Gare du Champ de Mars - Tour Eiffel

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Champ de Mars - Tour Eiffel
Image illustrative de l'article Gare du Champ de Mars - Tour Eiffel
La gare vue des quais de Seine.
Localisation
Pays France
Ville Paris
Arrondissement 7e, 15e
Adresse Quai Branly
(Pont de Bir-Hakeim)
75007 Paris / 75015 Paris
Coordonnées géographiques 48° 51′ 18″ N 2° 17′ 21″ E / 48.85500927859, 2.2891554236412 ()48° 51′ 18″ Nord 2° 17′ 21″ Est / 48.85500927859, 2.2891554236412 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services (RER)(C)
Caractéristiques
Ligne(s) Les Invalides à Versailles-Rive-Gauche
d'Ermont - Eaubonne au Champ de Mars
Voies 2 à quai, 1 centrale de service
Quais 2 latéraux
Transit annuel 21 880 montants/jour (2012)
Zone 1 (tarification Île-de-France)
Altitude 31 m
Historique
Mise en service 1867 : Ouest
 : (RER)(C)
Correspondances
Métro Bir-Hakeim (M)(6)
Bus et Noctilien Voir Correspondances

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Champ de Mars - Tour Eiffel

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Champ de Mars - Tour Eiffel

La gare du Champ de Mars - Tour Eiffel est une gare ferroviaire française de la ligne des Invalides à Versailles-Rive-Gauche située à la limite des 7e et 15e arrondissements de Paris. Ouverte en par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, c'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains de la ligne C du RER.

Si elle est aujourd'hui constituée d'installations mineures, la gare du Champ de Mars a eu une longue histoire, liée aux expositions universelles de 1867, 1878, 1889 et de 1900, dont elle était l'un des accès principaux.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Gare de bifurcation, elle est située à l'ouest du 7e arrondissement de Paris, sur la rive gauche de la Seine. Établie à 30,8 m d'altitude[1], elle se situe au point kilométrique (PK) 1,970 de la ligne des Invalides à Versailles-Rive-Gauche. Elle est aussi l'origine, à la bifurcation de Boulainvilliers, au PK 2,460, de la ligne d'Ermont-Eaubonne à Champ-de-Mars (VMI).

Histoire[modifier | modifier le code]

Afin de desservir l'exposition universelle de 1867, qui se tient au Champ-de-Mars, la convention concédant à la Compagnie de l'Ouest la Petite Ceinture Rive-Gauche prévoit la création d'un embranchement provisoire entre la Ceinture et le Champ de Mars. Cette ligne de 3 km à double voie se détache de la Ceinture à la station de Grenelle-Ceinture, longe la Seine jusqu'à son terminus. Cette première gare du Champ de Mars, est ouverte le pour les marchandises et le pour les voyageurs, à l'angle entre le quai Branly et de l'avenue de Suffren. Après l'exposition, qui s'achève le , la gare et ses quatre voies à quai[2] ferment aux voyageurs le , après en avoir accueilli près d'un million et demi, soit 10 % environ du nombre de visiteurs. La gare et la ligne provisoire sont alors détruits, et il n'en subsiste plus d'éléments le [3].

La gare de 1878.

Une nouvelle exposition universelle devant se tenir au Champ-de-Mars du au , la Compagnie de l'Ouest accepte, à la demande de l'État, de rétablir l'embranchement de Grenelle-Ceinture au Champ-de-Mars, à la fois pour permettre le transport de fret permettant la construction des infrastructures de l'Exposition et pour assurer l'accès des voyageurs, à une époque où les transports en commun parisiens se résument aux omnibus de la Compagnie générale des omnibus et aux fiacres. Le raccordement est achevé le , et le trafic marchandises débute en décembre 1877. Un bâtiment voyageurs est commandé à l'architecte Juste Lisch ; celui-ci conçoit un vaste édifice, composé d'un bâtiment central encadré de deux pavillons, construit en structure métallique, avec remplissage de briques polychromes, reposant sur un soubassement en pierre de taille. La gare dispose de deux quais de 180 m de longueur pouvant accueillir quatre trains ; s'y ajoutent, derrière le bâtiment du buffet de la gare, sept voies de manœuvre ou de garage (dont cinq pour les marchandises), et une voie pénétrant dans le Champ-de-Mars pour assurer la livraison de marchandises à pied d'œuvre.

Contrairement à la précédente, la gare n'est pas détruite après l'exposition. Elle est de nouveau active pour l'exposition universelle de 1889 où elle se trouve située au pied de la toute nouvelle tour Eiffel. Elle est reliée à la ligne de Petite Ceinture, mais également à la ligne des Moulineaux, ouverte juste à temps pour l'exposition. La gare est cette fois encore reliée à l'enceinte de l'exposition par des voies ferrées destinées à approvisionner l'exposition en marchandises et matériaux de construction. À cette fin, la gare de la petite vitesse est fermée pendant la durée de l'exposition. Durant les huit mois des festivités, la gare accueille 2 213 926 voyageurs, et par exemple plus de 70 000 voyageurs pour la seule journée du 10 juin[4].

Il est mis fin au service voyageurs en 1894 et, les nouveaux projets d'extension de la ligne aux Invalides ne l'intégrant pas, le bâtiment de 1878 est démonté et remonté à Asnières-sur-Seine en 1897, où il est toujours présent.

