNCF », sur stif.org,‎ 6 février 2013 (consulté le 4 avril 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bruno Carrière, Les trains de banlieue, tome I, édition La Vie du Rail, 1997, 303 p. (ISBN 2902808666)
  • Bernard Collardey, Les trains de banlieue, tome II, Éd. La Vie du Rail, 1999, 335 p. (ISBN 2902808763)
  • Gérard Géraud & Michel Mérille, La ligne de M.Gargan, Amarco éditions, 2004, 354 p. (ISBN 2950957188)
  • Pierre Bouchez, Ligne des Moulineaux, de Paris St-Lazare à Invalides (1889-1993), Éd. La Vie du Rail, 2008, 152 p. (ISBN 2915034893)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Pontoise C1
Montigny - Beauchamp C3
Pont de l'Alma (RER) (C) Musée d'Orsay Massy - Palaiseau C2
Pont-de-Rungis - Aéroport d'Orly C12
Versailles-Château C5 Pont de l'Alma (RER) (C) Musée d'Orsay Versailles-Chantiers C8
par Juvisy
Juvisy C10
Saint-Quentin-en-Yvelines C7 Pont de l'Alma (RER) (C) Musée d'Orsay Dourdan - La Forêt C4
Saint-Martin-d'Étampes C6
Montigny - Beauchamp C3
Chaville - Vélizy
Terminus
Pont de l'Alma
Terminus
(RER) (C) Musée d'Orsay Dourdan
Dourdan - La Forêt C4
Montigny - Beauchamp C3
Pont du Garigliano
Pont de l'Alma (RER) (C) Musée d'Orsay Brétigny