Quai Voltaire

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7e arrt
Quai Voltaire
Quai Voltaire en 2011
Quai Voltaire en 2011
Situation
Arrondissement 7e
Quartier Saint-Thomas-d'Aquin
Début Pont du Carrousel - 2 rue des Saints-Pères
Fin Pont Royal - 1 rue du Bac
Morphologie
Longueur 308 m
Largeur 21 m
Historique
Dénomination 1791
Ancien(s) nom(s) Quai des théatins
Géocodification
Ville de Paris 9876
DGI 9911

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Quai Voltaire
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48° 51′ 33″ N 2° 19′ 51″ E / 48.859047, 2.330754 ()

Le quai Voltaire se situe à Paris dans le 7e arrondissement. Long de 308 mètres, il se situe entre le quai Malaquais et le quai Anatole-France qui le prolonge. Il commence au niveau de la rue des Saints-Pères et du pont du Carrousel et finit au niveau de la rue du Bac et du pont Royal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bouquiniste sur le quai Voltaire en 1821.

À l'origine, le quai Voltaire n'était que la partie occidentale du quai Malaquais. On lui donna le nom de quai des Théatins après qu'un couvent de théatins s'y fut établi en 1644 en achetant, grâce à la générosité du cardinal Jules Mazarin, une maison pouvant abriter vingt-cinq religieux environ à l'emplacement des actuels no 23 et no 25 quai Voltaire et no 26 rue de Lille. Le couvent fut démonté en 1790 et démoli en 1822. En 1595 Guillaume de Varic y installa une tuilerie.

En 1791, le quai prit le nom de quai Voltaire en hommage à l'écrivain qui y mourut en 1778 dans l'hôtel du marquis de Villette.

Depuis Balzac, qui y situe la mystérieuse boutique d'antiquaire de La Peau de chagrin, le quai Voltaire abrite de nombreux antiquaires, aujourd'hui plutôt spécialisés dans le très haut de gamme.

Début du XIXe siècle, les premiers bouquinistes de Paris y font leur apparition.

Bâtiments et personnalités[modifier | modifier le code]

  • no 1 : Hôtel de Bouillon vers 1630 puis Hôtel de Tessé (dit aussi de Sassenage) construit en 1768 par Pierre-Noël Rousset et Louis Le Tellier pour Charlotte de Béthune-Charost et son fils, le comte de Tessé, grand écuyer de la Reine. Le décor du grand salon se trouve au Metropolitan Museum of Art de New York. En s'élançant du toit de cet hôtel (à l'angle de la rue des Saints-Pères) le 19 mars 1742, Jean-François Boyvin de Bonnetot (1688-1786), marquis de Bacqueville, tenta une des premières tentatives de vol humain. Muni de sortes d'ailes fixées aux bras et aux jambes, il plana 300 m au-dessus de la Seine avant de tomber sur un bateau-lavoir, se brisant la cuisse.
C'est ici que décéda le général Thomas-Robert Bugeaud le 10 juin 1849.
No 5, maison des ingénieurs agronomes.
No 7 : plaque évoquant Cécile Sorel
  • no 7 : Hôtel Glucq puis Hôtel Choiseul-Beaupré puis Hôtel d'Aumont-Mazarin : Jean-Baptiste Glucq (dit Glucq de Saint Port) y habita à deux reprises et y mourut en 1748. Cet hôtel formait avec le no 3 et le no 5 la « grande maison » achetée par ses parents le 3 mars 1713. En 1733, la succession de Mme Jean Glucq, décédée dix années auparavant, provoqua le morcellement de la propriété. En 1813, Louise d'Aumont, fille du duc de Mazarin, loua l'appartement du 1er étage à Vivant Denon, écrivain, diplomate et amateur d'art. Karl Lagerfeld, couturier, photographe et éditeur vécut, lors de ses premières années de créateur, au rez-de-chaussée et premier étage de l'hôtel particulier qui est dans la cour.


  • no 9-11 : Construit entre 1663 et 1666 par Nicola Boulleau il devient successivement Hôtel du Président Perrault (dit aussi Chamillart). Hôtel de Beuvron puis Hôtel de Chamlay puis Hôtel de Vaubécourt; Hôtel de Bérulle puis Hôtel de Bauffremont puis Hôtel de Berty. Pendant la révolution l´hôtel est séquestré en 1792 et affecté l´état major de l´Armée de l´Intéieure et en 1808 à la Direction du Génie. Il fut rendu à l´émigré Vaubécourt en 1815. A noter que Fouché, ministre de la police de Napoléon Ier, a vécu dans cette maison, ainsi que l'écrivain et graveur Dominique Vivant Denon. Les peintres Jean Auguste Dominique Ingres et Jean-Baptiste Corot y eurent leur atelier. Le père d'Anatole France y tenait une librairie. Le 9 juin 1821 l´hotel fut vendu au baron Janet (1768-1841) et passa ensuite à sa fille qui avait épousé le comte de Mosbourg, pour finalement passer par succession au Marquis de Chabrillan dont la fille ainée épousera le comte Bertrand de La Poeze d´Harambure et la seconde le Général du Pouget de Nadaillac. Bertrand de La Poeze d´Hrambure procéda à une restauration complète de l´hôtel et de son majestueux escalier, installant dans la cour les vases et les sculptures en provenance du

château de Neuville sur Oise.

Le no 13 avec sa façade très étroite.
No 15


No 31
Le héros Bob Morane y possède un appartement.

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bruno Pons et Michel Borjon, Le Faubourg Saint Germain, Le Quai Voltaire, Délégation à l'action artistique de la ville de Paris.
  • Souvenirs de Bertrand de La Poeze d´Harambure (2001) (Quai Volatire/archives de Paris)
  • "Au plaisir de durter" (chapitre propriété)
  • "www.lapoeze.org"

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Source : Présidence de la République, 24 avril 2007.
  2. Jacques Sylvestre de Sancy, Pierre Gaxotte, Philippe Siguret, Yvan Christ, Le faubourg Saint-Germain, p. 106. .
  3. Bulletin municipal officiel de la ville de Paris, 1912, cité par Mathilde Dion, Louis Süe dans Notices biographiques d'architectes français, Paris:Ifa/Archives d'architecture du XXe siècle, 1991. 2 vol.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Rue de Lille : V. les développements concernant le monastère des théatins à propos du no 26.
  • Édition Quai Voltaire (1987-1994) fondée par Gérard Voitey habitant Quai Voltaire (?-3 décembre 1994)

Liens externes[modifier | modifier le code]