Article détaillé : Gare des Carbonnets.

Pour l'exposition universelle de 1900, une nouvelle gare est établie en tranchée le long de la Seine, sur le prolongement menant aux Invalides. Une gare de vastes dimensions est également construite à proximité pour les seuls besoins de l'exposition. Elle compte vingt voies et dix quais pour accueillir les visiteurs. Elle est par ailleurs dotée de deux ponts tournants de 17 et 9 mètres, de deux fosses à piquer ainsi que d'un réservoir d'eau de 150 m3. Du 12 avril au 12 novembre, la gare accueille 10 250 000 voyageurs[4].

Le dépôt du Champ-de-Mars, vers 1912, avec une automotrice de 1re série sur le chariot transbordeur

Après la manifestation, elle est fermée au trafic de voyageurs, et la gare sert essentiellement pour le transport des marchandises avant de se spécialiser dans le transport du charbon. Elle comporte un dépôt vapeur, avant d'accueillir les automotrices de la ligne des Invalides à Versailles, ouverte en totalité le 31 mai 1902. En 1913, les trains de la ligne des Moulineaux ne desservent plus la gare du Champ-de-Mars : le terminus est en effet reporté à Issy-Plaine. En 1928, le dépôt compte un effectif de 246 agents.

Lors de la préparation de l'exposition universelle de 1937, les installations paraissent de plus en plus mal intégrées au cadre résidentiel qui s'est développé autour du Champ-de-Mars ; les diverses installations de la gare de 1900 sont démontées pour être réutilisées sur le nouveau site prévu pour l'activité charbonnière à Vaugirard. La gare de marchandises ferme le 31 mars 1935, son trafic étant reporté sur les trois sites de Vaugirard, Grenelle et des Moulineaux. Les terrains libérés à l'angle de l'avenue de Suffren et du quai Branly sont cédés à la Ville de Paris[5].

Lors de l'exposition de 1937, le dépôt vapeur disparaît à son tour. Seul un bâtiment est conservé, sa nouvelle fonction étant d'être une remise pour du matériel roulant utilisé sur la ligne des Invalides. En 1947, le dépôt électrique dispose de 51 conducteurs, 52 motrices et 37 remorques. Il se situe entre la rue de la Fédération et la nouvelle rue Jean-Rey. Le 1er octobre 1971, le dépôt électrique ferme également : il ne reste plus dès lors aucune trace des installations dans le quartier, les terrains étant réutilisés par la Ville de Paris afin d'édifier un complexe sportif et divers immeubles[6].

Le nombre de voyageurs quotidiens se situait entre 7 500 et 15 000 en 2000[7]. En 2012, environ 21 880 montants par jour ont été comptabilisés dans cette gare[8].

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Desserte[modifier | modifier le code]

La gare moderne du RER

Elle est desservie par les trains de la ligne C du RER, à la bifurcation des branches C5 et C7 d'une part et C1 d'autre part.

Correspondances[modifier | modifier le code]

Sites desservis[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Bouchez, Ligne des Moulineaux, de Paris St-Lazare à Invalides (1889-1993), p. 94
  2. Roland Arzul, « Les 4 gares du Champ-de-Mars », sur le site Manche-Océan, la mémoire du rail,‎ 2005 (consulté le 22 avril 2010)
  3. Pierre Tullin, « De l'embarcadère du Champ-de-Mars à la gare électrique de Bois-Colombes », Historail, no 8,‎ janvier 2009, p. 84-95
  4. a et b Pierre Bouchez, Ligne des Moulineaux de Paris-Saint-Lazare à Invalides (1889-1993), p. 101
  5. Pierre Bouchez, Ligne des Moulineaux de Paris-Saint-Lazare à Invalides (1889-1993), p. 102
  6. Pierre Bouchez, Ligne des Moulineaux de Paris-Saint-Lazare à Invalides (1889-1993), p. 104
  7. Stif - Atlas des transports publics en Île-de-France
  8. [PDF] « Comité de ligne du 6 février 2013, présentation de RFF et SNCF », sur stif.org,‎ 6 février 2013 (consulté le 4 avril 2013)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bouchez, Ligne des Moulineaux de Paris-Saint-Lazare à Invalides (1889-1993), éd. La Vie du Rail, 2008.
  • Pierre Tullin, « De l'embarcadère du Champ-de-Mars à la gare électrique de Bois-Colombes », Historail,‎ Janvier 2009

Lien externe[modifier | modifier le code]

Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Pontoise C1
Montigny - Beauchamp C3
Avenue du Président Kennedy (RER) (C) Pont de l'Alma Massy - Palaiseau C2
Pont-de-Rungis - Aéroport d'Orly C12
Montigny - Beauchamp C3 Avenue du Président Kennedy (RER) (C) Pont de l'Alma Dourdan
Brétigny
Versailles-Château C5 Javel (RER) (C) Pont de l'Alma Versailles-Chantiers C8
par Juvisy
Juvisy C10
Saint-Quentin-en-Yvelines C7 Javel (RER) (C) Pont de l'Alma Dourdan - La Forêt C4
Saint-Martin-d'Étampes C6
Chaville - Vélizy Javel (RER) (C) Pont de l'Alma Dourdan
Dourdan - La Forêt C4
Pont du Garigliano Javel (RER) (C) Pont de l'Alma Brétigny